IJ'ai pu écrire ici (et parfois répéter malicieusement) que les relations amoureuses se définissaient entre autre par un aspect contractuel.
Dans cette idée, l'engagement monogame serait une close de ce genre de contrats, le polyamour une autre. Chacune ayant, bien sûr, plusieurs variations imaginables...
J'emploie le mot "contrat" dans un sens... flou.
Déjà, un contrat, c'est sensé être écrit.
Je compte bien évidemment pas faire de la paperasse à chaque fois que j'envisage de câliner quelqu'un plus de deux fois...
Ensuite, et surtout, je ne pense pas au lexique du droit du travail, ni même au juridique. Je pense à un contrat moral... Et on peut avoir établi un contrat moral tacite.
Bref. CDD et CDI sont des termes insatisfaisants, je crois.
Eric, je ne pense pas que tu y tiennes, hein, tu les utilisais probablement en métaphores ; je m'attarde dessus parce que ça me permet de la précision.
D'abord, c'est ceux qu'utilise Adopteunmec. Et si ça m'empêche pas de l'utiliser comme outil pour rencontrer, il s'agit d'un site qui fait semblant d'offrir des gens à consommer.
Je pense que mes pratiques poly ne me permettent pas d'être dans ce type de second degré... en tout les cas pas dans une discussion où j'essaie de cerner ce en quoi je crois.
Ensuite, c'est du langage de droit du travail, droit qui est tellement en passe de devenir pénal que j'ai du mal à le projeter en métaphore de mes amours...
Dans ce cadre, CDI est sensé vouloir dire "durable", quand il est à durée indéterminée et CDD est sensé vouloir dire "limité dans le temps", alors qu'il pourrait bien être renouvelable, et/ou requalifié en CDI.
Je n'ai pas de fantasme de durée ni de limite de durée.
Pour moi, ça se passe toujours après coup, je me sens soulagé ou déçu par la fin.
Ceci en dit peut-être trop sur moi pour mon propre bien, mais tant qu'à être honnête...
L'engagement favorise une durée. Et à ce titre, le polyamour peut parfaitement être une garantie, puisqu'il demande un engagement d'honnêteté et de mutualité...
Toutefois... Cet engagement me semble plus relatif. Pas forcément plus fragile : l'honnêteté et la mutualité peuvent perdurer à travers des changements de situation et de relations. Mais le polyamour admet d'emblée l'existence de tiers.
Soit ce tiers (qui c'est ? je le connais ?) est mis exactement dans le même contrat que les deux autres... et personnellement je ne vois pas comment un contrat aussi "sensible" pourrait être le même pour tous... soit il s'agit de contrats qui prennent en compte une certaine impermanence de la vie affective, un discontinuité des situations sociales.
Je penche de ce côté, je crois que le monde continue de tourner sur son axe même quand je me laisse croire que j'en suis le centre. Et que si je veux de l'équilibre sur un environnement mouvant, je ne peux pas rester trop figé - meilleur moyen pour être crispé et chuter douloureusement.
Bref : si je veux qu'une relation dure, je dois paradoxalement ne pas mettre la durée comme attente.
Message modifié par son auteur il y a un an.