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Here we are...secondaire. un an plus tard

Témoignage
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PattiSim

le jeudi 29 octobre 2026 à 10h34

Bonjour,
suite d'une discussion que j'avais ouverte avec vous il y a un an : Here we are...secondaire...

Je viens apporter mon triste témoignage, un an après. Je crois que je viens de vivre ma plus grande épreuve affective de polya et j'ai besoin de soutien, je crois, ou peut être de piste de réflexion pour me sortir de cette tristesse. Je me rappelle que dans les réponses apportées, certain.e.s m'avaient fait des retours apaisants.

Je laissais donc cette dernière discussion, il y a un an, sur l'annonce de la grossesse de ma mèta et de notre décision de maintenir ma relation avec mon amoureux. Ma mèta alors, à ce moment là à donner son aval à la poursuite de notre relation dans ce contexte. De manière contenu mais organisé. Mon amoureux me disait croire en sa bonne foi, que les discussions entre eux (notamment celle de garder la grossesse, sans revenir au couple normé monogame) allaient dans ce sens.
D octobre à janvier, nous avions un rythme plus régulier de rencontre, une nuit programmée toutes les 3semaines et des rencontres plus spontanées en journée. (Pas bizance non plus). J'ai capté quelques manoeuvres de ma mèta pour faire sauter nos rdvs, mais je ne étais pas sûre. J'avais pris le parti de faire avec ce qu'on me dit, de ne pas projeter les intentions des autres ici. Aussi, parce que leur couple a été toujours très conflictuel de ce que je les connais, que c'était leur salade à eux. Je restais dans mes clous.
J'ai du bougé sacrément mes lignes internes pour vivre cette relation dans ce qu elle avait à me donner, c'est à dire des moments extrêmement lumineux, de la compréhension et de la tendresse. L'amour entre lui et moi n a jamais vacillé la dedans. Je savais que je m apprêter à vivre mon amoureux investi dans une nouvelle parentalité. Bien sûr, cela a secoué la mienne a l aube de mes 40ans, je n'ai jamais résolu (et j ai décidé de ne pas le résoudre pour le moment) mon envie d'avoir un deuxième enfant. Mais je distingue bien les questionnements maternelles et ce que je vivais avec lui, qui ne laissait pas même une projection de ce type possible.
Je me vois lui écrire en décembre que je suis heureuse de pouvoir lui permettre de vivre cela, que ça me rend fière aussi. Bien sûr, j'appréhendais la naissance et la période de la toute petite enfance comme un moment où je le saurais absorbé ailleurs. Qu'on avait convenu que lorsque la grossesse réclamerait une présence constante, ainsi que les premiers mois, je serai en fort retrait. C'est piquant dans mon coeur parfois, mais je voulais tenir cela, de par mes valeurs morales, l'empathie pour ma mèta et l'amour pour lui.
Je savais qu'entre eux il y avait des tensions, au point qu'il se retrouvait à annuler son anniversaire avec ses amis, je le voyais très angoissé aussi de l'ambiance chez lui. (Pour rappel ils avaient déjà deux enfants)

En janvier, les choses ont été compliqué pour la grossesse. Des peurs médicale, un alitement. Je savais ce que cela signifiait, je devais me reculer, les laisser. J'ai gardé pour moi ma peine. Nous nous donnions quelques nouvelles par message, je le sentais très étrange. Début février, il m'annonce qu elle lui a demandé un stand by de notre relation bien plus tôt. Qu'il ne comprenait pas cette façon de faire de sa part, qu'il en était triste, qu'il a fi it par accepter car je cite "je dois faire équipe avec elle, le moment est dur. Je sais que les choses se confondent ici mais je vais respecter sa demande". Je l'ai très mal vécu, non pas l'absence, mais cette façon de faire. Comme si l'on me mettait dans le rôle du danger, alors même que j'étais déjà dans les respect de la situation.
Encore une fois, j'ai tue m'a peine, qui pouvait paraître indécente dans la situation qui était la leur.
Nous échangions qq rares messages, il me disait que c'était une traversée, qu'on se retrouverait quand l'horizon sera degagé. Le fils restait maintenu entre nous.
La naissance est arrivée, tout le monde allait bien. J'ai rarement eu une vague si gigantesque de compersion et de soulagement.
On s'est revu pour un café en avril, puis un autre café, puis d'autres cafés. Il m'a dit que tout allait bien, que évidemment nous ne pouvions pas reprendre notre rythme d avant dans l'immédiat, mais que le stand by en lui même n'avait pas de raison.
Il a essayé de lui dire, et elle a refusé. Ils se sont disputé, laissant alors maintenant je le sais la confusion sur le maintien ou non de ce stand by. Mon amoureux était totalement présent et investi avec elle et les enfants. Nous nous sommes vus que très peu, il n'avait pas le sentiment de faire n'importe quoi, je ne l'ai pas non plus. J'ai cru de tte manière que ce stand by était levé (déjà...en y repensant cela reste terrible qu un tier décide de manière autoritaire du sort affectif de 2autres personnes.. ) et lui aussi s'étant positionner.
De la, j'ai compris qu entre eux les choses étaient toujours très conflictuelles et que ce n'était pas qu à mon sujet. Je l'ai vu entrer en dépression de plus en plus profondément. Et j'étais démunie, trop peu de disponibilités à deux. J'ai failli lui dire mais j'ai eu peur de dépasser la ligne rouge de donner mon avis sur leur salade. J'étais et je suis toujours très inquiète.
J'ai été laissé dans un certain flou aussi, parce que lui même l'était. Il parlait (parle) d'être en survie.
En juin, j'ai posé une balise temporelle. J'étais à bout de patience dans ce truc sans forme, avec l'instinct que ma mèta n'était plus d'accord pour notre histoire. Je lui ai dis que je lui laissais 3mois tranquille, qu'on se verrait comme il peut, mais qu à la sortie des 3mois, je devrais comprendre mieux ce que je suis pour lui, mais aussi que ce droit de véto activé en janvier ne me serait plus possible. Que si au bout de 3mois, il se retrouvait encore dans ce flou, alors je me retirerais. Je ne remettais pas en cause la priorisation à sa famille évidente. Mais pour moi, la priorisation naturelle dans ce contexte et la hiérarchie m'objectifiant était deux choses distinctes.
En août, nous avions 5jours de petite vacances prévu ensemble, il s'en faisait une joie. Ça a failli tomber à l'eau. Il m'a dit "elle a dit que je faisais ce que je voulais cette semaine là, elle sait que l'on se voit".
Une autorisation donc... J'ai eu la nausée, de ce trop plein de contrôle, et de lui qui s'y plie. Nous n'étions plus dans une recherche d'équilibre polyamoureux. J'ai eu le sentiment d'être projeté dans le rôle de maîtresse "tolérée"... Je n'ai rien de morale contre les maîtresses, attention ! Mais je parle du cliché de la maîtresse, aimée ou pas, elle est illégitime dans son affect objectifiée, on l'a considère sans besoin avec l'étiquette de tentatrice et de danger. J'avais le sentiment que mon amour et mon intimité avait été classé comme répréhensible et sous contrôle. (La question des rapports intimes sous contrôle d'un tier m ont bouleversé).
Suite à notre semaine d'août, il comprenait de lui même que cette place qui m'offrait n'allait pas, pas même en lui. Qu'ils avaient prévu des discussions pour la rentrée notamment à mon sujet, qu'il souhaitait reprendre un rythme avec moi.
Je lui ai rappelé que si ma mèta n'était pas alliée et vraiment consentante à ça, dans son contexte on avait aucune possibilité.
Je pressentais. Au vu, des dépressions, des quelques phrases lâchées ici ou là, que entre eux c'était très compliqué. Je pressentais qu elle ne voulait plus, que ce droit de véto dans ses mains avait tout renversé.
Je suis désolée c'est long, ça pourrait même l'être encore plus, mais c'est dense aussi.
Il est revenu en septembre au bord de la rupture avec elle. Avec un discours hiérarchique terrible. Ils ont repris leur thérapie conjugal.
J'ai bloqué. Je le trouvais plein de contradictions, pas au clair, très mal mais aussi très fuyant. (Exactement comme avant qu'il m'annonce la grossesse)
C'était la fin des 3mois. Il est revenu me dire que ça irait, que notre relation était à nous, qu'il fallait seulement que je comprenne que sa disponibilité de temps était très mince. On se voit un peu.

Fin septembre il rompe avec moi par un long message, et retropedale le lendemain en se voyant un soir. Je ne l'ai pas revu depuis. Nous avons rompu par téléphone lundi d'un commun accord (se quitter en s'aimant mutuellement est une chose terrible).
Il m'a tout expliqué. Chaque discussion entre eux tournent à la dispute ou la crise et finis sur des ressentiments. Il me dit être en état de survie depuis quasi un an. Il me dit rester par peur du chaos encore plus grand, que la avec les enfants et cette année passée il n'avait plus aucune force de nous tenir. Et que depuis plusieurs semaines il fait face avec elle à quelque chose qui le terrasse. Elle relit toute notre histoire depuis 2ans, où l'on a fonctionné à son rythme, comme une trahison. J'ai des preuves formelles que lui ne me ment pas sur les arrangements de polya entre eux depuis plus de 2ans. Elle dit que août était une exception, que le stand by était clair depuis janvier. Ce n'est plus un stand by ici, mais un étouffement lent. Il me dit qu'il peut entendre qu'elle ne veuille plus, que ça doit se réfléchie entre eux. Mais elle le place en traitre. Et m a définitivement transformée en maîtresse. Qu'il ne désirait pas me perdre mais qu'il se retrouvait dans une impasse, car elle a tout balayé. Qu'ils sont dans un quotidien fait de crises et de pleures, que la peur controle tout, quelle ne quitte pas le mode de la rivalité, qu'il y a les enfants la dedans. Qu'il m'aime mais angoisse de me voir, que il culpabilise de ne pas m'offrir une relation digne, qu'on souffre. Il m'a dit devoir devenir une coquille vide parce sa peur du chaos pour ses gosses est trop forte.

Et je le crois. Et tout ceci est assez terrible. J'ai énormément de peine. Je lui en veux à elle maintenant, je m'en suis souvent vu me corriger me rattrapant avec mes valeurs profondes (féminisme entre autre) pour elle mais aussi pour moi. Pour ne pas me perdre dans la jalousie, ou le ressentiment. Mais c'est foutu je lui en veux. Je crois que je m attachais énormément à être digne et respectueuse. J'ai toujours dit "je veux pouvoir me regarder dans un miroir". J'ai souffert de l'absence, même si ma vie est très autonome, remplis de mon fils, de gens que j aime et de projets. J'ai souffert de l'autorité ordonnée par la peur, d'un masque de monstre que l'on m'a mis.
Je vois un enorme gâchis.
La personne que j'aime allait très mal, et devoir men éloigner.

Car il y a quelque chose que je ne dis pas assez dans tout ça, on a jamais cessé de s'aimer, de se comprendre. La voix ne s'est jamais levé entre nous, les silences étaient chargés, et les moments ensembles toujours lumineux. Cela fait deux ans. Ce sentiment d'être qu au début de notre histoire d amour permanent. Et cela s arrête par épuisement.

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Profil

PattiSim

le jeudi 29 octobre 2026 à 11h22

Je me rends que j'ai pas parlé de cette grosse difficulté auquel j'ai fait face et encore aujourd'hui : la situation étant tellement peu de fois rencontré, le polya avec la parentalité, que j'ai eu beaucoup de retours durs, maladroits, d'incompréhension de l'entourage plus ou moins éloigné. Les jugements ont été forts sur notre histoire. Et je me suis sentie souvent isolée dans ma position, même avec mes amies. Aujourd'hui, j'en parle plus, j'ai presque honte de ne pas avoir su me proteger, et/ou valider les blabla pleins de clichés

(Aussi ne m'en voulait pas trop des fautes et des coquilles, mon téléphone est capricieux)

Message modifié par son auteur hier à 17h.

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