Polyamour.info



Les messages appartiennent à leurs auteurs. Nous n'en sommes pas responsables.

Merci de consulter notre charte de discussion pour connaître les règles qui régissent les conversations sur ce site.

Compersion et Solitude

Engagement
#
Profil

Serwan

le dimanche 17 mars 2019 à 12h43

Bonjour,

Nouveau venu dans cette univers, je me pose quelques questions mais principallement celle là :
Comment être en compersion avec son.es amoureux quand un est malheureux soi-même.
Comment est-ce que l'on peux se réjouir du bonheur de l'autre quand on n'a pas de bonheur ?

#
Profil

Siestacorta

le dimanche 17 mars 2019 à 13h05

Ton bonheur, c'est toi qui le construis.

Quelqu'un d'aimé.e de toi peut y participer, si des engagements ont été pris, des promesses faites, il faut assurer la continuité ; mais à la base, c'est à toi de faire.
C'est vrai même quand l'autre n'a pas d'autre relation : ton bien-être individuel (ou le chemin que tu fais pour le vivre) t'aide à avoir de la joie dans tes rapports amoureux.

Donc si tu crois que tu sera plus sensible au bonheur des autres et moins "envieux" avec du bonheur à toi, fabriques-en.
Les trucs qui te plaisent dans la vie, investis-les. Des trucs que tu connais pas, va en découvrir.

Je sais d'expérience que c'est plus facile à dire qu'à faire.
Une de mes méthodes à moi pour m'y encourager, c'est de considérer que même quand je vois les choses en noir, c'est généralement faux de dire que j'ai rien de bien dans ma vie.
L'exercice, c'est de prêter plus d'attention aux petites joies. C'est très con, mais ça marche plutôt bien. Donner leur importance à des trucs super simples, mais auxquels on tient : des plaisirs, des moments, des situations de vie.
Prêter attention, c'est à dire : écrire quelque part, pour s'en souvenir, quelles étaient les petites joies de la journée. Faire ça tous les jours. Plus on écrit, plus ça s'accumule, plus on est attentif aux suivantes... Et la récolte est plus grande au fur et à mesure. Au début, j'en avais peu par jour. Et puis ça devient plus facile, de les distinguer et de s'en souvenir. Parce qu'on s'organise pour les trouver, ces bons moments, parce qu'on leur laisse l'occasion de prendre de la place, parce qu'on s'en rappelle plus comme quelque chose d'important dans ce qui fait nos journées.

Je sais pas si c'est le bonheur (le mot est un peu grand pour moi, en fait), mais ça aide, beaucoup.

Et, effet indirect sur la solitude, vivre et faire des choses qui te correspondent, de les investir, ça te donne des moyens supplémentaires pour tisser et consolider des liens - amicaux et, pourquoi pas, amoureux. Quand on commence à apprécier ce qu'on vit, donc un peu plus qui on est, c'est plus facile de se faire apprécier. On a quelque chose de sympa à partager, et des raisons d'aller vers des gens. En tout cas, on met nettement plus de chances de son côté...

Plus de détails sur cette façon de faire si tu cliques.

Message modifié par son auteur il y a 4 mois.

#
Profil

bonheur

le dimanche 17 mars 2019 à 13h48

Bonjour Serwan,

J'ai choisi ce pseudo, car il m'est personnel. Le bonheur est en moi et ne dépend, bien que pas intégralement, de moi (à 95% minimum). Evidemment, mon environnement joue. Observer, analyser suivant soi, restituer...

La solitude, je pense est comme le bonheur. Je dirais qu'il faut s'apprivoiser, se découvrir et s'admirer à sa juste valeur. On a tellement en soi que l'on n'en n'a jamais fini.

Je lis beaucoup, des livres de développement personnel, et je fais mon introspection. J'en ai ingurgité environ 80 au cours de ces 8 dernières années et les différentes approches me permettent chaque fois une compréhension nouvelle, différente. Donc question occupation, je ne m'ennuie jamais. Et puis, question solitude, je pense souvent aux personnes que j'aime, que je sois en lien concret ou pas, pas toujours amoureux dans la réciprocité d'ailleurs. Je suis toujours en connexion avec l'amour.

#
Profil

HeavenlyCreature

le dimanche 17 mars 2019 à 17h02

siesta
C'est rigolo que tu parles de cette technique, c'est qqchose que j'ai instauré il y a un an environ dans ma famille au moment du repas, constatant que mes enfants avaient hérité de mon tempérament mélancolique. Qu'à cela ne tienne, au cours du repas on fait un tour de table et chacun exprime 3 trucs agréables vécus dans la journée : ce peut être un truc qu'on a aimé manger, le fait d'avoir reçu un compliment pour son travail, une rencontre agréable, le beau temps... Au départ c'est difficile, tout conditionnés qu'on est à voir le verre à moitié vide. Mais au fur et à mesure la liste se rallonge, à tel point qu'on est obligé de hiérarchiser ces petits bonheurs du quotidien pour n'en sélectionner que 3. Bon au fil du temps le rituel s'est un peu perdu, mais dès que la morosité pointe le bout de son nez, c'est reparti pour un tour. Cela apprend à être conscient, ouvert et réceptif à ce qui nous fait du bien, mais aussi reconnaissants de la vie. Un exercice testé et approuvé !

Quand a la solitude,Serwan je crois qu'on est pas tous égaux face à ce sentiment. J'ai pour ma part souvent tendance à ressentir un grand vide en moi lorsque je suis seule, je pense que cela raisonne avec des traumatismes d'enfance... Cela demande bcp de travail pour ceux d'entre nous qui souffrent d'une angoisse de solitude et d'abandon. Mais à l'instar du bonheur qui s'apprend et se cultive, je crois que la solitude c'est qqchose qui s'apprivoise et qu'on peut apprendre à l'apprécier. La solitude n'est pas en soi mauvaise.

Je te conseille à ce propos un livre sociologique sur la solitude : "les solitudes" de Marie-Noelle Schurman qui distingue notamment la solitude "retrait" de la solitude "rejet" .

M-N Schurman
De quoi est faite une solitude que l'on ne comprend pas ? pourquoi suscite-t-elle peur et angoisse ? Pouvons-nous l'apprivoiser, la transformer, y échapper ? A partir de récits d'expérience de solitude, l'auteur analyse ces questions en mettant en lumière différentes sortes et expériences de solitude. C'est toujours une histoire singulière d'un rapport à soi et à autrui qui s'inscrit dans une histoire collective, fondée sur un lien social avec des possibilités de changement, chacun détient un pouvoir d'action. Ce livre met en lumière les différentes façons de vivre l'expérience de la solitude, l'origine des sentiments qui lui sont liés ainsi que les possibilités d'oeuvrer à sa transformation. Vision nouvelle de l'expérience de la solitude, sa diversité et les façons dont l'acteur travaille à sa transformation.

Message modifié par son auteur il y a 4 mois.

#
Profil

Siestacorta

le dimanche 17 mars 2019 à 20h10

HeavenlyCreature


Je te conseille à ce propos un livre sociologique sur la solitude : "les solitudes" de Marie-Noelle Schurman qui distingue notamment la solitude "retrait" de la solitude "rejet" .




Message modifié par son auteur il y a 3 heures.

Ca me fait penser au texte d'Harendt, tiens.

Répondre

Chercher dans cette discussion

Autres discussions sur ce thème :


Espace membre

» Options de connexion