Polyamour.info

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luxembourg (Luxembourg)

Participation aux discussions

Discussion : Poly luxembourg

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Blueberries

le mercredi 01 mars 2017 à 12h23

Salut, Darky84,

Les cafés poly ont été mis entre parenthèse au profit d'un projet plus général de discussions sex-positives, qui comprend les alternatives relationnelles et notamment non-monogames. Ces rondes de discussion viennent tout juste de démarrer, et ils sont encore en expérimentation. Mais la non-monogamie a débarqué naturellement sur le tapis dès la première discussion. :-)

Par souci de sécurité/anonymat vis-à-vis du groupe en formation, je tiens simplement à rencontrer les personnes avant. Le pays étant si petit, il se peut même que nous nous connaissions déjà. Serais-tu partante pour un café ?

Bien à toi,

Blue

Message modifié par son auteur il y a 3 ans.

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Discussion : Therapeute "poly-friendly"

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Blueberries

le jeudi 26 mai 2016 à 11h56

Veillez simplement à respecter la législation, sous peine d'être poursuivis ou discrédités pour concurrence déloyale. C'est le reproche qui était fait à une certaine association LGBT+ française ayant voulu mettre en place une liste de médecins gay-friendly.

Leur solution ? Suggérer chaque fois plusieurs spécialistes et pas un seul, pour éviter l'argument de la concurrence déloyale.

Ou peut-être peut-on envisager de donner accès à la liste sur demande (dans des pays ou régions plus petits) ?

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Discussion : Café-Poly bienveillant Luxembourg

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Blueberries

le dimanche 01 mai 2016 à 18h42

Florence
Super initiative! Malheureusement je ne suis pas disponible ce soir la, mais une prochaine fois avec grand plaisir!!!

Bisous,

Florence

Bien sûr, une autre rencontre plus simple devrait être mise en route début juin. Peut-être as-tu une préférence quant à la date ? Comme nous ne sommes pas légion, autant s'arranger pour trouver une date commune. :)

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Discussion : Quand l'amour est fui et nous rattrape doublement.

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Blueberries

le samedi 30 avril 2016 à 15h55

polydechire
juste une correction ma fille a accuser son grand père (mon père). D’où une remise en cause de mon référentiel.

Je m'en suis rendue compte, pardon, j'avais bien compris que tu n'étais pas accusé personnellement.

J'aime l'image du pèlerin, car elle est subtile et proche de ta réalité. Bien que tu vives encore un déséquilibre dans ce rôle, les bienfaits que tu as prodigués, tes trouvailles personnelles sont indéniables. Dans la vie, les expériences ont toutes cette nuance : on tire finalement toujours quelque chose de tout, y compris du plus difficile.

Je veux bien partager une partie de mon vécu quant à cette recherche d'équilibre personnel et la gestion émotionnelle en rapport, mais pour l'heure, je le fais en privé, par souci de discrétion en ligne.

Reviens nous en dire des nouvelles ! Je te souhaite de parvenir à trouver ton équilibre et les moyens de l'atteindre.

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Discussion : Quand l'amour est fui et nous rattrape doublement.

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Blueberries

le samedi 30 avril 2016 à 13h53

Bonjour, @polydechire !

Quelques idées à ta lecture :

Ta situation est très chargée émotionnellement et en évènements. Tout d'abord, assieds-toi droit, le dos bien contre le dossier ou le mur et inspire profondément par le ventre, trois fois, avec le nombril qui entre quand tu expires et qui ressort quand tu inspires et emplis ta cage thoracique. Fait ? Bien, maintenant lis la suite, si tu le veux bien.

Pourquoi ce petit aparté ? Parce que pour faire face à une situation comme la tienne, il faut de la distance, particulièrement lorsque les difficultés apparaissent sur plusieurs fronts à la fois et ne te laissent pas d'échappatoire. En l'occurrence, tu es confronté en quasi-permanence à "tout ce qui va de travers dans (ta) vie", sans possibilité de retrait. Dans l'ordre, depuis le réveil-matin, jusqu'au coucher :
- chez toi, où l'une des tes compagnes vit et attend plus de toi que tu n'es en mesure de lui donner ;
- auprès de tes enfants et de leur mère, à cause des circonstances de ce divorce ;
- en-dehors de chez toi, dans les bras de ton autre compagne, qui attend plus de toi que ce que tu es en mesure de lui donner, ne respecte pas ta limite ;
- au travail, où tes problèmes personnels ont fini par te rattraper et menacent de faire s'écrouler la capacité à fonctionner qui te reste ainsi que de te retirer un endroit qui est important pour ton équilibre et ta stabilité (tant émotionnelle/intellectuelle que matérielle, d'ailleurs) ;
- et en toi, puisque les pensées semblent y tournoyer de façon incessante, de ce que je lis ici.

Tu es empli d'amour et de bonne volonté, cependant te torturer ainsi ne peut que rejaillir sur autrui : le bien-être des autres ne peut se faire qu'en commençant par le tien. Je ne peux m'empêcher de noter que tu portes certaines véritables responsabilités (celles de tes trois enfants ainsi que celle de cette nounou que tu as hébergée) d'une façon ambigüe. Comme si, outre le poids de cette responsabilité, elle te donnait aussi une assurance, une raison d'être. Les défis quotidiens nous donnent un élan, une cause, et je pense qu'il arrive parfois que l'on se crée certaines situations d'apparence inextricable, pour donner un sens à son existence.

D'autre part, je salue ton courage pour la gestion de cette situation de divorce avec ta fille. Et t'enjoins à prendre soin de toi, car la fissure de l'accusation, la perte de confiance et le doute lancinant ne se sont certainement pas éteints, vu la gravité de ce que sa mère semble l'avoir convaincue de dire contre ta famille. Le doute, particulièrement, s'insinue vite et se fixe à tout support, toute décision, tout ressenti et toute pensée.

Le doute peut être ce qui nous pousse à nous prouver notre propre valeur... ;) Or, prendre la nounou chez toi, la "sauver" de la rue, etc., ce sont des actes d'apparence valeureuse, mais il faut veiller à ce qu'ils soient bien cela, et non pas une manière de se détourner de ses propres problèmes, de couvrir un vide... Tu écris, toi-même, t'être senti "abandonné", à cette époque.

Je ne diminue pas tes faits ni ton bon-vouloir, et je sens un attachement sincère pour ton entourage, dans ce que tu entreprends pour le souder, le rafistoler, le guérir autour de toi. Cependant, l'attache à cette dépendance que certains y ont envers toi peut très vite virer à la co-dépendance. Tu es en phase transitoire du fait de ton divorce et as, de fait, une nouvelle façon de vivre sans famille 24h/24 et 7j/7 à laquelle t'habituer. Et, d'expérience, je dirais que la sur-intellectualisation et la rationalisation connaissent aussi des limites : il est des choses que l'on ne peut tout simplement pas faire pour les autres. Tôt ou tard, les sentiments refoulés refont surface, quitte à le faire de façon détournée, et ainsi, tes tentatives de repousser tes deux amantes ont échoué, peut-être parce que c'était fait à demi-mot, ou que tu auras exprimé ton voeu réel différemment...

Je ne pense pas qu'il s'agit, ici, de faire un choix, mais sur les deux plans, de remettre les pendules à l'heure. Dans les deux cas, ces femmes ont ignoré ou repoussé les limites que tu leur signifiais. Aimer ne veut pas dire donner tout ce que l'autre attend de nous, mais plutôt lui donner, en toute honnêteté, ce dont il a besoin pour emplir sa part de l'échange. Si tu ne leur signifies pas clairement que leurs souhaits respectifs sont incompatibles avec ce que tu peux leur offrir, tu ne fais que repousser la douloureuse échéance. L'amour nous donne des missions parfois pénibles et déchirantes. Pour le bien de l'autre, et le nôtre, ainsi que de l'entourage (puisque ce qui t'affecte affecte les personnes qui t'entourent, immanquablement).

Je n'ai aucunement des conseils à donner, mais je pense connaître certains entrechocs internes que tu décris très bien, dont la surintellectualisation et cette nécessité des responsabilités, veux bien en discuter plus avant avec toi. Je ne peux que te souhaiter tout le courage pour faire face à cette situation. J'apprends en même temps, et ne prétends pas du tout (au contraire, si tu connaissais mes propres fiascos !) maîtriser les idées dont je t'ai fait part. Celles-ci ne sont que le fruits de mes observations post-erratum...

Courage, et puisse ta déchirure se ressouder, petit à petit.

Blue

Message modifié par son auteur il y a 3 ans.

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Discussion : Café-Poly bienveillant Luxembourg

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Blueberries

le vendredi 22 avril 2016 à 22h17

Je me permets de remonter ce fil, comme une date définitive et un lieu ont été choisis.

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Discussion : Besoin de polyamour hiérachisé

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Blueberries

le mardi 19 avril 2016 à 09h13

Je te trouve humaine, Justine. Assez humble pour exprimer ton besoin, un besoin légitime, et tu ne demandes pas à ce qu'il soit satisfait au détriment des autres.

gdf et Siestacorta ont, à mon sens, exprimé les questions essentielles qui se posent dans cette situation : J'apprécie, Siestacorta, que tu contextualises l'apparition des idées anarchiques, avec notamment ce besoin de s'éloigner du modèle monogame avant tout afin de pouvoir construire quoique ce soit librement.
Par la suite, comme gdf l'indique, la hiérarchie, comme tous les autres aspects de la ou des relation(s), sera affaire de choix et à discuter avec tes vis-à-vis, pour arriver à ce qui VOUS convient.

Je trouve bien des degrés à vos réponses respectives... mais je ne vais pas polluer ce fil. :D

Une dernière idée, de mon cru, juste pour ta réflexion, Justine :

Justine-Stras
Et pourtant, c'est ce dont j'ai besoin en ce moment. Je crois que j'aimerais au fond de moi trouver une personne avec qui je vis une histoire d'amour forte, fusionnelle, où je me sens la "principale".

Ca ne veut pas dire que les autres relations sont moins importantes dans l'absolu.

Mais bon, j'ai réellement besoin de ça, peu importe d'où ça me vient...

Je ne sais pas pourquoi j'ai éprouvé l'envie d'écrire ça ici. Peut-être pour exprimer que malgré la compréhension intellectuelle que l'on peut avoir d'une manière de vivre (ici le polyamour) parfois on a des besoins vraiment trop forts et on n'a pas forcément envie de passer au-dessus...

Je ne condamne ni l'existence de ce besoin que tu exprimes, Justine, et trouve, au contraire, que tu es courageuse pour l'avouer, l'exprimer aussi ouvertement. Cependant, dans mon travail de déconstruction/construction, et de manière générale dans tous les aspects de ma vie, je suis particulièrement sensible à la distinction désirs et besoins.

Non, je ne vous ferai pas le coup du "Vous avez quatre heures !"

Néanmoins, je pense important de noter que :
-les besoins sont légitimes et avérés (et peuvent être ignorés, refoulés, et ainsi peuvent être sujet à doute ou confusion de les avoir effectivement, mais généralement forts : dans toutes tes mentions de "besoin", tu es indubitable) ;
-le piège, selon moi, réside dans le fait de chercher nécessairement à satisfaire un voeu dérivant du besoin et non le besoin initial.
Par exemple : Je souhaite avoir un couple principal dans ma constellation. Objectivement, on est d'accord pour dire que ceci n'est pas un besoin humain de base, puisque certaines personnes ne souhaitent pas être en couple. C'est donc un souhait, un voeu, un désir... appelez ça comme vous le voudrez.
On peut alors s'interroger : pourquoi vouloir de cela précisément ?
Pour moi, le voeu exprimé ici n'est qu'une voie parmi d'autres pour satisfaire un besoin (qui pourrait être le besoin de sécurité, d'appartenance, d'intimité...).

Là où ça se corse, c'est lorsque la satisfaction d'un voeu n'a pas l'air de fonctionner. Le couple principal sera là, mais... quelque chose ne fonctionne pas. Le besoin ne sera pas à remettre en question ou à condamner. Au contraire, pour moi, c'est la base de tout. Mais il s'agira de revenir à ce besoin, de le découvrir (ce n'est pas toujours ce qu'on croit) et de comprendre que le voeu choisi pour le satisfaire ce besoin ne lui correspond pas, n'est pas le seul moyen de pourvoir au besoin.

Alors, je pense essayer d'interpréter le voeu que j'ai choisi, car c'est l'une des pistes pour savoir ce qu'il me faut. Et souvent, le voeu est inspiré par l'environnement fortement mono-normé dans lequel nous baignons.

Résumé : Je veux rester fidèle à mes convictions quand j'interprète mes voeux, qui, certes, dérivent de mes besoins, mais ne sont qu'une façon parmi d'autres de satisfaire ces derniers.

Food for thoughts, tout ça. ;) Bon courage, Justine !

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Discussion : Le Polyamour, un écran de fumée pour les anorexiques émotionnels ?

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Blueberries

le dimanche 17 avril 2016 à 20h38

MagentadeMars
Ou même ce qui te plaît à faire :-)

Exactement ! :) Merci de la correction !

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Discussion : Polyamour platonique ?

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Blueberries

le dimanche 17 avril 2016 à 04h58

Je ne sais pas s'il s'agit d'une annonce, mais je réponds que j'y suis ouverte, ayant une relation vécue de façon platonique (sans qu'elle n'ait jamais été ainsi définie) qui me fait croire en la force de ce genre de liens, comme tout autre type de lien.

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Discussion : Des poly lesbiennes ?

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Blueberries

le dimanche 17 avril 2016 à 04h43

Pas poly dans la pratique, et pas exclusivement lesbienne : ça compte ?

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Discussion : Café-Poly bienveillant Luxembourg

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Blueberries

le dimanche 17 avril 2016 à 04h41

Date : samedi 7 mai 2016 à 18h30 pour la rencontre puis 20h pour le spectacle aux Hauts Fourneaux

Lieu : Belval, au Belval Plaza dans l'Urban Café.

Cherchez la table avec l'améthyste (une pierre violette) ! ;)

Après la rencontre, je propose à ceux qui le souhaitent de profiter de la Nuit de la Culture et d'aller voir Eden, Eden, Eden, production chorégraphique explorant le thème de la sexualité par une réflexion sur sa sensation et sa finalité (http://www.manok.org/spectacle/eden-eden-eden).

Puisque c'est une première d'organiser cette ronde, ici, je laisse le champ libre et ne pose pas de thème particulier pour cette rencontre, qui sera l'occasion de se présenter et de faire des suggestions pour les cafés suivants.

Seuls critères : bienveillance, discrétion et respect mutuels dans le dialogue, afin que nous puissions nous exprimer dans un climat de confiance et propice à un échange agréable, enrichissant et...

...aimant.

A bientôt, j'espère !

Bleu

Message modifié par son auteur il y a 3 ans.

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Discussion : Le Polyamour, un écran de fumée pour les anorexiques émotionnels ?

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Blueberries

le dimanche 17 avril 2016 à 04h08

(suite du message, qui n'avait pas été affichée)

MagentadeMars- Au sujet d'une "mode de vie polyamoureuse" et de la déculpabilisation quant à la fidélité (je ne sais pas pourquoi, je n'arrive plus à citer normalement) :

A vrai dire, je ne crois pas avoir mentionné une mode de vie polyamoureuse. Un mode de vie, oui, que j'entends par une façon parmi d'autres de se vivre hors-monogamie. Et le problème de la fidélité, auquel je ne me référait pas (bien qu'on le retrouve immanquablement dans la question du "poly ou pas ?"), ne me pose étonnamment pas autant de souci que, disons, l'aspect éthique à porter auprès de la société.
Plus clairement, je reconnais que mes craintes les plus spontanées à m'accepter en tant que polyamoureuse de nature ont plus avoir avec une image moralisatrice (présentez-vous comme une "salope éthique" et peu de gens retiendront le second terme, si ce n'est pour le tourner en dérision en pointant ce qui doit, forcément être un vilain oxymore dans une excellente plaisanterie !) qu'avec les détails techniques.

Cela dit, je salue ton approche et ta mise en pratique de la fidélité pour t'apaiser et te rester fidèle à toi aussi en te permettant d'être honnête, dois-je remarquer. ;)

Lorsque je pense à la fidélité, je songe à deux idées :
-l'honnêteté, dans le fait de ne rien promettre que je ne puisse donner ;
-la fidélité interpersonnelle, au sens où je me considère essayer d'être fidèle à chaque relation selon ses critères et le langage dont moi et l'autre aurions convenu pour vivre cette relation.

"Mais cela n'est qu'un premier étape : j'ai quand même des besoins d'intimité sexuels et relationnels : sans eux, j'aurais facilement évité la culpabilité en m'excluant de relations."

Aye... Je commence à accepter l'idée du besoin comme légitime, et non pas une saleté en moi qui m'empêche d'agir pour le plus grand bien seulement. Comprendre que j'ai un droit à la vie, le droit de la vivre et de vous vivre, et n'ai pas à m'en vouloir pour cela.
Petit à petit. :)

Merci à vous deux pour vos mots et votre inspiration.

J'espère arriver à faire ce qu'il me faut faire.

Message modifié par son auteur il y a 4 ans.

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Discussion : Le Polyamour, un écran de fumée pour les anorexiques émotionnels ?

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Blueberries

le samedi 16 avril 2016 à 11h10

Tcheloviekskinoapparatom
En tous cas Blueberries, tu montres une grande lucidité dans l'analyse de ton ressenti (et aussi, je dois dire, une capacité à la coucher sur le papier virtuel qui me frappe).
Je suis peut-être d'un naturel optimiste, mais j'ai du mal à croire que nos limites une fois connues et nommées n'en deviennent pas d'autant plus facilment surmontables, ou au moins apprivoisables.
Je suis curieux d'une chose : tu dis que tu n'en as jamais parlé à tes partenaires, mais que certains connaissaient et étaient soucieux de ton état. Alors, comment le connaissaient-ils ? Et jusqu'à quel point ?

Une autre interrogation que j'ai c'est : de toute évidence cette situation t'est pénible, mais pourquoi au juste ? Est-ce que ce qui te manque c'est de pouvoir exprimer ta tendresse ? Ou que d'autres l'expriment envers toi ? Utilises-tu (utilisent-ils) d'autres moyens ? Les mots par exemple : mots d'amour, ou plus pudiques encore, allusions partagées, sens poétique commun, etc. ?

Est-ce qu'il ne s'agit pas d'inventer un langage amoureux particulier ?

Merci pour ces paroles porteuses d'espoir, Tcheloviekskinoapparatom. Je pense effectivement en être arrivée à un point où je pourrais commencer plus activement à changer ce problème affectif et sexuel, et justement parce que j'ai accepté de le prendre au sérieux, y compris de me prendre au sérieux dans les faits, pour pouvoir considérer mes observations avec le crédit qui m'a permis de récapituler tout ce que j'ai tenté de retranscrire ici. Te lire me rassure sur ce point, puisque tu as, à deux reprises, souligné des questions récurrentes dans mon questionnement : je pense m'être bien exprimée, être suffisamment ouverte sur la problématique et mon rôle dans cette histoire et ça fait du bien !

Quant à la question des partenaires... Certains ne relevaient rien (étaient choisis pour cela, d'ailleurs), mais le premier partenaire à m'avoir fait lentement prendre conscience d'un problème qui n'impactait pas seulement moi connaissait en partie mon histoire familiale et l'abus psychologique et religieux dont je souffrais, car nous étions tous deux traités pour syndrome post-traumatique, avons fait connaissance ainsi et avons couché ensemble occasionnellement durant cette période. Il m'a, à quelques reprises, interrompue et appelée durant l'acte lorsque je montrais des signes de réminiscences post-traumatiques, disait avoir peur que cela se produise à cause de lui et de nos rapports (il avait été témoin de crises dans le cadre du travail thérapeutique, ce qui explique aussi sa finesse d'observation). Je pense deviner quels gestes, quelles expressions faciales lorsque je "disparaissais", mais à l'époque j'ai beaucoup diminué ces phénomènes, pour ne pas l'inquiéter et parce que je ne voulais pas qu'il en prenne une responsabilité erronée. Ainsi, pas de communication, ce qui a amplifié le phénomène, l'a aggravé, nous a affaiblis, nous a rendus moroses, inquiets et a confortablement installé nos murs respectifs entre nous dans la couche et en-dehors (relation cachée).

D'autres partenaires m'ont dite tendue ou absente, voire paniquée. Par le passé (j'ai dû progresser depuis, non ? :p), certains interprètaient l'autre versant hypersexuel comme de la véritable excitation et un vrai désir à leur égard... Aujourd'hui, c'est très mélangé, selon mon niveau de conscience durant l'acte. Tout est affaire d'interprétation, et j'admets ma faute dans le fait de ne pas avoir communiqué avec mes partenaires, le plus souvent (et lorsque je l'ai fait, pas assez et pas assez précisément).

Pour ce qui est des raisons qui me rendent triste et me font vouloir changer la donne :
-la culpabilité d'utiliser mes partenaires pour entrer dans ces états de transe ou de tenter d'assouvir la soif hypersexuelle ;
-Je ne veux plus faire courir le risque émotionnel à un partenaire qui pourrait se sentir responsable s'il venait à remarquer ces phénomènes, remarquer mon "absence" ou la présence d'une "autre personne à ma place" ;
-le risque physiologique véritable de ces états pour moi et les autres, puisque ces échanges ont prêté lieu à violences (brutalité demandée par moi, encore une fois) et, une fois, à l'absence de protection durant le rapport (testée négative, j'ai alors pu admettre le problème, non sans une bonne dose de gratitude et d'humilité) ;
-la pauvreté d'échange sitôt que l'intimité risque de survenir - Je ne veux plus fuir à travers la sexualité et/ou me sentir forcée d'interrompre le dialogue et le lien lorsque l'intimité survient/est survenue ;
-je veux me laisser une chance de vivre le monde et la communauté humaine qui le peuple comme je l'entends et comme on m'en donne la chance, sans crainte d'être de trop ou d'être néfaste à autrui ;
-et, oui, il y a souffrance à ne pas me sentir autorisée à exprimer mon affection, à ne pas savoir l'accueillir sans fuir à un moment ou l'autre, des situations qui ont généré un cercle vicieux de manque à l'origine des passages à l'acte dévastateurs et condamnant ;
-être incapable d'être authentique devant l'autre, à me taire le plus souvent ou jouer un rôle pour le maintenir à distance ou maîtriser le lien (Cela dit... que c'est beau de vous écouter sans intervenir, chers colocs terrestres. ;)) ;
-la souffrance à croire que je n'ai pas le droit de m'attacher, que je n'ai pas ma place où que je me trouve, que si j'exprime simplement ce que j'ai à exprimer, de vieilles condamnations (très mono/hétéronormées, au demeurant) seront assénées, du style : "Ouh, attention, elle en veut plus (comprendre : vie de couple) !"
-le risque d'être contrainte à suivre ces schémas me fait également peur (si je décide d'exprimer une certaine tendresse, je DOIS vouloir un cadre romantique conventionnel pour ce faire)

-et, enfin, au vu de ce que je suis, de ce que j'ai été, une triste conviction est née d'être néfaste et coûteuse en énergie aux êtres qui m'ont approchée de trop près et/ou m'ont tant enseigné de ce fait. La croyance d'être indigne d'approcher l'autre, de le mettre en danger.

Aujourd'hui, j'écris ces lignes et je vous prends à témoin dans le fait de me laisser une chance quant j'étais sur le point de renoncer et de me retirer. Je veux croire à mon droit à me nourrir d'autrui et croire que, malgré mes échecs dans mes tentatives de nourrir aussi, j'ai d'ores et déjà progressé, admis mes fautes, et déjà donné, que personne n'est encore mort de mon lait et que je veux, veux, veux vous donner la possibilité de vous abreuver en mon sein.

Quant à un langage amoureux ? Mes propres gestes, mes massages, mes mots, mes attentions et observations, oui, que souvent je n'utilise pas pour les remplacer par des caresses et des mots génériques qui ne me mettent pas autant en danger.

Merci pour la réflexion, Tcheloviekskinoapparatom. Sans y être, c'est précieux de me souvenir de ce que je veux accomplir.

MagentadeMars
(...)bien d'apprendre qu'on est aimable malgré cette difficulté spécifique, qui est de refuser ce que la société considère comme partie intégrale de la relation amoureuse et sexuelle. Il m'a fallu alors chercher des personnes ouvertes à la construction d'une relation selon des bases plus adaptées, dont la forme n'est pas disponible comme une "relation-type". C'est ce qu'entend Tcheloviek... comme langage amoureux particulier ?

Pour moi alors, "polyamour" n'est qu'un mot à déclencher une conversation sur ce qui serait éventuellement possible...

C'est ce qu'il m'a semblé y trouver aussi, Magenta. :)

MagentadeMars
Blueberries, il y a des idées dans ton discours qui me font résonner... pas tous, j'avoue de ne pas avoir tout lu avec l'attention nécessaire. Surtout, c'est cette peur d'infliger de la peine sur des autres, à cause de ce que tu penses tes failles.

Certaines de ces failles sont soit irrationnelles ou ma perspective les agrandit, je le vois bien (l'idée d'être indigne et néfaste), mais d'autres sont avérées et une vraie menace (les dérapages hypersexuels).

Message modifié par son auteur il y a 4 ans.

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Discussion : Le Polyamour, un écran de fumée pour les anorexiques émotionnels ?

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Blueberries

le mercredi 13 avril 2016 à 21h42

Tristan48
J'ai faillis devenir comme toi après une grosse rupture. J'ai un peu ces tendance là. Mais j'ai eu la chance d'être énormément aimé. Par une semblable qui a décidé de faire du tris dans sa vie affective émotionnel et amoureuse. J'ai eu la chance de rester son ami. Une amitié câline avec un refus mutuelle de sexualité entre nous. Même lorsque que les câlins sont trop appuié et qu'en nous s'ouvre cette porte de désirs. nous luttons ensemble contre nous même pour ne pas succomber et tuer ce moment intense qui vie au travers de notre connexion.
J'ai faillis devenir comme toi aujourd'hui je suis pire. Ce n'est que le résultat de ce traumatisme que l'on appelle la vie.
Quelque soit les questions que l'on se pose, les jeux que l'on joue, les tempêtes que l'on traverse, on est toujours capable de vivre et de créé d'intenses moments de bonheur et de dire honnêtement je t'aime si l'on est un peu lucide.
Prends soin de toi ne te mélange pas avec n'importe qui tu pourrais perdre des morceaux de ton âme. Vie et aime. Donne et partage. Pose toi des milliards de questions insolubles.

Et même si je ne vous connaît pas, même si je n’ai jamais eu l’occasion de vous rencontrer, de rire avec vous, de pleurer avec vous ou de vous embrasser, je vous aime. De tout mon cœur. Je vous aime.

En repensant à cela ainsi qu'au message de Tcheloviekskinoapparatom, j'ai noté ce parallèle que je fais entre gestes personnels, pour ainsi dire, et intimité véritable, peut-être que cela parle davantage pour expliquer la sexualité en tant que barrière.

Câliner et toucher quelqu'un sans dériver vers les caresses sexuelles m'est plus difficile et plus angoissant que la sexualité (préliminaires comprises), me donne le sentiment et la sensation d'être trop visible, je glisse invariablement vers les caresses plus appuyées, plus brutales. Si cela a souvent plu à des partenaires sexuels fort excités (et peu scrupuleux... raisons pour laquelle je les choisissais), j'ai eu la triste surprise un jour de réagir assez violemment à un partenaire qui voulait me caresser le visage en me regardant dans les yeux, sans que je ne puisse cacher quoique ce soit de ma peur, de ma colère, de ma tristesse, de mon désarroi apeuré face au geste si tendre qu'il m'en brûlait...

C'est pourquoi, Tristan, je trouve ce que toi et ton amie avez su maintenir infiniment précieux et beau.

Message modifié par son auteur il y a 4 ans.

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Discussion : Le Polyamour, un écran de fumée pour les anorexiques émotionnels ?

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Blueberries

le mercredi 13 avril 2016 à 21h16

Merci à vous deux d'avoir écrit.

Tristan48

Tristan, bien que nos vécus semblent différer, je suis très touchée par tes mots. Moi aussi, je t'aime, frère humain, et ça fait beaucoup de bien de te lire. Tout simplement, mais bien fortement. ;)

Quant à avoir été aimé, je pense que c'est au coeur du problème, n'ayant pas eu ce luxe dans mon contexte. Aujourd'hui, je fais face au plus beau et plus difficile défi : accepter que je suis aimable, inconditionnellement, simplement. Accepter d'être approchée par des gens voulant me témoigner leur appréciation.

Tcheloviekskinoapparatom
Il me semble que le risque, ce sont ces difficultés, pas le mode de vie polyamoureux. Est-ce que tu penses que tu aurais moins de difficulté dans un cadre monogame ? A priori vu de l'extérieur ça n'a rien d'évident. Et peut-être qu'au contraire dans un cadre non-exclusif les côtés angoissants des sentiments (se sentir responsable de l'autre, la peur d'être abandonné) peuvent être adoucis, apprivoisés... mais bien sûr tout dépend des relations spécifiques avec des personnes spécifiques.

Comme toi, je vois les difficultés initiales avant le mode de vie polyamoureux. Je sais que la honte et la culpabilité de m'identifier comme amoureuse plurielle sont d'autant plus présentes que je crains de mettre plus de gens en danger émotionnellement avec mes problèmes de phobie sociale en situation polyamoureuse que si j'étais "mono comme tout le monde." Ce sont des angoisses omniprésentes. Pour ce qui est de mes convictions : la monogamie ne m'apparaît effectivement pas comme une solution à mon problème (le travail sur moi, si), et c'est d'ailleurs à la suite de mon travail thérapeutique que j'ai pu mettre un nom sur mes idées et aspirations d'amours plurielles et le concept d' "amours fraternelles humaines", comme je les nomme encore (des liens relationnels qui seraient catalogués voire "accusés" d'être des relations amoureuses du fait de leur intensité quand ce n'est pas de cela qu'il s'agit).

De même, dans mon souhait d'autonomie et d'apaisement des angoisses d'abandon (que, par discipline, je n'ai que peu exprimé jusqu'à récemment), comme tu l'écris, je pense au polyamour comme un édifice crédible pour me vivre en acceptant mes sentiments "les moins nobles" ou d'aspect "déraisonnable" tels que la peur, la haine, l'amour, sans devenir pour autant un monstre de désirs égoïstes et désordonnés (une peur tout aussi présente).

Ma propre responsabilité est essentielle, la pose de limites et la possibilité de protéger de d'assurer l'autre face aux difficultés de mes troubles, tout cela sont des choses que je me sens en mesure de faire, objectivement, dans un cadre polyamoureux comme un cadre mono, et peut-être même davantage en présence d'un individu poly-réfléchi du fait de l'ouverture exceptionnelle de la communauté sur la communication inter-personnelle.

Tcheloviekskinoapparatom
Oui, je veux bien des éclaircissements. Classiquement la sexualité représente plutôt une ouverture émotionnelle à l'autre, du coup je ne vois pas bien comment ça se traduit pour toi. Une séparation nette du sexe des autres types d'interaction ?

Bien sûr ! Alors, comme toi, je vois la sexualité comme un moyen d'expression émotionnelle envers l'autre... ce qui me donne un sentiment de danger personnel (ma vulnérabilité) ainsi que de mettre l'autre en danger.

Comme je l'écrivais, l'acceptation du sentiment en moi est très difficile. Je vais l'accepter un jour, nier le suivant, craindre l'attirance, souhaiter accepter ce qui pourrait être, nier de nouveau, etc. Alors lorsque l'opportunité d'une rencontre intime se présente, elle est loin de trancher, puisque, par le passé, j'ai eu des relations sexuelles avec des individus qui m'indifféraient et usé du sexe comme une arme contre moi-même. Je n'ai connu le sexe en tant que signe d'appréciation mutuelle qu'à deux reprises, mais des phénomènes très pénibles continuent à survenir dans ma sexualité, qui a commencé dans une brutalité maladroite que je continue malgré moi à rechercher. Je deviens agitée et crains la visibilité qui me rendrait vulnérable. Mes propres gestes deviennent impossibles à réaliser et j'exécute une sexualité plus vulgaire pour tenter d'apaiser une soif inextinguible (la sensation du manque sexuel) qui en plus me permet de me cacher émotionnellement.

Il s'agit d'une réaction post-traumatique, mais je ne parviens pas encore à maîtriser cela, et n'en ai jamais parlé à mes partenaires, avec qui j'ai chaque fois fini par cesser de communiquer petit à petit, dès lors qu'un contact physique intime avait eu lieu. Par ailleurs, ayant pour les premières fois connu des partenaires soucieux de mon état et connaissant en partie mon vécu, j'ai eu la mauvaise surprise de constater que mon état "délirant" était visible. C'est cela ce que j'entends par le danger émotionnel que je fais courir à mon partenaire, puisque l'un d'eux avait été blessé et s'était considérée comme responsable de mon état pour avoir eu des relations sexuelles avec moi.

J'espère que cela est clair (le phénomène est difficile à décrire, mais nous pouvons continuer par MP si nécessaire, car il est certaines choses que je ne peux poster sur un forum publique).

Quant à séparer sexe et autres façons d'interagir... La mononormativité et mes méfaits prônent la méthode (ça semble raisonnable), cependant que mes convictions sont de l'ordre de l'expression spécifique par relation et besoins spécifiques. Un idéal que j'aimerais réaliser, avec du travail et de l'espoir. Pouvoir toucher physiquement quelqu'un si notre lien nous y conduit, sans finir par disparaître par sécurité (pour moi et lui/elle).

Merci pour tes observations pertinentes, Tcheloviekskinoapparatom.

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Discussion : Le Polyamour, un écran de fumée pour les anorexiques émotionnels ?

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Blueberries

le mercredi 13 avril 2016 à 09h16

Bonjour, les polyglottes !

Éventuel préambule, j'ai écrit, dans ma présentation, au sujet du contexte traditionnel religieux et répressif dont j'ai souffert et guéris à présent dans ce post : /discussion/-bko-/Presentation-et-ressuscitation-d... (Tout MP est également bienvenu pour approfondir la discussion, je ne mords pas...pas la première fois, du moins. ;))

My two cents, grosso modo, sur le pourquoi-j'en-suis-venue-à-poster-à-ce-sujet :
Mon vécu intime (terme générique qui englobe surtout mon vécu physiquement intime et relativement peu de vécu sentimental ouvert) ne comporte aucune relation "officialisée", ce qui m'a, jusqu'à présent, toujours convenu par choix. Pour diverses raisons de développement et de construction individuelle, je ne veux pas être en couple. Et je ne pourrais sans doute pas supporter ce genre de situation.

Néanmoins, j'ai tenté d'être ouverte à la rencontre avec mes compagnes et compagnons terrestres lorsqu'elles survenaient, d'aller contre mon évitement maladif pour tenter de vivre les relations une à une. Or, j'éprouve énormément de difficultés à le faire, passant par des phases successives d'obsession sexuelle, d'angoisses d'abandon, de fermeture émotionnelle à l'autre (par dégoût personnel lorsque je prends conscience des sensations et sentiments de manque que je bride par discipline en craignant de perdre mon autonomie ou d'être néfaste pour autrui...). Et, invariablement, j'en suis venue, par choix ou sur choix de l'autre, à m'écarter de la personne, ce qui chaque fois m'a procuré un triste soulagement. Soulagement, à l'idée de ne pouvoir courir plus avant le risque de blesser l'autre et de supporter, moi-même, cette spirale infernale et que je vis de façon malsaine. Tristesse, car... je ne peux vivre intimement ces personnes, que j'apprécie à leur hauteur, et perds de belles occasions d'échanger avec mon prochain.

Dans le cadre de mon travail personnel et notamment de déconstruction-reconstruction, j'ai commencé à travailler à mon hypersexualité (addiction sexuelle), et m'intéresse depuis plusieurs mois au concept de l'anorexie intime et émotionnelle, qui est une forme d'addiction sexuelle. Un récapitulatif des caractéristiques ici pour les anglophones pour ceux qui n'en auraient pas ou peu entendu parler : www.slaadvi.org/characteristics-of-sexual-anorexia...

A l'exception des questions de responsabilités, pour lesquelles je n'ai aucune difficulté (non, non, je n'accuse personne de m'ensorceler ;)), nombre de ces caractéristiques font l'objet de mon travail, notamment ma peur de l'engagement et mon incapacité à vivre l'intimité émotionnelle par angoisse et projections, et je vous amène ce sujet avec les questionnements suivants :

-Un mode de vie polyamoureux peut-il représenter un risque pour qui, comme moi, éprouve des difficultés à accepter des sentiments envers autrui ? ;

-Si oui, en quoi ? ;

-Que pensez-vous de l'usage de la sexualité pour se couper sentimentalement et émotionnellement de l'autre ? Pour ma part, c'est le cas, y compris lorsqu'un lien émotionnel avec quelqu'un est suivi d'un lien physique ou commence à y tendre, car je ne parviens pas à m'empêcher d'agir de façon évitante (par des stratagèmes plus ou moins directs... encore une fois, pour qui est intéressé, je suis disposée à approfondir ce qui ne serait pas clair, suffit de demander ! :)) ;

-quant à l'idée d'apprendre avec l'autre : comment protéger l'autre et se protéger de la négativité sexuelle dont on souffre encore, tout en se laissant un chance de commencer à changer ? (à ce sujet, un excellent post sur la positivité sexuelle, dont le dernier message est un avertissement pertinent sur les potentiels énergivores : /discussion/-bbP-/Sex-positive-polyamory/) ;

-d'autres idées sur le sujet ??? Je suis preneuse, en aurai sans doute d'autre en courant de chemin...

Je pense avoir récemment grillé une belle occasion de m'apprendre, une fois de plus, alors, à défaut de me consoler, j'ose espérer en apprendre et, tant qu'à le faire, partager les fruits de mon travail avec qui serait dans un cas semblable ou quiconque pourrait un jour rencontrer une personne avec ce genre de difficultés. J'ai tenté de rendre ce post aussi clair que possible sans entrer dans des détails embêtants, mais n'hésitez pas à poser des questions si quelque chose vous échappe.

Au plaisir de vous lire et... d'apprendre.

Bleu

Message modifié par son auteur il y a 4 ans.

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Discussion : Présentation et ressuscitation de café-poly

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Blueberries

le mercredi 13 avril 2016 à 08h08

LuLutine
Polybifounours, alors ! :D

Lulutine, un astucieux nouvel ajout au glossaire... ;-)

Bon, les Lulus (ou Lorrains et autres transfrontaliers de ce site), personne pour participer à une rencontre ???

M'en voyez navrée, tiens ! :(

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Discussion : Café-poly Luxembourg

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Blueberries

le vendredi 08 avril 2016 à 08h34

Rebonjour !

Suite à un post passé, je reviens donc pour signaler que je souhaite relancer un café-poly à Luxembourg-ville vers fin mai ou même courant de ce mois-ci, probablement en weekend (à moins que...).

Y aurait-il des intéressé(e)s ?

N'ayant pas participé aux cafés passés, qu'une certaine Florence (membre de ce forum, par ailleurs) organisait, et n'ayant jamais pris part à ce type de café, je serais reconnaissante de toute aide, tout conseil apportés, ainsi que des suggestions pour en faire un moment convivial, sécurisant et enrichissant pour chacune et chacun.

Je n'ai qu'une idée de lieu, calme et discret pour l'heure, cela serait sans doute quelque chose à creuser aussi, si quelqu'un a un lieu de prédilection. En outre, comme le temps se fait changeant, une rencontre en extérieur n'est pas à exclure non plus.

Enfin, si cela devait se faire, je serais d'avis d'un échange libre dans un premier temps, ne tiens pas tant que ça à poser un thème pour une première.

Bref, potentiels intéressé(e)s, qu'en dites-vous ? Envisageriez-vous de venir ? Si oui, quelle date vous conviendrait le mieux ?

Bleu

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Discussion : Présentation et ressuscitation de café-poly

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Blueberries

le vendredi 08 avril 2016 à 08h23

Merci pour l'accueil ! :)

LuLutine
Bienvenue chez les fous ! :D

Nan, je plaisante.

T'es tombée chez les polybisounours :P

Et pourquoi pas les deux d'abord ? Polybisounours animés d'une saine folie...

Bref, j'ai hâte de voir ce que ça donne de plus près, je vous lis depuis un moment, déjà...

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Discussion : Présentation et ressuscitation de café-poly

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Blueberries

le jeudi 07 avril 2016 à 10h57

Bonjour à vous.

Ô comme j'abhorre les silences étriqués des premières fois, j'ai l'impression de ne rien avoir à dire et tant à la fois ! Alors, comme je ne souhaite pas réciter, ici, mon état civil (d'un palpitant inouï, il n'a pas changé en un peu plus de vingt ans, v'rendez compte !?), je vais vous parler de mes espoirs, de mes aspirations et de mes idéaux, qui me servent de manuels d'auto-rééducation.

Il y a quelques années, sortie enfin du carcan abusif d'une famille pour laquelle je me suis perdue dans les méandres de la rigidité religieuse (les dogmes aveuglément suivis, je précise, et non pas la philosophie religieuse, que je trouve, elle, réfléchie et belle, lorsque elle est recherchée et vécue au lieu d'être assénée), j'ai activement commencé à apprendre à suivre mon instinct et mes désirs de vie.

Mon premier contact, moins qu'éphémère, avec l'existence du polyamour, ou du moins, des relations non-monogames, remonte à mes premières lectures sur les pratiques de ce qu'on nomme la sexualité sacrée. En effet, je m'identifie comme agnostique, et mon intérêt pour l'Histoire humaine, tant anthropo-, ethnologique que religieuse et spirituelle, m'a conduite, très tôt, à trouver ce que je ne trouvais pas dans le carcan familial dans les croyances spirituelles terrestres, telles que le Reclaiming, les mouvements néo-païens... Sans brûler de l'encens à tout bout de champ et danser nue au clair de Lune (et pourquoi pas, d'abord !? :) ), j'y ai trouvé les premières pistes à suivre pour trouver l'individu que je suis, qui aime avec bouleversement "voir vivre" les êtres vivants, la terre que leurs pieds foulent, l'environnement en constant renouvellement, dans l'erreur ou l'accomplissement, mais toujours dans l'évolution et l'apprentissage.

Voilà pour le fluffy pagan stuff. Et j'apprends à aimer et respecter sans plus fustiger (bien que m'en moquer gentiment) cette douceur en moi, à l'administrer lorsqu'on m'y autorise et que je parviens à accepter l'autorisation.

Accepter une autorisation ? C'est que, des années d'auto-endoctrinement pour gagner ce qui serait inconditionnel aux dires de certains - ce à quoi je réponds : "Ô que non..." - nommément l'amour du parent qui vous a donné la vie, eh bien... ça laisse des traces. Et des réflexes auto-destructeurs et destructeurs.

Cernée par les angoisses d'abandon, de commettre mille pêchés, d'être impure et néfaste à la communauté humaine que j'abandonne parfois par l'isolement désespéré, je ne désespère pas de se faire rejoindre mes convictions les plus intimes avec un sentiment et une intelligence émotionnelle rééduqués.

Le polyamour, donc. Après ce bref contact (une œillade, quelque peu étonnée et sceptique, à vrai dire) dans une critique sur la bibliographie de Messire Gerald Gardner, je n'y ai qu'à peine songé. Puis il a fallu me confronter à l'acceptation de mon orientation sexuelle. Un forum sur la bisexualité notoire m'y a aidée, et c'est ainsi que j'ai appris l'existence effective et pratique du polyamour, à travers les récits d'autres membres. Mais toujours pas d'intérêt personnel. J'étais, a priori, mono par défaut.

Enfin, des péripéties et le déchirement de la matrice putréfiante plus tard, me voilà libérée...et c'est lors d'un séjour dans une communauté axée sur le soin par la spiritualité que j'ai rencontré une femme, pansexuelle comme moi, à qui j'ai pu confier mes peurs sociétales, de ne pas être fréquentable par mes "tristes et moins tristes papillonages." Celle-ci m'a parlé de son expérience et de sa polyamorie. Révélation telle que celle qui vous coupe le souffle lorsque vous réalisez que les clés que vous cherchiez... se trouvaient dans votre main tout ce temps (ou la poche arrière de votre jean, selon le degré de difficulté et d'hébétude, vous choisissez.) !

Pourtant, je peine beaucoup à accepter cela. Mes blessures sont encore à vif et ma difficulté à aimer librement n'est égalée que par la terreur ou le déni à me laisser être aimée par autrui. Ainsi, mes contacts se font lents, laborieux... puis je les limite et fuis, parfois de façon désastreuse pour moi et mon entourage.

Pourquoi le polyamour, dans ce cas ? Je ne me définis pas comme polyamoureuse, n'ai pas cette prétention. Pour moi, c'est un aboutissement fondé sur une communication sincère, efficace et garante de la sécurité physique et émotionnelle de tous les partis, chose que je n'ai pas été en mesure de faire, ayant blessé, m'étant blessée à maintes reprises. Mais j'aspire à développer et permettre mon naturel, que je pense être polyamoureux, car :

- Je n'ai jamais été en couple, ne sais si cela me conviendrait pour m'épanouir, et, de fait, ne l'envisage pas forcément ;
- J'aspire à un univers où il est possible d'échanger avec autrui selon les seuls langages et critères de la seule relation en cours, sans avoir à craindre d'être jugée, condamnée, accusée de "vouloir plus, héhé" (comprendre, en langage hétéro- et/ou mononormatif : "Vouloir me caser avec cette personne.") parce que certains types d'échanges jugés peut-être trop intimes ou profonds se feraient hors cadre conventionnel "prévus" pour ces échanges ;
- Je souhaite avoir le droit d'être démonstratrice de mon affection et de mes pensées envers les personnes de mon choix, ainsi que je le souhaite et qu'elles me le permettent ;
- J'ai un idéal de dynamique de groupe, familiale, où chaque individu tient une place qui n'est que la sienne e dépit de la pluralité du choix, car chacun est unique dans son apport, son enrichissement (s'il se le permet) ;
- Je veux vivre mon environnement et tous ses éléments humains au maximum de leurs potentiel, approfondir l'émotionnel, l'intellectuel, le physique, le sensuel, le spirituel, l'érotique et/ou le sexuel (depuis "Tiens, j'ignorais que cette femme, des rencontres et small talks hebdomadaires, aime la littérature latino-américaine aussi. Elle aimerait sans doute le bouquin que je viens de finir." à "Quand cet ami parle de ce sujet, je le vois passionné et je suis émue. Et j'ai parfois envie de lui.") ;
- Que je suis un puzzle humain : bien que complète, certains morceaux insoupçonnés peuvent être activés au su de ma conscience atrophiée par le contact avec des individus ayant remarqué leur propre morceau ("Roooh, t'as un dauphin dans ton paysage ! Mais attends... moi aussi !") ;
- Outre mon refus d'imputer la responsabilité de mes besoins intimes et sentimentaux en grande partie à une personne, je ne veux pas tomber dans la spirale de la hiérarchie : s'il est vrai que toutes mes connaissances n'auront pas le même degré d'importance à mes yeux, elles seront toutes essentielles à une partie de mon apprentissage humain et terrestre, toutes récipient de mon don, si elles le souhaitent...

Ça, et tant de choses encore. Bien entendu (je ne dirais pas malheureusement, parce que ça promet d'être intéressant à mettre en oeuvre), beaucoup de ces idéaux en sont encore à ce seul stade, entravée que je le suis par les modèles sociaux de l'économie du manque. Si j'accepte quelque chose, c'est forcément que quelqu'un d'autre, ailleurs, et davantage méritant que moi, en manque.
Et puis ces craintes vicieuses, que les échanges intimes sont trop peu nombreux, que ce serait plus facile de "s'assurer" une personne avec qui en avoir...

Je veux triompher de ces leurres, et pouvoir me présenter proprement devant chaque individu avec l'assurance que nous sommes bien des additions enrichissantes à quelque chose de complet et de viable, qui n'en sera que plus... beau et grandi, diversifié.

Alors, je veux m'en remettre à des membres de la communauté humaine vers laquelle je commence à me tourner, pour m'aider à me forger, à croire en l'amour que l'on me donne et en ma capacité à le porter dignement. A croire en la validité de mon propre amour, sa sensualité, son droit d'être et d'être exprimé, comme je le mérite et comme vous le méritez.

Et surtout, toi (on peut se tutoyer, non ?), qui viens de me lire, partiellement, en diagonale, de A à Z ou pas du tout...

Je voudrais ressusciter les cafés-poly francophones luxembourgeois, entre autres (je posterai bientôt à ce sujet).

Chiches que vous allez m'aider à fusionner le Moi-que-je-sais-et-veux-être et le Président exécutif ! :P Chaque participation, quelle qu'en soit la teneur, sera prise en considération et récompensée par un bisou sur la joue, une étreinte et/ou une place de choix sur la liste de personnes à qui offrir des pâtisseries dans une possible rencontre.

Au plaisir de vous lire, d'échanger et dans l'espoir que mon descriptif vous ait arraché sinon un franc sourire ou moins une moue plus ou moins appréciative ! Sinon... dites-moi au moins que je suis folle à lier !

Bien à vous,

Bleu

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