demeter
ladys,
je me permets d'insister encore, parce que la formulation de ta phrase me choque et il ne s'agit pas simplement de remplacer un mot par un autre, mais bien du fond du problème.
C'est justement la contrainte de l'existence de l'autre qui pose un cadre, dans ce qu'il met lui même comme ressenti de ce qu'est le fait d'aimer qui donne du sens au verbe aimer, qui l'enrichit, qui remet en cause, qui apprend, qui donne du plaisir même, de par la liberté que l'on a d'en accepter "la valeur" ou non (et non pas de considérer sa position comme une volonté de nier nos sentiments).
Mais de même un cadre éducatif concernant les enfants se devrait pour respecter celui qui le subit, au moins ne pas nier son ressenti, et de plus permettre à celui qui apprend de devenir acteur/ responsable de cet apprentissage (et donc apprentissage de sa liberté) en y incluant la possibilité de contester ce cadre :
"Je t'aimerai quand même, même si tu refuses de mettre ce pull, mais je veux que tu le mettes, non pas parce que je ne te crois pas quand tu me dis que tu n'as pas froid, mais parce que j'ai peur que tu attrapes la grippe"
et non pas :
" Mets ton pull parce que tu as froid et tu te tais parce que je suis ton père et qu'on ne parle pas ainsi à son père"
(entre les deux il y a une marge. Tout cela est très théorique j'en conviens et je préfère dire à mon gamin "ne traverse pas la route" plutôt que de prendre le temps de tout bien dire comme il faut et de le regarder se faire écraser.)
de même le consentement à un type de relation ne laisse de latitude pour évoluer dans le cadre dans lequel il se définit que lorsqu'il s'accompagne de la possibilité d'être remis en question. L'enfermement dans une définition telle que le polyamour ou l'exclusivité induit des contraintes fortes et difficile à discuter par la suite, définitions qui deviennent à leur tour "conventions" parfois préalables à la relation.
Bonsoir Demeter.
J'en suis désolée, mais je ne parviens pas à comprendre ce qui te choque. Je ne pense pas que cela soit du à ta réponse, mais plutôt à mes difficultés de compréhension.
Je reprends ma phrase d'origine :
"Si un sentiment est nié (pas le sujet lui même, par un de ses amoureux), la base même de la reflexion sur la transparence, et la liberté de vivre ces relation est sappée."
Déjà, j'ai fait une faute, il faut lire "par le sujet lui même" et non "pas"
Je maintiens que le mot liberté n'était pas approprié, dans le sens ou je ne parlais pas de La Liberté avec un grand L, mais de la liberté au sens latitude, possibilité.
Ce que je voulais dire par là, c'est que si au sein d'une relation amoureuse, une personne nie ses propres sentiments (dans le sens où elle ne se les avoue pas, quelqu'en soit la raison), ou ceux de son amoureux ("non, c'est pas possible il dit qu'il aime aussi l'autre, il se trompe, ce n'est qu'une attirance passagère", ou encore "il dit qu'il m'aime mais ce n'est pas vrai. S'il m'aimait, il n'aimerait pas X"...). Toute discussion, tout "contrat" sur le choix de vie des couples (y compris la rupture) sera basé sur des fondations fragiles, sur du "faux", et à mon sens, si cette discussion, ce contrat, sont faussés, les relations peuvent être vécues, mais pas aussi entièrement que si les sentiments étaient reconnus.
Alors que si untel reconnait qu'il aime deux personnes, que les deux personnes en question reconnaissent ses sentiments, les choix qui seront pris (toujours y compris la rupture) se feront sur des bases réelles, et la ou les relations qui s'ensuivront pourront être vécues plus entierement, veritablement.
Je ne sais pas si je suis plus claire.