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Discussion : Couple libre
Siestacorta
le mercredi 03 janvier 2024 à 00h19
"Relation principale", ce serait encore autre chose...
Je crois qu'auteur original comme @Topper ou moi-même ne parlons pas de polyamour, seulement de cette situation, et que c'est assumé.
"Couple libre" + les détails libertins-bdsm, ça place la situation ailleurs.
Ça peut d'ailleurs faire partie du problème, mais on en est pas là, visiblement.
Ma propre réponse peut d'ailleurs se résumer à "c'est pas parce que vous vous êtes embarqués pour une liberté génitale discrète que ça change grand chose aux questions que ça pose".
Message modifié par son auteur il y a 2 ans.
Discussion : Couple libre
Siestacorta
le mardi 02 janvier 2024 à 16h58
Petit supplément lingeries :
Tu en parles en manifestant de l'envie.
Ça fait partie des non-dits auquel votre accord ne permet pas de répondre, par des attentions qui compteraient assez pour toi.
Je ne suis pas sûr si la relation et l'accord datent du même moment, mais ça peut renforcer le doute sur ta comparaison entre toi et amants.
Il se peut que le fait de moins investir les toilettes avec toi concerne la partie excitation purement érotique, et que d'un autre côté, être moins formelle avec toi marque un attachement différent, peut-être plus tranquille, par exemple.
Mais même si c'était vrai, ou si c'était quelque chose de proche, ça mériterait d'être dit pour exister.
Je crains que derrière tout ça, quelqu'un ait dit, peut-être vous deux, "on se prend pas la tête".
Les relations qui émeuvent le méritent, pourtant.
A moins de croire que ne pas penser aux choses garantit qu'elles se passent bien spontanément, croyance que je ne partage pas.
Message modifié par son auteur il y a 2 ans.
Discussion : Couple libre
Siestacorta
le mardi 02 janvier 2024 à 14h07
Bonjour @Enderman
Je souscris à l'analyse de @Topper : les règles simplistes font bien souvent les conflits indémêlables. Dans la non-exclusivité, on laisse le reste de la vie entrer dans la relation. A toi de voir si tu vois la relation comme une citadelle assiégée ou comme un lieu certes solide mais passant.
J'en remet aussi une couche sur la réaction brutale de ta compagne. Le sujet est probablement tendu, donc la brutalité s'explique... mais n'est pas à cautionner pour autant. Elle doit elle aussi prendre soin du cadre où les libertés que vous lui offrez sont possibles.
En ça, ta réaction n'est pas excessive. Par contre, ta demande ne fonctionne pas forcément avec ce que vous avez défini.
Le problème avec les variantes du "don't ask, don't tell", c'est bien justement que parler sera aussi identifié comme une transgression et une violence. Je ne veux pas savoir = on en parle pas parce que je ne veux pas savoir = quand on parle de ce quand la règle n'a pas fonctionné, on transgresse la règle un peu plus. Ou : cette conversation, vous la refusiez, donc elle se passe mal parce que vous n'avez pas dit pourquoi vous ne vouliez pas parler.
La réaction de ta compagne est binaire est violente, c'est vrai et elle doit prendre sa responsabilité sur ce point autant que sur ses choix. Mais votre accord a sa propre violence, d'emblée.
Je remet un de mes aphorismes favoris : "on dit d'un fleuve emportant tout qu'il est violent mais on ne dit jamais rien de la violence des rives qui l'enserrent".
Ce qui m'amène aux véritables rives, le contexte. L'histoire du 31 décembre : tu précises cette date sans doute parce que tu sens que ça participe à ton malaise.
J'ai aucun jugement sur ce qui fait que quelque chose comme ça se passe au réveillon, et que vous ne soyez pas ensemble. Mais pour moi ça parle de votre intimité quand même, de ce que vous considérez ou pas comme important dans votre relation. C'est ça, les rives du fleuve, c'est l'ensemble de votre intimité.
Et le fait qu'aujourd'hui tu souffres de ce genre de circonstances, c'est que ça révèle pas seulement la non-exclusivité, mais le rapport entre vous qui l'a précédée. Pour être en "couple libre", il fallait à la fois désirer que votre couple change et qu'il reste couple.
Donc : qu'est-ce qui a rendu le changement envisageable ? Et pourquoi le couple doit demeurer ? Quels sont les besoins de chacun qui font que ça en vaut la peine, et qu'est-ce que vous faites pour les satisfaire ?
La règle du "don't ask, don't tell" fonctionne si on peut répondre à ces questions et vivre une non-exclusivité sans que la relation en souffre. Sinon, ça veut dire que des besoins sont pas pris en compte dans la relation. En fait, tous les cadres non-exclusifs doivent faire avec ces questions...
Votre couple est "libre" à condition qu'on censure ce qu'on fait de sa liberté... Je dis pas que ça peut pas marcher, mais seulement avec des gens qui aiment vivre la liberté comme ça. Même une liberté seulement sexuelle.
Le problème avec la non-exclusivité sexuelle (le deuxième posé par cette règle de "ni voir ni savoir", on commence à voir pourquoi sa simplicité est illusoire), c'est souvent qu'on croit qu'on peut mettre le sexe dans un petit tiroir à part de la vie. Ben non : même quand c'est que le sexe "activité sportive", c'est aussi de la relation, des effets sur les gens, de la relation. C'est pas un petit tiroir avec des joujous qu'on peut ranger, vos corps et vos émotions. C'est votre vie. Les réveillons et les marques sur la peau en font partie.
Avec don't ask dont' tell, on parle pas de la vie, et si on se met à en parler malgré la règle, ça arrive qu'on s'engueule et on souffre, parce que ce dont on ne voulait pas parler sort en même temps que tout ce qui est autour.
Parler va peut-être faire souffrir aussi un peu, mais a aussi le potentiel de faire du bien. Ça s'apprend, en plus.
Je pars du principe que c'est toi qui a eu besoin de la règle.
Mais je me dis que vu la réaction de ta copine, elle doit pas non plus être super forte en parlotte...
Je peux donc aussi imaginer un cadre où tu la connais assez pour pas avoir cherché un accord moins simpliste, pour sa liberté à elle aussi. Mais c'est pas que toi qui risque d'être abîmé, c'est aussi votre relation.
Donc la règle ne tient pas pour vous, ok, comment l'adapter pour que ça fonctionne ? Si l'un de vous ne veut pas l'adapter (le côté où tu peux savoir ET le côté où elle peut le montrer), pourquoi garder cette règle serait plus important que la relation où elle est appliquée ?
Beaucoup de questions, et non, t'es pas le seul à devoir te les taper. Sauf si tu t'en sens capable, mais c'est possible que ça ne fasse que repousser le problème.
Message modifié par son auteur il y a 2 ans.
Discussion : Changer de paradigme (relationnel)
Siestacorta
le vendredi 15 décembre 2023 à 12h53
@artichaut , bien que pas sur ce chemin là, j'ai pensé que cette réflexion pourrait être tangeante à la tienne, quand je suis tombé dessus dans mes rézos.
Ça parle de dépasser la structure familiale, mais comme c'est pour définir les soins aimants d'une commune, je pense que ça doit laisser un début de reflexion pour des outils d'aimants pluralistes.
Peut-être un bon moyen de définir ton eutopie amoureuse ?
Breflaref :
https://editionslatempete.com/produit/abolir-la-fa...
Discussion : Être polyamoureuse et anxieuse ?
Siestacorta
le dimanche 29 octobre 2023 à 02h32
JDM
Si ces personnes sont stables psychiquement et saines, elles pourront sans nul doute vous être d'un plus grand secours que les livres ou un forum d'inconnus pour répondre à vos interrogations.
Vos autres remarques sont plutôt justes et vos questions sont pertinentes, j'encourage @Coruscante à les méditer, mais ce dernier point de votre réponse écarte trop vite le soutien trouvé ici.
Le PA sortant de la norme, il est difficile d'en parler à des entourages qui ne connaissent que cette norme. Au moment de demander de l'aide sur un sujet, on se retrouve à être enjoint de revenir à la norme (ou à trop craindre de l'être pour bien faire son miel des réponses) comme condition de mieux-être. C'est en cela que le soutien de pairs aidants pour les maux de cœurs méconnus, si insuffisant, n'est pourtant pas à négliger.
Vous constaterez dans ce fil comme dans d'autres que les inconnus qui répondent le font souvent avec un bagage, de la route, et, je dirais presque en conséquence, de la modestie.
Ces échos compréhensifs, quans ils sont plutôt modérés dans la naïveté prosélyte (souvent) peuvent tenir un rôle.
Pas thérapeutique, évidemment. Mais para-social, et, dans la forme specifique "forum" - soit : assez longue - nourrissante.
Par ailleurs, je crois pas me tromper en disant que pour beaucoup de pratiquants, le polyamour a été une adaptation nécessaire, quand leurs spécificités psy rendaient célibat ou exclusivité plus malheureux.
Comme dit par chacuns, ça ne marchera pas pour tous. Mais on peut se poser les bonnes questions, comme, encore une fois, celles que vous avez posées ; et que des poly les posent aussi plutôt que de donner des réponses angéliques de croyants, ça les rend peut-être un peu plus entendables.
Message modifié par son auteur il y a 2 ans.
Discussion : Les avis positifs sur le polyamour
Siestacorta
le vendredi 27 octobre 2023 à 09h43
Un long témoignage de triade (québecoise) sur France Q, un extrait :
Clément, Marie et Clémentine - France Culture
Cela fait désormais sept ans qu’ils sont ensemble. C’est parfois compliqué à faire comprendre. A la banque notamment, où il est impossible de créer un compte commun à moins de créer une association ou une société. A leur entourage, parfois. Si la relation singulière de Clémentine a été un “non-événement” pour ses parents, ceux de Clément ont eu du mal à la prendre au sérieux, se moquant de leur fils incapable de “se satisfaire d'une copine” et ceux de Marie à l’accepter.Finalement, “à partir du moment où on a commencé à cocher les cases des relations légitimes, notamment acheter une maison ensemble, avoir un chien, dépasser les cinq six ans de vie commune, etc., tous ces marqueurs qui existent dans les relations plus classiques, il y a des choses qui se sont apaisées de leur côté”. Aujourd’hui, “une photo de nous trois est apparue sur le mur des photos familiales. Et ça, c'est un grand grand pas”.
https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/...
Message modifié par son auteur il y a un an.
Discussion : Comment faire avancer les mentalités de notre société sur le polyamour ?
Siestacorta
le dimanche 22 octobre 2023 à 19h29
De passage
Ceci sera mon dernier message sur ce forum, la plupart des membres en seront satisfait.
Histoire d'envoyer une salve de bihinvayllânce bien crêmeuse, j'espère au moins que tu as trouvé ici de quoi nourrir autre chose que de la colère. Sincèrement.
Sinon, les plus anciens sont sans doute pas les plus dépités de voir un avis divergent. D'abord si on reste là c'est que la discussion nous intéresse, et parfois nous attire pour des raisons... variées. Ensuite avec le temps ces échanges peuvent, quand ils nous heurtent, moins représenter de risques pour nos intimités que pour quelqu'un arrivant ici avec la candeur du néophyte et/ou la sensibilité d'une vie en plein virage.
Je le dis en semi-connaissance de cause : je peux être un peu bourrin en début de fil. Pas méchant je crois, mais un peu rapide, forcément trop face à des inconnus. Et ça manque pas, après ma réponse à une confidence sensible, il ya de temps en temps un silence qu'est hélas peut-être aussi encore du Siesta trop expéditif.
Bref, meilleurs vœux pour ta colère et ton amie.
N'évite pas à celle-ci de faire sa démarche en autonomie, c'est pas ta charge d'en être ambassadeur - un rôle d'accompagnement est déjà bien assez responsabilisé...
Message modifié par son auteur il y a 2 ans.
Discussion : [Presse] Polyamour vu dans la presse (fil général)
Siestacorta
le samedi 21 octobre 2023 à 15h43
(Pas trouvé de fil générique pour ça)
Je suis tombé sur cet article de Elle qui parle polyamour et, plus étonnant, anarchie relationnelle.
Et si ya des raccourcis, si pour un habitué ya rien à apprendre, et si c'est surtout du remplissage, ça démarginalise et c'est assez précis.
https://www.elle.fr/Love-Sexe/News/Qu-est-ce-que-l...
Message modifié par son auteur il y a 2 ans.
Discussion : Mensonge...
Siestacorta
le mardi 10 octobre 2023 à 15h03
Bonjour @Olivier22
Vous semblez tous deux reconnaître qu'elle n'est pas poly.
Et elle s'est éloignée puis a rencontré sans parler de toi : programme mono "normal" : quand on sait pas gérer, on ment (pour être précis, elle se ment et tu te mens un peu, vous étiez on a break).
Il semble par ailleurs que ta non-exclusivité ne lui convient pas.
T'as t-elle déjà dit qu'elle apprécierait si tu n'avais plus d'autre relation ?
Si oui, elle a probablement souffert avant, a réagi à un moment, tu souffres maintenant.
Je dis pas que c'est juste - l'amour n'est pas de cet ordre là.
Je dis que si votre relation va à l'encontre de vos limites et besoins à tous les deux, les mensonges et chocs sont hélas possibles.
Si tu l'aimes sans aimer ce qu'elle veut pour vous, il faudra peut-être continuer à l'aimer sans relation amoureuse avec elle...
Message modifié par son auteur il y a 2 ans.
Discussion : ANNULÉ [Avignon] Les dîners aux chandelles de Lili #1 - le samedi 21 octobre de 20h à minuit ☺
Discussion : Vers la non exclusivité sexuelle.
Siestacorta
le dimanche 24 septembre 2023 à 16h27
(Et fais-lui changer de déverrouillage de mobile. C'est humain de douter, surtout si elle est visiblement pas aussi fiable qu'espéré ,mais si tu proposes ça comme demande d'honnêteté que tu veux te forcer toi-même à respecter dans tes actes... Bon stune idée)
Discussion : Vers la non exclusivité sexuelle.
Siestacorta
le dimanche 24 septembre 2023 à 16h21
My pleasure, @dany
Un point : c'est toi qui a les besoins d'adaptation parce que c'est pas ta recherche au départ ; mais l'effort d'adaptation doit être a priori commun ! C'est même à elle d'être au niveau de responsabilité des libertés qu'elle veut connaître...
Plus de relations = plus de soin des relations, y compris de la relation historique.
La NRE est pas plus une excuse pour faire des conneries que l'ivresse. On a jamais vu des flics lever un pv en disant "ha, vous étiez bourré, alors ça va...".
Message modifié par son auteur il y a 2 ans.
Discussion : Comment gérer l’autre homme de ma femme
Siestacorta
le dimanche 24 septembre 2023 à 11h21
Content pour toi, si tu te sens de trouver un modus vivendi heureux ainsi.
Mais vraiment, autant la compersion c'est un appui, le repère qu'il y a pas que la peur d'entendable, autant tes joies propres et celles dans votre relation demeurent essentielles. Ce n'est pas parcecque quelque chose s'est passé pour elle que ce qui va suivre se passera sans vous.
Il y a des points sur lesquels tu te poses des questions ?
Voici un article assez aidant, pour pas foncer dans les premiers platanes venus.
/-dr-/Erreurs-courantes-en-polyamour/
Message modifié par son auteur il y a 2 ans.
Discussion : Comment gérer l’autre homme de ma femme
Siestacorta
le dimanche 24 septembre 2023 à 01h24
Intermittent
"Bien sûr elle le voit tous les jours, c’est une véritable passion.
Nous avons 2 enfants donc le divorce est possible. "
Non, c'est l'inverse ...
Vous avez deux enfants donc le divorce est plus difficile à gérer et compliquerai son autre relation et sa disponibilité ...
Tu comprends mieux ?
Alors je peux totalement me tromper, mais dit comme ça "nous avons deux enfants, le divorce est possible", je le lis pas comme la spéculation intérieure de @Titsam48, mais plutôt comme écho de dialogue avec son épouse.
A savoir des parents qui, constatant depuis quelques temps que le couple va mal, peuvent s'organiser pour pas se cacher derrière une fausse stabilité qui pourrait être plus pénible pour toute la famille qu'une séparation.
Message modifié par son auteur il y a 2 ans.
Discussion : Comment gérer l’autre homme de ma femme
Siestacorta
le samedi 23 septembre 2023 à 16h24
Titsam48
Une seule souffrance c’est mieux que 2.
C'est pas comme ça que ça se passe... que ça peut se passer. Les dégâts seront juste repoussés.
Si vous ne prenez pas ta souffrance en compte dans vos choix, vos ajustements et vos dialogues, et que la souffrance se poursuit, vous ne pouvez plus vous faire confiance, quels que soient vos choix de vie ultérieurs.
Titsam48
Je vais apprendre petit à petit et découvrir cette nouvelle vie.Hier, on a fait un merveilleux calin. Après ce moment, je me sens bien, prêt à tout accepter.
C'est un moment où le desamour n'est pas la seule hypothèse possible.
Mais pour que ça tienne, pour que ce soit juste votre histoire qui continue autrement et pas une histoire d'amour désespérée mais surtout toxique que tu te racontes, il faut que votre lien se base sur autre chose que "on est ensemble parce qu'on l'a été" ; que vous cultiviez votre relation avec une attention renouvelée, valorisée.
Message modifié par son auteur il y a 2 ans.
Discussion : Je ne sais pas si je dois tout dire a ma femme.
Siestacorta
le lundi 18 septembre 2023 à 17h40
Blopblop
Je vais continuer à me battre car j'aime ma femme, mais comme tu dis elle me pousse plus dans les bras d'une autre qu'autre chose.
Hm, plus précisément, je dis que ça vous fait à chacun plusieurs raisons de penser en terme de rupture par monogamie en série.
Mais la posture de ta femme ne s'explique pas que par son caractère, il y a aussi la façon dont vos dialogues se sont passés, les choix que toi tu fais de ton côté.
Tu as des griefs envers elle, je comprends que tu souffres et par ton prisme on imagine pas quelqu'un de facile (mais j'en connais si peu des gens faciles...)
Je crois aussi que tu la rends responsable de pas mal de choses et je sais pas à quel point c'est un ressenti blessé des déboires antérieurs, ton propre caractère, les évènements, les choix, la tension avec ton aventure actuelle.
C'est quelque chose que je ressens en te lisant mais je n'ai pas forcément toute l'histoire, donc je ne fais que relever ça.
Bon c'est à partir de pas grand chose, mais entre ce que tu dis de ton insatisfaction sexuelle et la négociation de la fin de son aventure à elle, j'ai l'impression qu'il y a des enjeux dans la situation qui ne sont pas que sa tolérance à ton amante (et/ou ta non-exclusivité).
Tu semble vouloir changer un équilibre parce que tu perçois une injustice.
J'avoue que le manque de communication constructive aide pas à sentir autre chose, dans ce genre de conflit.
Pour ce qui est de "servir à quelque chose", le conseiller conjugal, si elle ne freine pas des quatre fers, ton argument c'est peut-être de dire "tout ne se résoudrait pas si je rompais, et moi j'ai envie d'être encore avec toi, donc on va tenter de dénouer tous les soucis qui entourent nos déboires, et on verra bien ce qu'on pourra faire".
Discussion : Vers la non exclusivité sexuelle.
Siestacorta
le lundi 18 septembre 2023 à 17h09
dany
Merci beaucoup de ta réponse.
Ton exemple m'aide effectivement à comprendre et analyser différemment ce que je ressent.
Peut-être qu'en effet, je ne me sentirais jamais prêt avant que ça arrive pour la première fois, et que je constate ce qui se passera après.
C'est pas instantané, la plupart du temps, plutôt du work in progress : c'est dans les expériences de tes réactions et des siennes que tu peux identifier ce qui va être dur, ce qui va l'être moins... et parfois d'où vient en soi, ce qui tire. Ca peut être la peur de l'abandon, une image de toi (qui je suis si cela se passe ?), un questionnement de tes propres envies...
Discussion : Je ne sais pas si je dois tout dire a ma femme.
Siestacorta
le lundi 18 septembre 2023 à 13h31
Je crois qu'il y a une chrono :
- blopblop a trompé son épouse (qui elle-même avait trompé avant de tenter un accord "poly" avant)
- il a dû avouer
- il a dû arrêter
- mais il a fini par reprendre
- il re-cache
- il en parle ici
- il a re mi-avoué (c'est ce que je suis moins sûr de comprendre)
Message modifié par son auteur il y a 2 ans.
Discussion : Vers la non exclusivité sexuelle.
Siestacorta
le lundi 18 septembre 2023 à 13h22
Hello,
bravo pour la démarche, notamment par la consultation du sexologue avant l'expérimentation.
Même si ça ne fera pas tout, il peut y avoir un apprentissage du rapport de la peur. Je vais récupérer ce que j'ai écrit il y a neuf ans.
Dans certains cas, les réactions fortes, les émotions jalouses sont des signaux sur ce qu'on veut et ce qu'on craint, mais parfois on ne les voit que comme des alertes, parce qu'on ne cherche pas à les voir autrement.
Par exemple, quand un enfant va la première fois à l'école. Il a peur, il se sent abandonné, sa maman (son papa...) lui fait un truc qu'elle ne fait jamais, et il veut pas il est mieux à la maison, et si maman/papa est pas là ça veut dire que je suis plus rien.
C'est vrai, à ce moment là, avoir peur, c'est normal, on ne se sent pas en sécurité.
Mais il ressent pas ça toute l'année, parce qu'il constate qu'il retrouve ses parents à la sortie, parce que ce nouveau cadre contient aussi des choses, parce qu'il y a d'autres sécurités.
A un moment, les signaux "je suis sans ma famille" et "je fais pas la même chose qu'à la maison" sont toujours là, mais ils peuvent être interprétés autrement.
L'alerte n'a plus besoin d'être maintenue, c'est pas parce que c'était très stressant qu'on avait raison de pas vouloir y aller. On peut apprendre à faire la différence entre ces réactions spontanées et le problème que pose la réalité. Les fois où tu tombes en apprenant à marcher signifient pas que tu sauras jamais marcher, même si ça fera toujours mal en tombant.
La peur dans la jalousie peut être vue aussi comme ça, une intensité à laquelle on apprend à ne plus se fier, parce qu'elle n'est plus adaptée à la situation. Ton amante te revient, elle continue à t'aimer, tu n'as plus à te sentir aussi menacé par son absence.
Je vais par ailleurs parler de tes règles.
C'est bien d'avoir parlé des conditions d'un changement, d'ouverture, plutôt que de bloquer. Mais les conditions changent, apprête toi à ça. C'est pas dans le marbre qu'on écrit ça, c'est dans la vie émotionnelle. Donc avoir un début de cadre, c'est déjà quelque chose, mais ça ne doit pas remplacer les modalités du dialogue.
Bon, vous semblez bons dans la communication, donc le risque de se sentir ligoté d'un côté et trahi de l'autre par sortie du cadre est moindre, si le cadre c'est plus votre capacité à dialoguer et renouveler la confiance que des règles hors la vie.
Je voulais aussi dire que la non-exclusivité sexuelle... se décide pas d'être que sexuelle comme ça. On a pas d'interrupteur off dans nos têtes pour arrêter ce qu'on veut.
Ce qui marche, c'est de savoir et explorer ce qu'on veut, en construisant à mesure avec l'autre la confiance, pas juste de dire "je veux ça, je ne veux et voudrais que ça" puis "ho en fait..."/
Message modifié par son auteur il y a 2 ans.
Discussion : Je ne sais pas si je dois tout dire a ma femme.
Siestacorta
le lundi 18 septembre 2023 à 12h45
Blopblop
Le fait que ce bonheur ne vienne pas de ma femme semble être inacceptable, meme si je suis conscient que ce n'est rien d'autre qu'une honeymoon phase.
Un problème, c'est que par un jeu d'impacts, de difficultés et détentes, la résistance de ta femme renforce les émotions de la lune de miel / NRE ; et comme ton amante est plutôt mono si je me souviens, ça multiplie les coups de pouce pour qu'au lieu de faire le cadre non-exclusif, tu ailles vers le choix rompre ou non. Attention, avec ta déception, à rendre sa prophétie "l'autre va briser le couple" auto-réalisatrice.
T'as bien fait de dire la vérité.
Elle l'imaginait, ou c'était une révélation ?
Mais t'as bien fait, parce que même si la suite ne sera pas forcément idyllique, elle se fera sur les conditions réelles. Vous êtes maintenant les mains dans le cambouis plutôt que dans une fuite. C'est là que vous allez vous donner des perspectives, ensemble ou non.
Tu te demandais quelque part si ta femme te manipulait.
Je dirais qu'elle ne dialogue pas vraiment, argumente et passe par un rapport de force.
Mais dire ça ce n'est pas complet : manipuler est une stratégie. Toxique, auto-centrée, mais pas forcément sans contexte qui l'explique.
Ton épouse souffre probablement, souffrait sans doute déjà avant d'avoir rencontré son propre amant.
Toi, tu as été longtemps dans un rôle passif où tu n'as pas nourri votre relation... puis tu t'es vu moins nourri, en partie en conséquence de cette époque.
Vous avez tous les deux eu vos réactions à ça, dont certaines tournées vers l'extérieur.
Tu es déçu de ta femme... mais c'est aussi votre relation qui peut décevoir. Tu attends peut-être d'elle un positionnement de responsabilité qui, de fait, aurait dû être un travail commun en amont.
Je pense que vous devriez consulter ensemble un psy / conseiller conjugal. Il y en a qui font de la téléconsultation (je ne sais pas si vous avez la même langue maternelle toi et ton épouse).
Consulter, pas avec comme but de lui faire comprendre que t'as bien le droit zut, mais pour parler de ce que vous pouvez être ensemble, de ce que vous pouvez vous dire, de comment vous parler ensuite sans aide.
Ya les questions de votre attirance, d'autres intimités, de votre solidarité... C'est beaucoup.
C'est humain qu'on se découvre intéressé par l'extérieur quand la vie intérieure du couple rame un peu, ou s'est transformée. Mais en polyamour, c'est aussi un point de départ très pénible : ajouter une nouvelle relation, une couche de complexité pratique, à une situation déjà souffrante. C'est comme vouloir manger plus d'autre chose parce qu'on a pas bien digéré le début du repas, ou faire un crédit pour une nouvelle maison quand on a des loyers pas payés là où on vit.
Tu as du taf, vous avez du taf, ça va être difficile - avant que ça aille mieux.
C'est pas un mal d'avoir une relation tierce comme oxygène, mais sois vigilant : la relation (pas la personne) t'es bénéfique pas parce que c'est une super rencontre, mais parce qu'elle apparait facilement, involontairement presque, en soutien en ce moment.
Courage pour la guerre du silence, je déteste aussi.
Je sais qu'il y a des gens qui ont besoin de ruminer leurs émotions... Mais même avec ces temps de silence là, je trouve qu'il y a moyen de dire "ok, à un moment j'en sortirai et on reprendra le cours des choses", quand on se connait "boudeur".
Bref, je comprend ce qui peut motiver le mutisme de ton épouse, elle souffre probablement encore, mais je comprend aussi très bien là où ça te met. Le combo silence et dialogues d'accusation, sans recherche de travail commun, ça me met en colère juste au moment où il faut avoir la tête à aimer l'autre.
Je te souhaite que cette étape passe vite...
Nota : bien qu'être totalement honnête sur l'état de ta relation supplémentaire va pas forcément être agréable dans ta relation historique, le silence peut être, plus ou moins consciemment, une réponse à la partie de non-dit de ton côté : si ton épouse sait/imagine que tu vis quelque chose que tu n'as pas dite, dans votre poker menteur, elle sait que ton jeu est pas terrible. Avec son silence elle fait monter la mise.
(les dialogues ne sont pas des pokers, faire du lien c'est justement avoir autre chose que du rapport de force à échanger ou confirmer.)
Message modifié par son auteur il y a 2 ans.