C'est vrai que c'est assez compliqué de gérer les pseudo rapports de force dans ce contexte.
Je ne trouve d'ailleurs pas qu'on s'écarte réellement du sujet, puisque, tu le dis toi-même, c'est inhérent à la plupart des cas où le PA fait une entrée dans un couple initialement monogame.
Après, la chance que j'ai c'est d'aborder le sujet dans un moment où je n'ai de sentiments que pour ma compagne. On est donc pas pressé par l'arrivée d'une femme pour qui je craque pour y réfléchir, et ça fait que l'atmosphère est déjà plus "détendue" (même si c'est déjà tendu).
De l'autre côté, cette "lutte de pouvoir" est, je pense, un gros problème de couple, même en dehors du polyamour. Par contre, dans le cas du PA, où il faut une égalité de "valeur" pour décider comment cela fonctionne entre toutes les parties, ça complique vraiment les choses.
Dans ce cas, il faut effacer cette pensée que chacun a sur le pouvoir de(s) autre(s), sinon, il y aura toujours une frustration qui sera du type : "On en est là aujourd'hui, mais, est-ce vraiment ce que nous voulons ou est-ce juste ce que lui/elle veut ?". Pour moi, pour qu'un polyamour soit gérable un minimum, il ne faut pas qu'il y ait ce genre de rapport de force, surtout si ils sont imaginaires de la part d'une des parties (sorte de complexe d'infériorité peut-être).
La nécessité, je pense, quand on parle de PA quand on est en couple monogame au départ, c'est de faire sentir que chacun a son mot à dire et que rien ne doit être forcé ou accepté à contre-cœur, même par dépit, gratitude ou simplement par amour de l'autre. Dans le cas contraire, je pense que les regrets feront très vite leur apparition.