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Nos différences, entre les hommes et les femmes

Témoignage
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longuesjambes

le lundi 05 janvier 2009 à 08h54

En discutant avec quelques-unes de mes amies proches, je constate qu'elles ont les mêmes interrogations que moi sur les différences flagrantes entre la façon d’aimer des femmes et des hommes.

Lorsque je tombe amoureuse d'un homme, je l'aime de plus en plus et mon désir pour lui augmente. Chaque jour, même si cela fait plus d'un an par exemple, j'apprécie mieux ses traits de visages la forme de ses mains, la silhouette de son corps. Tout cela nourrit à chaque fois mon désir pour lui, ma tendresse.
Je n’ai pas besoin qu’il mette des habits sexy, ni qu’il fasse preuve d’inventions spéciales pour que ce désir soit nourri. Il est tout simplement nourri par la simple vue de lui-même, par sa simple gentillesse et galanterie.
Nos conversations, nos difficultés même, cela me rapproche encore plus de lui, et augmente mon amour.

Les hommes, cela semble une autre paire de manche !
Plus le temps avance, plus leur désir diminue. Les premiers mois, il leur suffit de nous voir pour qu’ils bandent. Et puis, on ne sait pourquoi, mais il faut trouver , en tant que femme, des trucs de plus en plus compliqués pour que leurs désirs reste vivace. Genre, mettre des minijupes, des bas jarretelles, de la lingerie de plus en plus compliquée, sexy etc…….
Mais ces mêmes hommes sont aussi satisfaits de rester avec leur femme, l’aimant confortablement, la baisant gentiment sans trop d’effort. Il y a la de la commodité pour eux, une femme toujours disponible, qui les aime de toute façon, donc, ce n’est plus vraiment nécessaire d’être aussi amoureux et galant qu’au début de leur rencontre afin d’obtenir de la tendresse et de l’amour.

Une de mes amies m’a fait une magnifique confidence. Elle est la maîtresse d’un homme qui vit en couple. En ce qui la concerne, cet amant est l’homme de sa vie, ils s’étaient rencontrés lorsqu’elle avait 19 ans. Cela fait plus d’un an qu’après des années d’absence, ils se sont retrouvés. Mais elle n’est que sa maîtresse. Alors qu’un jour, cet amant se retrouvait avec des amis et qu’ils jouaient à écrire la liste de leur « ex », ayant omis d’y écrire le nom de mon amie, un copain de l’amant lui dit :
- Tu oublies, la belle Louve !
- - Non, Louve n’et pas une ex. Elle, c’est comme au cinéma !

Comment se fait-il que deux êtres qui sont censés vivre et s’aimer tout une vie ensemble ont tant de différences ?
Car, comme me le dit Louve avec lucidité « Ce n’est probablement que parce que nous vivons dans un interdit que l’excitation et le désir persistent chez lui»

Les femmes, elles aiment leur homme comme au cinéma, pour toute une vie. Elles sont fidèles, et dans leur cœur, et dans leur désir, pour leur mari ou compagnon. Ce n’est que parce que ceux-ci s’éloignent d’elles en attention dans leurs rapports sexuels, que souvent elles prennent des amants. En fin de compte, elles aiment leurs époux et leurs amants.

Mais donc, pourquoi cette différence de désir entre la femme et l’homme ? Est une erreur de fabrication, ou bien est-ce nous qui nous nous trompons pensant qu’il faut vivre en couple exclusif avec un seul partenaire ?

Peut-être ne sommes-nous vraiment pas fait pour cela, peut-être que l’homme garderait plus son désir pour chacune de ses femmes s’il pouvait en aimer et désirer plusieurs en même temps ? Peut-être que les femmes seraient moins frustrées, pouvant être désirées et aimées par d’autres hommes que leur mari ou compagnon officiel ?
Ce qui se passe en général, c’est qu’un homme attend de se lasser d’une femme pour en rencontrer une autre, se lasser d’elle aussi et ainsi de suite. Je crois que s’il la culture sociale et religieuse dans laquelle nous serions élevés, permettait aux hommes et aux femmes d’aimer et désirer en même temps plusieurs partenaires, la lassitude envers ceux qu’ils ou elles aiment ne viendrait pas, ou en tout cas pas si vite.

Je me souviens lorsque je vivais encore avec Pascal et que je pratiquais ouvertement le polyamour, ou le libertinage, je me sentais de plus en plus amoureuse de Pascal, mon désir de lui, tel qu’il était et non tel que mes fantasmes le voulaient, grandissait.

Ce qui fait que je vais reprendre sérieusement ma vie de polyamoureuse en main. Si, si !

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(compte clôturé)

le lundi 05 janvier 2009 à 14h16

Est-ce que je me réconcilie avec mon énergie masculine, mon animus? Peut-être... mais je ne me retrouve pas trop dans ce que tu dis sur le désir des femmes, Longuesjambes.

Moi je me sens devenir un homme pour ce qui est de mes fantasmes, mes manières amoureuses, les stimuli qui me font réagir. Tout ce qu'on leur attribue, en fait.

Si cette différence d'aimer entre hommes et femmes dont tu parles existe vraiment, est-elle innée ou acquise? J'ai vécu la moitié de ma vie en n'osant pas accepter ma part masculine intime (pour prix de la séduction?), et à présent que plus personne ne m'ennuie avec des projets familiaux, que j'ai abandonné certaines protections claniques, que je me sens l'audace de parler vrai, de décoller d'un certain bien-pensisme féministe, cette part peut se faire jour.

Et si j'avais maintenant à passer mes valeurs à une fille, une filleule, une nièce, mon discours au quotidien en serait plus droit, plus dépouillé, plus ouvert à la disparité des caractères entre les personnes qu'à celle des énergies qui s'incarnent respectivement chez les femmes et chez les hommes.

C'est comme la parité, qui appliquée stricto sensu devient une crétinerie au service des détracteurs de ce principe ; il est légal, mais pas encore ancré dans les moeurs au point de donner les mêmes chances de départ, de cursus d'études et d'encouragement aux filles. Il n'y a pas encore de parité réelle dans les parcours qui mènent aux hautes fonctions, et vouloir absolument nommer à des postes à responsabilités autant de femmes que d'hommes, c'est savonner la pente pour faire glisser ces dernières. Si le nom de Ruth Metzler vous dit quelque chose, en voilà une qui pour moi a été sacrifiée sur l'autel de la parité.

Il est urgent d'attendre que nous puissions nous dire avec authenticité; pardon si la forme est râpeuse, je ne suis pas douée pour la diplomatie...

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françoise (invité)

le lundi 05 janvier 2009 à 22h53

Pour une fois, longues jambes, je ne te suis pas vraiment. D'après les lettres et confidences que j'ai reçues et mon expérience perso, les femmes sont des grandes Lutines, capables d'aimer au pluriel et complètement: coeur, sexe, intellect. Fidèles, mais pas exclusives, contrairement à l'idée reçue qui les dit possessives et jalouses! A l'inverse, les hommes ont du mal à se défaire de réflexes monogames et machos. Ils veulent bien avoir femme et maîtresses, mais étiquettent beaucoup plus leurs sentiments: la femme, la maîtresse... avec des envies de possession sur chacune. Nous allons en parler bientôt, je te raconterai un truc incroyable (trop perso pour que je l'écrive ici)

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(compte clôturé)

le lundi 05 janvier 2009 à 22h57

Ah Françoise, c'est terrible de nous mettre l'eau à la bouche comme ça... :-)))

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longuesjambes

le lundi 05 janvier 2009 à 23h46

j'ai dû très mal m'exprimer !

OUI, les femmes sont des grandes lutineuses comme l'explique bien Françoise mais, en tout cas en ce qui me concerne, je garde mon DESIR pour mes amoureux aussi fort qu'au premier jour,si pas plus. Et encore plus lorsque je suis lutineuse, ce que j'avais vécu avec Pascal.
Je voulais dire que les hommes ne gardent pas intacte leur désir pour une femme. Au bout d'un certain temps, il s'etompe. Je trouvais cela assez général chez les hommes.
Mais je constatais que si ces hommes avaient la liberté de lutiner, parfois, et souvent cela leur permettait de garder intacte, ou enrichi, leur désir pour les femmes avec lesquelles ils vivent en couple.

Bon, je ne suis pas douée du tout ces derniers jours en écriture ! En Bref, je voulais en arriver là : le polyamour permet de garder le désir pour un amoureux ou une amoureuse plus longtemps que si on devait lui être exclusif sexuellement.
mais de façon général, en ce qui me concerne, si j'ai désiré une fois un homme, ce désir est acquis, que je sois en lutinage ou pas. Même si j'ai avec lui un temps d'exclusivité. Par contre, je constate que les hommes n'arrivent de toute façon jamais à garder ce désir pour une femme si ils sont coincés dans une monogamie. Ce qui le leur permet est souvent la pratique du polyamour.

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(compte clôturé)

le lundi 05 janvier 2009 à 23h49

Est-ce que "nos" hommes sont d'accord avec cette perception? J'aimerais bien entendre leurs avis.

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longuesjambes

le lundi 12 janvier 2009 à 08h06

MOi aussi, j'aimerais entendre les hommes s'exprimer sur le sujet : leur désir pour une femme reste-il intact après plusieurs années ensembles, leur faut-il vraiment des stimuli , le polyamour leur permet-il de garder ce désir pour leur nombreuses femmes aimées ? ? ? OUbien n'est ce que par lassitude de désir pour une femme qu'ils en aiment une autre ?

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Paul-Eaglott

le mardi 13 janvier 2009 à 09h23

Difficile de proposer une réponse générale, surtout quand (comme c'est mon cas) on n'est qu'une seule personne à la fois... ;-)
Je peux toutefois donner mon témoignage sur les fluctuations de mon désir.
Bien que n'ayant jamais vécu en couple, bien que presque aucune de mes relations n'ai duré plus de deux ans, j'ai souvent été frappé de cette malédiction : la perte du désir pour une femme que, pourtant, j'aime.
Et les causes de ces disparitions ne sont pas totalement éclaircies, mais une hypothèse semble se dessiner depuis quelque temps, que je crois capable de résumer les différentes situations que j'ai affrontées : je crois qu'un élément central qui suscite mon désir pour une femme est sa LIBERTÉ. Dès lors qu'elle m'apparaît soumise à telle ou telle norme sociale que je perçois consciemment comme une entrave, ou que je la sens prisonnière (de son attirance pour moi, notamment), mon désir se délite.
C'est une des raisons qui font que le polyamour me convient si bien : une femme qui n'aime pas que moi est bien entendu plus libre à mes yeux, et mon désire perdure infiniment mieux.
Mais je ne crois pas être un exemple typique "d'homme", sur ce point...

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AttireDailes

le mardi 13 janvier 2009 à 11h31

Ne rejoint-on pas l'éternelle discussion entre inné et acquis ?

Une femme (clémentine ?) adoptant dans une certaine mesure un comportement qu'elle qualifie de "masculin" en matière amoureuse révèle-t-elle son côté masculin, ou n'est ce pas juste qu'elle s'affranchit d'un conditionnement social acquis (éducation, répétition des schémas sociétal environnants) ?

La fameuse dualité Dom Juan-Salope selon que le comportement de multiplication des séductions est pratiqué par un homme ou une femme, valorisant, envié, dans un cas, honni et méprisé dans l'autre.

Mais l'origine somatique d'une maladie n'empêche en rien les symptômes physiques réels, la soufrance, les dégradations concrètes.

Ici aussi, le comportement résultant d'u conditionnement acquis n'empêche en rien la réalité des différences pratiquées, bien sûr.

Encore plus difficile... Parfois ce conditionnement est très cohérent avec la nature profonde des individus, n'impliquant aucun conflit. Inutile alors d'essayer de "libérer" une femme par nature discrète, passive ou soumise, ou de brider un macho dominateur.

L'idéal ne serait-il pas que le conditionnement ne soit plus aussi calqué sur le sexe, petite différence chromosomique, insignifiante presque, mais que chaque individu puisse vivre selon sa personalité, son caractère, certes aussi fait de nombreux acquis ajoutés à l'inné ?

Dépassons cette différence homme-femme, et nous trouverons alors que l'analyse des relations amoureuses s'en trouve largement plus simplifiée, ou plutôt non perturbée par des interférences. C'est encore plus vrai dans la relation polyamoureuse, probablement.

Attention, pas de malentendu, ceci n'impliqu een rien une négation quelconque de la féminité ou de la masculinité des individus, mais celà signifie juste que le sexe "physique" ne représente plus le facteur déterminant de leur type de comportement social en général, amoureux en particulier.

Diable... quel long bavardage, encore une fois.

Cr.

(je bavarde, je bavarde... Comment, vous aviez remarqué ? ;-) ).

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Clémentine (si si c'est moi) (invité)

le mardi 13 janvier 2009 à 14h11

Paul, j'ai lu il y a un certain temps le livre d'une femme qui se rendait compte que quand elle était en période de célibat, elle se comportait en chef de famille; et que dès qu'elle entamait une relation, elle se retranchait derrière son prince charmant, redevenait sa "moitié" (la moitié d'elle-même?), subordonnée en désirs, décisions, esprit d'initiatives, et que ses hommes la quittaient parce qu'elle les investissaient trop, se perdant elle-même de vue.

Devenir tout-à-coup l'alpha et l'oméga des pensées de quelqu'un, je trouve ça d'un lourd à ringuer... comment alimenter cette relation si on tourne en rond?

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(compte clôturé)

le mardi 13 janvier 2009 à 14h17

(fôtes d'ortograffe, avec deuzeffes comme giraffe) corrigées et doublon pour tester la connexion IE, un peu perturbée aujourd'hui)

Paul, j'ai lu il y a un certain temps le livre d'une femme qui se rendait compte que quand elle était en période de célibat, elle se comportait en chef de famille; et que dès qu'elle entamait une relation, elle se retranchait derrière son prince charmant, redevenait sa "moitié" (la moitié d'elle-même?), subordonnée en désirs, décisions, esprit d'initiative, et que ses hommes la quittaient parce qu'elle les investissait trop, se perdant elle-même de vue.

Devenir tout-à-coup l'alpha et l'oméga des pensées de quelqu'un, je trouve ça d'un lourd à ringuer... comment alimenter cette relation si on tourne en rond?

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(compte clôturé)

le mardi 13 janvier 2009 à 14h37

"Une femme (clémentine ?) adoptant dans une certaine mesure un comportement qu'elle qualifie de "masculin" en matière amoureuse révèle-t-elle son côté masculin, ou n'est ce pas juste qu'elle s'affranchit d'un conditionnement social acquis (éducation, répétition des schémas sociétal environnants) ?"

Tous les deux en fait; je me serais exprimée comme toi il y a 15 ans, et sans pouvoir dire pourquoi, je préfère le dire ainsi à présent. Peut-être le fait que je me suis rendue compte qu'un certain discours féministe stigmatise des attitudes, des envies, des supports de plaisir principalement utilisés par les hommes. Il y a aussi plein de choses intéressantes là-dedans!

"L'idéal ne serait-il pas que le conditionnement ne soit plus aussi calqué sur le sexe, petite différence chromosomique, insignifiante presque, mais que chaque individu puisse vivre selon sa personalité, son caractère, certes aussi fait de nombreux acquis ajoutés à l'inné ?"

J'aime bien ce qu'a écrit Elisabeth Badinter à ce sujet dans "XY", et toute la réflexion qui s'ensuit.

"Dépassons cette différence homme-femme, et nous trouverons alors que l'analyse des relations amoureuses s'en trouve largement plus simplifiée, ou plutôt non perturbée par des interférences. C'est encore plus vrai dans la relation polyamoureuse, probablement."

Alors il n'y a plus qu'à s'accrocher, car ça va pas se faire tout soudain! Des millions d'années de formatage et des cerveaux qui ont fini par se différencier dans leurs fonctionnements, ça va être coton à changer... :-)))

"Attention, pas de malentendu, ceci n'impliqu een rien une négation quelconque de la féminité ou de la masculinité des individus, mais celà signifie juste que le sexe "physique" ne représente plus le facteur déterminant de leur type de comportement social en général, amoureux en particulier. "

Ben je n'en suis pas si sûre...Il y a des choses qui ont fini par faire partie du chromosome Y... et bien malin qui pourrait dire ce qui se rattache à quoi, viendrait en même temps si on essayait de trier ceci de cela...

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elinor (invité)

le mardi 13 janvier 2009 à 22h38

Je ne suis pas tout... mais j'adore ces discussions ! Si cela peut apporter quelque chose, je signale que mon désir (celui d'une femme) était sujet à l'érosion après dix ans de vie commune avec mon compagnon, et je ne m'en rendais pas vraiment compte. L'aventure qui nous a plongé dans la découverte de la possibilité d'amours multiples a réveillé ce désir, depuis presque un an maintenant, avec une force assez merveilleuse. Et je sais maintenant que mon autre relation a pris fin que c'était, à la source, ma liberté retrouvée... une liberté jamais eue même, puisque aimer et être aimée au jour le jour et pourtant avoir le droit de désirer ailleurs, sans fausse honte, sans culpabilité, de marcher dans la rue "entière", sans morcellements intérieurs, disponible entièrement pour une rencontre, un moment vrai, c'est une source de confiance et de joie. Le désir est en nous n'est-ce pas ? Homme ou femme. Ne pas brider sa source - et à chacun de trouver le moyen d'être soi-même, le polyamour ou le lutinage ou autre chose..., cela m'apparaît maintenant comme un devoir ! Voir mon compagnon s'épanouir à sa manière, parallèlement, quelle beauté ! cela le rendait tout lumineux, et infiniment désirable.

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elinor (invité)

le mardi 13 janvier 2009 à 22h55

je rajoute juste : dans l'érosion vague de mon désir, je ne me lassais pas de mon compagnon (je ne l'ai même jamais pensé comme ça), je me languissait de moi-même. D'ailleurs, quand on souffre de ne plus se sentir désiré(e), peut-être que souvent, on ne prend pas les choses par le bon bout. Parfois l'autre ne désire plus mais voudrait désirer. C'est là mais ça bat faiblement des ailes...

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MiV

le mercredi 14 janvier 2009 à 11h12

Quelles différences ? Les naturelles (innées) ou les culturelles (acquises) ?
Parfois je me demande si j’aime comme un homme ou comme une femme, en me comparant aux uns et aux autres, je ne saurais trop le dire, si ! Les deux ! Et cela dépend des moments aussi ;-)
En tout cas, je n’aimerais pas que l’on m’enferme dans une manière ou dans l’autre…

Longuesjambes j’ai eu du plaisir à te lire et je vais prendre le plaisir de te répondre…

Lorsque je tombe amoureux d'une femme, je l'aime de plus en plus et mon désir pour elle augmente, sauf si elle tarde trop longtemps à répondre à mon amour qui alors demeure mais devient silencieux ou stagne. Une fois qu’il est bien enraciné, il a un goût d’éternité… Manifestement, quand j’aime c’est pour la vie… C’est amour est resté à peu près identique à ce qu’il était 6 ans après son début… Il a encore augmenté pendant un an après son éloignement…
Oui, même si cela fait plus de 20 ans que je l’ai connue, je continue de l’aimer… Mais en pensée seulement, hélas… Et puis je suis arrivé à regarder ailleurs, à l’empêcher de continuer à progresser et risquer de se nourrir d’illusions. Car c’est elle que je veux continuer d’aimer, avec ces défauts, et non pas une idée que je me ferais d’elle… Mais qui j’aime aujourd’hui ? Peut-être plus ce qu’elle est mais ce qu’elle as été… Mais elle, je l’aimerais encore si elle revenait ? Probablement, je le pense en tout cas, j’aimerais pouvoir refaire sa connaissance…

Chaque jour, même si cela fait plus de 20 ans, je continue de penser à elle, et je n’en ai ni honte ni fierté, Oui, je l’aime encore et je lui souhaiter d’être heureuse, plus que moi-même, avec celui qu’elle aime. Elle le sait et pourrait facilement se reconnaître…

Oui, je continue à apprécier ses traits de visages, la forme de ses mains, la silhouette de son corps, ces seins même s’ils n’ont plus la même beauté… Tout cela nourrit encore aujourd’hui mon désir pour elle et me donne une froide érection, des larmes aux yeux et une chaleureuse tendresse.
Je n’ai pas besoin qu’elle mette des habits sexy, ni qu’elle fasse preuve d’inventions spéciales pour que ce désir soit présent, il suffit qu’elle soient nue pour que je sois admiratif et désirant. Je me réjouis à la simple vue de son corps et même au simple souvenir qu’il me reste de lui (de son corps) et d’elle, de son charme, de son amour, de son sourire, de son regard…

Nos conversations, nos difficultés même, nos disputes ne m’ont donné que des envie d’éloignement que très temporaire… Quelques heures et déjà j’avais envie de m’en rapprocher… Quelques jours tout au plus… J’aurais pas pensé survivre aussi longtemps loin d’elle…

Les femmes, les autres, cela semble une autre paire de manche, elle vous aime longtemps et souvent elles vous demande et vous promettent fidélité, elles prétendent n’aimer que vous alors que vous avez parfois l’impression qu’elle aiment autres choses et surtout qu’elles ont besoin qu’on leur rappelle constamment qu’on les aime… puis soudainement, un jour, c’est bien vous qu’elle n’aime plus et dont elles veulent s’éloigner ! Mais alors, est-ce bien nous qu’elles aiment ou l’amour que nous avons pour elles ? Parfois je me le demande…

Dites-moi longues jambes mouillez-vous proportionnellement autant votre entrejambes avec le temps qui passe pour vous plus anciens amants que je bande encore pour mes plus ancienne amantes ? Mon désir n’a pas diminué et j’aimerais probablement connaître le vôtre…

Je ne sais pas si les autres hommes sont pareils ou non, mais je peux vous assurer que mon désir est comparable à mon amour. Et pas besoin de trucs ou de gadgets… Pas même besoin de maquillage…

Par contre, il est vrai que je n’ai pas tendance à répéter constamment mon amour et à envoyer sans cesse des SMS ou autre message pour rappeler combien j’aime… Je me contenterais d’être le plus disponible qu’il est possible et raisonnable de l’être…

Je serais évidement satisfaits de rester avec une femme, en l’aimant confortablement, l’embrassant et l’enlacent tendrement, gentiment sans trop d’effort. Ben oui, j’aime aussi une certaine commodité et une femme toujours disponible serait un beau rêve et une douce illusion… ;-)

Je reste aussi amoureux mais peut-être un peu moins galant au fil du temps qu’au début de mes rencontres, sauf si c’est pour obtenir tendresse et amour.

Comment se fait-il que deux êtres qui sont censés vivre et s’aimer tout une vie ensemble ont tant de différences ?

Je pense que c’est surtout culturel quand à vivre et s’aimer toute une vie ensemble en se jurant fidélité, cela me semble plutôt un dogme religieux judéo-chrétien !
Et si nous regardions du côté de ce qui nous rassemble et nous unifie plutôt que ce qui nous différencie ?

Entre moi et celle que j’aime, il n’y a pas d’interdit et pourtant le désir demeure et l’excitation aussi !

Une femmes qui m’aimerait comme au cinéma toute une vie, j’aimerais en rencontrer ! Mais je n’ai rencontré qu’une centaine de femmes qui ne m’ont aimé corps et âme que pendant un temps limité… Il y a donc une différence entre ce que l’on voit au cinimé et ce que j’ai trouvé dans la vie… Je n’ai donc rencontré qu’une centaine de femmes extraordinaires mais aucune actrices ni aucune des femmes dont tu parle… C’est assez étonnant…

Et ce n’est pas parce que je me suis éloigné d’elles pour toutes, pour certaines, c’est plutôt parce que je voulais rester trop longtemps trop proche ! Mais il est vrai que certaines m’on donné l’envie de m’éloigner pour trouver une tranquillité qui était hélas impossible de trouver à leur proximité ! Et elles pouvaient prendre des amants, cela ne me dérange nullement si ceux-ci sont et savent rester sympas !

Quelle est donc la véritable différence de désir entre la femme et l’homme ? Il me semble qu’elle reste à clairement définir ici… Plus tard peut-être…

Vivre en couple exclusif avec un seul partenaire, cela ne me semble pas naturel pour notre espèce, ou alors pendant un temps limité… Je pourrais vous renvoyer à la littérature et je pense en premier lieu à Desmond Morris… Vous connaissez ?

Peut-être que l’homme garderait plus son désir pour chacune de ses femmes s’il pouvait en aimer et désirer plusieurs en même temps ?

Probablement… peut-être pas pour chacune mais en tout cas pour certaines…
Et je pense aussi que les femmes seraient moins frustrées si elles pouvant être désirées et aimées par d’autres hommes que leur mari ou compagnon officiel et le vivre sans crainte ni culpabilité.

Pour ma part, je n’attends pas de me lasser d’une femme pour en rencontrer une autre… Mais je me suis depuis longtemps libéré de ma culture sociale et religieuse, de la plupart de mes conditionnements. J’aime varier les plaisirs naturels et je ne m’en lasse pas… Je ne me lasse que des femmes ennuyeuses qui ne savent m’apporter que pas ou peu de plaisirs !

Hélas, je ne me souviens pas de quand tu vivais avec Pascal… Mais si je peux t’aider à continuer à l’aimer, c’est tant mieux !

J’aime beaucoup les clémentines, bien plus que les oranges, mais je n’ai pas encore rencontré de Clémentine, si ce n’est que je viens justement de découvrir l’existence de 2 Clémentines dans des forums sur le polyamour… Mmmm, quel savoureux hasard ! ;-)

Et comme j’ai depuis longtemps été attiré par ce que l’on désignait sous le terme garçon manqué et par les femmes entreprenantes, vous devinez mon intérêt en vous lisant…

Cette différence d'aimer entre hommes et femmes dont vous parlez existe-elle vraiment et est-elle innée ou acquise ? Bonne question !
Sans doute un peu les 2… Mais renforcée et modifié par des acquis, conditionnements et refoulements.

Clémentine, j’ai bien aimé tes propos jusque ici sans trouver la forme râpeuse… Au diable la diplomatie entre nous, j’apprécie ta franchise

Ben moi françoise, j’aimerais probablement suivre longues jambes mais j’aimerais peut-être te suivre aussi… ;-)

Euh… c’est quoi des Lutines ? Je découvre ce mot à ma grande surprise…
Par contre, j’ai déjà rencontré des femmes capables d'aimer au pluriel… peut-être pas complètement mais coeur, sexe, intellect, oui !

Oui, je les apprécie fidèles et pas exclusives ni possessives ni jalouses !
Je pense n’avoir jamais eu de réflexes monogames et machos je n’ai donc pas de difficultés à m’en défaire, je suis un doux sauvage apprivoisé mais pas domestiqué, et un tendre hédonien. Je ne veux pas avoir ni femme ni maîtresses, mais être en relations avec de vrais femmes naturelles et aimantes… Pas d’envie de posséder mais bien de jouir… d’un plaisir partagé.

J’aurais aussi envie que tu me raconte ce truc incroyable… Si un jour tu passe pas loin, peux-tu me faire signe ? J’ai moi aussi l'eau à la bouche... ;-)))

Tu ne t’es peut-être pas mal exprimé longuesjambes, mais il semblerait que bien que de sexe masculin je ne sois pas un homme… C’est ce que je me dis en te lisant…
Je n’ai pourtant pas l’impression de manquer de virilité !
Mais nous ne sommes pas tous des machos !
En tout cas jusqu’à présent et en général mon désir ne s’estompe pas mais augmente au fur et à mesure que j’apprends à mieux connaître les femmes qui s’ouvrent à moi… Il y a eu des exceptions… Peut-être parce que j’ai gardé ma liberté de lutiner ? Je n’ai pas tendance à penser que c’est particulièrement lié… Je pense pas que cela y aurait changé quelque chose, mais peut-être que je me trompe. Mais j’ai vécu un couple libre que pendant 6 ans, une sorte de concubinage, en gardant chacun notre logement et en étant ensemble tantôt chez l’un et tantôt chez l’autre…

Bon, je vais répéter que j’ai aimé te lire ! Et sans en être certains, je n’ai pas envie de contredire que le polyamour permet de garder le désir pour un amoureux ou une amoureuse plus longtemps que si on devait lui être exclusif sexuellement.

Et en ce qui me concerne, si j'ai aimé et désiré une femme, cet amour et ce désir est durable, il à un goût d’éternité, que je sois en libertinage ou pas. Même si j'ai avec elle(s) un temps d'exclusivité. Par contre, je ne souhaite pas être coincés dans une monogamie ou aucune autre monomanie et je suis un ardent adepte du polyamour.

Clementine, je ne fais pas partie de « vos », je suis à louer mais pas à vendre… Que penses tu des avis que je viens d’exprimer ?

Et il me semble clairs que ma réponse est oui mon désir pour une femme reste-très important et souvent même plus fort après plusieurs années ensembles… En tout cas, chaque fois que j’ai eu le plaisir de le connaître… Et connaître et aimer d’autres femmes n’a pas diminuer mon amour et mon désir pour celle qui avait ma préférence… que du contraire, il en était même renforcé et augmenté d’une reconnaissance pour la confiance qu’elle m’avait accordé… Mais je ne parle que en mon nom et non pas au nom des autres hommes… J’espère ne pas être seul ainsi…

Et j’apprécie, comme Paul-Eaglott, plus les femmes libres que les femmes soumises à des normes sociales ou prisonnières d’entraves

Voilà, je vais en terminer là pour l’instant, j’ai lu aussi la suite mais pas grand-chose à l’y ajouter pour l’instant… Plus tard probablement …

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longuesjambes

le jeudi 15 janvier 2009 à 18h27

Bonsoir à tous ! C'est un vrai régal de vous lire ! je passais juste comme ça, pour vérifier les derniers messages. Je ne vous dis que quelques mots maintenant, mais je reviendrai dans la soirée. Je poserai mes pinceaux, j'ai trop envie de continuer cette conversation ! Mais à l'instant précis qui est là, il me faut terminer encore deux trois chose sur ma toile avant qu'elle ne sèche trop.

A tout à l'heure !

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MiV

le jeudi 15 janvier 2009 à 21h17

Ok, j'essayerais de repasser ce soir... euh... un peu plus tard... ;-)
à bientôt...

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(compte clôturé)

le jeudi 15 janvier 2009 à 22h21

"Clementine, je ne fais pas partie de « vos », je suis à louer mais pas à vendre… Que penses tu des avis que je viens d’exprimer ? "

Je veux bien répondre, mais je ne suis pas sûre de t'avoir compris. Tu peux ressortir les idées fortes en raccourci, là?

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MiV

le vendredi 16 janvier 2009 à 01h18

Aïe, euh… j’ai répondu à ce que j’ai lu point par point mais j’aurais peut-être du citer ce à quoi je répondais… Je pensais que chacun reconnaîtrais ces propos…

Clementine, tu écrivais le lundi 05 janvier 2009 à 23h49
« Est-ce que "nos" hommes sont d'accord avec cette perception ? J'aimerais bien entendre leurs avis. »

C’est pourquoi je répondais que je ne faisais pas partie de « vos » (même si probablement j’aimerais bien)… Et j’aime jouer avec les mots…

Faire ressortir les idées fortes ?
Euh…. Il y en a tellement… J’ai sans doute été trop long, trop bavard…

Principalement, je me sens différent et je ne me reconnais pas dans l’idée général que l’on se fait des « hommes », plus particulièrement comme longues jambes l’a exprimé…

Quand j’aime, c’est durable et ce n’est pas exclusif, je ne suis pas jaloux, au contraire je ressens souvent de la compersion (mot d'origine anglaise, proche de la compassion ou l'empathie en français, souvent assimilé comme le contraire de la jalousie et qui décrit le sentiment d'éprouver de la joie quand les personnes que vous aimez partagent de l'amour avec d'autres).

Il faudrait peut-être que je me relise pour faire ressortir les idées fortes, comme vous apparemment, je ne me souviens déjà plus de tout ce que j’ai exprimé ici… Il passe souvent un peu trop de temps entre 2 interventions, pas facile une discussion dans ces conditions…

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(compte clôturé)

le vendredi 16 janvier 2009 à 07h55

Je reviendrai aussi plus tard pour répondre, je pense, mais déjà ça:

je ressens très cruellement l'inconfort des hommes de ma génération, à qui on reproche juste parfois... d'être des hommes. Moi la première, à une certaine époque.

Ce qui fait que je mets beaucoup de soin maintenant à mettre de côté le fait que ce sont des hommes, justement et à les traiter en connaissances qui ont des choses à me raconter sur leurs différences, leur perception propre d'eux-mêmes; et en mettant de côté la potentialité d'une charmante rencontre hétéro entre hétéros.

Je n'y réussis pas toujours, mais c'est plus reposant - et plus enrichissant - pour les relations humaines. On fait l'économie de discussions où les hommes doivent d'abord se défendre, avant de se dire. En soi, c'est déjà assez difficile de tirer les vers du nez des messieurs, très pudiques pour parler d'eux-même? Ou préférant l'action directe?

Qu'un homme arrive à se livrer un tant soit peu, c'est déjà cadeau: c'est fou ce que le chromosome Y est mal équipé, pour parler de lui-même...

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