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De l'eau à notre moulin

Culture
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Siestacorta

le mardi 28 septembre 2010 à 10h58

Camille de Rue 69 a encore frappé : un article sur la misère sexuelle et l'exclusivité...

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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(compte clôturé)

le mardi 28 septembre 2010 à 16h53

Je suis allée mettre un com'. La misère sexuelle découle aussi de la misère tout court. Un mec qui vit dehors ou à l'hôtel, il fait comment? "L'hôtelier interdit d'amener une femme dans la chambre, trop peur de tomber pour proxénétisme. Aucune femme ne lui propose de l'emmener chez elle, trop peur de se faire violer ou dévaliser." (in "Ce qui trouble Lola"). Mais contre la misère sexuelle, le pluri amour n'est pas forcément la solution, car il y en a qui ont déjà du mal à nouer UNE relation, alors plusieurs... Le pluri résoud juste la misère née de l'exclusivité mal vécue. Ca concerne déjà pas mal de gens.

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Romy

le mardi 28 septembre 2010 à 17h13

Françoise: Le pluri résoud juste la misère née de l'exclusivité mal vécue.
Peux-tu expliquer cette phrase davantage?

Je commence à comprendre que le sexe ne règle pas tout. Effectivement, mes amis qui disent vivre une vie misérable en couple vivent aussi une misère sexuelle, mais pas seulement ça. Mon ami me disait: "comment penser au sexe quand tout le reste va mal..."
Quand on ne va pas bien, le sexe est la dernière chose qu'on a en tête, et je crois que j'ai sous-estimé ça.

Le vrai problème reste dans la difficulté de s'assumer et de réfléchir à ce qu'on veut vraiment, à tous les niveaux. La misère des couples qui m'entourent est sexuelle, mais elle est bien davantage reliée à la difficulté des gens de comprendre ce qui les rend vraiment heureux et à accepter les autres comme ils sont.

Et je crois que pour bien vivre plusieurs amours, il faut quand même une petite aptitude au bonheur. Et des gens heureux, vraiment heureux, ça peut propager son bonheur et en donner à d'autres.

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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Romy

le mardi 28 septembre 2010 à 17h52

Françoise : Le pluri résoud juste la misère née de l'exclusivité mal vécue.

Ok...je comprends. Tu veux dire que lorsqu'on n'est pas bien dans l'exclusivité, que ça nous pèse parce qu'on a envie d'autres relation, le pluri nous permet de mieux vivre.

Je me demandais si "exclusivité mal vécue" ne pouvait pas aussi référer à la façon dont le couple monogame vit ensemble, vit son "exclusivité". Le couple vit mal... parce qu'on ne réfléchit pas au bonheur. On avance dans la vie sans trop réfléchir, avec l'objectif en tête: maison propre, enfants sages et intelligents, bon boulot, des loisirs, des amis et hop! le bonheur. Puis 10 ans après, on se rend compte qu'on n'a pas pris le temps de réfléchir. Et on blâme l'autre: 'je t'ai donné 10 ans de ma vie..."

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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Romy

le mardi 28 septembre 2010 à 18h18

De toute évidence, le sujet m'interpelle...

Peut-être que le pluri résoud la misère sexuelle, mais ce n'est pas une cause à effet. Ce que je veux dire, c'est que ce n'est pas le fait de ne pas être exclusif qui procure l'épanouissement sexuel... Mais le fait de vivre des relations multiples et de les assumer engendre une prise de conscience de ses besoins, et une prise de conscience que nos besoins ne sont pas nécessairement ceux de notre partenaire.

C'est la liberté individuelle que le polyamour déclenche qui est susceptible de résoudre la misère sexuelle (si le sexe est important pour l'individu en question), mais cette liberté, cette prise de conscience, elle est aussi suscpetible de résoudre d'autres misères...

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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Siestacorta

le mardi 28 septembre 2010 à 18h51

Hm, alors, pour moi, le PA ne résout pas la misère sexuelle au niveau individuel, mais l'extension du PA dans la société serait certainement signe d'une amélioration...

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Romy

le mardi 28 septembre 2010 à 19h07

Ouais...tout ça n'est effectivement pas une équation mathématique, ce n'est pas toujours aussi simple que j'aimerais.

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(compte clôturé)

le mardi 28 septembre 2010 à 20h04

Parce que le Poly-amour voudrais dire pluri-bonheur pour vous ???

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(compte clôturé)

le mardi 28 septembre 2010 à 20h10

En fait, je pense que le pluriamour est voué à l'échec s'il est utilisé comme remède à une misère affective ou sexuelle, un peu comme les gens qui font un enfant pour résoudre leurs problèmes de couple. Il me semble qu'il vaut mieux commencer par réfléchir à ce qui nous rendrait heureux, individuellement et ensemble, puis ensuite voir si le pluriamour s'inscrit dans cette hypothèse de bonheur. Faut que ce soit un choix joyeux, pas un pansement cache misère.

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Romy

le mardi 28 septembre 2010 à 20h31

Tout à fait Françoise.
Madeline, je ne le vois pas dans ce sens (poly-amour = pluri-bonheur). C'est plus l'état d'esprit du polyamoureux qui l'aide peut-être à trouver son bonheur, pas nécessairement le fait qu'il ait effectivement plusieurs amours (et selon ton équation suggérée, plusieurs bonheurs) . Cet état d'esprit, je le vois comme la capacité à réfléchir, à ne pas se sentir coupable, à créer sa propre morale, à être bien avec lui-même et assumer ses envies et ses décisions. Comme dit Françoise, c'est un état d'esprit individuel. Et si on a de la chance, on rencontre une autre personne qui a le même état d'esprit... Mais cet état d'esprit n'implique pas nécessairement le fait d'avoir plusieurs amours, juste d'être connecté à ce qui nous rend heureux.

Hier, je lisais un forum sur les gens qui vivent avec un artiste. Et c'était fascinant de voir combien il y avait des similitudes entre les questionnements des polyamoureux et les questionnements de ceux qui vivent avec une personne qui a une autre passion (art, écriture, musique) que la passion amoureuse... Des gens tourmentés entre deux amours (leur amour pour la création artistique et leur amour pour leur partenaire de vie). Et je me disais que certains sujets abordés ici pourraient aider ses gens à mieux vivre en poly-amoureux de la vie.

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(compte clôturé)

le mardi 28 septembre 2010 à 20h42

Très bien écrit Françoise.... les gens ne voyant même plus que le bonheur est a porté de la main...

Je ne pense pas qu'il y a de la misère affective dans l'exclusivité, Il suffit d'être heureux avec peu de chose, dans la monogamie ou dans le pluri-amour pour moi c'est pareil.

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Romy

le mardi 28 septembre 2010 à 21h03

Oui, sauf que malheureusement, ce n'est pas si simple que ça...
D'abord rencontrer les bonnes personnes, ça aide beaucoup. Puis avoir un bon instinct et être très, très attentif à ses questionnements, son mal-être, son bien-être. Être volontaire. Ça prend beaucoup d'energie et on n'a pas tous la même constitution... Une attitude pessimiste, ça ne se change pas du jour au lendemain. mais est-ce que le pessimiste veut vraiment changer? Le pessimiste sera chanceux de rencontrer quelqu'un qui est capable de l'aimer comme il est. Le bonheur, ça peut-être ça aussi pour certains: avoir le droit de râler et être aimé quand même.

Parfois j'ai l'impression que les gens creusent leur trou plutôt qu'avancer et assumer, et quand ils comprennent qu'ils doivent avancer et cesser de se prendre la tête, ils ont une montagne de terre qui leur bloque le chemin...

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Drya

le mercredi 29 septembre 2010 à 11h15

Hum, est-ce que ça serait pas dans l'autre sens qu'il faut comprendre ça? que le PA n'est pas un remède quand on se sent malheureux (quelle que soit la source) mais une façon de sortir de ce qui nous rend malheureux quand on aime plusieurs personne et qu'on n'est pas sensé le faire: ça libère de la culpabilité, du dilemme douloureux, du sacrifice... ET du renoncement à s'épanouir plus/mieux grâce à l'intervention d'autres personnes dans sa vie.

En gros, ça donne l'autorisation d'être heureux (quand c'est grâce à quelque chose autrement interdit) - l'autorisation d'être soi-même et donc cohérent.

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Romy

le mercredi 29 septembre 2010 à 15h04

Oui Drya...mais il me semble qu'on dit tous la même chose? Je ne comprends pas pourquoi tu dis qu'il faut le voir dans l'autre sens.

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Drya

le mercredi 29 septembre 2010 à 16h17

Je veux dire que vos messages sonnent un peu comme "quand on se donne la possibilité de chercher le bonheur ailleurs qu'au seul endroit où on est sensé le chercher, on sera forcément heureux." et pas "quand l'exclusivité est mal vécue, il faudrait songer à un autre modèle que l'exclusivité".

Si c'est plus clair dit comme ça: quand tu dis

Rosalie
Et je crois que pour bien vivre plusieurs amours, il faut quand même une petite aptitude au bonheur.

Je comprends qu'il "faut être capable d'être heureux pour aimer plusieurs personnes", et il me semble que c'est prendre le problème à l'envers: être PA, ce n'est pas une capacité au bonheur, la misère sexuelle ne vient pas forcément de l'exclusivité, mais seulement si elle est mal vécue (à un moment donné). Comme si aimer plusieurs personnes rendait forcément plus heureux.
Même si, comme tu dis aussi:

Rosalie
C'est plus l'état d'esprit du polyamoureux qui l'aide peut-être à trouver son bonheur, pas nécessairement le fait qu'il ait effectivement plusieurs amours

Je suis pas très claire, c'est difficile d'expliquer pourquoi j'ai cette impression de prendre le problème à l'envers, comme si la sexualité et la diversité sexuelle étaient vitales au bonheur, alors que ce n'est souvent qu'un symptôme du bonheur, voire une petite aide...

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Drya

le mercredi 29 septembre 2010 à 16h19

Mais tout ça, c'est un peu jouer sur les mots, pas la peine d'en faire autant de longueurs ( sic :P ) on est d'accord sur le fond, c'est juste qu'on ne met pas nos priorités au même endroits, c'est plutôt ça qu'on sent dans nos façons de dire.

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Romy

le mercredi 29 septembre 2010 à 16h33

Non, je ne crois pas non plus que la sexualité et la diversité sexuelle soit vitale au bonheur pour tous...Et qui serais-je pour affirmer une telle chose. Mais j'entends autour de moi beaucoup de misère sexuelle qui, il me semble, contribue à rendre les gens malheureux.

Lorsque je dis qu'il faut une petite aptitude au bonheur pour vivre le polyamour, c'est que le polyamour est un mode de vie marginal, jugé hors-norme pour le moment, subversif à la limite.... Ainsi, pour le vivre, il faut être authentique et se foutre un peu de la morale ambiante. Et lorsqu'on est capable de faire ce qu'on a envie, c'est qu'on a une petite aptitude au bonheur selon moi.

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Drya

le mercredi 29 septembre 2010 à 16h45

Là, je te suis! :)
Le seul bémol, c'est que les personnes avec qui on aimerait être heureux ne sont pas toujours du même avis sur la manière d'y arriver... La capacité individuelle ne suffit pas toujours, et en amour on est forcément plus d'un.

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Romy

le mercredi 29 septembre 2010 à 18h02

Oui, c'est pour ça que je dis qu'il faut aussi avoir un peu de chance et rencontrer les bonnes personnes...
Ça arrive souvent même que des gens tombent en amour, mais que leurs besoins ne sont pas les mêmes. C'est triste. Tout n'est pas aussi simple, il ne suffit pas de vouloir.

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Baltahazr (invité)

le dimanche 03 octobre 2010 à 12h19

La remarque de Françoise selon laquelle le PA n'est pas un remède à une crise de couple est effectivement pertinente et de bon sens ; mais encore fallait il la rappeler.

Toutefois, le passage de la "monogamie" au PA ne se fait pas du jour au lendemain et de façon synchrone dans un coupe établi de longue date.

Quand l'un des conjoints se rend compte que le PA répond à ses aspirations profondes et authentiques, quelles que soient sa bonne volonté, son amour pour l'autre, ses talents de communication et de persuasion... cela risque fort de déboucher sur une crise.

Si cette crise se résout heureusement (dans ce cas, un PA finalement partagé, accepté, assumé par tous...), le polyamour aura été à la fois le symptôme de la crise initiale (manifestant par ex. le désir de sortir d'une relation trop fusionnelle) et son aboutissement (même si il est toujours susceptible d'évolution).

Le PA n'est certes pas un "remède", mais il peut être une "solution", un nouvel art de vivre, sans doute jamais partagé par la plus grande part des hommes et des femmes. Trop compliqué ! et paradoxalement trop engageant dans la mesure où il faut mettre ses tripes sur la table en toute authenticité.

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