D'un certain côté, je suis complètement d'accord avec les paroles de Goldman... La question dans "je t'aime", elle m'a toujours fait flipper.
Mais je suis pétochard affectivement... je le sais.
Et surtout, je crois que ce besoin d'être rassuré n'est qu'une interprétation partielle du besoin de dialogue amoureux (là j'ai l'image de piafs disneyeins qui se chantonnent et roucoulent leur amour... Aaaaaah ! Même si c'est ça aussi le dialogue, c'est pas comme ça que je fais !)
On vit en communiquant, ici, dans nos relations, dans nos amours.
Dire ce qu'on ressent, vouloir entendre ce que ressentent les autres, c'est aussi ce qui fait qu'on est pas aliénés (a-liénés, pas de liens). La relation, ça existe parce qu'elle se reconnaît, se nomme.
Alors, ornifleur, je suis d'accord qu'il y a plein de manifestations d'amour. Mais si elles ne sont pas communiquées à l'autre dans un langage partagé si ce n'est articulé, comment sait-on qu'on ne vit pas les sentiments que dans sa tête ? C'est à dire, finalement, de ne pas avoir besoin de l'autre pour aimer ?
Je suis assez convaincu que le sentiment amoureux est une "illusion nécessaire". Moment + effets mirroirs + hormones. Mais s'additionne aussi à cela la réalité, les mots qu'on utilise pour la décrire... Sinon, l'amour demeure une illusion narcissique.
Un amour universel et permanent qu'on ressentirait sans stimulation. ¨Pour le coup, une vision aussi égocentrée serait vraiment basée sur un besoin de se rassurer.
"Le monde est amour, donc j'ai pas à avoir peur".
Oh. Attention, là, un crocodile.
Message modifié par son auteur il y a un an.