À force de lire des témoignages du genre "en parler ? Va-t-il (elle) supporter ? Mon conjoint conjoint n'accepte pas mon polyamour, que faire ?" etc, j'ai eu envie de réhabiliter deux petites choses que son l'égoïsme et la rupture (ouais, j'ai de l'ambition aujourd'hui !). Et puis je vais te tutoyer, lecteur (parce qu'il me plait). Lectrice, en l'occurrence, mais je pourrais aussi bien m'adresser à un homme, question de forme (et aussi que ça rejoint les questionnement très actuels d'une amie).
Bon, t'as rencontré un cheum. T'es raide de lui, mais ça craint parce que t'aimes aussi ton conjoint et tu sais pas quoi faire.
Option 1, tu dis rien, tu le trompes. T'es pas obligée de lire la suite. (et on te juge pas).
Option 2, tu fais rien et ça te dérange pas de rien faire. (je peux te demander ce que tu fais ici ?)
Option 3, tu veux vivre le polyamour, et tu lui dis : here we are !
Tout se passe bien. We got a winner ! (passe ton chemin, tu vas énerver les autres).
Sinon...
Ton conjoint souffre trop ? Quitte-le !
Franchement, ça lui fera du bien. Il n'aura plus à la supporter, cette douleur. Et tu n'auras plus à supporter l'expression de son infinie souffrance. Parce qu'il te fait bien sentir que c'est toi qui provoque sa souffrance. SA souffrance, TA faute. Logique ? Non, mais c'est comme ça. Toi qui ne fais que ressentir un sentiment finalement positif - amour, attirance, désir -, pour un autre, certes, mébon positif quand-même, tu es la cause de sa souffrance. (et non sa jalousie, sa possessivité, son égoïsme). Donc, pour le soulager, tu le quittes. Une fois cela fait, tu pourras vivre comme tu veux. Et lui ne souffrira plus. Enfin si, peut-être, mais ce ne sera plus à cause de ton polyamour.
"Ah, mais, quand-même, je l'aime, toussa, ça m'embête de le quitter", me diras-tu. Ouais. Tu l'aime. Et il t'aime. Mais il préfère te couper les ailes et fermer la porte de la cage plutôt que de te voir aller (et revenir). Tu préférerais pas quelqu'un qui t'aime libre ? Un peu moins égoïste ? Qui ne fasse pas passer ses peurs avant ta liberté ? (je demande, hein ! ^^). Si après tout ça tu souhaites rester, ben fais un choix. Tu restes mais tu assumes d'abandonner tes rêves. Tu arrêtes de te lamenter parce que tu vis pas comme tu veux, hein ! T'es une grande personne.
Il te demande de choisir "C'est lui ou moi !". Clairement, c'est l'autre ! Fallait pas demander ! Genre le gars il pourrait dire "ok, je vais voir ailleurs si le gazon est tondu de plus prêt parce que je supporte pas l'ambiance ici" mais non, il te demande à toi de choisir ! Dommage pour lui !
Il t'as dit ok y 6 mois mais depuis il arrête pas de geindre ? Je veux dire, sans que le niveau ait baissé. Abrège ses souffrances. Ce gars ne sait pas partir, fais le pour lui ! (finalement y a pas mal d'altruisme dans ce que j'écris ^^).
Bon, ok, mais les enfants ? (si il y en a).
Les enfants, de toute façon, ne sont jamais contents. Vous déménagez à 50 bornes ; leur vie est ruinée. Tu achètes des choco-trucs à la place des coco-machin ; t'es un parent indigne. Tu divorces ; tu penses qu'à toi. Mais eux, bien sûr, ils ne pensent qu'à toi, hein, c'est évident. Rien n'est pire à l'enfant que le changement (ton conjoint en pire, quoi). Jusqu'à ce que le changement ait eu lieu. Et là, c'est revenir en arrière qui est impensable. Bref, vis pour toi, les enfants suivront (de gré ou de force, non mais !).
Tout ça pour dire quoi, finalement ? Que si c'est ta liberté qui compte, il faut prendre le risque de la perte de l'autre, de ton confort, de ta vie rangée. Prendre le risque de la rupture.