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Rupture

Engagement
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ImCanada

le jeudi 28 novembre 2019 à 17h25

Après avoir passé un long moment à culpabiliser, à douter de mon amour pour mon mari (avec qui je suis depuis presque 16 ans, depuis nos 21 ans), j’ai compris il y a peu de temps en lisant le livre «   les amours plurielles » que j’étais poly amoureuse.
Quel soulagement de me comprendre, d’arrêter de culpabiliser et de m’accepter. Nous parlons énormément avec mon mari, nous partageons tout, ce qui sans doute m’étouffer un peu, donc on apprend à faire évoluer notre relation. Mon mari me comprends même si cela est difficile pour lui car il n’a besoin affectivement que de moi, donc on avance doucement.
Avant de comprendre mon besoin affectif, nous avons rencontré d’autres personnes, surtout des hommes car j’avais envie de plus d’expériences. Mon mari n’avait aucun soucis avec ça, c’était sexuel et il participait.
J’ai besoin de rêver et je pense que je tombe facilement amoureuse et je deviens un peu obsessionnelle. Mais je me suis toujours raisonnée et je gardais ça pour moi.
Dans un de nos plans à 3, nous avons rencontré un français fin avril. Nous habitons depuis plus de 2 ans au Canada, du côté anglophone.
C’était facile de communiquer, dès la première rencontre on avait l’impression d’être avec un ami. Je me sentais tellement bien avec lui. On s’est vu 3 fois tous les 3 début mai. Je crois que je suis tombée rapidement amoureuse et comme d’habitude obsessionnelle, j’avais l’impression de vivre enfin la passion que j’ai toujours voulu ressentir. Et cette fois j’ai continué à discuter avec lui, en étant totalement honnête. Mais il n’est pas poly, plutôt monogame en série. Je pense que je lui plaisais mais j’étais marié donc il a tourné la page et il a rencontré une fille fin mai dont il est amoureux.
Mais j’ai continué à lui parler et il me répondait. J’étais contente d’apprendre à le connaître mieux même seulement par message ça m’évitait de le fantasmer. On a surtout beaucoup parlé quand je me suis comprise et je lui ai avoué mes sentiments, qui l’ont mis mal à l’aise.
Il a déménagé fin octobre à 3h d’avion. Il n’a pas voulu me voir avant de déménager, il trouvait ça inutile et contre productif. Et il préférait profiter de sa copine.
J’étais déçu mais je comprenais. Au moins il continuait à me parler, il était un peu dans ma vie.
Mais il m’a dit il y a 10 jours qu’il préférait qu’on arrête de s’écrire. Qu’il se demandait à chaque fois pourquoi on faisait ça. Qu’il se sentait mal à l’aise car il voulait juste voir sa copine et qu’il ne voulait pas la décevoir (alors qu’il ne lui a même pas proposé d’aménager avec lui et qu’il a déjà couché avec une autre fille à Toronto).
Mais il était mal à l’aise à cause de moi, alors j’ai promis de ne plus lui écrire mais il me manque.
J’ai beau savoir que je ne suis pas indispensable dans sa vie comme il avait une place importante pour moi. J’aimais qu’il soit dans ma vie.
Je pense qu’il va vite m’oublier, mais je n’ai pas envie. Il faut que j’arrive à passer à autre chose, j’ai envie de lui écrire pour être sure que sa vie soit mieux sans moi mais je me dis que s’il ressentais vraiment quelque chose, il écrirait. Il a sans doute ressenti une possibilité mais la situation le déstabilise trop, il préfère m’oublier. Mais moi, je me sens mal, il faut sans doute du temps?
En plus je ne peux pas en parler avec mon mari, car mon chagrin d’amour le blesse. J’en parle un peu avec une amie, mais elle a ses propres gros soucis.
Si vous avez des idées, des encouragements pour les chagrins d’amour, je suis preneuse.
Merci

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Stefi (invité)

le jeudi 28 novembre 2019 à 21h40

Coucou.
Un chagrin d’amour est un chagrin d’amour et nous avons tous une façon différente de le gérer et de le surmonter. Personnellement, j’ai le chagrin d’amour auto destructeur?.
Ce garçon a fait preuve d’honnêteté en choisissant son mode de vie amoureuse et sa santé mentale plutôt qu’une relation qui risquait de le mettre à mal.
De ton côté, tu vas devoir respecter son choix et faire preuve de résilience.
Et comme je ne suis pas à une banalité près, j’ai envie de te dire ... Nourris toi du souvenir de cet amour, même s’il t’apporte encore du chagrin. Car tu as eu la chance, encore, de vivre cette passion amoureuse.
Je ne sais pas si je m´exprime clairement.
Bon courage à toi.

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ImCanada

le vendredi 29 novembre 2019 à 03h57

Merci,
J’ai peu d’expériences dans les relations avec les hommes et les chagrins d’amour. J’ai une tendance obsessionnelle et du mal à relativiser. Je travaille là dessus!
Du coup, je me focalise sur lui, les questions que j’aurais encore... au lieu de vivre le moment présent et de profiter de tout ce que j’ai de génial dans ma vie. Et ça m’énerve d’être comme ça.
Mais merci d’en parler, ça m’aide à relativiser.

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Lena Harrison (invité)

le vendredi 29 novembre 2019 à 17h15

Être avec avec mari depuis 20 ans et avoir envie de connaître d'autres hommes ne prouve pas qu'on soit polyamoureuse. C'est d'une grande banalité dans la monogamie.
Si on parle en terme de naturel, ce qui ne veut pas dire grand chose, il n'est pas naturel d'être exclusif sexuellement. C'est un choix caractéristique de l'être humain, qui sacralise sans doute la sexualité. Je ne connais aucun monogame qui n'ait pas eu envie à un moment ou un autre d'aller voir ailleurs. Mais il n''est pas naturel non plus de ne pas être possessif et d'éprouver de la compersion. Je suis convaincue que la monogamie comme le polyamour sont des choix de vie et de contraintes préférables, en fonction de sa construction psychologique, de son passé, de ses besoins. Mais dans les deux cas, ce sont des choix.
C'était pour réagir au début de ton message :).

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Lenah

le vendredi 29 novembre 2019 à 17h18

Même si la monogamie est tellement répandue qu'on n'a pas le sentiment de l'avoir le choix...

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ImCanada

le samedi 30 novembre 2019 à 04h57

Lenah
Même si la monogamie est tellement répandue qu'on n'a pas le sentiment de l'avoir le choix...

Oui, pour moi la monogamie n’était pas un choix mais la seule façon de vivre. Je n’avais jamais pensé ni posé la question de pouvoir envisagé la vie autrement.
En arrivant au Canada, j’ai tout remis en question, j’ai fait exploser toutes mes barrières.
Et après presque 2 ans de réflexion et de discussion avec mon mari, j’ai découvert une vision de la vie dans laquelle je me suis identifiée.

Et oui, j’aime beaucoup ton analyse. Rien n’est en effet très naturel. On fait le choix de ce qui nous permet de nous sentir bien, ce qu’on est capable de gérer au mieux.

Message modifié par son auteur il y a 9 jours.

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