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L'amour n'existe pas.

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kill-your-idols

le samedi 25 août 2018 à 11h26

Discussion reprise d'un autre fil, désormais clos. Avec @bonheur et @Lili-Lutine.

Après 6 ans de vie polyamoureuse je suis arrivé à l'idée que l'amour n'existe pas, et que le mot "amour" indique un ensemble de choses différentes. Si on arrive a indiquer chaque chose avec son nom (en séparant notamment la relations des sensations qu'elle provoque aux personnes intéressées) on se libère de pas mal de contradictions et on comprend mieux le monde autour de nous.

Une première chose qui fait partie du concept d'Amour est l'ensemble des sensations qu'on perçoit quand on croise une personne qui nous attire.

Une deuxième chose qui fait parte du concept d'Amour est l'ensemble des relations qui on attribue habituellement à la vie de couple: vivre ensemble, faire l'amour, se marier, faire des enfants.

Donner le même nom à ces deux choses implique l'obligation d'organiser sa vie relationnelle en fonction des sensations que la vue de l'autre personne nous provoque. L'autre personne éveille en nous des émotions? Vite, il faut l'appeler, sortir avec elle, lui faire l'amour, l'épouser, faire des enfants... L'autre personne ne nous fait plus rêver? Vite, il faut faire chambre à part, arrêter de faire l'amour, se quitter, trouver au plus vite une autre personne qui nous fasse rêver!

De mon côté, je suis un bouddhiste radical. Ma religion m'interdit d'écouter toutes les émotions, sauf la sensation de plénitude qui dérive du fait d'être en harmonie avec l'univers. Si je vois passer une autre émotion, je l'observe, je la reconnais, je la remercie, et je la laisse passer.

Par contre, ma religion ne m'interdit pas d'entrer en relation avec les gens, d'aller vivre avec eux, de faire l'amour, de faire des enfants avec eux, et de faire tout ce qui font les couples, mariées ou pas.

Je suis même très proactif dans la recherche de nouveaux partenaires, ainsi que dans le maintien des relations existantes (héritage de mon passé chrétien-protestant), mais je ne suis pas obsédé par l'obtention d'un quelconque résultat. L'autre personne ne veut pas de moi? La relation est devenue quelque chose de différent? Je ne ressens plus les sensations d'avant? L'univers a décidé ainsi.

L'avantage de cette attitude? La stabilité. Je sais que devant moi j'ai une autre personne, avec ses passions, ses joies et ses souffrances: en ayant pas de passions moi-même, je peux écouter et observer les passions de l'autre personne, et répondre de la manière la plus adéquate pour elle. Comme résultat, il y a moins de conflits, moins de manipulations, et des relations plus heureuses.

Message modifié par son auteur il y a un an.

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Lili-Lutine

le samedi 25 août 2018 à 14h54

Je suis loin, bien loin même, d'être aussi radical que toi dans ma pensée quand j'ai dit sur un autre post que j'étais certainement plus antiromantique qu'aromantique :-D

Je ressens plutôt l'amour tel qu'il est le plus souvent exprimé, proposé, pensé, écrit et vécu comme un écran de fumée, qui empêche de voir bien d’autres éléments présents dans notre société patriarcale, comme le machisme et l’amour romantique qui sont responsables des violences contre les femmes et de bien d'autres personnes par ricochet.

Désolée, mais je n'alimenterai pas ce post dont le titre et le concept développé en accroche me donne déjà quelques frissons d'effroi :-(

Message modifié par son auteur il y a un an.

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bonheur

le samedi 25 août 2018 à 19h06

Je n'ai de certitudes que pour moi ! Je sais ce que je ressens et ne le nie et encore moins ne le renie jamais. La vie est impermanence... mes émotions amoureuses perdurent, je suis ainsi. Je ne regarde pas passer, sauf si autrui n'est pas réceptif ou que la situation n'est pas propice. D'ailleurs, même dans ces cas là, chez moi, ça ne passe pas.

Je n'ai aucune religion et n'en veux pas. Je vis mes émotions et c'est tout...

Après, ce qui ne peut être réciproque ou ce qui est entravé, prendra fin (je parle des actes, non des ressentis).

Pour moi, l'amour existe et je ne désire aucune radicalité, ni pour moi, ni pour autrui... sauf ceux qui se l'imposent, ils sont libres. je SAIS ce que je ressens.

Je ne considère pas une séparation comme malfaisant ou négatif.

Une nouvelle expérience pour moi : être en face d'un vide, d'une personne qui s'est volatilisée, évaporée. Du coup, si je ne sais comment appréhender actuellement (signaler une disparition ?), je saurais certainement dans un avenir plus ou moins lointain me prémunir. Prendre soin de moi en une telle situation !

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artichaut

le lundi 27 août 2018 à 11h29

[Le fil (non cité) dont il est question semble être celui-ci.]

Je trouve le titre du présent fil très péremptoire et dogmatique. Il aurais pu être écrit, avec bonheur, "L'amour n'existe pas… pour moi".

Et les "chose qui fait partie du concept d'Amour" me semblent très réductrices. On pourrait en citer plein d'autres.

Par exemple :

Une chose qui fait partie du concept d'Amour est l'ensemble des sensations qui nous font ressentir de la compersion.

Une chose qui fait partie du concept d'Amour est l'ensemble des sensations qui nous font nous aimer nous-même, autant que l'autre, sinon plus.

Une chose qui fait partie du concept d'Amour est l'ensemble des relations qui cherchent à maximiser le bien-être de chaque personne impliquée.

Une chose qui fait partie du concept d'Amour est l'ensemble des sensations qui nous apporte de la stabilité et rend les relations plus heureuses.

etc, etc.

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bonheur

le lundi 27 août 2018 à 12h25

Les mots concept et amour associés... perso ça me dérange. Comment n'ai-je pas relevé cela plus tôt ? :-/

Autrement, l'évolution d'une personne, y compris une personne dont on a été proche et que l'on aime, peut nous échapper parfois. Quand on se réfugie derrière un dogme, c'est comme enfiler un masque de protection. Ca je le comprend. Etre croyant et radical, revient à déléguer sa vie à... un concept, justement. L'individu devient cela, un concept sans pensée propre. Il s'approprie les pensées du concept. On lui fourni une base de réflexion et il s'y tient. Le bouddhisme, je croyais, était au contraire une ouverture, tenant compte de la réalité de l'impermanence. La présentation qui m'en est faite ne va pas en ce sens. Il faut croire que comme dans toute religion, il se créée des "branches" parallèles.

Je crois, et là ça n'engage que moi, comme toujours, que toute croyance a pour vocation d'aliéner l'individu pour le conformer. Ca convient si l'on ne se trouve pas, malgré des vécus, des expériences, des rencontres... Ce doit être difficile de ne jamais arriver à se découvrir en tant qu'individu à part entière. Peut-être prendre à chaque fois, de quoi avancer, mais avancer pour soi, pas pour une intégration en quelque chose de déjà existant. C'est cela une découverte, non ?

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bonheur

le lundi 27 août 2018 à 12h39

Merci Artichaut d'employer le terme "sensation" (on pourrait aussi parler de perception, d'émotions...) qui me paraissent, évidemment pour moi, plus juste.

La compersion et la joie.
S'aimer soi (s'être découvert et continuer cette démarche pour une évolution plus en adéquation avec qui l'on est) pour mieux s'offrir aux autres. Un cadeau plus authentique.
Favoriser l'autre à nous découvrir et ouvrir son coeur à l'autre, pour parfaire notre connaissance de son authenticité. Etre présent, attentif, à l'écoute, à la fois de ses joies et de ses malheurs.
Atteindre un équilibre pertinent et réajuster celui-ci... la vie est impermanence.
Accepter qu'un déséquilibre, puisque les personnes évoluent pour elle, en une harmonie possible avec les autres, et non pour les autres, conduise à une séparation, douloureuse (souvent pour les deux)
Accepter cette douleur comme un état passager, tout en valorisant le cadeau que l'autre nous a offert, en ayant partager autant avec nous.
Continuer à vivre, pour soi, avec dans son bagage, ce cadeau. Il fait désormais partie intégrante de nous.
Accepter que son bonheur est intérieur, mais qu'il est alimenté par des apports extérieurs, y compris en situation désagréable (et là, actuellement, je suis servie, gloups !)
Aimer est indissociable du soi ET indissociable d'autrui.

Ne pas intégrer mes propos comme un concept ou un mode d'emploi. C'est juste ainsi ma perception du moment. Certainement incomplète, d'ailleurs. Le débat est trop vaste pour être abordé aussi succinctement

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