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Que faire ?

Jalousie
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miss (invité)

le mercredi 19 octobre 2011 à 17h17

je m'interroge énormément depuis plus d'une année sur la meilleure attitude à avoir lorsque le conjoint accepte la vie polyamoureuse de sa conjointe puis finit par dire qu'il a changé d'avis et ne le supporte finalement plus.
Lorsqu'il tient un discours tel que " tu fais ce que tu veux mais je ne l'accepte pas"
il n'est pas question que tu partes en week end avec cet Autre ou même que tu passes une nuit avec etc...

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Popol (invité)

le mercredi 19 octobre 2011 à 18h21

Et tu causes avec lui de ça, depuis une année que tu t'interroges?

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miss (invité)

le mercredi 19 octobre 2011 à 21h15

je suis un individu qui cherche énormément le dialogue....
je me retrouve face à de l'incompréhension totale...
j'ai bien du mal à comprendre qu'une personne puisse dire oui puis un an aprés non...est ce légitime de sa part ?
dois je faire en fonction de son refus ?

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patrice-86

le jeudi 20 octobre 2011 à 11h07

Ce que tu décris ici, miss, c'est ce que je vis depuis... 30 ans ! :-(

C'est le fossé qui existe parfois entre l'acceptation "intellectuelle" du polyamour et l'incapacité à en assumer "physiquement" les conséquences. Il n'y a pas à se poser la question de la "légitimité" d'une telle attitude, mais à la prendre en compte, oui, bien sûr. Comment pourrais-tu faire autrement, puisque c'est une réalité concrète ?

Ce qui peut débloquer la situation, c'est de déplacer la discussion sur la qualité de votre relation en dehors de ce point de divergence. Cela permet de mettre en perspective ce point d'achoppement avec la totalité de ce qui marche, par ailleurs, entre vous.

Est-ce que cela te parles ?

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miss (invité)

le mardi 25 octobre 2011 à 12h14

merci à toi pour ta réponse...
j'ai pris quelques jours de recul aprés la lecture de tes mots pour y réfléchir sincérement...
Etant tellement concentrée sur cette "non-acceptation", j'ai bien du mal à percevoir les éléments positifs de notre histoire...
Etrange sensation de vivre lorsqu'il semble accepter, d'être à nouveau pleine de projets et d'envies et tout retombe lorsque j'entends un mot, une phrase ou sens un regard pesant...
J'en suis arrivée à me demander si sa légitimité était plus "normale" que la mienne.......

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patrice-86

le mardi 25 octobre 2011 à 15h29

Il n'est pas plus question de "normalité" que de "légitimité" ! Tout cela ne peut servir qu'à définir qui a "raison" ou qui à "tort"... pas à trouver une sortie par le haut. Si vous souhaitez conserver un bon niveau d'estime réciproque, prenez vos ressentis tels qu'ils sont sans jugement de valeur. Le plus important c'est de maintenir un dialogue sur des questions comme :
Qu'est-ce qui vous retient l'un auprès de l'autre ? Des "engagements" (maison, enfants...), un confort sentimental, une longue histoire riche, des projets...
Sur quelles bases a-t-il formuler son accord, il y a un an ? Comment explique-t-il sa difficulté actuelle à vivre ton polyamour ?
Je ne te demande pas, miss, de répondre ici à tout cela. Ce ne sont que des pistes de réflexions, pour toi, et pour lui.

Bon courage à toi.

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(compte clôturé)

le mercredi 26 octobre 2011 à 21h43

ce que tu décris s'appelle l'ambivalence : c'est très humain. Vouloir deux choses parfaitement mais non explicitement contradictoires.
Quant à ta démarche de vouloir absolument savoir si c'est légitime et pire encore plus ou moins légitime, c’est beaucoup d'énergie perdue dans un but pas clair, je rejoins patrice86 là dessus.
Il vaut mieux se concentrer sur pour quoi et encore plus comment que de savoir si on a le droit/ plus le droit.
Rester ensemble pour les enfants et la maison est quelque chose de très solide, qui permet de se mettre à l'aise par ailleurs, sauf si on est marié à un de Ligonnès. Un pardon est plus facile à obtenir qu'une permission : si tu demandes la permission, tu obtiendras la réponse négative. Si tu vis ta vie après avoir eu la discussion, tu pourras beaucoup plus aisément être désinvolte sur le thème "bah c'est ce qu'on avait dit, non? Il y a un problème? tu veux qu'on en parle?"
Tu ne peux pas lui demander sa bénédiction, donc ne lui fais pas cette violence.

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miss (invité)

le mercredi 26 octobre 2011 à 22h25

Il y a quelques années il me semblait être la moindre des choses que de lui demander son accord non pas pour aimer mon Autre mais pour vivre pleinement cet amour.
J'ai du accepter en premier lieu la présence de la conjointe qui voulait absolument etre présente lors du premier échange intime. Comme vous pouvez vous en douter, ce fut un véritable échec mais surtout une véritable souffrance pour moi.
Pour mon conjoint, il ne ressentait pas l'envie d'être présent, sans doute par respect poour lui meme et pour moi parce que les sentiments n'existaient qu'entre mon Autre et moi et non pas entre les quatre.
Enfin pour résumer, le début de cet amour fut trés difficile et rempli d'obligations envers les uns et les autres..
J'ai fini par me perdre dans tout cela.
Tant bien que mal mon Autre et moi meme avons réussi à exprimer clairement que nous ne souhaitions pas que nos conjoints soient présents ni n'interférent dans notre amour.
Deux ans aprés, je dois encore faire face à des remarques de la part de mon conjoint qui me rongent tel que " le voir trois soirs dans la semaine c'est exagéré" ou bien encore " tu ne crois pas que tu abuses, tu as déja passé un aprés midi avec lui et tu veux aller le voir encore une heure ce soir"....
donc voilà ou j'en suis...complétement déstabilisée et au fil du temps je ne sais plus comment répondre à ses remarques.

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(compte clôturé)

le jeudi 27 octobre 2011 à 00h59

ben réponds simplement à la question!
"non je ne trouve pas que c'est exagéré"
"oui j'abuse, mais pas si souvent."
"je vais y penser et je t'en reparle".

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miss

le jeudi 27 octobre 2011 à 16h38

effectivement j'y avais bien pensé...sauf qu'au final j'obtiens un "oui j'ai changé d'avis et il n'y a que les c... qui ne changent pas d'avis".

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(compte clôturé)

le jeudi 27 octobre 2011 à 22h45

ben il a raison : il peut changer d'avis. Mais ça n'est qu'un des éléments qui agissent sur le tien : ce n’est pas parce qu'il change d'avis que tu dois changer le tien : tu peux lui dire que tu as pris note de son changement d'avis et que tu trouves ce phénomène intéressant, que d'ailleurs tu ne lui en veux pas même si tu pourrais tout à fait (et que d'ailleurs, tu estimes qu'il n'a pas à t'en vouloir même s'il en a la tentation).

Parfois, le premier degré, voire le degré zéro, ça aide à poser les choses.

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eolemuse

le jeudi 27 octobre 2011 à 22h53

bonsoir!

Quand on aboutit à ce genre de réponses de niveau maternelle ça sent l'impasse et un mode de communication zéro en perspective

On vous pousse clairement (par jalousie) à faire des choix : dégâts en perspective car la personne qui montre ces penchants et cette souffrance n'aura pas forcément gain de cause (regain d'amour)...

Bien au contraire à priori vu votre propre disposition d'esprit à aimer

et l'aurait elle ce gain, ce serait au prix de votre propre souffrance constante et d'une sensation de "prison" probablement?... à moins d'avoir une passion pour le sacrifice et le masochisme...ou tout simplement se sentir viscéralement monogame soi même)

rien ne sert de culpabiliser soi même en conclusion si le conjoint est bloqué sur un mode de reproche sans plus écouter et cherchant ouvertement le conflit ou l'imposition maladroite de ses désirs...

nul n'est légitime au final dans ce genre de débat et ce sont généralement les différences qui prennent le pas à ce stade de relation

...gare au désespoir cependant (le sien...ou le vôtre)...peut être une page à tourner pour cesser le fait que tout le monde souffre...même si c'est plus facile à dire...qu'à vivre

et trop souvent difficile d'assumer un choix ou un "état"

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miss

le vendredi 28 octobre 2011 à 14h12

effectivement j'ai cette sensation qu'on me pousse implicitement à faire un choix que je ne souhaite faire...
Pendant un temps je me disais qu'il était " normal" que je souffre puisque c'était moi qui faisait "mal"...puis la sensation d'enfermement est devenue omniprésente et trés pesante au point d'en arriver à sacrifier mon propre corps, mon esprit et mes ressentis ( ne plus s'autoriser à être heureuse d'un moment passé pour ne pas blesser le conjoint par exemple)...
Sans doute est ce trés masochiste de ma part que de préférer souffrir que de faire souffrir sauf qu'au fil des années je finis par ressentir un véritable "ennui" psychologique et un profond "désintéressement".

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eolemuse

le vendredi 28 octobre 2011 à 20h44

le corps et l'esprit bien que très résistants ne sont pas extensibles à l'infini ...quand se préserver devient un devoir ;-)

un dernier espoir subsisterait dans une médiation thérapeutique peut être?... pour pousser aux prises de conscience ou en dernier ressort à de saines prises de décisions?

et vous sortir de cette impasse de mauvaise foi respective où personne ne reste indemne ^^

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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