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Bordayl de solitude

Bases
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(compte clôturé)

le dimanche 27 juin 2010 à 23h59

La conjoncture actuelle est difficile.

Après les petits hauts, bas et ébats de début d'année, voilà que je me retrouve dans en état de célibat effectif qui commence à se prolonger. Diantre ! Et, même si j'en ai connu de plus longue sans trop que ça me pèse… Et bien voilà qu'aujourd'hui, je commence à en avoir un peu gros sur la patate.

J'ai été presque solide ces sept derniers mois, mais là je ressens assez clairement le besoin d'être soutenu d'une manière un peu stable. Et en même temps ça me ferait autant chier d'attendre ça quelqu'un. Juste égoïste.

Et vous, vous gérer comment votre précarité affective et votre besoin de compagnie, quand ils vous tombent sur le coin de la gueule ?

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Petit rajout a posteriori : en fait, je crois que le dernier truc qui m'en a fait prendre conscience, c'est de côtoyer des d'jeuns de dix-huit à vingt ans avec toutes leurs hormones pendant la semaine qui vient de s'écouler. :P

Et puis une discussion avec Lisounette… (avec qui, s'il n'y avait pas tant de passif et un copain entre deux… Bref !)

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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Profil

Siestacorta

le lundi 28 juin 2010 à 01h17

Glups, hein, quand ça arrive.

Cela dit, ce n'est pas si égoïste d'avoir besoin de quelqu'un. Du fond de ma Misanthropie Occidentale, je te confirme qu'on est un peu sociaux et affectifs sur les bords, que pour la plupart (prêtres et autres sociopathes exceptés) on peut pas faire sans quelqu'un ou quelques deux.

Hang on to yourself, comme dit Ziggy.

(oh... sois pas littéral... remarque... ça calme toujours un peu.)

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(compte clôturé)

le lundi 28 juin 2010 à 08h48

Et vous, vous gérer comment votre précarité affective et votre besoin de compagnie, quand ils vous tombent sur le coin de la gueule ?

Mal. Je les gère mal. ^^
Accroche-toi Ben. <3

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Profil

LuLutine

le lundi 28 juin 2010 à 12h04

BenjaminL
Et vous, vous gérer comment votre précarité affective et votre besoin de compagnie, quand ils vous tombent sur le coin de la gueule ?

[Alors "besoin de compagnie" c'est assez vague, donc je le comprends au sens large et je vais te répondre en conséquence. Si tu voulais dire autre chose, faudra préciser...]

Je m'occupe de mon chat (mais tu peux prendre un chien si tu préfères, même si les chats, c'est vachement mieux, par contre les furets, attention c'est mal ;) ).

Je me lance dans des projets perso et/ou je prends le temps de finir l'un des 567356 projets perso que j'ai à peine commencé il y a dix ans.

Je range mon appart, mon placard.. (ça faisait longtemps).

Si vraiment avoir une occupation ne m'occupe pas assez pour oublier que je me sens seule, je vais voir des amis et/ou de la famille.
A ce propos, j'ai un ami - mono - qui semble avoir à mon sens une peur presque maladive de la solitude, et il est célibataire. Du coup il passe son temps libre (déjà assez réduit avec le boulot qu'il a) à organiser des soirées et autres après-midi conviviales pour ses amis (voire des projets plus gros comme des week-ends, des vacances...). Comme ça, déjà il passe du temps à préparer, éventuellement avec l'aide de quelqu'un, et ensuite il ne passe pas sa soirée ou son après-midi seul. Ca lui change les idées.

Oui en bref je crois que ça résume bien : si je me sens seule, j'essaye de me changer les idées.

Puis aussi, de voir le positif à être seule, pouvoir faire des choses que je ne ferais pas sinon, etc.

Ensuite c'est sûr que voir le positif quand c'est tous les jours qu'on est seul(e), ce n'est pas forcément évident. En tous les cas, j'ai des amis que je ne vois pas si souvent que ça mais qu'à mon avis j'appellerais bien plus souvent si je n'avais pas deux amoureux. Avec certains de mes amis, je me sens bien ; pas seule du tout.

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(compte clôturé)

le lundi 28 juin 2010 à 12h41

En fait, pour préciser, paradoxalement j'ai beaucoup d'activités ces derniers temps, et en ce mois de juin particulièrement. Et je sais que juillet et août seront du même acabit.

Du coup, j'ai pas mal de petits soucis organisationnels, pas forcément graves, mais que je n'ai pas l'occasion de partager avec quelqu'un de manière un peu intime, les yeux dans les yeux.

Quand j'écris « partager », il ne s'agit pas de donner une partie de ces soucis à quelqu'un d'autre, mais de pouvoir les évacuer en en parlant, et/ou tout simplement en me sentant soutenu à côté.

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Profil

LuLutine

le lundi 28 juin 2010 à 13h02

BenjaminL
Quand j'écris «  partager », il ne s'agit pas de donner une partie de ces soucis à quelqu'un d'autre, mais de pouvoir les évacuer en en parlant, et/ou tout simplement en me sentant soutenu à côté.

Les amis sont justement là pour ça non ?

L'ami célibataire dont je parlais a deux ou trois amis très proches avec qui il partage ce genre de choses justement...et lorsqu'ils ne sont pas libres, il essaye de trouver quelqu'un d'autre à qui en parler.

Je connais même quelqu'un qui commence par parler de ses soucis à ses amis plutôt qu'à sa copine - qui est une personne trop "impliquée" sans doute, pas assez distanciée, du simple fait de leur relation amoureuse

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(compte clôturé)

le lundi 28 juin 2010 à 13h23

1er réflexe: je me noie dans le sexe.
ça m'occupe/ me déstresse en m'empêchant de penser pendant 10mn et c'est ce qu'il y'a de moins auto-destructeur.

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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Profil

PolyEric

le lundi 28 juin 2010 à 14h39

Ben, moi je cherche avec ferveur et acharnement ma moitié, ou une quart, ou même une 10%.

Et là, miracle, le problème diminue avant même d'être résolu.

Car un problème en cours de résolution est un problème à moitié réglé !

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(compte clôturé)

le lundi 28 juin 2010 à 22h03

ya pas de problémes ya que des solutions.
C'est juste une equation a deux inconnues voir trois

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(compte clôturé)

le lundi 28 juin 2010 à 22h52

LuLutine
Les amis sont justement là pour ça non ?

Le fait est que, manque de bol, cette suractivité de ces derniers mois limite très forts les contacts avec les amis/amantes que je voudrais voir.

Du coup, pour me noyer dans le sexe, ou la recherche de rencontre, ça limite un peu.

Exemple : la semaine dernière, j'étais formateur : déontologiquement, j'en suis donc resté à une relation classique éduquant/éququé avec des personnes que j'aurais pu trouver intéressants par ailleurs.

Pendant tout le mois qui vient, je dirigerais un camp de jeunes (à l'ambiance intense mais fermée pendant toute cette durée), ce qui limite aussi les relations un peu intimes (surtout sachant que trois des quatre filles sont casées et que la quatrième ne m'intéresse guère).

Bref, j'ai l'impression de ne pas avoir la moindre chance de m'en sortir avant deux mois, et ce sont justement ces deux mois pendant lesquels j'aimerais bien ressentir quelqu'un à mes côtés.

Grmblblblbl.

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anonyme (invité)

le mardi 29 juin 2010 à 00h27

Certes, certes...

Mais je crois qu'il faut faire une différence entre "être seul" (dans le sens : temporairement) et la solitude.

7 mois, c'est 7 mois. Ce n'est pas 3 jours, ce n'est pas 3 semaines. Il existe bien sûr plusieurs degrés de solitude plus ou moins dilués, plus ou moins longs.

Si je prends mon exemple, ces derniers mois, je n'ai vu que deux/trois personnes, trois/quatre fois par semaine, pendant une heure ou deux. Le reste du temps, je n'avais presque aucune relation : soit avec mon colocataire avec lequel je ne parle presque jamais, soit avec ma famille que je vois tous les 15 jours. Mon travail est parfaitement solitaire et je n'ai pas de loisir collectif.

Maintenant ces trois amis sont partis. De plus, mon colocataire est souvent absent, et ma famille est éclatée. Bien sûr, je peux m'occuper avec mon travail, et discuter sur Internet. Mais vous voyez bien que c'est très limité.

Pour résumer, je dirais que la différence entre "être seul" et la solitude est que pour cette dernière il n'y a pas de solution triviale, pas de truc. Si la solitude ne se vit que d'un seul côté, il faut aussi que les autres s'engagent pour briser l'isolement. Cela ne peut pas être une démarche strictement "personnelle".

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(compte clôturé)

le mardi 29 juin 2010 à 18h11

BenjaminL
(surtout sachant que trois des quatre filles sont casées et que la quatrième ne m'intéresse guère).

qu'est-ce qui t'empêche de les décaser ? c'est l'été des méduses...

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(compte clôturé)

le mardi 29 juin 2010 à 20h30

J'suis pas comme ça. :)

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Profil

LuLutine

le mercredi 30 juin 2010 à 14h03

Avec vos contributions (notamment celle d'anonyme) je me rends compte que j'ai été "seule" pendant des années lors de mon adolescence : pas d'amis à qui me confier, et à partir d'un certain âge on ne fait plus vraiment confiance aux parents pour parler de sujets intimes (enfin, que ce soit une question de confiance ou d'autre chose, en tous les cas on n'a plus très envie de leur raconter toute notre vie !).

Pendant des années, j'ai écrit. De la prose, des poèmes. J'ai dessiné. Je partais dans mon monde. Quand j'avais besoin de dire quelque chose, je l'écrivais - comme un journal intime.

Pourquoi ne pas écrire ce qui te tracasse Benjamin ? Tu peux envoyer la lettre a une personne proche si tu en as, ou bien la lui montrer dans quelques semaines quand tu la verras (si tu en as l'occasion).

Ou bien comme moi à une époque, si tu n'as personne, la garder pour toi...

C'est peut-être presque rien, c'est quand même mieux que rien. Ca m'a longtemps permis de ne pas totalement perdre la tête je dois dire : c'est parfois le petit rien qui fait tout !

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Profil

titane

le jeudi 01 juillet 2010 à 19h07

la "solitude"est un sentiment bien plus complexe que de se sentir seul en effet... il y autant de "solitudes" que de moments de solitude...

être seul ou se sentir seul ou se sentir abandonné, exclu, invisible...

être seul est notre condition je pense ! une condition fondamentale ! Nous sommes seuls à éprouver, à expérimenter et à vivre notre vie.... c'est un fait... pas un drame.

C'est de cette solitude existencielle que nous nous rapprochons ou pas des autres.... sans cette solitude pas besoin ou pas d'envie de se rapprocher des autres... si ? j'aime ma solitude qui me sert de tremplin vers les autres et me rend "unique" afin de pouvoir partager mon unicité non dans la dualité mais l'altruisme.... l'amour... hé oui

Se sentir seul est un sentiment étrange, un mal-être pour moi... une perte de confiance... une "déconexion" ... je me sens déconnecté des autres ou de moi même (ce qui est pire!).

je me sens comme ça lorsqu'une histoire se termine... un deuil à faire afin de retrouver ma solitude sans me sentir seul...

me sentir abandonné, exclu, invisible... est une question de "périphérie" pour moi.. une erreur de positionnement... une "illusion"... une réactivité égotique... pas une réalité...

voilà

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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(compte clôturé)

le vendredi 02 juillet 2010 à 00h07

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Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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Profil

LuLutine

le vendredi 02 juillet 2010 à 02h07

subimago
la condition "qu'on voit souvent" est impérative. sinon on ne se sent pas compris... soutenu... tout ça.

Mon meilleur ami, je ne le vois pas souvent (une fois tous les x mois ou toutes les x semaines, dans le meilleur des cas).

Mais je peux tout lui dire. S'il n'est pas disponible je peux trouver un moment pour lui téléphoner.

Donc "qu'on voit souvent" : je dirais pas forcément, si c'est un ami de longue date en qui on a déjà une confiance totale.

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(compte clôturé)

le vendredi 02 juillet 2010 à 07h59

subimago
t'as pas d'amis en somme... :-/

(je plaisanteuh!)

Nan, mais pas tant que ça, hein. :)

Seulement les quelques-uns suffisamment « proches » pour que j'ai envie d'échanger avec eux sont trop… loin ou peu accessibles avec nos activités réciproques du moment. :)

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(compte clôturé)

le vendredi 02 juillet 2010 à 12h43

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Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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