Je voudrais un peu plus étayer mon propos sur la raison qui m'a mené à pousser la porte d'un psy et peut-être avoir des conseils sur ma situation plus ou moins embrouillée.
Je suis tombée amoureuse d'un homme avec qui je travaille. (Je précise bien "avec qui je travaille", pas un collègue de travail.)
C'est arrivé en Octobre, subitement, je ne sais même pas comment ça a basculé.
A commencé entre nous un très agréable et très troublant jeu de séduction.
Ce jeu a continué avec des variantes et parfois des volte face de part et d'autre jusqu'en Décembre.
Et en Janvier, il avait été remplacé.
Elément déclencheur ou pas j'ai sombré dans la déprime, voir même dans la dépression. Chaque jour me paraissait noir et sans intérêt. Je passais des journées que je jugeais mornes, j'étais malheureuse, je ne pensais qu'à lui....
Et mon mari me voyait malheureuse et souffrait de me voir malheureuse sans pouvoir rien faire.
De manière certainement un peu masochiste, j'ai refusé de me faire prescrire un traitement. Je ne voulais pas endormir mes émotions, je voulais les vivre pleinement.
Une de ses collègues m'a appris qu'il avait démissionné. Colère coup de poignard dans le coeur... Et sentiment d'être trahie. J'aurais tellement aimé qu'il prenne la peine de me l'annoncer lui-même.....
Et je souffrais et mon mari me voyait souffrir à cause d'un autre.
Il me soutenait et me réconfortait mais un jour il m'a dit "c'est très chiant de te voir souffrir à cause de lui quand je suis là."
Et un jour, j'ai donc poussé la porte du psy. Ca devenait indispensable.
Et une semaine après.... Il est revenu.
Et depuis, je suis heureuse.
Mais c'est quand même pas terrible d'être malheureuse sans lui et d'être heureuse avec lui... Et à mes yeux, c'est pas sympa pour mon mari de lui faire subir le spectacle de cette souffrance.
Donc, le principal problème du polyamour n'est-il pas d'imposer sa souffrance à cause d'un autre à son compagnon ?
