Polyamour.info

bonheur

bonheur

(France)

Participation aux discussions

Discussion : Polyamoureux et vierge

Profil

bonheur

le vendredi 18 mai 2018 à 23h12

Ecarté du sujet ? Peut être pas tant que ça, je dirais.

FK est jeune. Il est intéressant pour lui de savoir ce que d'autres ont pu vivre. Je ne pense pas que ça entre en opposition avec son post initial. En tout cas, si ce fut le cas, ce ne fut pas volontaire (pour ma part en tout cas). Cette discussion est placée dans la rubrique "sexualité", alors est-ce déplacé de parler de cela ?

D'ailleurs, FK a posté pour exprimer. Et oui, inutile de remettre en cause ce qui relève plus de l'affirmation que du questionnement.

Je présente mes excuses si mes propos sont choquants aux yeux de l'initiateur de ce fil ou d'autres membres.

Voir dans le contexte

Discussion : Transformation relationelle : passer d'une relation amoureuse à une relation d'amitié

Profil

bonheur

le vendredi 18 mai 2018 à 23h04

Je ne suis personne pour répondre des questionnements de ce type. Pour moi, l'amour est gravé à l'encre indélébile en moi. Quelque soit le mot, séparation ou rupture, c'est désormais définitif. Je ne peux me comporter comme si un amoureux était un ami. C'est juste pas possible. L'inverse oui, on se comporte en ami et on se rapproche, pour devenir amoureux (enfin, on le ressentait avant, mais c'était pas encore exprimé). Passer ce stade, aucun retour en arrière possible pour moi.

Le dernier amour que j'ai quitté (j'ai initié de couper les contacts) c'est soldé par une pointe d'humour (ce petit oui-oui qui m'accompagne ici, seul nous deux en connaissons le sens et son humour). Cette photo était accompagné d'une phrase de remerciements "merci d'avoir traversé ma vie". En retour, j'ai envoyé une autre image humoristique (une représentation de Maya l'abeille prenant un bain de pied dans une coupe de champagne ; là encore, personne d'autre ne peut comprendre le symbole et l'humour). J'avais joint une citation piochée dans un livre : "faire rire l'instant pour te rejoindre là où tu es". Je l'invitais ainsi à ne pas oublier tous nos rires et fous rires, à garder le beau de nous.

Je suis très conservatrice, j'ai des photos, et autres souvenirs près de mon coin à moi, sous l'escalier. Je garde ceux que j'aime près de moi, toujours...

Ca n'aide pas, mais je pense que la façon dont on se sépare compte. J'ai commis des erreurs par le passé mais cette séparation ou rupture ou comme on veut l'appeler a été plus saine et sereine que les autres. C'est important, je trouve.

Prends soin de toi !

Message modifié par son auteur il y a 3 jours.

Voir dans le contexte

Discussion : Comment survivre au polyamour quand nous n'en sommes pas un

Profil

bonheur

le vendredi 18 mai 2018 à 13h08

Il-Mago
La liberté, ce n'est pas avoir aucune contrainte, c'est choisir ses contraintes.

Voilà qui vient étayer ce que j'exprime ici : /discussion/-bHU-/Draguer-alors-qu-il-me-sait-mari...
Mon post de 13:01 (si ma mémoire est bonne)

Voir dans le contexte

Discussion : Draguer alors qu'il me sait mariée

Profil

bonheur

le vendredi 18 mai 2018 à 13h01

bidi...
J'ai pas saisi le jeu de mots

normal, il n'est pas fin du tout. Aucun intérêt, il était là plus pour meubler ma pensée qu'autre chose.

bidi...
Le fait d'avoir des relations sexuelles avec quelqu'un renforce l'attachement qu'on a pour cette personne (j'ai lu là dessus, par contre je me vois pas retrouver mes sources).

Oui, nous avons une hormone qui ne sert qu'à ça. L'ocytocine, je crois (je n'en suis pas certaine). J'ai lu également sur ce sujet. (sources ?)

Le fait que deux choses puissent se liées n'impliquent pas qu'elles ne puissent exister l'une sans l'autre. C'est ma perception et je n'oblige personne à croire qu'elle soit réelle. C'est comme pour le baiser qui pour certaines personnes est un prélude sexuel et pour d'autres un acte de tendresse. L'acte est le même, le ressenti différent. Là encore, je ne peux convaincre une personne qui a ses sens sexuels qui s'activent quand ils embrassent, qu'une autre réalité existe.

bidi...
D'ailleurs, pour les naturalistes, l'homme n'est pas considéré comme monogame, vu que la définition de monogamie (pour un naturaliste) c'est le fait de n'avoir qu'un seul partenaire pendant l'intégralité de sa vie. Ce qui n'est pas notre cas. Donc nous ne sommes pas monogames.

Je comprend cette définition. Et selon ce qu'elle indique, je ne suis pas monogame (ou monosexuelle). Il faut différencié pluri-partenaires (une sexualité avec alternance avec des partenaires) et non monogame.

Enfin, j'ai déjà expliqué cela. Je suis non monogame et je ne peux pas être pluri-partenaires. Pour être plus précise, je ne désire imposer à mon mari (et à moi également) des relations éloignées les unes des autres parce que ce n'est pas notre souhait commun. Ni à l'un, ni à l'autre. Ok ça suit un raisonnement logique, mais il n'est pas construit sociétalement. Il n'est pas dicté à moi par la société, mais par le bon sens. Pour moi, si je reprends les propos d'une autre discussion, on peut dire que c'est un choix (je le reconnais) mais un aucun cas un renoncement, une injustice. Si un amoureux secondaire considère cela comme inacceptable, l'injustice sera que oui, mon couple sera privilégié par moi. Je prendrai cette décision parce que la vie, c'est aussi cela. Ce sera pour moi une incompatibilité et hors de question que je la subisse et que j'en fasse subir autrui.

Etre aimé sans sexualité, c'est également pour moi merveilleux. Je le vis plus que bien et je n'aspire en aucun cas à vivre autrement. Mon bonheur passe par là.

Voir dans le contexte

Discussion : Interrogations

Profil

bonheur

le jeudi 17 mai 2018 à 19h36

J'ai à formuler mes excuses. Doremi m'a fait remarqué ce jour que j'avais fait des "répondre à l'expéditeur" et non des "répondre à tous" :-/ Plus coconne que ça, faut le faire quand même !

Voir dans le contexte

Discussion : Draguer alors qu'il me sait mariée

Profil

bonheur

le jeudi 17 mai 2018 à 19h33

bidi...
C'est tellement sociétal qu'un mec peut se permettre de qualifier les sentiments comme étant un "aspect de la sexualité" sur un journal de grande audience :-D :-D
:-D

Pas étonnant que je ne sois pas audible :-( . J'hésite entre rire ou pleurer. Je vais un peu pleurer de rire et ça ira mieux (jeu de mots, pas maître Cappello du tout)

Voir dans le contexte

Discussion : Culpabilité, NRE etc...

Profil

bonheur

le jeudi 17 mai 2018 à 16h30

Ta situation. Si j'étais à ta place. Tu exprimes parfaitement ton état émotionnel et je le ressens.

Si je m'imagine à ta place : les non-dits obligés ; l'impossibilité d'un épanouissement dans la seconde relation. Je crois que ça me rongerait également, quand à la fatigue, je la comprends tellement. Le brouillard perpétuel parce que l'on ne comprend plus rien à soi, à ses engagements, à son avenir... ça me ramène quelques années en arrière.

Je souhaite également que le temps fera son office et rétablira les équilibres.

Voir dans le contexte

Discussion : Draguer alors qu'il me sait mariée

Profil

bonheur

le jeudi 17 mai 2018 à 16h23

bidi....
... Sauf que dans notre société, les deux sont intimement liés. Le simple fait qu'on ait des mots pour les penchants sexuels mais pas pour les penchants romantiques en dit long.

Je regrette en effet ce constat. Les émotions, les sentiments, les ressentis sont à bannir. Ceci explique donc cela. Toutefois, sommes nous complètement dépourvus de mots, de vocabulaire ?

Il y a encore peu, l’amygdale était pour moi uniquement un organe de la gorge (en gros). J'ai eu la surprise en lisant un bouquin de Antonio R. Damasio que c'était également le nom d'un endroit de notre cerveau. Comme quoi ? Les mots, on est loin de tous les connaitre et d'avoir un vocabulaire toujours adapté.

C'est aussi pour cela que je recommande souvent des lectures. Par exemple, le livre "le décodeur des émotions -développez votre intelligence émotionnelle" de YA Thalmann offre un apport important (par exemple).

Après, il y a notre caractère unique et nos divergences propres. Notre déconstruction et notre reconstruction, également. Parfois on parait contradictoire aux yeux de certain-e-s alors qu'en réalité, à l'intérieur de nous c'est clair et cohérent.

bidi...
Mais je peux parler moins de sexe si ça vous gène, je comprendrais.

Moi j'aimerais pas qu'on me demande de parler moins d'émotions et de sentiments. Alors non, je ne te demande pas cela. C'est aussi à moi à te comprendre. Désolée si je montre en effet parfois des signes de lassitudes.

bidi...
Après, on pourrait prétexter, à raison, que le polyamour n'est pas une histoire de sexe, mais avant tout de sentiments. Sauf que dans notre société, les deux sont intimement liés. (...) Et donc, pour moi, on peut difficilement parler de sentiments en ignorant le sexe.

C'est notre gros point de divergence, en effet. J'amène souvent à réfléchir sur l'obligation de ce lien. Est-ce une construction sociétale ?

Etre déconstruit en ce sens, parce que le naturel a remplacé le sociétal, je suis ainsi parce que ça me convient et me correspond. J'admets en effet que toujours tout ramener au sexe m'exaspère, sans doute parce que ça va dans un sens trop construit (peut-être, difficile à affirmer) à mes yeux.

Après, ne pas axé sa vie sur le sexuel mais sur l'émotionnel, pour une HPE, ben ça me semble sain. L'essentiel est de bien vivre sa position, en laissant derrière soi ce qui ne nous convient pas. D'ailleurs pour moi, je n'exclue pas le touché, j'exclus le sexe, c'est différent. Je suis très tactile (si ça peut faire aider à une juste compréhension).

Voir dans le contexte

Discussion : Draguer alors qu'il me sait mariée

Profil

bonheur

le jeudi 17 mai 2018 à 13h12

:-)

Voir dans le contexte

Discussion : Comment survivre au polyamour quand nous n'en sommes pas un

Profil

bonheur

le jeudi 17 mai 2018 à 13h10

Ce matin, j'ai commencé la lecture d'un mémoire, sur justement les invectives de la monogamie et du mariage. Un passage m'a amené à réfléchir.

Faire le choix d'un engagement de vie à deux, avoir des enfants dans le cadre de cet engagement (et je n'ai jamais remis cela en cause) est-ce renoncé ? Renoncé à la vie ; renoncé aux nouvelles personnes qui croisent notre route et qui nous chamboulent ; renoncé à ses émotions, ses sentiments ; renoncé à ce qui nous transporte, nous rend heureux ; renoncé à admettre que l'on aime ET on aime ; renoncé à sa capacité à ouvrir son coeur ; renoncé à avoir un juste et vrai regard sur une personne qui s'ancre en nous irrémédiablement... ou devenir froide et insensible d'une manière générale envers tout le monde, puisque l'amour n'est plus autorisé, plus permis, à rejeter systématiquement à grand renfort d'intellect.

L'amour me rend vivante, épanouie, rayonnante, pour le plus grand bonheur de tout mon entourage et c'est ainsi que je veux vivre.

Choisir d'aimer OU d'aimer ? Qu'est-ce que les émotions se moquent de la monogamie et du dicta sociétal ? Et d'ailleurs, intérieurement (et non socialement), en quoi un ressenti serait plus légitime qu'un autre ? Juste il est mauvais parce qu'il n'entre pas dans le cadre défini ?

J'indique souvent que notre capacité à aimer n'est pas un truc défini à partager. En tout cas ce n'est pas ainsi que je la définirais (ma capacité à aimer). Ce serait plutôt comme un ballon gonflable : il y a un phénomène d'expansion.

D'ailleurs, qu'on le désire ou non, ce phénomène s'opère, qu'on le détruise ou non à grand renfort d'intellect ou de dicta. C'est ainsi, c'est naturel, juste on l'admet et on remet en question notre positionnement (on devient polyaffectif). On ne se ment plus à soi-même : on aime et on aime.

Par contre, l'amour est compliqué. Il faut force intérieure et énergie pour assumer. Il faut empathie et reconnaissance des malaises d'autrui. D'une manière générale, d'ailleurs. Pas seulement pour ce qui concerne les seules relations amoureuses.

Mon discours peut paraitre brutal à quelqu'un qui se voyait propulser dans l'amour unique et idéalisé. J'en suis désolée. C'est nécessaire parfois, d'entendre ce que l'on n'a pas envie d'entendre.

Voir dans le contexte

Discussion : Draguer alors qu'il me sait mariée

Profil

bonheur

le jeudi 17 mai 2018 à 12h23

bidi...
Bon, pour les capotes, ma mère m'en a offert une boîte à 15 ans aussi. Mais c'est une histoire de santé là :-)

Tout à fait, mais qu'en partie. C'est également une histoire de comportements sociaux (pas que pour la santé) ET également et surtout une façon de dire "tu es un reconnu comme un futur homme, qui va devenir mature" (donc une notion de début, même si petit ils avaient le droit de jouer avec leurs zizi), "ta sexualité t'appartient et il n'y a aucune honte à avoir. Vis ta vie sexuelle !"

J'ignore qu'elle était la pensée de tes parents

Caoline
Tu parles toujours de sexe en fait.

Très souvent, oui ! Mais tu ne t'en rends peut être pas compte, bidi...

Après bidi... ne s'en cache pas. Il indique lui-même qu'il est très sexuel (pour moi aussi, un peu trop, je le reconnais) et il faut s'y faire. Moi je suis trop émotive et sensible, mais ça ne compensera pas nos discours :-D .

Je pense que beaucoup me considère comme fermée au sexe ou puritaine car pour moi l'amour c'est avant tout émotionnel. Je ne commettrais pas l'erreur de penser que bidi... n'est que sexe car il parle beaucoup de cela :-/ .

Il faut outrepasser les clichés, et voir l'individu sous toutes ces facettes. Un forum n'est pas adapté.

Voir dans le contexte

Discussion : Comment survivre au polyamour quand nous n'en sommes pas un

Profil

bonheur

le jeudi 17 mai 2018 à 11h01

TTLBCS
En effet, sur le forum de discussion, je vois souvent les adhérents au polyamour protester contre les gens contre -comme moi- ; ceux-ci sont souvent appelé égoïste, jaloux, fermé d'esprit ou Encore anti-progrèsiste, or est-ce que le fait de céder à ses propres pulsions sans prendre en compte la détresse de l'autre en se contentant de le laisser dans sa rage et sa tristesse n'est-il pas une preuve d'égoïsme en soit ?

Je suis polyaffective et je ne suis pas insatisfaite dans mon couple (mariage). Je n'ai jamais dit à mon mari qu'il était égoïste, fermé ou autres. Mon mari a eu peur que je l'abandonne et j'ai été là pour lui, pour qu'il passe ce cap d'incertitudes. Nous avons cheminé séparément (au bout de 11 ans lui est mono et moi donc poly) mais toujours nous avons accompagné l'autre, une dynamique commune de développement de soi, de découverte de l'autre (et des autres), une présence, une compréhension...

Après de nombreuses lectures, je me suis découverte HPE. Aussi, ressentir de l'amour et ne pas pouvoir assumer mes émotions, les enfermer, c'est juste pas possible. Je ressens cela comme la pire des injustices : ne pas avoir le droit d'aimer. Au nom de quoi ?

Laisser l'autre dans un état émotionnel pesant est un manque d'empathie, de sensibilité. Ce n'est pas très poly comme attitude.

Le fait est que parfois, quand on ressent trop fortement, au lieu de le dire, on s'enferme, on prend de la distance. Je le fais quand je ressens de l'amour en dehors de mon couple et que je comprends qu'un lien ne sera pas possible. Je fais cela pour me protéger. Prendre de la distance permet cela : se protéger.

C'est difficile d'être le point d'origine d'une souffrance chez une personne que l'on aime. Moi j'ai mis plus d'un mois avant de m'ouvrir à l'homme dont j'étais tombée amoureuse et à mon mari, pour qui j'avais tellement d'amour.

Le fait est que cela nous a rapproché. J'en suis heureuse et je nous en remercie souvent.

Le mariage, aujourd'hui, si je devais refaire, je l'exclurais de ma vie. C'est la prison que tu décris si bien : détruit tes émotions et sentiments, c'est honteux. Consacre toi à ta famille, soit l'épouse parfaite et la mère parfaite... Seul ce fardeaux doit peser sur tes épaules. En autres termes : soit malheureuse et tais-toi. Si mon mari m'avait tenu ses propos, j'aurais divorcé immédiatement et au diable la maison et les enfants. Je n'ai qu'une vie !

Voir dans le contexte

Discussion : Polyamoureux et vierge

Profil

bonheur

le jeudi 17 mai 2018 à 10h44

bidi...
Rien ne prouve qu'une nana vierge va accorder de l'importance à sa première fois. J'en ai connu une par exemple qui voulait juste se faire dépuceler "histoire que ce soit fait".

Je me reconnais dans cette description. Mais je ne correspondrais pas à la recherche de FK.

Je crois que sa volonté est sienne et c'est tout. Personne ne doit discuter son choix, puisqu'il est sien.

bidi...
Et surtout, rien ne prouve qu'une nana qui ne soit pas vierge ne puisse pas respecter ce moment particulier pour lui, et faire en sorte que ce soit, pour eux deux, un moment plein de sens (et de magie).

Tout à fait !

Voir dans le contexte

Discussion : Draguer alors qu'il me sait mariée

Profil

bonheur

le jeudi 17 mai 2018 à 10h39

Je dirais que si le parent n'est pas à l'aise avec ça, évidemment que ça va être chaotique.

Donc, il faut déjà se désinhiber soi.

Chez nous, on offre préservatifs et gel pour l'anniversaire des 15 ans. Aucune obligation de s'en servir mais une requête : on s'en fout de ce que ça coûte, entrainez vous à en mettre pour que le jour où vous les utiliserez pour quelque chose, vous ne soyez pas gauche et ne fassiez pas n'importe quoi. Autre chose, la notice explique que... gardez la pour la relire. Ne tenez pas compte de "tu ne risques rien avec moi", c'est à toi de décider ce qui est bien pour toi.

Voir dans le contexte

Discussion : Culpabilité, NRE etc...

Profil

bonheur

le mercredi 16 mai 2018 à 19h42

Non, je n'ai vécu une telle situation. Non, je n'ai pas de conseils, même si je rejoins LostButAlone. Oui, il va te falloir une sacrée dose d'énergie.

Le pire dans ta situation, si je devais la vivre, serait l'injustice. C'est elle qui m'a conduite à mon évolution.

Pour ce qui est de la culpabilité, si c'est au contrat, tu ne prends pas en traitre. Toutefois, personnellement, je le vivrais également très très mal :-( .

courage et surtout prend soin de toi, d'elle, des enfants, de tes amours

Voir dans le contexte

Discussion : Draguer alors qu'il me sait mariée

Profil

bonheur

le mercredi 16 mai 2018 à 19h29

Concernant les enfants, je crois qu'il ne faut pas confondre la notion de prises de décisions qui nous revient à nous adultes et les cachoteries ou le manque d'explications claires. Souvent si l'on ne dit pas, et c'est regrettable, c'est parce que l'on est pas à l'aise avec la réalité. C'est agréable pour personne d'admettre que les rentrées d'argent ne suffisent pas. Après, on peut expliquer avec l'argent de poche de l'enfant qu'il est important s'il a 5€ par mois, qu'il ne pourra pas en dépenser 10€ ou alors seulement au bout de 2 mois. On dessine deux faux billets et on les place sur le calendrier. C'est simple et compréhensible relativement tôt. Il faut expliquer de façon audible. Et si l'enfant comprend, il évitera plus tard, de gérer son budget n'importe comment.

Je suis de formation comptable. Quand mon ainé a commencé à avoir un salaire, j'ai voulu l'aider à lui faire comprendre comment dépenser suivant ses besoins... les priorités actuelles, ses priorités d'avenir et enfin ce qu'il restait pour les sorties ou autres. J'ai été en conflit avec lui, c'est tout ce que j'ai gagné... me retrouver projeter contre un mur avec pour seul invective rageuse "elle ne me convient pas, ta façon de gérer l'argent". Quelques semaines plus tard, il partait sur un coup de tête. J'ignore ce qu'il en est à ce jour. J'ai fini par couper complètement les ponts avec lui. Cet épisode n'était qu'une goutte d'eau dans un océan d'indélicatesse et de toxicité.

Etre parent, c'est se faire plaisir à soi au départ... Ensuite, l'enfant est un individu que l'on peut aider à devenir autonome. A lui de faire de notre éducation ce qu'il en souhaite. Ca s'appelle l'indépendance et elle a parfois un surcoût non envisagé.

A vouloir faire le bonheur des autres malgré eux, on ne récolte pas toujours ce que l'on sème

Voir dans le contexte

Discussion : Draguer alors qu'il me sait mariée

Profil

bonheur

le mercredi 16 mai 2018 à 19h14

On sous-estime souvent les autres, malheureusement. Ce n'est pas toujours une protection que de dissimuler. Les enfants sont peut être plus dans l'émotif que les adultes. Ils n'ont pas encore été trop obligé d’annihiler l'émotionnel à grand renfort d'intellect. Suivant les cas (environnement), je pense que ça vient plus ou moins tard, et suivant l'individu (QE, QI...) ça joue aussi beaucoup.

Je m'aperçois par exemple que les enfants HPE s'obligent à l'énervement, la colère, la crise de nerf, comme unique système réactionnel et ce n'est qu'adulte qu'il comprend parfois que c'est une réaction imposée. Tout ça parce que les émotions, il ne faut pas les laisser transparaitre. Un petit garçon ne doit pas pleurer, il doit être courageux. Une petite fille qui pleure n'est pas belle...

Du coup, les individus que nous sommes n'ont plus la volonté de voir une personne qui pleure (par exemple) ou qui s'assume en disant toujours la vérité. La vérité, celle que l'on cache pour préserver. Sauf que parfois la vérité soulage. Je pense en écrivant cela à un mensonge qui me rongeait. Il fallait cacher à ma grand-mère les raisons de la mort de mon oncle. A plus de 80 ans, un jour que je me promenais dans le parc de la maison de retraite avec ma grand-mère, j'ai fini par cracher le morceau. Je m’apprêtais à des conséquences et à des nuisances sur sa santé et j'en aurai été directement responsable. Sauf que la délivrance fut pour les deux. Pour moi qui réussissait à faire enfin ce qui me semblait juste et pour elle qui m'a dit : "je savais bien qu'il y avait quelque chose". Puis ma grand-mère m'a remercié. Quelque chose l'avait turlupiné depuis la mort de mon oncle en 1984 et ma grand-mère est morte en 2010 à 89 ans. Vous imaginez, justement, à quel point son imaginaire a pu être sollicité.

Comme le dit le titre du livre de Susanna Mc Mahon "nous disposons tous des ressources nécessaires pour donner un sens à notre existence".

c'est ce en quoi je crois, en tout cas.

Voir dans le contexte

Discussion : Draguer alors qu'il me sait mariée

Profil

bonheur

le mardi 15 mai 2018 à 21h58

Le rapport de la famille (parents ; gd-parents ; etc) à l'argent, je l'ai mal vécu également. Plutôt dans un sens différent. Du pognon, j'ai vécu dedans. Sauf qu'il y a la rançon à l'argent que l'on n'a pas gagné et elle a eu un prix élevé sur moi. Aujourd'hui, je préfèrerai que l'on saisisse ma maison plutôt que de demander, y compris à mes parents.

Je suis smicarde avec un 13è mois... ça me convient. L'argent, parfois, pourri tout.

Voir dans le contexte

Discussion : Draguer alors qu'il me sait mariée

Profil

bonheur

le mardi 15 mai 2018 à 21h54

@Acajou : Je n'est pas la prétention d'être une mère parfaite. Et d'ailleurs, c'est leur père, mono, qui leur a parlé. Le choix des parents n'est pas celui des enfants mais j'ai toujours été ouvertes avec mes deux derniers enfants (entre l'ainé et moi, c'est le clash à vie). Ils ont des amis qui se cherchent et en parlent avec moi. Je peux aussi regarder avec eux des documentaires-débats sur des sujets importants et ont fait nos commentaires, on offre nos réactions et moi, en qualité d'HPE je communique mes émotions. Personne ne les oblige à venir me parler ou à s'installer à mes côtés devant la TV. Je les laisse venir à moi, sauf pour ce que moi j'ai à dire. Egalement, ça m'a permis ensuite de pouvoir vivre mes amours sans cachoterie et ça c'est important qu'il sache qui est leur mère, parce que justement je suis leur mère. C'est important qu'il sache que maman ne trompe pas papa et qu'un autre schéma affectif peut exister. Ils viennent me parler là également quand ils le veulent. Lorsque j'organise des rencontres poly, ils ont le choix de rester dans leurs chambres, d'aller chez des potes ou de participer. Ils leurs arrivent de participer tout ou partie spontanément. Aucune obligation. Ils ne sont pas à ma connaissance poly. Ils seront ce qu'ils désireront. Ils ne seront ni papa, ni maman.

Je regrette ce que tu as mal vécu de ton enfance. Les bons parents ne sont pas de ce monde. Les miens ne le sont pas du tout, pour d'autres motifs. Je ne suis pas une bonne mère, c'est impossible de l'être. J'ai fait de mon mieux. Pour moi, à ce jour, c'est qu'ils deviennent eux-mêmes, y compris sans moi.

Voir dans le contexte

Discussion : Draguer alors qu'il me sait mariée

Profil

bonheur

le mardi 15 mai 2018 à 21h43

Piumy
A l'heure actuelle, la question est surtout de savoir comment il peut prendre le fait qu'une femme mariée se rapproche de lui.

Si tu parles de cette merdique d'étiquette "femme mariée", alors je connais que trop bien. Ca fait peur, je l'ai constaté. En plus une femme qui fait la démarche d'avouer son amour... Peur, c'est le terme qui convient, d'après moi.

Voir dans le contexte

Retour au profil

Espace membre

» Options de connexion