J'ai du super mal m'expliquer ou pas du tout !
Ce n'est pas moi qui essaie de pénétrer son cerveau, c'est lui qui passe son temps à "masturber" le mien et à vouloir que je me livre !
Si je le fais, c'est involontaire.
Mais peut-être qu'inconsciemment ou tout à fait consciemment, il me lance le défi de pénétrer son cerveau comme il pénètre le mien....mais là, je dois dire que j'ai un peu la flemme....même si ma carburation générale permanente me mène quand même à ça.
Et oui, tu as raison, si l'égoïsme nous coupe du réel, l'empathie nous coupe de nous même. Et en même temps, c'est tellement confortable de passer son temps à débusquer les sentiments des autres plutôt que de me pencher sur les nôtres....
Ceci dit, j'ai le sentiment d'avoir quand même passé un an à m'occuper de mes sentiments. Entre culpabilité, interrogations "je l'aime ou j'ai juste envie de lui parce qu'on n'a pas couché ensemble ?" et compagnie, je ne laisse pas mes sentiments de côté. Mais comme ils sont clairs à mes yeux (oui, je l'aime qu'il le mérite ou pas parce que mine de rien, si on n'aimait que ceux et celles qui le méritent, on n'aimerait plus grand monde à commencer par nous même) forcément, je m'interroge sur les siens.....
Marcher pieds nus sur le fil d'un rasoir ? Autrement dit, prendre des risques, sortir de ma zone de confort ? Mais pour ça, je lui en suis reconnaissante ! Je m'endormais, ces sentiments m'ont réveillé.
Et nier, non, je ne nierai pas. Ce n'est pas moi. Nier l'amour comme nier la haine ou la colère ou la rancune ne sert à rien sinon à s'étouffer et à mourir à petit feu.
