souffrance = signe d’un besoin ?
là encore, pas convaincue...
un gamin qui fait une méga crise de larmes et de rage parce qu’on lui a coupé ses tagliatelles alors qu’il voulait les manger entières, il est vraiment malheureux, il a mal, ça lui fait un cataclysme émotionnel (et non ce n’est pas un "caprice", d’ailleurs c’est quoi un "caprice", et oui c’est du vécu)... Mais est-ce que ça correspond vraiment à l’expression d’un besoin ? Est-ce qu’être privé de tagliatelles entières ça remet en question son équilibre et sa santé physiques et psychiques ?
Je ne nie pas que le désir insatisfait fasse mal - au contraire, tout le monde a eu des chagrins d’amour, tout le monde sait à quel point ça blesse... Je dis que ce n’est pas parce que ça fait mal qu’il s’agit pour autant d’un besoin qu’il est impératif de combler.
Je désire des tas de choses très très très fort et je suis vraiment triste de ne pas les avoir. Mais je sais aussi, avec ma raison ET avec mon coeur quand je fais mon travail de discernement, que non seulement je peux survivre sans elles, mais que parfois elles me feraient plus de mal que de bien si je pouvais les avoir...
Et oui, évidemment, on a tous besoin d’amour. Ce qui n’implique pas qu’on ait besoin singulièrement de l’amour de chacune des personnes qu’on désire dans une vie. D’autant plus que ces différentes personnes ne sont pas nécessairement toutes réceptives à nos désirs...
Didix, pourquoi tu dis que l’autre serait sans doute "mieux" que ta femme ? Mieux sur quel plan ?
Est-ce que justement ce n’est pas une sorte de piège du désir : je désire, je suis frustré, mon manque commence à occuper une place surdimensionnée, rafle tout sur son passage, et j’en perds de vue certains de mes besoins (je dis ça parce que dans ton post tu semblais plutôt exprimer l’idée que ta relation avec ta femme comblait des besoins d’amour et de sécurité importants).
