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[Article] La trahison / le pardon - Spring médiation, 2020

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bonheur

le dimanche 14 juin 2020 à 14h19

Voici un article que j'aimerai partager avec vous :

https://www.spring-mediation.fr/mediation/la-trahi...

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bonheur

le dimanche 14 juin 2020 à 14h24

Mes regrets :
L'amour intrinsèquement lié à la sexualité…
Le passage obligé par l'adultère…
Le pardon, une notion qui m'embarrasse dans sa définition même…
La notion de réconciliation qui ne me parle pas…
L'amour et nos "besoins"...

J'aime :
Que le sujet soit abordé…
Que les questionnements soient posés…

L'initiative de spring médiation d'offrir un soutien non stéréotypé !

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Anna51 (invité)

le dimanche 14 juin 2020 à 15h32

"Le pardon, une notion qui m'embarrasse dans sa définition même…"

Oh cette phrase m'intrigue beaucoup, je sens une réflexion que je ne me suis jamais faîte.

Si tu as le temps et l'envie j'apprécierais beaucoup d'en savoir plus ?

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bonheur

le dimanche 14 juin 2020 à 18h35

Bonjour Anna51,

Je vais tentée de t'éclairer. Mes propos sont ma vision et mon opinion, même si je peux utiliser le "on" qui me vient plus naturellement.

Déjà le dictionnaire :
"Fait de ne pas tenir rigueur d'une faute ; rémission d'une offense : Accorder son pardon.
Absolution du péché par un prêtre après la confession.
Formule de l'absolution.
Indulgence qui était accordée le jour où l'on célébrait la mémoire du saint patron de la paroisse ; fête religieuse, pèlerinage, etc., destinés à célébrer cet événement."

Si on prend "fait de ne pas tenir rigueur d'une faute ; rémission d'une offense : accorder son pardon"

Je développe mon point de vue. Pour qu'il y ai pardon, il faut qu'il y ai faute (offense). Bon, du coup, cela indique que le fait d'aimer est une faute ou que cela revient à faire offense. Et c'est là que je ne peux concevoir qu'une personne doive s'excuser. S'excuser de quoi ? Ressentir une émotion ? Wahoo, je trouve cela violent. Une personne célibataire qui est amoureuse, on la soutient, on la trouve belle, épanouie… Un personne engagée déjà affectivement, on la trouve moche, vilaine et en "faute". C'est là que mon côté révolution me dit "insurge-toi, tu es face à de l'injustice !"

Si on prend "absolution du péché par un prêtre après la confession"

Je développe mon point de vue. La confession ? On parle de quoi ? La supercherie (c'est ma vision, liée à mon souvenir d'enfance) où on déblatère que l'on a mangé en douce un cran de chocolat en dehors du goûter. Ensuite on déblatère des semblants de "prières" histoire de se conformer à la procédure et le lendemain… on mange en douce un cran de chocolat en dehors du goûter. Bon en gros, on demande "pardon" pour la forme, respecter l'usage et basta. Juste on s'en balance, on joue au mouton, on bêle en cœur et voilà…

Donc, demander pardon m'exaspère, tout simplement. Je préfère assumer sa responsabilité, liée au fait que l'on a causé du désagrément, à une personne que l'on aime. Bon après, ma conception du polyamour n'est pas en lien avec l'adultère et encore moins avec la sexualité.

Je n'intègre pas la tromperie dans l'amour. Je préfèrerai garder en moi, plutôt que de cacher. Mais comme garder en moi m'est insoutenable, j'exprime. C'est ma révolution intérieure depuis 2007. Je prends conscience de la nature de mon émotion (je ne la travestie plus en amitié ou autre artifice), je la reconnais intrinsèquement (je ne me mens plus à moi-même) et ensuite, si je l'exprime à la personne qui me chamboule, je l'exprime parallèlement (en réduisant au maximum le décalage temporel) à toutes les personnes que j'aime.

C'est la raison pour laquelle, le passage obligé par l'adultère… ; la notion de de pardon qui m'embarrasse…

Je développe pendant que j'y suis la notion de réconciliation.
"Action de réconcilier des adversaires, des gens fâchés entre eux ; fait de se réconcilier.
Rétablissement des liens conjugaux entre époux en instance de divorce ou séparés de corps."

En résumé, il est indiqué qu'il y a obligatoirement "fâcheries" au minimum, voire séparation (de corps = On en revient toujours au sexe). Comme si dans un couple, on devait obligatoirement se prendre la tête, se séparer, pour avancer ensemble. Certes, il y aura des vents qui vont soufflés, mais la dynamique peut rester commune. Communiquer, écouter, exprimer… En quoi faut-il "rétablir un lien". Oui, réinventer, tâtonner… mais ensemble. Rompre avec le tout venant irréfléchi du passé qui nous faisait suivre une route bien tracée, n'implique pas se foutre sur la gueule, reprocher quoi que ce soit.

Les besoins : je n'aime pas assimiler l'amour et les besoins. Nous avons tous des besoins et je crois, mais là encore c'est ma vision actuelle, on doit tous satisfaire un maximum soi-même à ses besoins. Attention, c'est différent du partage de tâches dans une vie commune. On peut parfaitement aimer une personne dont les besoins seraient différents, passer des moments magiques pour tous, sans que le besoin soit présent. Le bien-être, la joie simple de la présence. Est-ce un besoin ou juste déguster l'instant ?

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bonheur

le dimanche 14 juin 2020 à 18h36

J'avais mis les liens sources des définitions mais le système a considéré mon intervention comme "spam" :-/
Facile à retrouver sur le Larousse web

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