J'y ai refait un petit plongeon, et, bon, apparemment, c'est pas parce que les informations sont données de manière claire et paisible dès que la parole est possible, par des parents cohérents avec eux-mêmes, que c'est du tout cuit...
J'imagine un premier écueil au moment de la première socialisation du gosse, l'école, avec les comparaisons qu'il va établir, et les questions auxquelles il faudra répondre. Ca peut passer comme une lettre à la poste, mais on n'a aucune garantie.
Ensuite, autant dans la pré-adolescence que l'adnolescence, ça peut devenir le point d'achoppement principal des désaccords; d'après les témoignages, ça peut aller du relativement soft (mes parents sont des doux dingues) à des insultes, carrément. Etre étiqueté sous son propre toit, voilà à quoi il faut s'attendre éventuellement.
Et avec toutes les variantes possibles et imaginables selon les caractères en présence.
Anecdote : une pote qui venait de se séparer et traversait une joyeuse période de liberté sexuelle étend un jour sa lessive avec sa fille pré-adolescente. La petite miss tombe sur les strings de sa mère, s'en déclare indignée et dégoûtée, la mère la remballe assez sèchement. En fait, la forme des culottes n'était pas l'important, je crois... Plutôt le contexte, et le fait que si ma pote était fière de sa nouvelle liberté, sa fille, elle, avait honte de rejoindre la cohorte des enfants de divorcés, de devoir changer de quartier (aisé, à HLM), de statut social, et que sa mère passe des week-ends "seule" (libre, plutôt) et en fasse ce qu'elle voulait, etc.
En somme, deux libertés en compétition. L'idéal restant la cohabitation, mais bon, parfois, on n'est pas rendus, soupir.