Polyamour.info



Les messages appartiennent à leurs auteurs. Nous n'en sommes pas responsables.

Merci de consulter notre charte de discussion pour connaître les règles qui régissent les conversations sur ce site.

Devenir coach en séduction pour son partenaire

Poly/Mono
#
Profil

Louxe

le mardi 14 juillet 2020 à 23h42

Bonjour à tous,

Polyamoureuse et plutôt très indépendante de caractère, je suis en couple avec un homme qui a très peu confiance en lui et qui a peur de la relation ouverte parce qu'il se dit qu'il ne séduira jamais personne d'autre que moi, que je suis l'amour de sa vie à jamais et que sans moi il n'est pas grand chose. Il est archi mignon avec moi, mais... Trop. Parfois j'ai besoin d'air !! Pourtant je l'aime très fort et voudrais le voir plus dépendant, affirmé... et serein quand je suis dans les bras d'un autre.

J'ai un autre amoureux, qui vit à l'étranger et heureusement, parce que même avec cette relation à distance mon chéri ne se sent pas du tout en sécurité.

Il m'a avoué à demi-mot un jour que si lui était davantage capable de séduire d'autres femmes, il aurait bien moins de problèmes avec la relation ouverte. Ce n'est pas tombé dans l'oreille d'une sourde ! Je serais contente de le voir fréquenter une autre personne, je suis sûre que cela serait bénéfique pour lui et pour nous, je sentirais enfin qu'on est ensemble "pour les bonnes raisons" et non pas pour combler son manque affectif. Du coup, je l'aide à travailler sa confiance en lui, c'est compliqué car on part de loin, on travaille sur son surpoids et son rapport à son corps, sur sa timidité et son rapport à ses émotions, etc. C'est un parcours passionnant et plein de bienveillance :-)

Mais le hic c'est que parfois ça me fatigue, et j'ai l'impression d'être sa maman. J'ai souvent entendu dire que les femmes ont beaucoup tendance à se mettre avec quelqu'un qui ne leur convient pas en se disant "je vais le changer", mais que ça ne marche pas... Alors je doute.

Par ailleurs, au cas où vous connaîtriez le triangle de Karpman avec les rôles de victime / sauveur / persécuteur : je suis clairement à tendance de sauveuse et ça m'a déjà posé problème un paquet de fois avec des personnes qui m'ont pompé toute mon énergie !

J'en appelle à vos avis, commentaires et retours d'expérience ! Merci d'avance :-)

#
Profil

Diomedea

le mercredi 15 juillet 2020 à 06h46

Bonjour Louxe et bienvenue ici.
Je n'ai pas eu d'expérience avec une relation analogue, mais je répondrai à ta fin de texte :

- " J'ai souvent entendu dire que les femmes ont beaucoup tendance à..."
Je ne pense pas que ce comportement soit lié à un genre, mais plutôt lié à un besoin de se réaliser / se valoriser par une forme de contrôle... Tu te décris comme une personne "très indépendante", mais si tu t'attaches souvent à des personnes en besoin émotionnel, n'as-tu pas un besoin de cela toi-même ?

- Karpman : 'sauveuse' peut-être ; mais naturellement 'victime' aussi...de qui de vous deux ?

Ton partenaire, comme beaucoup d'entre nous, vivrait mieux en se sentant plus attirant, plus compris, plus apte à être aimé. C'est tout à ton honneur de lui offrir ton aide...si c'est offert, donc gratuitement, avec empathie, pas comme un troc qui conforte ton besoin (complètement légitime) de vivre ton polyamour.
Bien sûr, il n'y a que toi qui peux savoir.
Ma réponse n'est pas voulue comme une critique moralisatrice, j'essaie de te poser des questions* qui viennent à l'esprit en te lisant (* que tu te poses déjà, peut-être).
Bonne route en amour & bonne santé :)

Message modifié par son auteur il y a 9 mois.

#
Profil

LeaBridou

le mercredi 15 juillet 2020 à 11h14

Bonjour
C'est "drôle'' en lisant je pensais au triangle justement...
Je te rejoins sur le fait que le genre dans lequel on est élevé peut jouer beaucoup dans nos réflexes , schémas...
Oui c'est fatiguant d'être la maman de ses partenaires.
Oui c'est fatiguant d'être leur psy et de porter le poids du travail qu'ils disent vouloir faire . Alors qu'en général, soi-même on le fait seule, comme une grande.
Alors se rajouter un 3 ème job "coach en séduction" , ça fait un triple temps-plein ça :)
Je crois que régulièrement , quand on est en relation avec une personne élevée comme un homme dans une société patriarcale , ça vaut le coup de se demander "est-ce que je le fais parce que ça me fait kiffer, ou parce que je me sens obligée /peinée pour lui?" et "en vrai, où je veux mettre mon énergie?"
*/me s'en va s'appliquer ce super conseil à elle-même ...*

#
Profil

Henriette34

le mercredi 15 juillet 2020 à 11h49

Bonjour Louxe,
C'est étrange parce qu'à la fois tu dis ça fait parfois trop, tu dois penser qu'il pourrait être autonome affectivement et se passer de toi, savoir mieux accepter la solitude, avoir ses propres amis... et en même temps c'est toi qui acceptes la place de la soigneuse, sauveuse, coach, conseillère, du coup tu renforces nécessairement ce rôle, et tu deviens indispensable, celle qui donne tout l'amour, le soin, la confiance... et quand il envisagera de séduire d'autres femmes, puisque visiblement c'est l'objectif, est-ce que tu seras aussi sa conseillère ? est-ce un rôle que tu veux endosser ?
c'est valorisant d'être centrale dans la vie d'un homme, oh combien ! mais tu peux également te poser cette question est-ce que c'est important/ ou qu'est-ce que ça t'apporte d'être TOUT pour lui, d'avoir des rôles incompatibles (maman, amoureuse, psy) ? alors que toi de ton côté, tu reconnais qu'il n'est pas tout pour toi, tu as un autre amoureux, que tu es très indépendante...
Personnellement, et ça n'engage que moi, j'ai toujours refusé d'être la psy de l'homme avec qui je vis (je suis moi-même fille de psy), je suis à l'écoute, bienveillante, dans l'empathie et une présence constructive si je peux, mais on n'a pas la bonne distance pour faire ce travail-là, et j'ai toujours encouragé mon mari à aller consulter si besoin, ce que j'ai fait aussi de mon côté et il n'a pas été mon psy. Je pense que la portée est autrement plus profonde et plus durable, parce que malgré tout l'amour que tu liui portes et la sincérité de ton désir de l'aider, à mon avis, c'est un professionnel avec ce que ça implique de distance, de froideur, etc qui peut le faire. Le rendez-vous c'est une heure par semaine, pas tous les jours, au quotidien, dans le même espace etc. Tu peux peut-être en parler avec lui, ouvertement et dans le respect de ses peurs,
Bon courage, construisez bien votre histoire,

#
Profil

Louxe

le mercredi 15 juillet 2020 à 20h26

Il y a dans vos commentaires plein de super réflexions qui méritent que je les approfondisse, merci ! :)

@Diomedea peut-être que je cherche à être indépendante mais que mon empathie me rattrape toujours. J'ai l'impression, et @LeaBridou sera peut-être de mon avis, que le fait d'avoir été élevée comme une femme m'a donné le réflexe d'aider les autres, d'être une "maman", et mon envie d'indépendance est freiné par ce devoir moral de ne jamais laisser quelqu'un au bord de la route. Et cette idée qu'il est égoïste de penser à soi d'abord. Parfois je me dis que j'aime très fort mon chéri, mais pas d'un amour de couple ; davantage un amour fraternel. Dans l'idéal, je voudrais qu'il soit amoureux occasionnel et ami le reste du temps. Mais je reste "en couple" parce qu'il en a besoin, et cette aide que je lui apporte c'est notre porte de sortie à tous les deux, pour le libérer de moi et me libérer de lui. Est-ce moi qui ai provoqué cette emprise que j'ai sur lui parce que je trouve cela "valorisant" ?... Je ne sais pas, c'est dur à dire. Parfois je m'en accommode, je me dis que c'est pas si mal, j'ai "le beau rôle", je suis altruiste, une personne "bien". D'autres fois, j'ai surtout l'impression que je n'arrive juste pas à lui dire non.

@Henriette34 je lui répète souvent qu'il ne faut surtout pas que je sois TOUT dans sa vie, que je veux qu'il entretienne ses amitiés, qu'il passe ses vacances avec d'autres personnes etc. ; en fait je veux qu'il ait d'autres socles parce que sinon je serai obligé de le porter seule longtemps encore, et je n'en aurai pas la force.

En fait peut-être que la solution tu me la donnes dans ta deuxième partie : un psy, une tierce personne pour s'occuper de ça. J'ai lu récemment un roman dans lequel le personnage principal était sous l'emprise d'un pervers narcissique, et ça m'a fait peur de me rendre compte à quel point mon chéri se comporte de la même façon avec moi. Dès que je commence à peine à faire la tête il commence à se demander ce qu'il a fait de mal, quelle a été son erreur ; il va toujours dans mon sens, il pèse tous ses mots, il déprime dès qu'il a l'impression que je m'éloigne, et dès que je reviens il espère que je vais rester à jamais. Il est sous mon emprise et je suis sous la sienne parce que je ne peux pas résister à quelqu'un qui me crie "j'ai besoin de toi". Tout ça n'est pas sain.

Comment accepter de laisser une personne aimée régler ses problèmes toute seule ? Comment ne pas culpabiliser ? Surtout si c'est une relation de couple. Ah, plus ça va, moins j'aime le concept de "couple", et pourtant je suis coincée dedans.

Ça ne me fait pas de bien sur le coup de me faire toutes ces réflexions mais peut-être que je touche à une solution, en tout cas je vous remercie pour vos retours :)

J'aime beaucoup ce forum, lire tous ces points de vue et ces expériences différentes, je sens que j'avance, qu'on avance ensemble !

Répondre

Chercher dans cette discussion

Autres discussions sur ce thème :


Espace membre

» Options de connexion