Dreltak
Quand un lien (pas forcement amoureux) avec une personne perdure, qu'on a su prendre le risque de lui dévoiler une bonne partie de soit, même les côtés les moins glorieux, et que le lien perdure, dans toute sa beauté, le terme d'âme-sœur s'impose, même s'il ne recouvre pas toute les réalités possibles en la matière. Et cela n'est en rien contradictoire avec une démarche polyamoureuse, enfin je pense (donc j'essuie) ?
Je te suis mot pour mot là dessus...
Je suis polyamoureuse, j'ai toujours refusé de penser en terme de hiérarchie entre mes relations, et je considère l'un de mes amoureux comme mon âme sœur, de par l'évidence de l'indéfectibilité du lien qui nous unit (enceinte de mon autre compagnon avec qui je vis donc désormais, ce lien plie mais ne rompt pas).
De même pour une amie d'enfance qu'il me semble impossible de perdre au fil de nos vies pourtant si différentes.
Pour ce qui est de la tentation de la monogamie, je rejoins là Clown Triste :
"Je crois pour ma part que nous sommes tous amenés à ressentir au fil du temps l'envie (plus ou moins puissante) de "rentrer dans le rang". Vivre en polyamoureux est souvent un combat quotidien, potentiellement épuisant, qui n'apporte pas que du bien-être. Cette liberté d'aimer est belle mais son prix peut être très élevé.
De quoi songer parfois à revenir à une relation monogame, plus simple et sereine sur bien des plans, et dans laquelle on se sent bien..."
Et je peux en parler aussi, puisque j'ai fait le choix de m'engager "de faits" dans une relation monogame avec le père de mon enfant (qui n'est pas très en phase avec le PA...), même si je suis toujours amoureuse d'autres personnes. Et effectivement, il y a un côté "pèpère"....et dans cette période de ma vie (l'arrivée de mon enfant), je pense que c'est ce dont j'ai besoin, avoir quelqu'un toujours près de moi, un peu fusionnel, dont je sais qu'il sera là tous les soirs, toutes les nuits...
Je sais qu'au fond de moi je suis très indépendante et ne pourrai vivre ainsi éternellement, mais actuellement, c'est ce qui me convient, même si les personnes que j'ai renoncé à voir me manquent.
Est-ce que ce n'est pas un peu utilitariste dans mon cas, de passer à la monogamie tout en sachant que ce n'est pas définitif ? est-ce que j'aurai dû agir en fonction de ma "nature" profonde de PA ? en même temps un instinct profond m'a poussée à me réfugier dans cette relation monogame au moins le temps que je consolide mon nouveau statut de parent....(bon ok, l'ultimatum du futur père m'a beaucoup poussée aussi......)