J'ai souvent pratiqué le zéro contact après chaque rupture, avec effacement des souvenirs communs (photos, mails, lettres, textos), des coordonnées (pour ne pas être tentée de téléphoner ou d'écrire) et surtout, je ne reprenais pas contact avec la personne.
C'était plus confortable pour moi, que la rupture soit de mon fait, ou du fait de mon partenaire, et il me semblait que ça m'aidait à aller de l'avant.
Quand à croiser la personne par hasard, c'est arrivé deux fois, et on s'est ignorés poliment. C'était peut être gênant pour lui, mais moi, je m'en moquais.
Là je suis en train d'expérimenter autre chose.
Je ne veux pas expulser cet ancien amoureux (j'ai aussi décidé de ne plus utiliser le terme ex, que je trouve moche, et qui ne s'applique pas vraiment à mes convictions) de ma vie, je ne veux pas que nous devenions des étrangers l'un pour l'autre, même si nous ne sommes plus amants et qu'il n'est plus amoureux de moi (la réciproque n'est pas encore vraie pour moi, mais avec le temps, ça viendra :-) ).
Si on part de ce postulat "on reste en contact et on essaie d'être amis" c'est comme construire une nouvelle relation, sur de nouvelles bases.
Concrètement, si on se croise par hasard dans la rue, on se salue (concrètement, c'est encore difficile pour moi de lui faire la bise, donc c'est souvent une sorte de câlin maladroit), on prend le temps d'échanger des nouvelles et si personne n'est pressé, un café.
Concernant les amis communs j'ai trouvé important de ne pas le faire passer pour le "coupable". Il n'est coupable de rien, il s'est montré honnète avec lui même, et avec moi, et je ne suis pas une pathétique victime.
C'est ce que j'ai expliqué aux personnes que nous fréquentons ensemble, donc je trouverai normal qu'il continue à les voir sans moi.
Nous avons d'ailleurs prévu une bouffe avec une amie commune d'ici quelques jours.
Un nouvel aspect à prendre en compte dans les ruptures des années 2000 : les réseaux sociaux. Nous avons l'habitude de communiquer via twitter, et il a choisit de ne plus rien dire, de peur que je ne sois blessée, malheureuse, ou que nos contacts communs sur le réseau ne le jugent.
Je lui ai dit qu'il me manquait, que j'aimais toujours le lire, et que s'il avait envie de parler de sa nouvelle vie (celle sans moi, quoi) je n'y voyais pas d'inconvénient et que je me réservais aussi le droit de lui dire "là, je me sens malheureuse, blessée, etc. donc vas y prudemment." Il est d'accord avec ça.
Quand aux contacts communs (nous avons rencontrés certains d'entre eux et ils nous connaissent depuis toujours en tant que couple) j'ai agis de la même façon qu'avec les amis communs.
On va essayer et voir ce que ça donne.
L'aspect que j'aurai sans doute avoir un peu de mal à gérer, me connaissant, c'est de le croiser avec son amoureuse.
Il m'est encore difficile d'admettre que c'est elle qu'il a choisit. Ce n'est pas un problème de jalousie, c'est un problème d'égo, pourquoi Elle et pas Moi, je vous épargne les détails :D
En plus, je ne l'ai jamais rencontrée pendant la période où il sortait avec chacune, je ne sais pas à quoi elle ressemble, je fantasme un peu.
Je trouve ça assez malsain et négatif pour moi !
Je vais profiter d'un concert où il m'a invitée et auquel elle assistera aussi pour me confronter à la réalité de cette amoureuse, et, qui sait, peut être que ça ne sera pas aussi douloureux.
Enfin, si je me sens malheureuse, je sais aussi que j'ai le droit de lui envoyer un mail pour exprimer ça, qu'il ne me trouvera pas pénible, etc. Surtout, je sais que je peux toujours compter sur sa présence si jamais j'ai un énorme pépin.
Je crois que cette formule me correspond mieux finalement.
Après à chacun de construire la sienne en fonction de sa propre sensibilité. Le choix de ne plus avoir aucun contact m'allait aussi, mais pas avec cette personne là, c'était au dessus de mes forces.