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Le droit d'être jaloux

Jalousie
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LuLutine

le lundi 07 novembre 2011 à 15h01

Extrait d'une discussion :

[...]
Moi : En fait, tu es jaloux.
Lui : Oui, et alors ? J'ai le droit !
[...]

Pour n'influencer personne, je ne vous dis pas (encore) ce que j'ai répondu.
Je voudrais connaître vos réactions d'abord.

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eolemuse

le lundi 07 novembre 2011 à 15h21

hum...ça vient du cœur là ^^

attention au petit oiseau! le droit de propriété va sortir :-)

"made in" déclaration des droits de l'homme et du citoyen : Article 2 (énumération des droits)

Ces droits sont l’égalité, la liberté, la sûreté, la propriété.

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Paul-Eaglott

le lundi 07 novembre 2011 à 17h57

La jalousie n'est pas interdite, même chez les poly ! C'est un sentiment, qu'on ne commande pas, qui surgit quand ça lui chante, et qui -- en tant que sentiment -- a toute sa légimité. Donc oui, selon moi, on a le droit d'être jaloux. D'ailleurs il arrive que ça m'arrive :-)

Ce qui est nettement plus discutable, c'est quand on estime que cette jalousie donne le droit d'entraver la liberté des autres.

Mais faire part de la jalousie qu'on ressent, comme d'une faiblesse ou d'une difficulté qu'on traverse, et même éspérer que ce soit pris en compte (par une attention un peu plus soutenue, par exemple, ou par des paroles ou des actes rassurants), je ne trouve rien à y redire.

Lulutine, une chose que tu ne dis pas, et qui ne permet pas de se faire une idée précise de la situation, ni de la réponse qu'on aurait donnée, c'est ce qui t'a fait déduire que "Lui" était jaloux. Si c'est qu'il cherchait à organiser une restriction de liberté, ce n'est pas la même chose que si tu constatais qu'il souffrait face à une situation donnée...

Maintenant, il y en a qui ne connaissent jamais la jalousie, et ce doit être merveilleux ! (De leur tranquillité je suis carrément jaloux ! :-D )

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clairobscure (invité)

le lundi 07 novembre 2011 à 17h59

Tiens on dirait un quizzz...
Bien sûr qu'on a le droit d'être jaloux! c'est un sentiment comme un autre, faut savoir reconnaître ce qu'on ressent mais faut pas confondre un sentiment qu'on ressent avec notre réaction à ce sentiment... pas toujours facile à contrôler, certes, mais chacun essaye de réagir en respectant ses propres principes.

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Popol (invité)

le lundi 07 novembre 2011 à 18h11

Le droit, je ne sais pas. Est-ce qu'un état émotionnel est un droit? Je dirais plutôt que c'est un état de fait.

Et ceci précisé, je lui demanderais ce qu'il entend par "le droit d'être jaloux". Histoire de ne pas lui prêter des intentions inutiles.

Suivant la réponse, même pas besoin de s'emballer sur un supposé droit de propriété qu'il ressentirait.

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ladymarlene

le lundi 07 novembre 2011 à 18h36

Je suis popol, un sentiment n'est pas un droit, c'est quelque chose qu'on éprouve. Ca me fait penser quand mon mari, beaucoup plus jeune me disait "j'ai le droit d'être fatigué." Ca me faisait piquer des crises....comme si la fatigue était un droit !
Maintenant, l'instinct de propriété...je ne suis pas sure non plus....

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miss

le lundi 07 novembre 2011 à 18h54

j'aurais répondu " oui tu en as le droit mais ne me l'impose pas"

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eolemuse

le lundi 07 novembre 2011 à 19h17

alors alors lulutine...explicite ^^...on brûle tous d'envie de connaitre les circonstances...phrase innocente sous le coup de l'émotion et du droit des peuples à disposer d'eux mêmes ou méchant impérialiste qui étend son ombre sur ton petit jardin poly ;-)

et à paul eaglott...non ce n'est pas facile de ne pas être jaloux avec des jaloux tout autour (c'est comme être végétalien au milieu d'une tribu de cannibales) :D

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eolemuse

le lundi 07 novembre 2011 à 19h17

er

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

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LuLutine

le lundi 07 novembre 2011 à 20h04

Paul-Eaglott, je ne sais plus à quel moment exact de la conversation se situait cette phrase. Ca ne m'a pas paru le plus important et je ne m'en souviens plus, désolée. Il me parlait de ses sentiments et il s'agissait clairement d'une jalousie par rapport à un autre amoureux, mais je ne saurais t'en dire plus (la conversation a été très...très...très longue et même plus que ça).

Ce qui me frappe un peu c'est que lui-même n'utilise pas en général le mot "jalousie". Il a fallu que ce soit moi qui le dise pour qu'il confirme.

Paul-Eaglott
Si c'est qu'il cherchait à organiser une restriction de liberté, ce n'est pas la même chose que si tu constatais qu'il souffrait face à une situation donnée...

Oui, ce n'est pas la même chose, et justement j'ai le sentiment qu'il est un peu entre les deux : il ne m'a jamais explicitement demandé de cesser de fréquenter d'autres personnes (il sait que je ne le ferai pas), mais j'ai le sentiment que ça va plus loin que le simple fait de m'informer qu'il en souffre pour que j'en tienne compte (ce que je fais déjà du mieux que je peux).

Moi je lui ai répondu en substance : "Oui, tu en as le droit, mais cela fait souvent plus de mal que de bien."

J'ai le sentiment qu'en disant "J'ai le droit", il essaye de justifier le fait de ne pas pouvoir et/ou vouloir prendre sur lui par rapport à cela.

Je ne ressens pas (ou très peu) la jalousie mais il m'est arrivé d'éprouver d'autres sentiments très fort (colère par exemple) suite à l'attitude de certaines personnes. Je me rendais compte parfois que je me faisais une montagne de quelque chose qui n'était pas si grave. Plutôt que de continuer à faire des crises de colère, j'ai fini par réfléchir au fait que ce n'était pas très constructif...
J'ai choisi de favoriser d'autres pensées dans cette situation, de me persuader que cela n'en valait pas la peine, que je ne pouvais pas changer ce qui ne dépendait pas de moi, mais qu'il y avait sans doute des choses constructives que je pouvais faire (c'est dingue comme le fait de se dire qu'il y a une solution et qu'on va la trouver peut nous aider !), et avec le temps ça a marché.
Au lieu de me dire : "Cette personne cherche à me nuire volontairement, grrr !" je pouvais penser : "Je peux choisir d'ignorer les attaques de cette personne, elle n'en vaut pas la peine. Je resterai calme et je ferai tout ce que je peux pour atteindre quand même mon objectif. Au moins si j'échoue, je saurai que j'ai fait tout ce qui était en mon pouvoir."

Je me dis souvent que la même "méthode" pourrait s'appliquer à la jalousie...

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Mezrahi (invité)

le lundi 07 novembre 2011 à 21h38

Bonsoir Lulutine, tu as écrit ça :

"J'ai le sentiment qu'en disant "J'ai le droit", il essaye de justifier le fait de ne pas pouvoir et/ou vouloir prendre sur lui par rapport à cela."

Mais il me semble que tu imagines sa motivation à dire "J'ai le droit" comme une volonté d'inertie; ça mérite d'être vérifié avec lui. Sinon c'est un peu de procès d'intention :-)... peut-être précisément qu'il te tend une perche ou manifeste simplement qu'il ne peut éviter de sentir ça, peut-être qu'il demande à être accepté avec ce sentiment-là, juste ça.

La suite du dialogue est peut-être allée dans ce sens-là?

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LuLutine

le lundi 07 novembre 2011 à 21h53

Mezrahi
Mais il me semble que tu imagines sa motivation à dire "J'ai le droit" comme une volonté d'inertie

C'est un peu ça.

Mezrahi
ça mérite d'être vérifié avec lui.

Comme je l'ai dit la discussion a été très longue.
J'ai essayé de lui conseiller plus ou moins directement ce dont je parlais plus haut, pour diminuer les effets de la jalousie (car ça le met vraiment dans tous ses états). Mais lui demander directement : "Vas-tu essayer de le faire ?", je ne m'en sentais pas le droit.

Dans mon cas, j'ai décidé de passer au-dessus de la colère pour trouver d'autres solutions. Dans son cas, j'estime que c'est à lui de décider d'essayer de diminuer les effets de sa jalousie, ou pas. Je n'ai pas envie d'être donneuse de leçons, je ne suis pas légitime pour lui dire ce qui est bon pour lui, seul lui peut le savoir.

Du coup, comme je ne demandais rien explicitement, il n'a à aucun moment répondu qu'il voulait essayer de se libérer (au moins partiellement) de ces sentiments (alors qu'il aurait pu le dire de sa propre initiative, même sans demande explicite de ma part). D'où mon interprétation en effet, de ce qui s'apparente à une volonté d'inertie (mais peut-être qu'il pense que ses émotions ne peuvent pas évoluer ; pourtant, c'est ce que j'ai essayé de lui dire).

Mezrahi
peut-être qu'il demande à être accepté avec ce sentiment-là, juste ça.

Etre accepté avec ce sentiment, pas de souci, c'est déjà le cas. Ca influence même ma façon d'agir. Le problème, c'est que j'ai l'impression constante que ce n'est pas "juste ça" comme tu le dis.
J'ai toujours l'impression d'une attente tacite sous son discours, du genre "redeviens exclusive", une attente que je ne peux satisfaire.

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eolemuse

le lundi 07 novembre 2011 à 22h29

depuis combien de temps vous connaissez vous et entretenez vous une relation sans indiscrétion? est ce une relation de "base", mariage? ou "égalitaire" en parallèle à d'autres?

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LuLutine

le lundi 07 novembre 2011 à 22h34

Ouh là...

Alors, on se connaît depuis très très longtemps et à une époque nous avons eu une relation exclusive (je ne connaissais pas le polyamour à l'époque, d'ailleurs au départ cela ne me posait pas de problème car je n'aimais que lui).

Par la suite j'ai rencontré quelqu'un d'autre (avec qui je suis toujours aujourd'hui), et je me suis sentie obligée de quitter mon premier amoureux (je ne connaissais toujours pas le polyamour).

Nous nous sommes perdus de vue, puis retrouvés il y a peu de temps. Il a décidé de sortir avec moi en sachant que j'avais aujourd'hui d'autres relations et que je ne comptais pas redevenir exclusive.

Pour moi toutes mes relations sont plus ou moins sur le même plan. Il n'y en a pas une plus "primaire" ou "importante" que les autres. Evidemment ça ne veut pas dire "faire exactement la même chose avec tous", déjà parce qu'ils n'ont pas les mêmes souhaits et désirs, mais aussi parce que j'ai moi-même des envies différentes dans chacune de ces relations.

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eolemuse

le lundi 07 novembre 2011 à 23h00

d'accord...on comprend un peu mieux le fond...il nous manquait une clef

délicat en effet ^^"""

un ego en souffrance?...c'est la première fois qu'il est exposé à ce type de situation?

Il vous aime pour sûr mais sans chercher très loin peut être pas tout simplement la nouvelle "version upgradée" lulutine qu'il ne veut pas voir ni connaitre?

et espère revivre une part du passé (comme cristallisé?)...couac assuré

pas mal de conversations en perspective encore :-)

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LuLutine

le lundi 07 novembre 2011 à 23h06

eolemuse
c'est la première fois qu'il est exposé à ce type de situation ?


Oui.

eolemuse
Il vous aime pour sûr mais sans chercher très loin peut être pas tout simplement la nouvelle "version upgradée" lulutine qu'il ne veut pas voir ni connaitre ?

Sauf que...je ne suis pas une "version upgradée" de moi-même, je suis moi-même, c'est tout !
J'ai toujours été telle que je suis.
Je lui ai déjà expliqué que s'il aime une personne qui n'aime que lui, alors ce n'est pas moi qu'il aime mais une personne qui n'existe pas...il a peut-être projeté des désirs sur moi, mais cela ne reflète en rien la réalité.

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eolemuse

le lundi 07 novembre 2011 à 23h12

ben en effet peut être que lui vous voit comme différente même si fondamentalement vous n'avez pas changé d'un pouce?

et qu'il n'a pas entamé le chemin nécessaire à cette compréhension qu'on puisse changer de types de relations sans forcément changer de personnalité...le peut il?

maintenant toujours difficile via des écrans de tout cerner :-P

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

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LuLutine

le lundi 07 novembre 2011 à 23h17

eolemuse
cette compréhension qu'on puisse changer de types de relations sans forcément changer de personnalité...

Très judicieuse remarque.
Un autre sujet que j'avais envie d'aborder était justement le fait qu'il passe son temps à me dire : "Je ne comprends pas comment tu peux fréquenter plusieurs personnes".

J'ai l'impression que quand il parle de compréhension, c'est plutôt quelque chose de viscéral.
Or pour moi, "comprendre" fait appel à l'intellectuel.

Exemple : Je peux comprendre intellectuellement que certaines personnes fassent de l'hypocrisie un principe et un mode de vie (j'en connais), mais pour ma part cela ne me correspond pas et je ne pourrais pas, viscéralement, vivre comme cela.

Il pourrait me dire : "Je comprends que tu te sentes bien dans des relations plurielles plutôt que dans une relation unique, mais pour ma part ça m'est viscéralement impossible."

Mais ce n'est pas ce qu'il dit...

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eolemuse

le lundi 07 novembre 2011 à 23h32

ah là si on fait appel au viscéral chacun risque de camper sur ses positions...

même pas sûr que l'intellect serve (genre oui oui je comprends mais non en fait dans les tripes pas envie) :-(

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Mezrahi (invité)

le mardi 08 novembre 2011 à 00h14

Lulutine, sauf ton respect, donner des conseils, il n’y a rien de pire pour casser le dialogue. Tu as vu le résultat, justement, à te lire: tu l'as quand même fait, bien que tu croies et dises ne pas l’avoir fait. Pourquoi... toi seule peux dire pourquoi tu as fait précisément ce que tu ne voulais pas faire.

Pour en arriver à donner un conseil, il faut bien cerner le problème et c'est loin d'être accompli. Et avant de donner un conseil, il est prudent de s'assurer qu'il serait bien reçu, si aucune demande à ce sujet n'a été formulée clairement.

Le risque est de le désigner comme demandeur, personne faible etc; mais aussi comme porteur de la faute (et il l’a été , clairement); il est alors mis en position de devoir se défendre alors qu’il s’est simplement permis de dire ce qu’il ressentait.

Autre chose: si tu ne demandes rien explicitement alors que tu es en train d’interpréter, comment pourrait-il se positionner et te détromper ou se mettre à découvert? C’est une mise en échec, surtout s’il ne répond pas à ton attente silencieuse de prendre la faute sur lui ; tu dis clairement aussi que tu attendais qu’il manifeste le désir de se corriger… on ne peut rien vouloir pour quelqu’un d’autre, il faut qu’il en sente la nécessité ; or jusque là, il est maintenu dans le «  mauvais rôle» et doit se défendre. Pas libre de se mettre à l’écoute de ce dont il a besoin lui-même, et qui n’a peut-être rien à voir avec ce dont tu as besoin de ton côté. Ton besoin c’est qu’il se corrige, mais son besoin à lui, c’est quoi ?

Dans ce que tu dis de lui, il y a beaucoup de peut-être, de choses que tu supposes et penses, d’essais que tu n’as pas réussi à transformer. Mais si tu le charges avec tes attentes, et qu’il se débat dans sa tête rien que pour tenter de cerner les siennes, ce sont juste deux discours qui se croisent, voire deux pensées qui semblent dialoguer, mais continuent chacune sur leur orbite.

Si tu penses que c’est le problème est autre chose que d’être simplement accepté, je pense de mon côté que si une place préalable n’est pas faite au sentiment de jalousie, sans y mettre de jugement « fautif », qui charge automatiquement le jaloux, il est impossible d’aller au-delà pour se regarder soi-même en face : qu’est-ce qui t’irrite à ce point ?

Tu supposes également des attentes de sa part : et ça, tu peux le vérifier ? Le veux-tu ?

Lever les incompréhensions vous conduiraient peut-être à vous séparer ; d’un autre côté il est intéressant de continuer à ne pas trouver de solution, qui pourrait être trop dure.

En attendant, « comprendre », pour lui, signifie quoi exactement, puisque vous n’en avez pas la même perception ?

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