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Don de sang / d'organes -prise de risques sanitaires / réduction des risques

Social
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Popol (invité)

le samedi 17 mars 2012 à 10h22

J'ouvre ce fil pour parler entre gens qui en ont envie du sujet sanitaire, en écartant délibérément les questions de moralité qui ont cours sur le fil "Donneurs de sang".

Je propose d'échanger ici toute connaissance relatives à la sécurité concernant le don d'organes, le don de sang et tout autre thème s'y rapportant: travaux sur le sang et la peau synthétique, références de tout poil sur le thème : forums, état de la question et de la recherche.

Polémiques sur la morale s'abstenir, merci!

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Popol (invité)

le samedi 17 mars 2012 à 12h21

Quelques données en francophonie, histoire de se faire une idée :

Belgique, don de sang
www.transfusion.be/pages/fr/don_sang.php

Belgique, don de sang, d’organes, de tissus
www.belgium.be/fr/sante/soins_de_sante/don_d_organ...

Suisse, don de sang
www.blutspende.ch/fr

Suisse, don d’organes
www.swisstransplant.org/l2/

France, don de sang
www.dondusang.net/rewrite/heading/980/les-dons-de-...

France, don d’organes
www.france-adot.org/

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Popol (invité)

le samedi 17 mars 2012 à 12h58

Les critères de compatibilité pour les greffes sont, dans l’ordre :

La comptabilité sanguine, la compatibilité rhésus, la compatibilité des tissus, et la compatibilité des globules blancs (ceux qui combattent les infections)

Les risques de contamination en dehors du HIV :

- le risque bactérien, rare et grave : septicémie, toxi-infection, risque mortel

- le risque viral : hépatites, cyto-mégalo-virus (CMV) : exceptionnel, mais minimisé et régulé principalement par l’entretien de recevabilité du donneur -> ça marche donc à la confiance.
Et ensuite par un dépistage viral -> on tend vers le risque zéro, mais on n’y est pas.

- Les risques des maladies à prions (Creutzfeld-Jakob par exemple)

On minimise ces risques en trois étapes :

• Sélection des donneurs
1) Avant le don, le donneur a un entretien avec un médecin qui l’avertit des risques qu’il fait courir au receveur de son sang si celui-ci est contaminé.

2) Respect de la fenêtre sérologique (délai courant entre une contamination et la possibilité de la détecter chez le donneur.

• Analyse du sang recueilli

Certains virus ou leurs marqueurs sérologiques comme ceux du SIDA et des hépatites B et C sont systématiquement recherchés, et certaines sérologies parasitaires (paludisme, maladie de Chagas (maladie du sommeil) peuvent l'être en fonction du passé géographique du donneur.

• Traitement du sang recueilli

Observation du délai d’attente (fenêtre sérologique) + traitement par solvant détergent et autres substances confirmées ou à l’essai, le traitement dépendant de la nature du produit à transfuser (concentré d’éléments sanguins coagulants ou de globules rouges). Le plasma subit de très nombreux traitements d’inactivation bactérienne, parasitaire et virale.

Le risque zéro n'existe pas, malgré tout.

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Popol (invité)

le lundi 19 mars 2012 à 14h29

Après une bonne discussion avec une coordinatrice de Swisstransplant, voici ce que je peux transmettre ici.

Entre le prélèvement d'organes et la fin du délai de possibilité de greffe, on a 4 à 6 heures pour faire une batterie de tests accélérés et fiables concernant les mêmes marqueurs de pathologies que celles qui écarteraient du don un matériau de transfusion non-admissible selon les critères mis en place.

La sécurité est donc bonne...

J'en reste à l’argumentation concernant les maladies en dormance, d'une part. D'autre part, la coordinatrice me confirme que la confiance en la parole du donneur reste primordiale, et que le raisonnement concernant les facteurs de coûts aisément évitables (prélèvement, conservation, traitements divers destinés à rendre le sang "sûr", coordination des stocks) s'applique pareillement: dès lors que l'on se sait non-admissible au don (sang, organes), il serait logique et correct de ne pas donner du boulot inutile aux professionnels et d'éviter le surcoût de traitement que cela entraîne.

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Mezrahi (invité)

le lundi 19 mars 2012 à 16h13

Alors on peut voir le retrait d'une personne donneuse et qui cesserait de mentir, comme un geste citoyen et même l'application directe du principe de décroissance? Par rapport à l'explosion des coûts de la santé?

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Popol (invité)

le lundi 19 mars 2012 à 17h23

:-) Ah ben... oui. J'avais pas vu ça sous l'angle de la décroissance, mais... oui. En Suisse, on a vécu il y a deux ans l’explosion des primes d'assurance de 20%, et ça n'en finit plus de grimper. Et j'entends parler régulièrement d'un monstre français qui s’appellerait le "troudelasécu"... En Belgique, je ne sais pas trop comment ça marche?

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Popol (invité)

le lundi 19 mars 2012 à 17h49

PS: attention Mezrahi, à ne pas déborder plus loin sur tout débat moral au cas où tu serais tenté -> si tu veux, il y a le fil

/discussion/-jH-/Donneurs-de-sang/

Ici on reste sur les considérations d'ordre médical et sécuritaire, la recherche, etc.

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Profil

dragonphoenix

le dimanche 25 mars 2012 à 20h10

De ce que je lis ("Lorsque vous changez de partenaire, vous devez attendre un délai de 4 mois pour donner votre sang, même si vous avez utilisé un préservatif. D’une manière générale, lorsque vous avez un nouveau partenaire sexuel, il faut attendre un délai de 4 mois après le dernier rapport non protégé pour pouvoir donner votre sang."), ils parlent de nouveau partenaire; mais aucune précision dans le cas de plusieurs partenaires réguliers...
Donc pas de contrindications pour des poly en relations régulières, seulement pour ceux qui ont une/des nouvelle(s) relation(s), tout comme pour un monogame de toute façon.
Du coup, pas de "discrimination" à l'égard du polyamour pour le don du sang.

Pour le don d'organes, ils sont meme plus larges encore : "Dans ce contexte, les médecins entreprennent les recherches des antécédents médicaux et la réalisation d'examens sérologiques permettant de dépister d'éventuelles maladies transmissibles. Seuls ces examens, effectués juste avant le prélèvement, autoriseront ou non le don d'organes et de tissus. On ne définit pas de contre-indications à prori."

Donc en fait, on peut tout donner apparemment !

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Popol (invité)

le dimanche 25 mars 2012 à 20h43

Hé c'est une apparence, comme tu le dis.

Le mode polyamoureux admet d’avoir des relations avec d’autres partenaires, de nouveaux partenaires, qui peuvent eux-mêmes avoir de nouveaux partenaires.

Tu peux être poly en relation régulière avec les mêmes partenaires, mais eux-mêmes font ce qu’ils veulent de leur côté, et tu ne le sais pas nécessairement.

L’effet « chaîne » étant présent, les risques sont donc augmentés. Corollaire : c’est un facteur qui écarte automatiquement les polyamoureux du don de sang ; par contre, il n’y a pas de discrimination (définition : action de distinguer entre des objets ou entre des individus. Le sens de ce terme est à l'origine neutre, synonyme du mot « distinction », mais il a pris, dès lors qu'il concerne une question sociale, une connotation péjorative, désignant l'action de distinguer de façon injuste ou illégitime, comme le fait de séparer un groupe social des autres en le traitant plus mal.

Attention à ne pas reglisser ici dans des débats moraux: le choix du terme "discrimination" risque de nous entraîner vers le type de discussion que je voulais éviter en ouvrant ce fil - cela se passe ici: /discussion/-jH-/Donneurs-de-sang/

Merci :-) !!!

Le don d’organes reste pour moi soumis au même principe de retenue : nous ne savons rien des multiples maladies en émergence ou en dormance : le Creutzfeld-Jakob s’est tout-à-coup trouvé sous les feux de la rampe, tout comme le HIV précédemment, alors que rien ne le laissait prévoir. Et quoi d’autre ?

Mais c'est surtout à traiter de manière individuelle, parce que c'est une histoire de RDR, réduction des risques. Chacun fait son choix pour lui-même, le mien est arrêté: pour info : j’ai pris contact avec le CHU de ma ville pour demander comment faire figurer mon refus de transfusion dans mon dossier médical. Tout d’abord, on m’a envoyé le document standard réservé aux témoins de Jéhovah ; donc j’ai téléphoné pour dire que je ne voulais pas remplir ce document, n’étant pas témoin de Jéhovah. Et l’on m’a répondu que l’on s’en était rendu compte immédiatement après me l’avoir envoyé, et que l’on était en train de concocter un document notifiant simplement mon refus, en toute connaissance du fait que je pouvais en mourir. Je l’ai reçu quelques heures plus tard
Ce document est en route pour être intégré à mon dossier.

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