Le consentement c'est vraiment pas si simple je crois.
Alors là, c'est sûr. L'éducation et un tas d'autres choses impalpables (les préjugés ambiants ? les mille et une remarques sur ce que c'est qu'une fille, une femme, etc ? Le quotidien, alors?) amènent les femmes à lâcher du lest sur les moments où elles devraient juste pouvoir dire "bah, non, bof, au fond ça me botte pas".
Ca va du sexe à des trucs bien plus anodins, comme l'intendance, rendre service, dépanner, etc. Mais quand on fait ça dix fois par jour depuis qu'on est môme, parce qu' on nous a dit que c'était ça qui se faisait quand on est une fiiiille, on finit par croire que c'est notre nature. Mais quoi donc?? ? Ben, repousser ou négliger nos limites, tout bêtement. Quelle carte de visite en bristol on tient dans les mains, quand on est LA personne de ressource...
Exemple à la con : ce matin, jour de congé, je reçois un SMS de mon boulot : "Tu peux remplacer un collègue mercredi matin pour un truc bien spécial?". Ce qui était sûr, c'est que j'avais les boules de me faire emmerder un jour de congé; mais aussi, qu'il était hors de question de me laisser fourguer cette tâche.
Un court instant, j'ai imaginé une stratégie pour faire accepter que, non, ça allait pas le faire:j'ai déjà prévu autre chose, du travail administratif, que je vais devoir m'enquiller une fois ou l'autre de toute façon car personne d'autre que moi ne peut le faire; alors que le truc spécial, y'a au moins 10 autres qui peuvent se le taper. Why me?? ? Et ce serait en heures supp', alors qu'on se fait courser pour les réduire, et qu'on est invités à faire appel le plus possible aux ressources externes quand ça déborde, comme en ce moment et depuis plusieurs mois. Mais, cherchez l'erreur, c'est le même niveau hiérarchique qui demande ça, donc tout et son contraire...
Donc, stratégie finale de Popol : pas même répondre. Ca c'est aussi un Non.
Et du coup je vais me forger une réputation de "Pas même la peine de l'appeler pour une dépannage, l'ouvre pas son natel les jours de congé. "
Nyèrque nyèrque.