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Polyamour imposée

Besoin d'aide
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notmyname

le dimanche 04 juillet 2021 à 22h17

Bonjour,

Je tiens à me présenter, je suis un homme arabe (j'apporte cette précision car elle importante dans le récit qui suit) qui a développé une relation avec une femme blanche pendant 8 mois avant de m'annoncer qu'elle était polyamoureuse et qu'elle souhaitait définir notre relation dans ce sens. Étant ma première relation de longue durée, et extrêmement dépendant matériellement, elle m’hébergeait (mes ressources étant de 400€/mois et elle de 1500€/mois). J'ai fini par accepter qu'on en reparle avant qu'elle relationne avec une autre personne et que sur le moment je préférais réfléchir.

Enfin, elle a voulu mettre de la distance, considérant que notre relation lui pesait trop et que je lui imposais ma présence. De mon côté, nous voyons jamais, malgré le toit commun et que les propositions d'activité venait exclusivement de ma part et était toujours reporté ou annulé aux calandres grecques.
Si bien que nous ne vivons plus en semble, je navigue actuellement d'appartement d'amis en appartement d'amis.

Elle m'a annoncé il y a 2 jours avoir relationné avec 2 personnes depuis 1 mois et demi, déjà et qu'elle m'aimait.
Sauf que je connais une de ces 2 personnes, qui est lui aussi arabe. Et que de nos discussions, je sais aussi, qu'elle a entretenu, pas mal de relations avec des hommes arabes (dsl, mais on représente pas 40% de la gente masculine...). J'en viens à penser qu'elle nous fétichise.

Enfin, elle m'avait annoncé qu'elle ne relationnerait pas avec cette personne car sa copine n'était pas au courant, malgré qu'il avait essayé de l'embrasser une première fois.
De là, je n'ai plus aucune confiance en sa parole et surtout elle m'a pris pour un abruti.

Entre notre première discussion et cette déclaration sa soeur est morte, et à ce moment là j'étais au plus bas financièrement, psychologiquement et j'ai tout fait pour ma survie. Elle m'a par ailleurs reproché que je n'avais pas fait assez attention à elle. Et a chaque fois que je veux discuter de notre situation le sujet est clos, en affirmant que sa soeur est morte et que je devrais faire preuve de plus d'empathie.

Enfin le polyamour n'a jamais été pour moi un choix, et même s'il avait été je suis matériellement incapable de l'exercer car je n'ai pas de logement à moi. Alors que pour son cas, elle a une chambre en communauté et un appartement, et des revenus.

On a eu une discussion, longue sur le type de relations que nous voulions entretenir. Nos désirs d'enfants, voir de vivre ensemble.

J'ai été sur le point d'annoncer la rupture, car manifestement nos besoins s'éloignent. Je ne crois pas en des polyamours imposés, et même dans la forme du polyamour qui d'après mon (seule) expérience est insensible aux déséquilibres dans les relations dès que cela sort des dynamiques de genre.
Enfin moi même je n'envisage pas de relationner avec une autre femme, et le déséquilibre de réciprocité dans cette relation me parait de plus en plus comme une forme d'aliénation.

Si je vous demande de l'aide, c'est que j'aimerai avoir votre point de vu sur la situation.

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bonheur

le lundi 05 juillet 2021 à 08h46

Bonjour @notmyname,

Par définition le polyamour ne peut s'imposer. Désormais tu sais.

Il est peu aisé d'annoncé être poly dès le départ. La prochaine fois, tu pourras poser d'entrée la question "tu es poly ?". Si c'est le cas, la personne sautera sur l'occasion pour répondre par l'affirmative.

Le polyamour est compliqué. Rajouter des situations complexes et demandant beaucoup afin de réduire les disparités, c'est sans doute de trop.

Un bel avenir à toi.

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kill-your-idols

le mardi 06 juillet 2021 à 09h55

notmyname
J'ai été sur le point d'annoncer la rupture, car manifestement nos besoins s'éloignent. Je ne crois pas en des polyamours imposés, et même dans la forme du polyamour qui d'après mon (seule) expérience est insensible aux déséquilibres dans les relations dès que cela sort des dynamiques de genre.
Enfin moi même je n'envisage pas de relationner avec une autre femme, et le déséquilibre de réciprocité dans cette relation me parait de plus en plus comme une forme d'aliénation.

Si je vous demande de l'aide, c'est que j'aimerai avoir votre point de vu sur la situation.

Ne pas vouloir relationner avec des autres personnes et toujours une mauvaise idée, car cela nous rend dépendants des envies de la personne avec qui nous avons choisi de relationner.

Et quand on est victime de cette dépendance, on questionne tout le temps la personne sur le type de relation qu'on est en train d'avoir: l'ambiance devient vite lourde, et à un certain moment, l'autre personne a juste envie de se barrer.

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notmyname

le mercredi 07 juillet 2021 à 08h36

kill-your-idols
Ne pas vouloir relationner avec des autres personnes et toujours une mauvaise idée, car cela nous rend dépendants des envies de la personne avec qui nous avons choisi de relationner.

Et quand on est victime de cette dépendance, on questionne tout le temps la personne sur le type de relation qu'on est en train d'avoir: l'ambiance devient vite lourde, et à un certain moment, l'autre personne a juste envie de se barrer.

C'est vraiment une injonction culpabilisante, je ne peux matériellement pas relationner avec d'autres personnes. Je sais pas à quel point la communauté peu avoir des phases bourgeoises.

Je suis actuellement triste, et je vois le polyamour comme une forme de rupture sans rupture, quelque chose qui durerait dans le temps, sans que pour moi le passage à autre chose soit possible.

Je ne veux pas développer de la rancoeur, mais la situation m'y amène. Comment peut-elle vivre sa meilleure vie, alors qu'à côté elle sait bien que je galère ? Ne peut-elle pas avoir l’honnêté de me dire que c'est fini ?

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kill-your-idols

le mercredi 07 juillet 2021 à 11h53

notmyname
C'est vraiment une injonction culpabilisante, je ne peux matériellement pas relationner avec d'autres personnes. Je sais pas à quel point la communauté peu avoir des phases bourgeoises.

Je suis actuellement triste, et je vois le polyamour comme une forme de rupture sans rupture, quelque chose qui durerait dans le temps, sans que pour moi le passage à autre chose soit possible.

Je ne veux pas développer de la rancoeur, mais la situation m'y amène. Comment peut-elle vivre sa meilleure vie, alors qu'à côté elle sait bien que je galère ? Ne peut-elle pas avoir l’honnêté de me dire que c'est fini ?

Et pourquoi tu ne peux pas relationner avec des autres personnes?

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notmyname

le mercredi 07 juillet 2021 à 15h11

kill-your-idols
Et pourquoi tu ne peux pas relationner avec des autres personnes?

Je n'ai pas d'appartement l'ami.e, et je suis sans le sou. Cela rend les choses incroyablement difficile d'organiser une vie sentimentale quand tu ne sais pas ou demain tu seras.

Message modifié par son auteur il y a 3 mois.

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kill-your-idols

le mercredi 07 juillet 2021 à 15h50

notmyname
Je n'ai pas d'appartement l'ami.e, et je suis sans le sou. Cela rend les choses incroyablement difficile d'organiser une vie sentimentale quand tu ne sais pas ou demain tu seras.

J'ai eu pendant très longtemps des fins de mois très difficiles et des logements précaires. Et cela n'e m'a jamais empêché de tisser des nouvelles relations. Bien au contraire, j'ai eu mes meilleures relations quand j'étais en logement précaire et sans un sou.

Comme exemple, voici l'histoire d'un gars qui séduit plein de femmes tout en étant SDF.

Et de toutes façons, retrouver un travail, un logement et des nouvelles relations est infiniment plus facile que convaincre ton amie à changer d'avis sur votre relation.

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bidibidibidi

le mercredi 07 juillet 2021 à 15h58

Kill, je trouve que tes propos sont déplacés...

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kill-your-idols

le mercredi 07 juillet 2021 à 15h59

bidibidibidi
Kill, je trouve que tes propos sont déplacés...

Pourquoi?

Message modifié par son auteur il y a 3 mois.

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Diomedea

le mercredi 07 juillet 2021 à 17h18

@kill-your-idols

Je ne trouve pas ton propos déplacé, je le trouve franchement dégoutant. Le lien que tu conseilles comme modèle est, d'accord, d'une personne SDF, avec des problèmes d'addiction et d'autres challenges psychiques, qui naturellement attirent l'empathie. Ce qui n'occulte pas le fait qu'il est aussi un prédateur sexuel cynique.

En tant de quelqu'un qui a été comme toi (et des millions d'autres partout dans le monde) dans une vie avec "des fins de mois très difficiles et des logements précaires", je n'aurais pas pensé un nano-second à m'infliger et manipuler comme lui, pas plus que tou.te.s mes camarades dans la même situation.

@notmyname

Je te souhaite bon courage, et surtout je t'encourage à ne pas te centrer que sur ta vie sentimentale si possible, mais de t'occuper d'autres plaisirs qui pourraient enrichir ta vie sans dépenses. Explorer ton lieu de vie, marcher, courir, lire, écouter, étudier ... qui amènent souvent les contacts avec d'autres qui partagent ces intérêts.
Mon frère, psychiatre pendant 45 ans, est arrivé à la fin de sa carrière à dire que le meilleur antidépresseur ('égayeur', si tu préfères) qu'il connait est l'exercise aerobique (tout simplement de s'ésouffler en marchant vite, par exemple) ; et puis une meilleure santé est vital pour se sentir plus confiant et serein.
Bonne route à toi.

Message modifié par son auteur il y a 3 mois.

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notmyname

le jeudi 08 juillet 2021 à 07h23


@notmyname

Je te souhaite bon courage, et surtout je t'encourage à ne pas te centrer que sur ta vie sentimentale si possible, mais de t'occuper d'autres plaisirs qui pourraient enrichir ta vie sans dépenses. Explorer ton lieu de vie, marcher, courir, lire, écouter, étudier ... qui amènent souvent les contacts avec d'autres qui partagent ces intérêts.
Mon frère, psychiatre pendant 45 ans, est arrivé à la fin de sa carrière à dire que le meilleur antidépresseur ('égayeur', si tu préfères) qu'il connait est l'exercise aerobique (tout simplement de s'ésouffler en marchant vite, par exemple) ; et puis une meilleure santé est vital pour se sentir plus confiant et serein.
Bonne route à toi.

Message modifié par son auteur il y a 3 heures.

Je crois que vous saisissez pas bien la situation. L'évolution de cette relation a énormément fragilisée ma situation matériel et affective. Ce n'est pas en dénonçant la dépendance que crée l'exclusivité et en s'écartant du modèle que pouf par magie la dépendance disparait. J'ai encore des factures et zéro revenu.
Au contraire je trouve qu'elle, ma compagne, fait preuve d'une violence incroyable.
Le postulat du polyamour que tout le monde serait les satellites de tout le monde est fausse, dans la pratique et dans la théorie.
Chaque personne a un poids social, une autonomie plus ou moins élevée. C'est à ces moments qu'on voit les capacités de rapprochement s'élaborer.
Ce qui est encore plus fou, c'est que le manque d'étude quantitative, leur inexistence même, sur la dynamique réelle des expériences polyamours permet d'affirmer avec aplomb que le polyamour est plus égalitaire que l'exclusivité. C'est pas qu'une affaire de raisonnement.
Enfait, la mise en place du polyamour, nécessite plus de ressources, et s'il y a polyamour sans partage de celles-ci, je vois pas en quoi ce système est différent de l'exclusivité, voir bien pire. L'exclusivité assure au moins ce partage à l'échelle du couple.

Je n'ai aucun espoir de lui faire changer d'avis, je vois très bien les dynamiques à l'oeuvre.

Pour finir notre relation, je vais lui demander si elle accepterait que je ramène des personnes chez elle, dans sa chambre, afin d'équilibrer l'écart matériel qui existe entre nous dans l’exercice du polyamour.

Je pense que cette dernière proposition va soulever toute l'hypocrisie de la situation.
Est-ce que vous seriez prêt à accepter cela en tant que polyamoureux.ses?

Message modifié par son auteur il y a 3 mois.

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Diomedea

le jeudi 08 juillet 2021 à 09h05

Bonjour @notmyname
Comme je l'ai dit ci-dessus, j'ai des raisons personnelles de pouvoir comprendre les restrictions que la pauvreté t'impose, mes pensées étaient données suite à mes propres expériences, pas en fonction d'un dogme concernant le polyamour ou une supposée dépendence de ta part.
Pour ta dernière question : ma réponse est 'oui', encore due à mes propres expériences (mais je ne l'ai pas accepté pour rectifier un déséquilibre, mais parce que ça me semblait normal).
De nouveau, je te souhaite bonne route.

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kill-your-idols

le jeudi 08 juillet 2021 à 09h28

notmyname
Je crois que vous saisissez pas bien la situation. L'évolution de cette relation a énormément fragilisée ma situation matériel et affective. Ce n'est pas en dénonçant la dépendance que crée l'exclusivité et en s'écartant du modèle que pouf par magie la dépendance disparait. J'ai encore des factures et zéro revenu.
Au contraire je trouve qu'elle, ma compagne, fait preuve d'une violence incroyable.
Le postulat du polyamour que tout le monde serait les satellites de tout le monde est fausse, dans la pratique et dans la théorie.
Chaque personne a un poids social, une autonomie plus ou moins élevée. C'est à ces moments qu'on voit les capacités de rapprochement s'élaborer.
Ce qui est encore plus fou, c'est que le manque d'étude quantitative, leur inexistence même, sur la dynamique réelle des expériences polyamours permet d'affirmer avec aplomb que le polyamour est plus égalitaire que l'exclusivité. C'est pas qu'une affaire de raisonnement.
Enfait, la mise en place du polyamour, nécessite plus de ressources, et s'il y a polyamour sans partage de celles-ci, je vois pas en quoi ce système est différent de l'exclusivité, voir bien pire. L'exclusivité assure au moins ce partage à l'échelle du couple.

Je n'ai aucun espoir de lui faire changer d'avis, je vois très bien les dynamiques à l'oeuvre.

Pour finir notre relation, je vais lui demander si elle accepterait que je ramène des personnes chez elle, dans sa chambre, afin d'équilibrer l'écart matériel qui existe entre nous dans l’exercice du polyamour.

Je pense que cette dernière proposition va soulever toute l'hypocrisie de la situation.
Est-ce que vous seriez prêt à accepter cela en tant que polyamoureux.ses?

Si cette femme vous heberge et paie vos facture, vous avez tout l'intérêt à lui donner raison sur tous les points. Même si son comportement vous semble absurde, il faut lui dire toujours "oui", de manière à qu'elle continue à vous héberger et à payer vos factures.

Entre temps, vous vous activez pour chercher des autres sources de revenu, un autre logement et pour connaître des autres femmes intentionnées à relationner avec vous.

Et une fois que vous êtes devenu indépendant de cette femme (surtout financièrement), vous partez sans trop de soucis.

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bonheur

le jeudi 08 juillet 2021 à 09h44

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bonheur

le jeudi 08 juillet 2021 à 10h10

notmyname
Pour finir notre relation, je vais lui demander si elle accepterait que je ramène des personnes chez elle, dans sa chambre, afin d'équilibrer l'écart matériel qui existe entre nous dans l’exercice du polyamour.

Je me pose personnellement ce dilemme de la nature de ta vie "chez elle". Vivre chez quelqu'un, par nature, c'est ne pas être chez soi. Aussi, on est à ce titre un-e invité-e. Ce statut restreint énormément, certainement plus qu'il ne réduit un quelconque déséquilibre (qui existe toujours) et en terme de possession matérielle, chez elle, tout est à elle.

Certes, ça t'apporte un confort de vie ponctuel, le temps que tu retombes sur tes pieds.

Pour ce qui est de recevoir des métamours, il m'est arrivé de le faire. J'avais d'ailleurs à cette occasion, libérée ma chambre située au rdc afin que cette personne, en difficulté de mobilité, n'ai pas à subir la montée d'escalier menant à la chambre d'amis, dans laquelle je reçois habituellement. Mon chéri de vie (mon mari) avait aussi consenti à cela. L'humain est au coeur de mes liens amoureux (les coucheries pas du tout, je ne couche pas, c'est ainsi).

Pour ce qui est de soutenir, d'accompagner, des amours extérieurs à mon couple originel (avec engagement de vie commune, biens communs, finances communes, enfants...), je m'investis beaucoup. Je communique énormément, je soutiens. Je peux soulager sauf que jamais je mettrais en péril mes finances, celle du foyer. Quant à loger un amour pour qu'il ai une vie suffisamment confortable, je l'ai fait. Cette personne a refusé. Elle désire son autonomie. Cette personne est arrivée d'Afrique en France en octobre dernier, lors d'une accalmie pandémique, donc sans logement... Juste une adresse à l'autre bout du pays, près de son lieu d'études. J'ai passé du temps à faire des recherches de logement, pendant qu'il se consacrait à ses études. Il s'est activé à régulariser sa situation avec la mairie, avoir une adresse postale, finaliser les démarches auprès de la Préfecture, Trouver des job pour subvenir à ses besoins et ceci tout en poursuivant en distanciel ses cours, évaluations... Il a aujourd'hui son logement chez une personne âgée. Le logement intergénérationnel est intéressant, quand on est jeune et que l'on a des moyens financiers réduits. Une solution avec des avantages et des inconvénients : il ne reçoit pas. Je suis fière du chemin accompli en quelques mois, de son intégration finalement rapide. De son parcours d'étudiant. Il me dit que je le porte et qu'il n'aurait jamais accomplis cela sans moi. Il doit en fait énormément à lui-même.

Sache @notmyname que l'amour entraine que l'on se préoccupe de ses amoureux. Je ne réécris pas mon histoire, puisqu'un fil de discussion, ancien déjà, l'avait relatée. Je t'invite à le lire :
/discussion/-bLK-/Sans-nouvelle/

Je considère encore aujourd'hui que la liberté et l'indépendance sont gagent de bonheur, quelque soient les difficultés. Une aide ponctuelle peut faire la différence, pas une dépendance ou une quelconque "égalité". Car non, nous ne sommes jamais égaux. Il y a toujours plus riche, plus heureux, plus beaux, plus jeune, plus...

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Caoline

le jeudi 08 juillet 2021 à 10h38

Je vais être directe et brève. Pour moi cette femme, tu ne l'aimes pas, tu ne supportes pas sa façon d'être, tu lui prêtes les pires intentions... Tu restes avec elle juste pour l'utiliser ! Ce n'est pas à elle de compenser ta situation mais à la société.

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lau93

le jeudi 08 juillet 2021 à 15h35

Bonjour @notmyname
Je sens dans tes messages beaucoup de souffrance et de sentiment d'être perdu avec une recherche de s'accrocher à toute branche qui passerait à ta portée. Je suis perplexe devant ta représentation " pour entrer en relation je dois avoir de l'argent et un logement". Nombre de relation se construisent en dehors des couples ( qu'on soit dans le modèle polyamoureux ou de l’adultère monogame), à l'occasion de rencontres chez l'un ou l'autre ou encore à l’hôtel. Et il n'est pas obligatoire que ce soit toi qui finance si tu es en difficulté financière. Ton amoureuse pourrait aller chez son partenaire et te laisser l’appartement de temps à autre aussi? Une nouvelle compagne peut apprécier te rencontrer et t'inviter chez elle?
Mais surtout pourquoi désires- tu une autre compagne? pour compenser? pour équilibrer? Ne serait ce pas là une manière "d'objetiser" cette personne pour répondre à un besoin ou à des peurs d'abandon, pour remplir un vide et non pas lui apporter de l'amour? Peut-être laisses toi du temps pour comprendre ce que tu veux garder ou pas dans ce que tu vis actuellement avant de prendre des décisions mues par la colère où la peur.
Plein de courage pour trouver ton chemin
L

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notmyname

le vendredi 09 juillet 2021 à 13h10

kill-your-idols
Si cette femme vous heberge et paie vos facture, vous avez tout l'intérêt à lui donner raison sur tous les points. Même si son comportement vous semble absurde, il faut lui dire toujours "oui", de manière à qu'elle continue à vous héberger et à payer vos factures.

Entre temps, vous vous activez pour chercher des autres sources de revenu, un autre logement et pour connaître des autres femmes intentionnées à relationner avec vous.

Et une fois que vous êtes devenu indépendant de cette femme (surtout financièrement), vous partez sans trop de soucis.

1. Elle m'hébergeait, c'est révolu et je vis de canapé en canapé
2. Toutes mes dépenses étaient assurées par moi-même et je participais au logement. C'était pas "gratuit".

Dans les faits, "je" suis déjà parti, mais je tiens à l'accompagner dans son deuil, et j'ai une certaine colère dans la manière dont elle a usé de ma position de faiblesse. C'est l'accompagner dans son deuil qui m'empêche de finir notre relation, je ne veux pas lui rajouter à son malheur, mais je souffre extrêmement de la situation. Mon altruisme a ses limites.

Caoline
Je vais être directe et brève. Pour moi cette femme, tu ne l'aimes pas, tu ne supportes pas sa façon d'être, tu lui prêtes les pires intentions... Tu restes avec elle juste pour l'utiliser ! Ce n'est pas à elle de compenser ta situation mais à la société.

Justement, cette femme je l'ai aimais. Enfin, c'est quoi cette mise en accusation. Évidemment que je m'accrochais au fait d'avoir un toit sur la tête, est-ce pour autant incompatible avec l'amour ? Est-ce qu'une fois priver de l'un, ça n'affecte pas l'autre ?
Vraiment quand vous savez ce que c'est la rue vous auriez été bien moins dur.
Ah j'aimerai bien, je fais que ça de mes journées, mais c'est quoi cette société? En attendant la grande révolution, bah faut bien grailler et se loger. C'est là qu'il y a des choix à faire ou non.

laurence93
Bonjour @notmyname
Je sens dans tes messages beaucoup de souffrance et de sentiment d'être perdu avec une recherche de s'accrocher à toute branche qui passerait à ta portée. Je suis perplexe devant ta représentation " pour entrer en relation je dois avoir de l'argent et un logement". Nombre de relation se construisent en dehors des couples ( qu'on soit dans le modèle polyamoureux ou de l’adultère monogame), à l'occasion de rencontres chez l'un ou l'autre ou encore à l’hôtel. Et il n'est pas obligatoire que ce soit toi qui finance si tu es en difficulté financière. Ton amoureuse pourrait aller chez son partenaire et te laisser l’appartement de temps à autre aussi? Une nouvelle compagne peut apprécier te rencontrer et t'inviter chez elle?
Mais surtout pourquoi désires- tu une autre compagne? pour compenser? pour équilibrer? Ne serait ce pas là une manière "d'objetiser" cette personne pour répondre à un besoin ou à des peurs d'abandon, pour remplir un vide et non pas lui apporter de l'amour? Peut-être laisses toi du temps pour comprendre ce que tu veux garder ou pas dans ce que tu vis actuellement avant de prendre des décisions mues par la colère où la peur.
Plein de courage pour trouver ton chemin
L

Je suis d'accord, mais je n'ai pas de "chez moi", ni les moyens de payer un hotel. Je n'ai ni le temps, ni les conditions matérielles pour expérimenter le polyamour ou y réfléchir plus. Je dois faire un choix.
Mon amie a expressément demandé mon départ de chez elle, juste avant la mort de soeur. Je peux la comprendre. Donc ce n'est pas possible. Voilà, mais c'est jamais agréable d'être mis à la rue, ni d'avoir était obligé d'accepter un polyamour non voulue. Et j'ai pas envie d'être travaillé par la rencoeur, j'ai l'impression de devenir un monstre, alors que j'ai autre chose à faire.

D'ailleurs j'en viens à penser que la notion d'amour est une escroquerie. C'est pas tellement d'abandonner tout pouvoir sur l'autre, sérieux comme si c'était un acte individuel magique et que notre entourage (normé ou queer) était pas derrière, mais d'avantage assurer le maintien de sa position sur l'autre. Et si on prend cette deuxième expression, je ne vois pas la différence entre mono et poly.

Elle veut conserver notre relation où elle serait poly et moi mono... Où elle toucherait 1500 et moi 400. Où elle aurait un logement et moi la rue/canapé.
Est-ce que vous commencez à voir le problème?
Dans tous les cas, je tiens à vous remercier pour tous vos commentaires. J'ai pu comprendre que le polyamour ce n'est pas pour moi, et que c'est béant de présupposé un peu bourgeois, même si tout le monde ne l'est pas.

Message modifié par son auteur il y a 3 mois.

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bonheur

le vendredi 09 juillet 2021 à 15h05

La bourgeoisie ? Un terme galvaudé qui ne veut rien dire. Et puis, les "riches" ne sont pas plus heureux. Naître avec une cuillère en argent dans la bouche demande ensuite de se plier, jusqu'à la rupture parfois. Il est vrai que la rue, proportionnellement, peu de personnes connaissent pour l'avoir vécu. Alors peu de personnes peuvent être objectif.

Je me demande le lien entre ce décès et sa décision de te demander de quitter son domicile (ou colocation) ? Les deux évènements se sont enchainés ou il y a eu un ras-le-bol engendré par cet évènement et elle a voulu se retrouver seule. Tu sais @notmyname, c'est légitime de sa part de vouloir affronter seule. Je sais que le parallèle pourra paraître étrange, sauf que de nombreux animaux s'isolent pour mourir. Une forme de solitude que moi, je ne perçois pas comme logique ou viable. Les faits montrent que parfois, c'est appréciable. Après, ne pas être un poids (psychologique, mental...) c'est louable.

J'ai eu une période de quelques mois, avant que je connaisse le mot polyamour, ou j'étais quasiment convaincue que les personnes que j'aime seraient plus heureuse sans moi. Tout quitter et partir. Le hic, c'est que je serai partie (admettons), et quoi ? J'aurai continuer à vivre, à faire de nouvelles rencontres... et ? Entrer dans le même schéma. Un cercle vicieux.

Si elle est mal, certes tu peux être présent. Je crois alors, étant donné les circonstances (et attention, ma vision n'est que mienne), je la laisserai venir à moi à sa guise. De ce que j'ai vécu, d'amoureux qui pensaient savoir mieux que moi ce qui me convenait, pensant que j'étais trop ceci ou trop cela, et qui n'écoutaient pas ce que j'exprimais, mais ce que eux imaginaient de moi, agir finalement dans un sens où je n'avais pas mon mot à dire. En gros, vouloir "protéger" est contre-productif. Alors, si tu veux l'aider, ne la protège pas. Communique et accepte ce qu'elle affirme d'elle.

Mono ou poly, il y a des comportements négatifs, souvent non intentionnels. Les poly, enfin je l'espère, communique, exprime, CNV...

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bidibidibidi

le vendredi 09 juillet 2021 à 16h46

notmyname
Dans tous les cas, je tiens à vous remercier pour tous vos commentaires. J'ai pu comprendre que le polyamour ce n'est pas pour moi, et que c'est béant de présupposé un peu bourgeois, même si tout le monde ne l'est pas.

Ravi que ça ai pu t'aider.
Et désolé pour la violence systémique que tu as pu subir ici.

Bonne chance pour la suite.

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