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Du mensonge dans les relations

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Popol (invité)

le lundi 10 octobre 2011 à 09h17

Voui, d'accord avec tes derniers propos. Il y a juste à dire aussi que si la franchise est prise comme de la méchanceté, il y a mésentente sur l'intention.

La franchise est pour moi un dû et un signe de respect; tout comme la vérité, il se peut qu'elle soit différée, simplement. Elle est un signe d'intérêt... alors que la méchanceté signale la volonté de nuire et d'enfoncer, la plupart du temps pour avoir l'impression de se remonter dans sa propre estime de soi. Ce qui conduit tout naturellement à remettre en question sa propre estime de soi...

Comme dit Thomas D'Ansembourg, "Cessez d'être gentils, soyez vrais¨"

Ce qui m'amène à parler d'un autre truc que ma psy-coach m'a donné il y a quelque temps et que je trouve très intéressant pour se tenir hors de portée des piques et des pointes reçues : se demander quelle est l'intention positive, pour elle-même, de la personne qui dit des choses qui nous blessent.

Exemple : un collègue qui ferait régulièrement, à un autre collègue et devant des membres de leur équipe, des remarques formulées très différemment des moments où il se trouverait en tête-à-tête. Illustration concrète : devant les autres, dire "Ton écriture, vraiment, pff, rhô, ah là là". La même remarque émise en tête-à-tête, devient "J'ai de la peine à lire ton écriture".

Anodin au premier abord, mais une telle différence de ton et de contenu est très intéressante.

L'intention positive serait, pour son profit personnel, de ne pas sentir son antipathie à l'égard de la personne visée, de chercher des alliances auprès du reste de l'équipe en mettant en tort une personne face aux autres... quoi d'autre... ben simplement de se conforter soi-même dans la vision qu'on a de la personne qu'on dénigre ainsi, histoire de ne pas se remettre en question soi-même.

Maintenant, la crise d'ego... est directement reliée à ce type d'incidents (rabaisser quelqu'un pour se croire en position supérieure). Mais elle peut aussi se manifester, par exemple, par quelque chose qui va éveiller a priori le réflexe de protéger la personne qui le manifeste; par exemple, par de la timidité extrême - dont on peut se demander si la personne qui la manifeste ne se croit pas, à tort, être le centre de convergence des regards et de l'intérêt des personnes.
Ce peut être aussi une demande voile et permanente de recevoir de l'aide, des conseils, tout en éliminant les unes après les autres les propositions de solutions. Parenthèse : j'aime beaucoup les Shadocks et leurs maximes qui semblent débiles, mais reflètent beaucoup de bon sens; celle-ci, par exemple : "Quand il n'y a pas de solution, c'est qu'il n'y a pas de problème.". Fin de la parenthèse.

En tous cas, moins on est vrai authentique, franc avec son entourage ou des interlocuteurs, pour des raisons diverses (préserver une relation, ou de s'avouer qu'on devrait quitter un job, avoir peur de déplaire, etc), plus on fait perdurer des situations de dépendance, à travers des positions de faux-self.

fr.wikipedia.org/wiki/Self_%28psychanalyse%29#Les_...

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(compte clôturé)

le mardi 11 octobre 2011 à 00h19

Popol
"Quand il n'y a pas de solution, c'est qu'il n'y a pas de problème.".

C'est toute ma philosophie ! Mon oncle (matheux) rajoutait "ou que le problème est mal posé".

La falsification des rapports humains dans le but d'obtenir un avantage stratégique, c'est de la manipulation mentale. Le souci, c'est que la contre-manipulation s'inspire des mêmes méthodes que la manipulation. Ce qui fait qu'on a peu avancé : le mensonge qui sert à éviter d'être emprisonné est-il de la manipulation en vue d'instaurer une relation de dépendance au détriment de l'autre, ou une façon de sortir de la relation de dépendance à son détriment instaurée par l'autre ?
Difficile de caser le mensonge en général...

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Popol (invité)

le mardi 11 octobre 2011 à 03h25

Autre maxime des Shadocks :

"Dans la Marine, on salue tout ce qui bouge. Le reste, on le repeint."

Ca me fait penser à un autre aspect du mensonge, celui qui enferme et catégorise quelqu'un (ou des quelqu'uns) dans une boîte mentale, pour le ou les neutraliser.

Si je mens à quelqu'un, d'une certaine manière je lui dénie le droit d'être ouvert à la vérité, ou du droit d'en faire ce qu'il voudra. Je le prive de son libre-arbitre, quoi. Et je redoute sa réaction, ou la considère comme contrecarrant mes plans, donc, je manipule.

Faire face à de la manipulation exige beaucoup de droiture mentale, pour répondre en restant dans l'instant présent et ancré en soi-même; sinon on tombe en effet dans des trucs très tortueux et le piège risque de se refermer.

Quand je sens ça, une seule solution : revenir tout le temps au sujet réel de la conversation, à l'objectif, au basique.

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