Se cristalliser sur l’orientation sexuelle pour définir la notion de genre, ça fait mesquin. On n'est pas que ses désirs sexuels... on parle de quoi, du plaisir par genres?... j'aimerais bien voir le manuel en question, au complet, pour voir skididautre. C'est ça que j'appelle, moi, "lire ce dont il est question". Parce qu'on s'indigne souvent d'un détail au milieu d'une entité susceptible, au moins de donner lieu à débat plus vaste; et peut-être dit d'autres choses que nous validons, parce que raccord avec nos croyances et nos valeurs. Ou explorées par la science (ça veut pas dire que c'est vérité vraie).
Mais réfléchir à la notion de genre plus qu'à la notion du sexe, c'est progrès. Ca fait entrer en scène que notre connaissance du fait qu'une seule paire de chromosomes du bagage génétique - avancée majeure ! - n'a pas trop fait bouger les préjugés sur la détermination d'orientations diverses, professionnelles, de trajectoire de vie...
Méfiance Hortense. Révise ton éthique, Patrick.
Parce que, ouille, de manière générale, si la partie peut définir le tout, alors elle peut lui faire la loi.
Une particularité amène une risque de focalisation sur ce détail, au détriment de la totalité d'un individu. Exemple hors-sujet : si Stephen Hawking n'avait pas les moyens technologiques de montrer ce qu'il a dans la tête, sa gueule et son handicap l'ostraciserait du côté des débiles mentaux.
Et la catégorisation des plaisirs selon l’appareillage, le désir d'en changer, la position extrême ou au contraire mitigée sur le continuum entre les deux, fausse bonne idée je trouve.
Et au final, merde et re-merde au sexe génétique cantonnant à des rôles... au pieu, au bureau et dans sa tête-à-soi.
NB : une opinion de droite chrétienne est une opinion valable, comme les autres. Y' a quelqu'un qui a dit une fois " Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu'au bout pour que vous puissiez le dire." Et c'est pas Voltaire, on sait pas de qui c'est en fait; mais c'est pô mal quand même.
Parce que si on on commence à dire que certaines opinions sont rétrogrades parce que ça nous arrange, questions valeurs personnelles, de nous appuyer sur leur contraire, là on frise le totalitarisme de la pensée.