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Discussion : Polyamour sans couple, sans relation centrale/primaire

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lam

le mardi 22 mai 2012 à 07h31

zina
Je l'inclue de bon coeur dans un certain nombre de mes projets, mais j'ai toujours une culpabilité résiduelle pour ces projets où je ne le fait pas. Pourtant il semble que je ferais mieux de m'en débarasser de cette culpabilité, car elle comme moi sommes satisfaites de notre relation, et avons besoin de vivre nos vies indépendamment l'une de l'autre. C'est pas forcément simple dans mon esprit de me positionner là dedans...

Hum. Ca me parle pas mal. Pour moi cette culpabilité est liée, entre autres, à ma socialisation en tant que meuf donc une 'prédisposition' de conditionnement à être tournée vers l'Autre, ses besoins, à toujours se mettre à sa place, à anticiper de manière réflexe ses désirs/besoins potentiels...
Personnellement je pense que d'être en relation avec quelqu'un-e en couple (càd qu'avec moi c'est une relation 'secondaire') ça m'aide à déculpabiliser sur des trucs, parce que la situation me pousse souvent à me recentrer sur moi. En gros de pas être leadeuse dans une relation mais plutôt 'une option sur siège éjectable' titille (et pince parfois) mon égo. Et ça me fait du bien, et m'aide à déculpabiliser de faire des choix pour moi d'abord - tout en prenant soin des sensibilités des autres.

Et je pense que t'as raison sur le fait que culpabiliser est inutile puisque tu connais son ressenti vis à vis de votre relation, et que se baser sur les désirs/besoins qu'on projette sur les autres est souvent casse gueule.

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Discussion : Polyamour sans couple, sans relation centrale/primaire

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lam

le mardi 22 mai 2012 à 07h15

Lunar
Même sans être en couple, il est possible de considérer des gens comme important dans sa vie, de tenir à elles et à eux. Il est même possible de leur dire. Et plutôt je considère que c'est chouette de le faire. Ça peut leur faire peur, mais ça leur donne les billes pour faire plus attention…

Yep, là je pense que tu mets le doigt sur un truc difficile pour moi.
un peu comme si des fois je m'enfermais dans une double contrainte que je me crée toute seule : vouloir de l'affection et sentir que je suis importante pour les autres, tout en ne dévoilant pas/peu mes faiblesses, ni là où j'ai besoin qu'on fasse attention...

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Discussion : Polyamour sans couple, sans relation centrale/primaire

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lam

le mardi 22 mai 2012 à 07h02

sur la personne qui pourrait éclipser toutes les autres...

Comme plusieurs d'entre vous, ma manière d'envisager les relations comme ayant des dynamiques propres, variables, fait que je n'imagine pas du tout arrêter toutes mes relations pour une personne avec qui ça accroche grave...
Exemple - un énorme flash avec quelqu'un-e l'année dernière, un truc dingue,à me pousser hors de mes habitudes jusqu'à être submergée dans ma tête, complètement obnubilée par ça. Ca m'était jamais arrivé aussi fort. Je savais que la NRE* était une chouette drogue mais je savais pas que je pouvais percher aussi haut.
Ca ne m'a pas empêchée de continuer à construire d'autres relations. J'étais parfois en manque et du coup bien contente de ne pas vivre au même endroit, de ne pas pouvoir céder facilement.
Et, comme je n'y attendais, je redescends progressivement depuis que je rencontre cette personne pour de vrai. Moins je l'imagine, plus je rencontre des failles, du courage, des batailles, des joies, ...et plus je vis ça mieux ;-)
expérience évolutive.

Du coup ça me fait dire que même si ça m'arrive dans la vie de repercher aussi fort ou plus, je ne remettrais pas en question mes autres relations par voie de conséquence, parce que ce qui m'intéresse c'est exactement

exred
d'être aimé-e pour ce que je suis, et non pas à cause du hasard ou de la magie

Le hasard, la magie, les coïncidences 'étranges'... j'ai tendance à penser que quand on est soi-même dans une certaine intention ou ouverture, bizarrement les choses arrivent... !
Je pense qu'on fait toujours des choix, en permanence. Et un non-choix reste un choix. Par exemple si "je reste avec machin-e parce que je me pose pas la question de savoir si cette relation me 'nourrit', m'apporte ou non". Le (non)choix de pas me poser la question fait que je reste là.

Alors peut-être que c'est une approche utilitariste des relations, et matérialiste de la vie qui me fait dire que la personne qui éclipse tout sur son passage n'existe pas pour moi. Et si c'est le cas, ça me va.
Bref en tant que control freak qui se respecte je ne laisserai pas mes choix être pris en otage par une drogue, fusse la NRE.

*New Relationship Energy, la "passion aveuglante de début de relation" en quelque sorte

Message modifié par son auteur il y a 2 jours.

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lam

le lundi 21 mai 2012 à 10h09

Sur la vie collective...
Pas le temps de m'attarder trop mais je suis hyper d'accord avec toi Lunar. Sur l'importance de la sphère amicale, et de celle du quotidien - elles se recoupent parfois pour moi. Vivre à nombreuses-x c'est vraiment important dans mon équilibre. Et justement ça me permet de relativiser et voir les relations en fonction de ce qui est partagé (petit jeu : en fonction de chaque relation, choisis un ou plusieurs items dans la liste - et rajoutes-en!) :
affection, logement, caresses, affinités politiques, sexe, vielles blagues pourries, larmes qui font du bien, projets de vie, petits dèj la tête endormie, câlins, repas, délires, véhicules, sensualité, casseroles, discussions intimes, ...

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Discussion : Polyamour sans couple, sans relation centrale/primaire

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lam

le lundi 21 mai 2012 à 10h02

Hé, c'est chouette vos témoignages.

Sur la confiance en soi et l'autonomie....
C'est sur qu'il en faut une dose, comme il en faut pour vivre toutes relations (poly)amoureuses. Là où je trouve que c'est différent sans "relation centrale" c'est la confrontation quotidienne avec le coté éphémère et transitoire des choses.
.
Je me dit que si tu te construis autour d'une relation centrale, il faudra pas moins de courage, d'autonomie ou de confiance en soi le jour où, pour une quelquonque raison, cette relation faiblit, s'arrête et ne te sert plus d'appui. Comme en marchant sur le fil : si tu te tiens à l'arbre c'est au moment où tu laches l'arbre que tu fais l'effort d'équillibre pour tenir; si tu ne tiens pas l'arbre c'est directement en montant sur le fil qu'il faut tenir. L'une et l'autre option sont autant difficiles.
.
Comme si de ne pas avoir de centre me mettait plus au milieu des éléments, me forçait à trouver des bases en moi surtout, et finalement même si c'est venteux parfois je crois que cette confrontation me plait. Ca rejoins pour moi des bases de "spiritualité perso" où mort et vie s'entrelacent en permanence dans un baiser sans fin.

Message modifié par son auteur il y a 2 jours.

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Discussion : Polyamour sans couple, sans relation centrale/primaire

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lam

le dimanche 20 mai 2012 à 02h25

Merci :-)

C'est bien de Corinne Monnet que je tiens cette expression d'"amitié sexuelle". Elle a aussi écrit un texte hyper intéressant sur "La répartition des tâches entre les femmes et les hommes dans le travail de la conversation" et co-publié un recueil de textes " au delà du personnel" qui traite entre autres de non monogamie responsable qui est épuisé mais disponible en ligne, et dont on avait discuté là.

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Discussion : Polyamour sans couple, sans relation centrale/primaire

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lam

le samedi 19 mai 2012 à 16h42

Apsophos
Je dérive de manière stationnaire dans une pseudo-solitude non-hiérarchisée, ça compte  ?

bien sûr. pas besoin d'actions concrètes pour s'autodéfinir !

Par exemple, pour des raisons similaires je refuse de justifier ma bisexualité par des faits, exemple "oui j'ai des relations avec des meufs et des gars, et non je refuse de te décrire mon actualité amoureuse dans le détail car tu risques fort de me faire entendre une énième fois des considérations pourries du genre 'ah mais si t'as pas de relations avec un gars/une meuf en ce moment c'est que t'es lesbienne/hétéro'.

bref, c'est nous qu'on choisi ce qu'on est, non ?

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Discussion : Un Contrat Universel à plusieurs plutôt qu'un mariage à deux, fut-il gay.

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lam

le samedi 19 mai 2012 à 16h34

Yep, pas mal l'article pour les questions que ça soulève. c'est frais de sortir un peu du réformisme ambiant.
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Sinon, oui le mariage est liberticide dès lors qu'on n'est pas dans la norme mono, couplesque ou dans la binarité homo/hétéro.
L'idée de fond de ce contrat universel revient à débiologiser les liens familiaux, à reconnaitre la famille choisie. Ca implique un satané reformatage, chouette !

En vrai avant que ça avance y'a du boulot et dans le présent je préfère tabler sur l'invention de solidarités concrètes, même si un statut faciliterait bien tout ça.

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Discussion : Polyamour sans couple, sans relation centrale/primaire

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lam

le samedi 19 mai 2012 à 16h12

Salut à vous.

Sur ce site il y a beaucoup de discussions concernant les relations polyamoureuses de personnes qui fonctionnent sur une base de couple.
Ce n'est pas mon cas.

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J'ai plusieurs relations de plusieurs natures, et surtout avec des fréquences où "on se voit" qui varient pas mal. Ce qui me parait différent de ce que beaucoup racontent ici c'est que je n'ai pas de compagne/compagnon du quotidien, ni même de personne avec qui on aurait un emploi du temps fixe pour se voir. Dans certaines relations c'est clarifié que si on ne construit pas de projet de vie, on construit déjà une relation de nature amicale et sexuelle; dans d'autres c'est d'abord on est ami-e-s et l'option sensualité/sexualité est vraiment en option 'ca peut/pourra arriver ou re-arriver'.

Comme tout mode de fonctionnement, il présente à la fois des limites et des avantages. Je ne cherche pas à dire c'est mieux ou moins bien, juste à partager sur les spécificités liés aux relations polyamoureuses non couplesques.

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Par exemple je trouve que ça demande de communiquer beaucoup parce que rien ne 'va de soi'. A chaque fois que je croise un-e amieamant-e tout est renégociable et à redéfinir : quelles sont les envies, on en fait quoi ?

Je trouve ça difficile (impossible?) du coup de relationner avec des personnes qui n'ont pas ou peu envie de mettre des mots sur ce qui leur arrive, sur leurs besoins affectifs...

Dans les périodes où je suis un peu plus fragile affectivement c'est parfois dur de ne pas projeter mes besoins affectifs sur les amieamant-es que je croise.
C'est parfois difficile de dire à quelqu'un-e combien ille compte pour moi (parce que c'est souvent interprété comme un truc engageant) alors que pour moi c'est important.

C'est pas toujours simple de créer de la confiance dans ces amitiés amoureuses, et il m'en faut une satanée dose avant de pouvoir me laisser aller un peu à faire glisser la carapace du "je vais bien, je gère". Et pourtant des fois elle gratte cette carapace et parfois j'aurais bien besoin d'une discussion câlin pour apaiser la démangeaison.

Parce que même si les ami-e-s sont très important-es dans la satisfaction de mes besoins affectifs, certains ressentis se partagent différemment quand il y a de la sensualité, de l'intimité physique dans l'échange.
C'est peut-être aussi ce truc d'auto-protection (blindage du type : attention les relations psychoaffectivosexeuelles ça peut faire mal) qui fait que c'est pas simple ?

Il y a aussi le coté chouette de je gère ma solitude et je m'en sors sans base affective fixe au quotidien, je tiens debout toute seule etc. et parfois le revers de 'je rentre chez moi et je voudrais bien que quelqu'un-e m'attende parce que là tout de suite c'est pas la méga patate', ou bien 'je les aime bien toutes ces gentes en couples mais ce qu'elles me renvoient sur leur stabilité affective m'oppresse un peu' ...

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Comme des fois je me sens seule dans ma manière de vivre le polyamour, hop voilà je lance un appel pour voir si d'autres avancent, rament et dérivent dans la mer mouvante des amours non hiérarchisées.

Et si je que je raconte vous évoque des trucs, au plaisir de vous lire.

Message modifié par son auteur il y a 4 jours.

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Discussion : Comment gérer ce changement dans notre relation ?

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lam

le mardi 27 mars 2012 à 10h01

tentacara
Le couple n'est pas le seul moyen de s'épanouir, loin s'en faut.

j'apprécie toujours ta plume concise et efficace - une citation belle et percutante pour commencer cette journée printanière :-)

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Discussion : Comment gérer ce changement dans notre relation ?

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lam

le mardi 27 mars 2012 à 10h00

Chachatouille
J'aimerais avoir des témoignages de gens qui ont vécu un passage d'une monogamie (parce que finalement c'est ce qui se rapproche le plus de notre relation d'avant) à un polyamour. Comment avez vous réussi à gérer de ne plus être le (ou la) seule dans le coeur de votre partenaire ?

Ca, pour avoir essayé, c'est pas facile. Je pense que j'y suis pas arrivée parce que c'était trop dur de décoder tout ce que j'avais projetté dans cette histoire exclusive, et que j'étais un peu seule à vouloir ce changement...
Je trouve ça plus facile depuis que je vis des amitiés sexuelles mais pas des 'relations'. Parce que même sans être exclusives le coté couplesque me mangeait littéralement ma confiance et ma relation avec moi. Ca me fait un bien fou de me sentir moi et plus 'la "copine/amante/meuf" de qqune...'. C'est pas moins intense, y'a pas moins de sentiments, seuleument y'a plus de place pour les projections et les attentes 'automatiques'.
Et je vis pas ça comme un échec, et c'est pas toujours facile, et j'ai pas forcément qqune avec qui je construit une amitié sexuelle pour me prendre dans ses bras quand ça va pas. Mais comme je ne vois plus sexe et projets de vie comme des trucs forcément liés, il y en a d'autres des personnes. Avec qui on fait du sexe ensemble parfois/souvent, ou jamais. Et je suis claire sur le fait que je les aime. Toutes. Et j'essaie de leur dire combien elles sont importantes pour moi.

Voilà, moi je m'en sors en ayant pas de 'partenaire' parce que c'est source de trop de projections pour moi, mais des ami-e-s que j'aime dont certain-e-s sont des amant-e-s aussi sur des fréquences variables, dont certain-e-s avec qui on construit un futur commun. Catégories mutuellement non-exclusives. Intersections d'espaces de partage émotionnel.

Chachatouille
A moi de savoir maintenant ce que je veux réellement.

Yep, comme les autres qui ont répondu, je crois que c'est une super bonne piste pour commencer.

Tout ça (ces changements que j'explique avant) a eu des répercussions que je juge hyper positives sur ma confiance en moi. comme si en m'enlevant la béquille d'un-e "partenaire" ça me permettait de me rendre compte que oui je tiens bien debout toute seule et même j'avance grave ;-)

Chachatouille
Peut-être que je ne peux pas bâtir de polyamour serein sur une relation au passé exclusif.

pour finir j'ai envie de paraphraser ta dernière citation et dire "Peut-être que je ne peux pas bâtir de relation affective sereine sans une chouette relation d'amour avec moi-même."

Message modifié par son auteur il y a 2 mois.

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Discussion : Et merde aux archétypes genrés

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lam

le mercredi 22 février 2012 à 08h55

ben les préjugés classiques sur les "bi" je dirai que c'est l'infidélité :-) , le fait d'être instable émotionnellement, de pas savoir s'engager, d'être vus pas les homos comme des "traitres à la cause qui bouffent à tous les rateliers" (ex : qu'est-ce qu'une bisexuelle ? une lesbienne qui a des pannes de voiture), des indécis-es, d'être vu-e-s par les hétéros comme des personnes hyper libérées qui baisent tout le temps avec potentiellement tout le monde et avec qui illles peuvent déballer leurs problèmes affectivo-sexuels.

bon après y'a les achétypes bi sur la sexualité qui sont hyper genrés pour le coup - par exemple dans le porno la bisexualité est trèèès souvent illustrées par plus de femmes que d'hommes, souvent deux meufs et un gars... Elles se caressent gentillement parce que bon des meufs ça n'a pas de bite, jusqu'à que le ""vrai sexe"" commence avec l'arrivée du mââle en érection. berk

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Discussion : Et merde aux archétypes genrés

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lam

le mardi 21 février 2012 à 13h24

Popol
L’archétype du bi, tu peux en dire plus ?

ben, "bi" ça sous entend qu'il y a les femmes et les hommes et que ce sont des catégories valables. Pour moi la plomberie sexuelle c'est secondaire et par ailleurs je n'aime pas une personne parce que son genre est féminin ou masculin. malgré la matrice hétéropatriarcale qui influe sur moi, mon imaginaire (comme tout le monde), je me sens attirée par des personnes.

Pour faire hyper schématique je pourrais dire qu'il y a une palette en dégradé de genres entre les pôles (archétypaux) féminin et masculin.
En réalité je vois ça comme une figure en 3D, avec bien plus que deux "pôles". Feminin masculin c'est bien trop étroit comme grille de lecture pour ma réalité.

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Discussion : Et merde aux archétypes genrés

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lam

le mardi 21 février 2012 à 12h15

salut.

Popol
Sexe/genre, c’est un débat de mots, pour finir, et qui perd de son importance quand on s’est trouvé personnellement sur certains points.

ben là je suis pas d'accord avec la généralisation. j'ettends ton point de vue mais pour moi :
- le sexe c'est une donnée biologique (gonades, chromosomes, appareils génitales,...)
- le genre c'est performatif : c'est de la construction sociale variable et multiparamètre, ca dépend de la culture, de la société, de chaque individues aussi. càd que qu'en performant un genre je change la réalité, je montre une image et j'agis sur ma perception des genres et les perceptions des autres avec qui j'interagis (visuellement, verbalement, non-verbalement....)

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Discussion : Et merde aux archétypes genrés

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lam

le jeudi 16 février 2012 à 16h58

Popol
Alors j'espère sincèrement qu'on pourra continuer à causer en paix.

;-) t'inquiètes !

bon je tique toujours sur le vocabulaire sexe/genre, être "d'un sexe et de l'autre" ça me bugge le cerveau, hormis dans le cas de personnes intersexes et encore c'est hyper hyper rare d'avoir des attributs des deux sexes qui soient fonctionnels (même si ça existe). bref passons.
Sur le fait de pas complètement dire ton avis, OK, je comprends mieux. Ca veut pas dire que je kiffe non plus.
Intéressant pour moi de voir comment/pourquoi j'ai eu des réactions viscérales à certains de tes propos. Je crois que ma sensibilité à la question trans et mes allergies aux discours pathologisants qui sont légion sur la question... sont des pistes qui valent le coup d'être approfondies.
Sur les "milieux féministes", pour moi c'est pas un gage de clairvoyance aucune, ni d'ouverture d'esprit ou de tolérance, (tout comme pour les 'milieux poly, écolos, anarchistes, militants, x, y, z...") y'a qu'à voir les querelles intestines pas franchement peace et pleines de bienveillance qui les secouent ces milieux. Mais bon, ça reste pour moi des gentes qui ont le mérite potentiel de se poser des questions... Comme disait desproges "J'aurais toujours plus de respect pour les enculeurs [et enculeuses] de mouches que pour les inventeurs [et inventeuses] de bombes à neutrons."
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Juste rapidement, (un peu de perso sur la table) je ne me dis pas 'bi', si je dois choisir une étiquette ce serait plutôt 'pan-sexuelle' même si en pratique pour le moment je n'ai pas eu de relations allant plus loin que le gentil flirt avec des personnes trans.
Bi, justement, c'est binaire du genre, c'est archétypé à fond, et c'est clairement pas là que je me situe. Ca m'intéresse plus de détruire cette binarité, que ce soit par l'abolition pure et dure du genre (ce qui me parait peu probable à moyen terme), et/ou par la multiplication des identités de genre.
D'ailleurs c'est pas parce que je parle de moi avec des pronoms féminins que je suis une fâmme, que j'ai une chatte, des seins ou des ovaires...

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Discussion : Et merde aux archétypes genrés

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lam

le jeudi 16 février 2012 à 13h49

Popol
Ainsi, je ne prends rien personnellement (tout en restant dans la grande surprise intéressée et curieuse de ce que cela a provoqué comme réactions, en tant que phénomène sociologique), car cela s'adresse non pas à moi mais à un archétype de méchant, d'ennemi-en-idées, justement; mais un archétype mouvant au gré des hérissements qu'il provoque, suivant ce qu'on en prend ou ce qu'on en rejette individuellement.

Yep, je trouve qu'effectivement cela décris bien ta démarche.

Comme je l'expliquais plus haut dans le fil ce qui me dérangeait dans l'échange c'est plus que tu ne mettes rien de perso sur la table pour discuter d'un tel sujet. Adopter une position voyeuriste (c'est pas méchant, c'est descriptif) de ce type :

Popol
Comme le sujet de ce fil n'est pas ma petite personne, mais la curiosité que je porte au monde des autres quand ils parlent d'eux-mêmes, je relance la dernière question sous une autre forme.
Les gens, comment vous vous sentez ? Un jour d'un sexe, un jour d'un autre, les deux entremêlés, ou pas du tout ? Ca vous taraude, ou est-ce que ça ne vous touche pas plus que ça ? Sentez-vous la différence, et si oui, pourquoi et en quoi ?

ben moi ça me dérange.

Je pense qu'ouvrir des fils ici pour satisfaire sa curiosité c'est pas un problème en soi à condition d'y mettre du sien, d'être dans le partage quoi.
Cette forme d'échange asymétrique.... ça m'évoque une posture de psy ou, comme tu le dis bien, de sociologue sur le terrain.
et c'est pas ça que je cherche ici. Mais cela convient peut-être à d'autres.

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Discussion : L'anarchie relationnelle en huit points

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lam

le jeudi 16 février 2012 à 08h55

lilitu
mettre un peu d'ordre dans cette anarchie.

Pour les personnes qui s'y reconnaissent, l'anarchie c'est plutôt "l'ordre sans le pouvoir" (E Reclus) et non pas le néant chaotique et bordélique qui est l'acception commune du mot.

L'anarchie étant une mise en pratique des idées se rapportant à l'anarchisme (= courant libertaire), et étant basée sur un principe de liberté, implique donc pas mal de structuration, d'organisation, de communication....

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Discussion : Aimer sans être aimé en retour

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lam

le mercredi 15 février 2012 à 09h55

lilitu
Et parfois, il y a une relation, voire même une non-relation qui prend une importance démesurée, genre "boss de fin de niveau", avec des données un peu plus longues à intégrer, mais par la suite je me rends comte que tout est différent, je ne fonctionne plus pareil, des choses qui me semblaient impossibles, ingérables sont devenues tout d'un coup évidentes...
Je ne sais pas si je suis très claire là. Enfin je crois que c'est ce qu'il m'arrive en ce moment. Je suis à un carrefour.

je sais si c'est clair mais ça me parle carrément, c'est une super description de ma situation actuelle vis à vis d'une personne.
De mon coté j'ai l'impression que plus la tentation du sentiment passionnel (assez exclusif d'ailleurs si je laisse aller) est forte, plus la relation évoque/remue des trucs profonds - effectivement plus longs à décoder en général.
Mais du coup même si à vivre c'est parfois difficile (eh l'intensité c'est cool mais faut gérer ! par exemple pour moi ça veut dire parfois de me retenir d'envoyer des textos/mails à tour de bras...), c'est quand même génial cette complexité et cette intensité dans les émotions.

Là où je trouve ça dur c'est que comme certaines j'aime bien communiquer (d'ailleurs je trouve le paragraphe sur la communication dans le texte posté par Zina "l'anarchie relationelle", très bien écrit et argumenté) et effectivement ça peut faire fuir l'autre.
Je pense que ce n'est pas qu'une question de "fuis-moi je te suis..." et inversement mais aussi de rapport à l'expression verbale ou écrite de ses sentiments.
La construction masculine est plutôt basée sur le déni des émotions que sur le fait de les observer et de les accepter et d'en discuter.
De manière globale (y'a des exceptions dans les deux sens hein) j'observe que c'est souvent plus difficile de parler sentiments pour des gars que pour des meufs.

Et j'ai peur qu'en ayant verbalisé certains trucs que je pense et ressens, je n'aie provoqué l'éloignement de la personne sur qui je 'craque sévère' en ce moment.
Etre patiente le temps qu'il chemine ? oui, ouais, c'est du boulot la patience dans ces moments là :) et c'est peut-être aussi pour travailler ça qu'il me pousse des sentiments aussi puissants à l'intérieur ?

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Discussion : Et merde aux archétypes genrés

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lam

le mercredi 25 janvier 2012 à 17h53

Popol
quel est le vrai problème ?

:-/
et si tu te renseignais sur les personnes trans avant de juger qu'elles ont un "problème" ?
Une transition ne se résume pas à une ou plusieurs opérations, et parfois n'en implique pas du tout.

Je trouve vraiment fou de prétendre "être au dessus des archétypes genrés" et d'écrire de telles énormités.

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Discussion : Et merde aux archétypes genrés

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lam

le mercredi 25 janvier 2012 à 17h47

tentacara
(...)
Je te souhaite beaucoup de courage, le soutien de tes amis et de ta famille et une indestructible foi en toi-même. Je te souhaite surtout une belle vie.

Superbe résumé, je plussoie.

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