Polyamour.info



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nonothenoodle

le samedi 01 septembre 2018 à 23h47

Bonjour,

je me suis inscrite ici pour avoir affaire à des gens ouverts d'esprit et compréhensifs qui pourront peut être m'éclairer et m'aider.. Alors je ne sais pas si j'ai ma place ici, mais comme je me renseigne sur les relations autres que le couple lambda de deux personnes qui s'aiment, il me semble que j'aurai affaire ici à des gens bienveillants.

Voilà, j'ai 24ans, je suis en couple avec mon chéri depuis un an, un amour fort et presque inconditionnel (tant que tu me coui*** pas, y a pas de lézard).. Nous étions de très bons amis avant de débuter notre relation, je peux même dire que c'est mon seul ami. Donc forcément je veux son bonheur et son bien être!

Nous avons tout les deux vécu beaucoup de frustration dans nos jeunesses respectives: notamment de ne pas en avoir assez profité. Vous me direz, oui mais vous êtes encore jeune! oui sauf que voilà, pour ma part, j'ai en ce moment un style de vie plutôt frustrant, et je ne peux pas y faire grand chose.

Et puis, il y a deux semaines mon cher et tendre est parti en mode road trip, parce qu'il en a besoin et je le soutient à fond dans son aventure, même si je ne peux pas vivre ça avec lui et que ça me ronge!

On avait déjà discuté du fait de laisser libre court à ses "pulsions", au fait de ne pas avoir à se prendre la tête, a faire ce qu'on avait envie et besoin de faire. Et dès le début je lui ai dit que je l'aimais trop pour lui imposer des barrières, après tout, il ne m'appartient pas! Mais je lui ai aussi dit que dans mon cas, ça ne m'intéressait pas d'aller voir ailleurs.

Là qu'il est loin de moi, je sais que tout peut se passer et que je n'y peux rien et que de toute façon je ne veux toujours pas lui imposer un mode de vie qui ne lui convient pas. Et pourtant, ça me fait mal, parce qu'il est si spécial pour moi.. Et je sais qu'il m'aimerait toujours autant, mais au fond de moi, j'espère qu'il se rendrait compte qu'il n'a envie que de moi, comme ce que je ressens pour lui. Parce que ce que je ressent quand lui me fait l'amour, je ne l'ai jamais ressentit avec quelqu'un d'autre, ce que j'éprouve est tellement fusionnel.

J'aimerai tellement ne pas ressentir cette inquiétude, c'est plus une peur de le perdre à tout jamais, mais je n'y arrive pas j'aimerai être plus ouverte d'esprit je crois.

J'aimerai d'ailleurs sortir de cette relation fusionnelle car je pense qu'elle est à sens unique, et peut être que là je pourrait concevoir la chose non?

Il dit vouloir pouvoir avoir des histoires d'un soir, mais le connaissant, ces filles seront plus que ça, il lui faudra une affinitée, une forme d'amour, pas juste du sexe bestial et sans histoire.

Et souvent j'ai hésité à mettre un terme à cette relation, je me suis dit que si ça me faisait souffrir, ça serait un frein pour lui et ce qu'il désire, et que la dernière preuve d'amour que je pourrais lui donner c'est de lacher prise une bonne fois pour toute. Je n'arrive pas à m'y résoudre même si j'ai l'impression d'accepter les termes de ce contrat sans réel enthousiasme et par résiniation..

Je me sens tellement égoïste et j'ai ma confiance et mon estime de moi qui sont parties aux oubliettes..

Voilà, quoi dire de plus, aidez moi?

Message modifié par son auteur il y a 8 mois.

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artichaut

le dimanche 02 septembre 2018 à 00h28

Bienvenue nonothenoodle.

Oui tu es tout à fait à ta place ici.

Tu sembles avoir la tête sur les épaules, ton analyse est très précise et tu ne te cache pas la face. Ce sont déjà de super atouts !

J'ai l'impression que ce que tu pourrais rechercher c'est :
- soit d'approfondir le sujet avec ton chéri, et ce faisant poser quelques limites, définir quelques modalités, ou a minima parler de ce qui rend les choses faciles et ce qui les rend difficiles
- soit de chercher à ressentir de la compersion

Les deux choses ne sont pas excluantes l'une de l'autre, bien au contraire.

Pour le travail sur la compersion, je te renvoie aux excellents articles et au livre d'Hypatia from Space. Tu y trouvera plein de choses passionnantes.

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artichaut

le dimanche 02 septembre 2018 à 00h38

et je ne peux m'empêcher, cela-dit, de relever ce passage :

nonothenoodle
On avait déjà discuté du fait de laisser libre court à ses "pulsions", au fait de ne pas avoir à se prendre la tête, a faire ce qu'on avait envie et besoin de faire. Et dès le début je lui ai dit que je l'aimais trop pour lui imposer des barrières, après tout, il ne m'appartient pas! Mais je lui ai aussi dit que dans mon cas, ça ne m'intéressait pas d'aller voir ailleurs.

- d'une part pour signaler que c'est très très genré comme situation (le mec qui veut laisser libre court et la femme qui dit que ça ne l'intéresse pas), et que donc ça vaut le coup de le noter, de le questionner, et c'est bien d'en parler
- d'autre part pour préciser que personne n'a de "pulsions" non contrôlables, et que en la matière le contrôle et le consentement sont justement de rigueur
- enfin pour ajouter que bien au contraire, si l'on veut "faire ce qu'on avait envie et besoin de faire", il faut généralement "se prendre la tête" (= discuter et encore discuter) ; ton chéri ne t'appartient pas certes, mais cette relation vous appartient à tou.te.s les deux, c'est donc à deux qu'il faut en prendre soin

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alinea7

le dimanche 02 septembre 2018 à 08h26

Je trouve qu'artichaut a très bien répondu, juste, je remarque que tu as indiqué que ça ne t'intéressait pas toi même. C'est possible, c'est toi qui sais. Je crois qu'il faut que ça reste ton choix et pas un engagement pris envers lui.
Il me semble plus juste que vous ayez les mêmes possibilités dans ce domaine, quitte à ne pas les réaliser. Sinon ça peut moisir sur le long terme du style : "je m'engage sur quelque chose par amour, et il n'a pas l'engagement réciproque, m'aime-t-il ?" "Moi j'ai toujours été fidèle, j'ai été éperdue pour lui et qu'est-ce que j'ai eu en retour ???"

Quand j'étais plus jeune j'étais encore plus fusionnelle que maintenant, j'étais tellement centrée sur les désirs/envies/peurs/inconforts de mon partenaire que j'en oubliais les miens, je les minimisais, je ne leur accordais pas autant d'importance qu'aux siens (de ma propre initiative je tiens à le noter, mon partenaire ne m'a jamais demandé de piler sur moi même pour lui au contraire). Et quand les miens me revolaient dans la figure (on ne peut pas s'oublier sans conséquence), je mettais la responsabilité de mon inconfort sur mon partenaire : il aurait dû prendre soin de moi comme je le faisais pour lui,, en totale abnégation (mais si les deux s'oublient et se nient pour l'autre, qui reste-t-il, qui vit ?).
Au final, faire passer quelqu'un d'autre avant soi, c'est très romantique mais est-ce si bon pour la relation...et pourtant je sais, c'est si agréable cette sensation de fusion, d'amour absolu, de sécurité, d'unité...sur le moment.

Tout ça pour dire : prends soin lui, de votre relation, mais pas à ton détriment. Ce qui te pèse, il faut en parler. Pas pour l'empêcher de vivre de son côté : pour lui permettre de chercher comment lui aussi il peut prendre soin de toi sans que ce soit à son détriment. C'est un travail commun, une recherche dans laquelle on est en contact avec soi, avec l'autre et avec nos envies de trouver un terrain commun. On ne trouve pas toujours de solution commune, mais la recherche est une fin en soi, une façon de prendre soin de la relation.

Tu fais peut-être déjà tout ça et tant mieux si je suis à côté de la plaque. Je constate juste qu'il y a un conditionnement des filles à l'amour romantique, au fait qu'on n'aime pas vraiment si on n'est pas capable de tout donner par amour, tout et même le reste, idéalement notre vie entière pour notre homme, notre famille.
Au bout du compte on n'a quand même qu'une vie et c'est s'exposer à pas mal d'amertume que de ne pas se laisser exister, vivre pour soi et se découvrir.

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artichaut

le dimanche 02 septembre 2018 à 08h49

J'aime beaucoup beaucoup ce paragraphe :

alinea7
Tout ça pour dire : prends soin lui, de votre relation, mais pas à ton détriment. Ce qui te pèse, il faut en parler. Pas pour l'empêcher de vivre de son côté : pour lui permettre de chercher comment lui aussi il peut prendre soin de toi sans que ce soit à son détriment. C'est un travail commun, une recherche dans laquelle on est en contact avec soi, avec l'autre et avec nos envies de trouver un terrain commun. On ne trouve pas toujours de solution commune, mais la recherche est une fin en soi, une façon de prendre soin de la relation.

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Caoline

le dimanche 02 septembre 2018 à 10h55

alinea7
Je constate juste qu'il y a un conditionnement des filles à l'amour romantique, au fait qu'on n'aime pas vraiment si on n'est pas capable de tout donner par amour, tout et même le reste, idéalement notre vie entière pour notre homme, notre famille.
Au bout du compte on n'a quand même qu'une vie et c'est s'exposer à pas mal d'amertume que de ne pas se laisser exister, vivre pour soi et se découvrir.

Celui ci est très bien aussi, et très juste pour beaucoup, j'en vois tellement autour de moi...

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Siestacorta

le dimanche 02 septembre 2018 à 12h00

Bonjour Nono,

Je suis un peu intrigué par ce passage :

nonothenoodle


J'aimerais d'ailleurs sortir de cette relation fusionnelle car je pense qu'elle est à sens unique, et peut être que là je pourrait concevoir la chose non?

C'est le côté fusionnel qui est à sens unique, comme tu sembles le dire sur le reste du post, ou tu penses que d'autres aspects de votre relation le sont aussi ?

Autre point qui m'interroge : je crois comprendre que pour l'instant, il ne s'est rien passé. C'est l'absence (un temps de liberté pour lui), un dialogue entre vous et le point sur "les pulsions" qui déclenchent ta réflexion... Pourquoi projeter aussi loin que le domaine des relations non-exclusives formalisées telles que celles dont parle le site ? Ce sont des cadres et des engagements qui sont pas seulement de la gestion de jalousie ; envisage-tu ceux-ci, ou c'est pour avoir le feedback de gens qui réagissent un peu différemment de la norme à ce sujet ?
Je dis pas que ton questionnement n'a pas sa place ici (bienvenue, au fait) mais ça me semble intéressant de comprendre ta recherche.

Enfin, je relèves les mots de "frustrations dans le passé", mon seul ami qui devient mon cher et tendre, et "fusionnel".
Je ne vais pas dire "yaka", parce que ce qui fait ta vie est celle-ci, je ne le sais pas.
Mais je crois lire ici un peu d'isolement social et affectif... Et même si ça peut aussi bien te convenir - on peut être heureux et plutôt introverti - ça peut à la longue te faire manquer de soutien, de sources de bon-vivre et de confiance en toi.
Même si avoir plus de copains ne ferait évidemment pas de toi une non-exclusive convaincue, je pense que t'intéresser à tes besoins d'attachementS pourrait t'aider beaucoup à ne pas subir la liberté de l'autre, qu'elle te convienne ou non.
Autrement dit, et pour sortir les grands mots, tu peux travailler sur la question de la dépendance affective. Je dis pas que ta relation est pas bonne... Mais qu'une part de ton inquiétude peut se comprendre si cette relation est ton unique point d'appui.
Un argument pour remettre en question l'évidence de la monogamie, c'est que demander à un partenaire d'être le pourvoyeur pour tous nos besoins (affectifs, sexuels, sociaux), c'est non seulement lui demander beaucoup et probablement trop, mais aussi passer un peu vite sur la variété des besoins des gens, et les nôtres en particulier.
Soit c'est faisable parce que nos besoins sont légers (ça j'y crois pas...), soit on connait ses besoins au point de savoir quoi faire quand ze one ne peut pas y répondre... Être mutuellement l'unique source affective peut aussi convenir à l'autre, mais on ne reste pas les mêmes dans le temps, donc apprendre par ailleurs chacun son propre équilibre reste le mieux à faire.

Voilà pour moi...
Tiens nous au courant !

Message modifié par son auteur il y a 8 mois.

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bonheur

le dimanche 02 septembre 2018 à 14h08

Bonjour Monothenoodle,

En complément des précédentes réactions, très intéressantes et pertinentes. Tu attaches une importance à l'amour émotionnelle et affective, mais pas à l'acte sexuel avec d'autres partenaires (qui ne semblent pas de déranger, enfin pas d'une façon insurmontable). Egalement, je ne doute pas que tu connaisses vraiment bien ton compagnon... au point d'anticiper ? (pour confirmer Siesta).

Se connaitre soi, est difficile. Ca nécessite beaucoup de travail, de temps et d'énergie. En votre qualité de confidents réciproques, je reconnais que celui-ci a été fait... mais était-ce dans ce domaine : l'amour émotionnel, affectif. Il semblerait que vos débats est plus portée sur l'enfermement (d'un non vécu) et sur la sexualité. Je me trompe peut-être.

Ce que je peux dire, c'est que je suis, à la fois, polyaffective, et très fusionnelle avec toutes mes relations. Tu sembles mettre des contradictions là où il n'y en n'a pas nécessairement. Aussi, mon mari est mono (par choix personnel). Là encore, pas de contradictions, tant qu'il y a concertation et compersion (je recommande aussi le livre d'Hypatia).

Tu as une belle ouverture d'esprit (je conçois l'ouverture d'esprit comme voulant dire, ça ne me dérange pas qu'autrui soit ainsi). Après, pour devenir polyacceptant (à mes yeux, accepter que ton amoureux aime une autre personne que toi, sentimentalement), il faut plus que de l'ouverture d'esprit. Il faut avoir la volonté de remise en question ainsi que de déconstruction. Cela ne veut en rien dire que tu dois changer, mais modifier TA perception de ce que les autres sont.

La peur qu'il trouve "mieux". La peur n'évite pas le danger, et peut même contribuer à faire fuir nos proches. Surtout si cette peur n'est pas exprimée... pas qu'ici... auprès de lui également. Il m'arrive de proposer aux intervenants de faire lire le fil de discussion qu'il a initié aux personnes directement concernées. De ce que je lis, je ne vois rien qui l'empêcherai, au contraire. Une idée comme une autre, que je suggère à ton libre-arbitre.

Pour reprendre Siesta qui indique très justement l'évolution. La vie est impermanence. Le temps d'une pensée, nous ne sommes plus tout à fait la même personne. C'est humain. Ne pas lutter contre cela, inutile !

Je dirai déconstruit toi pour toi, ton bien-être, ta vision d'un monde moins commun, moins normatif et ton avenir. Là encore, en matière d'avenir, on peut se projeter (les rêves, ça fait du bien) mais comprendre que ce n'est que de la projection. Parfois la réalité surpasse le rêve, parfois... gloups ! Qui vivra, verrra :-) .

Romantique et fusionnel ne sont pas des vilains mots. Je suis polyaffective, romantique et fusionnelle. Je suis aussi une amoureuse ET une amoureuse ET... Je peux passer d'une fusion à une autre. Je consacre par contre beaucoup de temps, de réflexion, de rêves, d'énergie à l'amour et aux relations. L'amour est en nous. La relation c'est le nous (parfois un nous rassembler à un autre nous, qui forme un super nous élargie). Etre en même temps dans ses rêves et dans une forme de réalité la plus réaliste possible. De toute façon, on est souvent dans une réalité autre que nos amours et toujours dans d'autres rêves que les leurs. Alors, c'est là que le terme équilibre prend tout son sens. Si l'un chute, il crie au secours et l'autre le récupère... et inversement. Il ne s'agit pas là de faire une comptabilité. Je chute beaucoup plus souvent que mon mari... qui est mon meilleur parachute. Ca me fait penser au petit roman de Marc Vella "le funambule du ciel".

L'estime de toi. Ne la cherche pas, tu la trouvera en cours de chemin. Je veux dire, la déconstruction amène à une reconstruction, et celle-ci DOIT se faire en fonction de soi et non plus en fonction des autres ou de ce que l'on attendrait de toi. Deviens acteur de ta vie ! Laisse toi portée par ton courant et cesse de vouloir ramer à contre-courant. Là encore, pas de contradictions. Les courants contraires existent.

Ouvre toi et continue à te questionner. L'intérêt n'étant pas autant dans les réponses (qui viendront d'elles-même) que dans les questionnements eux-mêmes.

Belle avancée dans ta découverte de TOI (+) (en harmonie avec les autres)

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bonheur

le dimanche 02 septembre 2018 à 14h18

Je t'invite également à lire ce lien. Situation différentes, mais des questionnements et des réponses intéressantes. Aussi, je ne veux pas faire doublon.

/discussion/-bLB-/Je-n-arrive-pas-a-accepter/

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nonothenoodle

le dimanche 02 septembre 2018 à 14h23

Bonjour,

Tout d'abord, merci pour vos réponses, ça me touche vraiment.

Artichaut, merci pour ces articles, si j'ai bien compris la compersion est une sorte d'empathie envers son compagnon, et apparament au sens large, pas uniquement sur le point sentimental ou sexuel, c'est vraiment être heureux de voir qu'il ou elle fait de nouvelles expériences enrichissantes. Si c'est ça, alors je suis tiraillée entre ce sentiment et une espèce de jalousie qui s'apparente plus à de la tristesse.

J'en parle le plus possible avec lui, mais la distance actuelle (et qui est bien partie pour durer un moment) rajoute à tout ça une angoisse. En plus, je ne sais pas si c'est moi qui ne veut pas entendre ou si c'est lui qui s'éparpille, mais je ne sais pas si il sait réellement ce qu'il recherche. Il me dit ne vouloir que du sexe et je n'arrive pas à comprendre, quand ce qu'on partage est bien meilleur que ça et qu'il est d'accord..

Que je vous explique mon état d'esprit: je voudrais vivre en communauté. Une uthopie presque, avec une belle famille de plusieurs personnes qui s'aiment. Pas forcément sur le plan sexuel, je suis plutôt du genre mental comme personne. Et je serai prête à envisager de vivre quelque chose comme le polyamour car mon chéri et moi sommes attirés par les même personnes sur le plan affectif et l'attirance physique. Car dans ce cas là, plusieurs connexions se feraient en même temps, entre lui, moi et des tiers personnes. En effet je pense qu'on peut aimer de la même intensité plusieurs personnes en même temps (par exemple, même si c'est très extrême, j'aime mon frère autant que mon chéri, ce n'est pas pour autant que j'envisage les même choses avec les deux évidemment ^^). Le truc c'est que là je ne peux pas être avec lui pour qu'on vive ça ensemble, et ça m'attriste, j'aurai l'impression d'être laissée pour compte.

D'ailleurs, parle-t-on encore de polyamour quand 3 personnes ou plus s'aiment de façon égales? (un trouple, c'est rigolo ^^) j'ai lu tellement d'articles différents sur les les façon différentes d'aimer que je m'y perds!

Oui c'est un peu cliché comme situation je m'en rend compte ^^ mais après tout il y a des fois où je me vois bien dans l'autre rôle. Donc je ne lui en tient pas rigueur du fait que je soit une femme et lui un homme.

Alinea7 (merci aussi au passage), c'est bien ça le problème, on a pas les mêmes possibilités, car il part en vadrouille, rencontre de nouvelles personnes, dans un cadre qu'il aime avec des gens ouverts et qu'il a du temps pour lui. Tandis que moi je suis maman célibataire d'une petite fille de 4ans, j'ai des impératifs, je ne rencontre personne qui m'intéresse, même pour une quelconque amitié. J'ai perdu tous mes amis quand j'ai accouché de ma fille à 20ans. En plus de ça, ma relation avec son père était ultra toxique, avec possessivité exhacerbée, plus le droit de sortir, plus de compte en banque, mes relations avec les gens se dégradaient... Donc, au sortir de cette relation, pas d'estime de soi, aucune confiance envers les autres, je ne me reconnaissais plus. C'est mon chéri qui m'a sortie de ça, sans être un sauveur hein, juste en me montrant que je pouvais faire confiance, mais malgré cette aide et une thérapie entamée l'année dernière, j'ai toujours beaucoup de mal à m'ouvrir aux autres, donc pas évident de se faire des amis, surtout quand on a pas le temps. Alors oui c'est vrai, je me sens très seule et je n'en suis pas satisfaite..

Mais oui comme tu le dis si bien, se reposer uniquement sur cette personne, ce n'est sain ni pour lui, ni pour moi. Je pense que comme tu le dis, je devrais prendre soin de moi, et le fait qu'il soit parti vivre des choses de mon côté va me permettre de profiter de ma propre vie également.

Du coup, ta relation fusionnelle s'est elle bien passée? Tu as réussit à te retrouver apparemment. Je ne pense pas que ce soit une mauvaise chose si on sait rediriger l'énergie qu'elle nous procure qu'en penses tu?

Siestacosta (encore un petit merci :)), oui c'est uniquement le côté fusionnel que je ressent à sens unique, sinon c'est vraiment une belle relation, basée sur l'écoute et l'envie de tout partager, le bon et le mauvais. C'est pour ça que je ne peux pas me résoudre à le quitter, on se poussent mutuellement vers l'avant, on sait ce qui est bon pour l'autre et on est franc et juste même quand ça fait mal.

Quand on a abordé le sujet, je voulais comprendre vraiment ce qu'il voulait, ce qu'il attendait de notre relation, et donc pour rire j'ai commencé à chercher un mot autre que "couple" pour ce qu'il voulait vivre. Car c'est bien ça le problème, c'est la conception du couple occidental et ancré dans nos petits esprits étriqués et conditionnés depuis l'enfance qui lui pose problème. Avec la notion d'appartenance (qu'on retrouve par exemple dans les voeux de mariage). Et puis, j'ai cherché à comprendre plus profondémment afin de poser des mots là où il n'y arrivait pas, et je suis tombée sur ce site, où finalement, j'ai plus retrouvé une façon de voir les choses qui me parlait, et que je pourrais peut être accepter. Comme je l'ai expliqué plus haut, c'est un mode de vie et d'amour qui me semble utopique.. Parce que oui j'aimerai que chaque être puisse aimer qui il veut comme il le veut, ça serait tellement beau.. C'est vrai qu'il y a des personnes avec qui j'accroche très vite, où il y a une sorte de connexion qui se produit, une sorte d'alchimie, et je pense que mon chéri fonctionne pareil.. C'est pour cela que je me dis: une bête histoire de sexe? vraiment? mais doudou t'as rien à prouver!

Enfin je m'égard, tout ça pour dire que je ne sais pas quoi penser de tout ça, je ne sais pas où on en est, ce que j'ai envie de vivre et ce que lui a envie de vivre. Et du coup comme j'ai trouvé pas mal de réponse sur ce site, et que je ne sait pas comment définir ce qu'on va peut être vivre, je me suis dit que vous seriez des personnes assez ouvertes d'esprit pour discuter de tout ça, parce que ça fait du bien d'en parler sans être traitée de bouche trou ou de désespérée qui laisse son chéri aller à droite et à gauche(car je sais pertinemment que c'est pas ce que je suis, et je pense que vous comprenez ce que je veux dire). En plus, avant de se définir comme pluryamoureux, il me semble que la plupart d'entre vous ont dû expérimenter différents types de relation non "conventionnelle" (excusez moi si je me trompe, je trouve juste que de ce que je comprend, c'est un long cheminement que d'arriver à cette conclusion)

Tout est ici question d'amour vrai, c'est ça qui me parle je crois. Même si pour l'instant, je ne suis pas tombée amoureuse de plusieurs personnes en même temps, plus je me renseigne, plus je trouve ça beau, même si c'est aussi terrifiant.

Encore un pavé, merci de m'avoir lu, merci encore pour votre soutient (je pense que je ne me suis pas trompée en venant ici),

Bonne journée,

nono

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bonheur

le dimanche 02 septembre 2018 à 15h03

Tout d'abord, mes excuses, oups, pour la faute dans ton pseudo :-/ .

D'après ce que tu exprimes dans ton second message, tu devrais vraiment t'intéresser à Marc Vella. La sensibilité, la notion de communauté... des sujets qu'il aborde. Il organise des "caravanes" pour aller à la rencontre de personnes différentes (d'autres civilisations). C'est intéressant comme démarche.

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nonothenoodle

le dimanche 02 septembre 2018 à 15h10

bonjour bonheur,

je ne sais plus trop à quoi j'attache de l'importance en fait, vous me faites trop réfléchir!

Si je me creuse autant la tête au point d'anticiper comme vous dites, c'est que justement, je veux pouvoir envisager toutes les possibilités, parce que je suis vraiment fragile en ce moment (petite nature) et que je pourrais mal réagir si je ne me prépare pas.. Non il n'est rien arrivé mais il m'a clairement dit que ça arrivera (même si je ne sais pas bien ce qui arrivera..).

Tu as raison quand tu dis que ça porte plutôt sur la sexualité et l'enfermement, il ne veut pas me "devoir" quelque chose juste parce qu'on s'aime. En gros pour reprendre ses mots "je veux vivre pour moi et pas pour les autres. J'ai trop vécu pour les autres, j'ai besoin de relacher la tension, vivre pour le plaisir, les rencontres, mes envies, rattraper le temps perdu, j'en ai besoin pour aller mieux"

Tu peux me dire quelle est la différence entre polyaffectif et polyamoureux? Et si je peux me permettre une question, ton mari et toi comment en êtes vous venus à cette conclusion?

Je sais que j'ai l'air de beaucoup me prendre la tête, mais j'essaye de rester le plus zen possible.

J'ai lu quelques article d'hypatia sur la compersion, j'aimerai ressentir ça, pour l'instant c'est plus de la compréhension et de l'acceptation, sans la joie qui va avec.

amicalement,

nono

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bonheur

le dimanche 02 septembre 2018 à 15h50

Laisse ton cerveau faire le boulot, il est là pour ça. Navigue avec lui !

La différence entre polyaffectif et polyamoureux. Nous avons tous nos particularités. La mienne étant de pouvoir expandre (je sais le verbe n'existe pas, m'en fous, il me convient) mon coeur et l'amour, notamment l'amour version amoureux. Par contre, je suis sexuellement unipartenaire. Ca fait de moi une polyaffective... c'est aussi simple que cela. J'ai désiré savoir pourquoi, mais personne n'a de réponse, alors je vis avec ce constat (je suis heureuse ainsi) et voilà. Mes réponses, viendront peut être un jour, comme par miracle :-) .

Déjà, mon mari et moi nous connaissons depuis tout petit. Autrement dit, depuis toujours. Ce fut donc plus une re-découverte qu'une découverte. Il en convient, que ça me va bien... d'ailleurs ça me fait du bien. L'histoire, ben après 20 ans de vie commune, 18 ans de mariage, je prend peur pour la vie d'un homme que j'avais rencontré quelques mois plus tôt et la connexion avait été immédiate (également intense). Mes oeillères m'avaient fait considérer cet homme comme un "ami" et cet incident a fait remonté en moi toute l'ampleur de mon émotion réelle. Ma démarche depuis a été de ne plus ni enfouir, ni brider mes émotions. Plus jamais cela !

Le polyamour, tout ça, je ne connaissais pas. J'ai fait ce qu'il m'a semblé incontournable. Reconnaitre cet amour surgissant de plus profond de moi et l'exprimer aux deux personnes concernées. Mon nouvel amour m'a tourné le dos, m'a fuit (ou il a fuit la situation ?). Mon mari s'est retrouvé anéanti par cette annonce. Il avait compris que je voulais divorcer, faire vendre nos biens, garde alternée pour nos trois enfants... scénario catastrophe. Nous avons ensuite fait resurgir notre passé. Nos rencontres respectives restées enfouies. Nous avons déballés... et donc communiqués. Nous avons fait table rase des carcans, des routines... 4 ans plus tard, nous découvrions le polyamour et je me suis identifiée. Sauf que voilà, quand j'indiquais que j'étais polyamoureuse, on m'assimilait à ce que je n'étais pas. Parfois du libertinage, parfois j'obligeais mon mari à du triolisme ou autres versions tronquées. Alors, un ami poly a trouvé ce mot polyaffective, qui me va comme un gant :-) .

Donc, on ne peut pas qu'on en ai venu à une conclusion. Je dirai plutôt que je me suis réveillée brutalement. Que mon mari a fait le deuil de son rêve tout en conservant le côté "c'est MA femme"... étant donné que c'est la vérité et que je n'aurai pas désiré vivre avec mes autres amours. Les relations sont déjà compliquées et énergivores, sans rajouter une communauté de vie où je m'épuiserais. D'ailleurs, si je devais, par décès ou divorce, ne plus vivre au sein de ce couple, je crois que je n'en reformerai pas un nouveau. Le célibat me conviendrait.

Tu sais, les personnes émotives, ou même hyperémotives, ne sont pas fragiles. Ne pas faire d'amalgame. On peut être l'un, on peut être l'autre, on peut être les deux. Je trouve rassurant d'avoir des émotions. Elles sont toutes là pour une raison précise. Moi, je sais aujourd'hui que je suis hyperémotive, hypersensible mais alors pas fragile du tout. Je pense que toi non plus, tu n'es pas fragile. Tu as un caractère à ne pas te laisser enliser et une bonne capacité de résilience. Fie toi à cela et ne laisse personne t'indiquer que tes larmes (chez moi ce sont des perles d'extériorisation) ne sont pas digne. Par contre, je laisse personne s'approprier (ou endosser) mes larmes. Mes émotions sont miennes. Je conçois que l'on est de l'empathie, mais pas que l'on interprète mes émotions.

Pour moi, l'hyperémotivité, c'est le fait de ressentir intensément ses émotions (d'une façon plus amplifier que le commun). L'hypersensibilité, c'est le fait de recevoir d'une façon intense les émotions d'autrui, d'y être plus sensible (sans se les approprier).

Voili, voilà

Je me suis mariée le 02 septembre 1989 à 16h00... Je file vers mon chéri, il va être l'heure :-D

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nonothenoodle

le dimanche 02 septembre 2018 à 17h14

félicitation bonheur, c'est une joli histoire profite bien alors :)

j'aime bien ce ton léger que tu as, tes messages me font sourire, je me retrouve plutôt bien dans ce que tu écrit.

oui c'est bien d'avoir et ressentir des émotions, mais quand elles prennent le pas sur la raison, c'est bien aussi de les contrôler.

Rien n'est arrêté, parce que je ne peut pas encore lire l'avenir, mais j'ai envie de faire tout mon possible pour que ça fonctionne. Même s'il n'y a pas de mot spécifique, car nous sommes tous différents, on est arrivé à poser des mots là dessus, à comprendre un peu plus, et surtout se 'redire' qu'on s'aime.

Merci encore pour votre soutient et vos conseils, mine de rien, vous m'avez déjà aidé à y voir plus clair.

je pense que je vais rester sur le forum, vu qu'on me donne des trucs à lire :) et puis là ça va mieux mais j'aurai sûrement d'autres coups de mou

a bientôt

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bonheur

le dimanche 02 septembre 2018 à 17h56

nonothenoodle
j'aime bien ce ton léger que tu as, tes messages me font sourire, je me retrouve plutôt bien dans ce que tu écrit.

oui c'est bien d'avoir et ressentir des émotions, mais quand elles prennent le pas sur la raison, c'est bien aussi de les contrôler.

La "légèreté vient avec le temps". Je n'ai pas toujours pu m'exprimer ainsi. Seule une acceptation totale de soi entraine cela.

J'aime beaucoup les sourires, ils font du bien. Heureuse d'avoir contribuer à cela.

J'aurai tendance à te dire, ne pas faire d'amalgame entre raison (neurones et intellect en conscience) avec ton émotionnel. Quelque soit le type de contrôle que tu voudras consciemment avoir, les émotions seront présentes. Certes, tu vas les aliéner et les enfouir... pour un temps. Quand ça remonte, si tu es comme moi, ça devient encore plus difficile à vivre. Alors aujourd'hui, je ne matraque plus mes émotions à grand renfort d'intellect. Le moins possible.

C'est ma façon, enfin celle que j'ai développé, pour mieux vivre. Ceci dit, ce n'est pas un conseil, tu n'es pas moi... du coup aucune recette miracle.

D'ailleurs, j'explique souvent cela, afin que mon entourage n'interprète pas mes émotions et me laisse les vivre. Si je pleurs, n'en soit pas affecté. Mes larmes n'ont de sens que pour moi. D'ailleurs, souvent, mes perles d'extériorisation sont plus la résultante d'une surcharge d'émotions (donc indéfinie) que d'une seule émotion distincte. Je n'impute pas des larmes à simplement de la tristesse (ou émotion proche). Il m'arrive de pleurer de joie. Il m'est même déjà arrivée de pleurer de plaisir (orgasme). Il m'est arrivé de pleurer en recevant un premier "je t'aime", effet de soulagement lié à l'annonce elle-même. Je ne pleure pas seulement parce que j'ai de la peine ou de la souffrance. Je fais partie de ces personnes qui "pleure de joie". C'est déroutant pour l'entourage, car depuis tout petit on apprend à décrypter les larmes comme étant la résultante d'une situation négative. Pas chez moi !

C'est comme les silences. Ne pas les interpréter. Ils sont juste une conséquences à une incapacité d'expression. Après, un silence prolongé, il faut s'interroger : est-ce une volonté ou une incapacité ? etc...

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