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Le paradoxe de l'ouverture à plusieurs relations et de la solitude

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oO0

le lundi 17 janvier 2011 à 04h30

Partie I - Point mort ou "dead end"

Le terme "mort/dead" est probablement mal choisi étant donné qu'il est culturellement connoté très négativement. Reste que je ne savais pas quels termes employer pour exprimer mon état et ma situation et qu'il s'y prête le mieux. Pour ma part, la mort n'est pas connotée négativement, simplement une réalité et la réalité est-ce qu'elle est. Puis, s'il est une réalité qui donne tout son sens à l'éphémérité, c'est la mort. L'éphémérité rend chaque moment unique et les plus mauvais finissent par passer avec. Enfin soit, je précise cela parce que mes propos passent souvent pour négatif, mais je n'ai aucune intention d'être négatif.

Enfin soit, l'état dans lequel j'ai le sentiment d'être, c'est un état de désir au point mort. Ma situation en est le parfait reflet, cela fait plus de deux ans que je suis seul. Concrètement, je ne le vis pas mal et cela me paraît même tout à fait normal, le désir est le désir de l'autre. Ce n'est pas qu'en deux ans, je n'ai éprouvé de désir pour personne, mais le désir c'est aussi le consentement, le plaisir de se sentir aussi désiré par l'autre et de ressentir, ressentir de part et d'autre que le désir de l'un et l'autre fait cet effet. Là, c'est pour l'état personnel, toute les situations ne se prêtent pas non plus à réaliser ses désirs même lorsqu'ils sont réciproques.

"Point mort", je n'apprécie pas la métaphore mécanique, mais c'est tout ce que j'ai sous la main parce que je n'arrive pas à trouver les mots. Quand j'entends parler d'autres personnes de leur vie ou témoigner de leur vie, aucun mot ne fait écho à cet état et cette situation. J'ai bien lu ici un ou deux témoignages, mais ils me permettent seulement de reconnaître cette situation, pas de mieux la comprendre. Cela confirme juste l'intuition que j'en ai eu il y a deux ans que je n'étais pas le seul à éprouver ce genre d'état et de situation. Alors, le point mort, je le vis bien parce que lorsqu'il n'y a nulle part où aller, cela ne sert à rien d'enclencher la première, mais cela ressemble aussi à une impasse, "a dead end" et je n'ai que cette vie à vivre, donc...

Il y a plein d'autres choses que je pourrais évoquer, mais je m'arrêterai là pour l'instant.

Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

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(compte clôturé)

le lundi 17 janvier 2011 à 21h54

Difficile de te suivre, j’ai l’impression de ne pas comprendre l’enjeu pour toi.
Cette solitude que tu vis bien ne parait pas te procurer beaucoup de joie: ne te meprends pas sur mon propos, je pense que l’injonction au bonheur ou à l’amour a quelque chose d’insupportable dans notre société: une pression de plus, reduisant le champ parfois si etroit des possibles.

Je ne sais pas si ce manque d’envie, de desir est juste quelque chose que tu notes comme une observation “scientifique” ou s’il y a une souffrance devant ce manque d’envie d’enclencher la premiere comme tu dis.
Il est difficile pour moi qui suis quelqu’un parfois d’envieux de la liberté d’une amoureuse et de presque toujours desirant au point que mes fantasmes en sont envahissants parfois, de comprendre ce peu d’envie, vraiment.
En parlant de ton post, je faisais la remarque à cette amoureuse, que pour ressentir (un tout petit peu) un etat de conscience “sans objet” (a fortiori sans objet du desir), j’ai du m’entrainer pendant des mois assez laborieusement des fois.

Y a t-il vraiment paradoxe avec l’ouverture au PA? je ne suis pas sur, sauf si tes aspirations (vivre en celibataire sans amoureuse?) changent et t’eloignent du PA. Vis tu le PA comme une injonction alienante d’avoir plusieurs amoureuses?

No se.

Alors, le point mort, je le vis bien parce que lorsqu'il n'y a nulle part où aller, cela ne sert à rien d'enclencher la première, mais cela ressemble aussi à une impasse,
Je ne peux laisser passer ça: qu’il est doux d’enclencher la premiere juste pour sentir le moteur gronder ou mieux encore, pour partir à l’inconnu ( de toute façon, je suis capable de me perdre avec une carte ET un gps alors...). Redonner un petit peu d’espace au hasard, ce sympathique ancetre de la liberté et du bonheur, et laisser de côté la pesanteur de la necessité (qui nous rattrape toute seule de toute façon) pour surprendre les sens, les faire sortir de leur routine et finalement les ravir par le seul plaisir d’etre present à soi-meme: as tu remarqué que les gens bien orientés etaient souvent dans la reproduction permanente d’une route seculaire ou dans l’anticipation d’un objectif de l’ordre de l’avoir: ah ça, ils foncent... Le seul probleme, c’est qu’en general ils crevent sans avoir vu le paysage, voire pire en s’etant jamais rencontré sur le chemin: il y a interet à croire au paradis dans ce schema là.
Moi j’y crois pas et toi?
Tigre.

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LuLutine

le lundi 17 janvier 2011 à 22h05

RIP, je n'arrive pas à savoir si tu es en train de dire que tu déprimes....ou si tu es en train de dire que tu ne désires rien ni personne de particulier en ce moment et que tu le vis bien (pourquoi pas !) ?

Moi en général, quand je n'ai aucune envie, aucun désir, c'est que je déprime ; mais ça ne dure pas trop longtemps, et l'envie reprend le dessus.
Cependant je peux imaginer que d'autres ne fonctionnent pas de la même manière que moi...

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Goffio

le mardi 18 janvier 2011 à 11h43

Point mort en partie I, donc en attente de la partie II. Parce que tu sais qu’elle va venir, mais tu ne la maîtrises pas…

Pour ma part, je perçois la solitude, comme un besoin de plénitude… Mais c’est très intime, n’est-ce pas ? Comme de la métaphysique du désir… C’est un besoin fondamental et pourtant : le désir est parfois absent, durablement… Ne serait-ce pas ça, plutôt que la pluralité relationnelle : le thème du paradoxe que tu mets en titre ?

La réelle question, celle du besoin : est dans ta partie II, je suppose. C’est là que chauffe la boîte de vitesses, comme pour entrainer le moteur… Ou bien serait-ce l’inverse ?!

L’envie du désir, ou le désir de l’envie : malgré la sensation d’un vide persistant ? Il en va comme de la conscience personnelle d’un besoin d’effets, mais en manque de causes…

Le point mort dont tu parles : c’est un questionnement de degré de conscience, pour savoir avancer vers le désir, à mon avis… D’où le besoin de solitude, dans ton paradoxe ;-)

Jusqu’à retrouver un état d’être amoureux, au grès des aléas de la circulation ?

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oO0

le mardi 18 janvier 2011 à 14h08

@ Félin au bord de l'eau,

si tu ne suis pas, c'est normal, moi, non plus, je ne suis pas. C'est d'ailleurs pour cela que je poste, à la recherche de mots.

Pour ce qui est de l'injonction au bonheur, cela fait longtemps, très longtemps que je me la suis passée sous la jambe. Je peux même dire que j'y ai pris un pied d'enfer.

Sinon, en effet, c'est une observation, mais rien de scientifique : je m'éprouve comme je m'éprouve - justement sans complexe par rapport aux injonctions de bonheur. Je préfère la joie, l'art de se réjouir qui est sans raison. Pour être heureux, il faut ci, ça et encore ci et ça : c'est très compliqué et je ne compte plus autour de moi les personnes malheureuses rien qu'avec l'idée du bonheur. Peu importe les surprises qu'offre la réalité, si cela ne correspondait pas à leur idée de bonheur, elles étaient malheureuse. Bref, la recherche du bonheur, en ce qui me concerne, c'est le meilleur moyen d'être malheureux.

En ce qui concerne le désir, disons que j'ai le désir à fleur de réalité : sans la réalité d'autrui, son imaginaire ne va pas bien loin - exception faite de l'adolescence. Ma vie est loin d'être sans fantasmes, mais ces fantasmes ne vont pas bien loin sans rapport à la réalité. Maintenant, j'espère que tu comprends mieux la métaphore de "passer la première".

Pour le PA, je te renvoie à ma présentation.

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oO0

le mardi 18 janvier 2011 à 15h15

@ Lulutine,

effectivement, je pense que nous n'entretenons pas le même rapport à soi. J'exprime davantage un état de perplexité qu'un état de déprime. Par contre, pour le rapport à l'autre, si ma mémoire est bonne, ce n'est guère différent : être avec quelqu'un pour être avec quelqu'un, cela ne fait guère de sens pour toi comme pour moi - d'où point mort.

@ Goffio,

comme tu le remarques bien, la partie II ne m'appartient : le désir de l'autre ne m'appartient pas. Sinon, pour l'état amoureux, je te renvoie à ma présentation.

Je développe néanmoins un petit peu. L'amour, pour moi, c'est un discours. Cela ne signifie pas que je ne sais ce que c'est aimer. Ce genre d'interprétation, cela appartient au discours de l'amour, par exemple : "Si tu ne fais pas ça ou ci, si tu ne penses pas comme ça ou comme ci, tu ne m'aimes pas." - c'est de la manipulation affective. Ce que je remarque, pour ma part, c'est que le discours sur le fait d'aimer qui me parle le plus se rapproche davantage de l'amitié que de l'amour ou, en tous cas, ne présente guère de différence avec l'amitié mis à part le fait que mes amis ne me font pas le même effet.

Du point de vue de l'autre, le fait que l'amour me laisse froid doit refroidir plus d'une personne, d'où une partie II en suspens.

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oO0

le mardi 18 janvier 2011 à 15h20

Personne n'a envie de faire le tour des préjugés sur les "célibatiares" ? Personnellement, j'en ai pas envie, cela me suffit déjà de les subir implicitement que de devoir en plus m'efforcer de les expliciter.

Si on veut s'éviter les clichés, faut d'abord mettre les clichés sur la table.

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(compte clôturé)

le mardi 25 janvier 2011 à 20h47

La solitude n'est pas si difficile à apprivoiser, moi aussi il fut un temps ou je me sentais seule. Je me suis rendu compte qu'être seule, cela me permettais de me ressourcer, de philosopher sur ma vie, et de mieux comprendre mes besoins.

Comme dit le proverbe: mieux vaut être seul que mal accompagné au singulier ou au pluriel...

Heureusement, une situation comme la tienne n'est pas figé (point mort), à toi d'aller vers les autres, enclenche la 2ème, puis la 3ème et tu verra que ça roule, vive la vie....

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wolfram

le mercredi 26 janvier 2011 à 10h22

je pense à Marc-Aurèle... il disait que le bonheur de ta vie dépend de la qualité de tes pensées...
j'aime bien cette vision de la solitude :)

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oO0

le jeudi 27 janvier 2011 à 11h56

@ Madeline,

je n'ai jamais dit que la solitude était difficile à apprivoiser. Au contraire, en ce qui me concerne, c'est le contraire. Facile, tellement facile que j'y prendrais racine d'où : point mort ou "dead end" ?

Certes, je remarque que beaucoup de personnes vivent mal la solitude et que le sentiment d'être seules les poussent à redoubler d'effort pour trouver quelqu'un, mais ce n'est pas mon cas. (Je n'ai connu qu'une période où je me suis senti seul, horriblement seul : au pied de la vie active. Au sortir de mes études, je n'ai eu personne sur qui compter pour me lancer dans la vie active. Au bout de quelques mois, cette solitude est devenue si difficile que j'ai essayé de la compenser en essayant de trouver quelqu'un.) Enfin soit, c'est là, toute l'ironie de la situation.

Impossible de rivaliser en effort avec les besoins pressant des autres de ne plus être seul, de quelqu'un pour ne plus être. C'est comme se retrouver dans une file d'affamés à un buffet sans avoir faim, tu laisses passer tout le monde pour te retrouver face à un buffet qui ne ressemble plus à rien. Oui, sans avoir faim, je ne suis pas dans une logique de besoin ou de nécessité, ce qui fait que non seulement je me sens complètement dépassé par les autres en même temps qu'un obstacles à leurs besoins, mais en plus l'autre ne sent pas nécessaire. Finalement, c'est çà le plus dingue, ne pressant personne, je suis comme invisible et l'absence de besoin ou de nécessité donne à l'autre l'impression d'être invisible, que je suis indifférent.

Ironie, ironie loin d'être tragique. Loin de mal le vivre, cela me laisse perplexe. Je comprends et je respecte ce besoin et cette nécessité de l'autre qui animent le plus souvent la solitude, mais après, je ne comprends plus d'où ma perplexité.

@ Wolfram,

Je ne pense pas que ta citation de Marc-Aurèle s'applique exclusivement à la solitude, mais je confirme. Je me sens d'autant moins malheureux que je m'estime heureux de ce que j'ai vécu jusqu'à présent ainsi qu'heureux des personnes avec qui je l'ai vécu. C'est l'une des raisons pour lesquelles je ne suis d'ailleurs pas dans une logique de besoin ou de nécessité. Une autre est que je situe le besoin et la nécessité ailleurs, dans le consentement et que, de ce point de vue, la nécessité n'a rien de négatif : c'est la face cachée du consentement, le non. Le "non" peut se vivre aussi bien que le "oui" en ce sens que l'un et l'autre permette d'apprécier ce qui est réellement possible à vivre. D'ailleurs, il y a deux "non" que j'ai particulièrement apprécié en 2010.

Enfin, soit...

... je pense que je vais en rester là. Sans vouloir offenser personne, je ne pense pouvoir trouver sur ce sujet le dialogue que je recherche. Trop de lieux communs qui ne permettent pas réellement de communiquer : des encouragements ou du réconfort qui ressemble à de la pitié. Que personne ne s'en sente offensé, mais c'est l'attitude qui entoure la solitude. Ce genre de regard n'a rien de séduisant et a même tendance à tuer toute envie. Est-ce que la pitié avec laquelle peut vous regarder une personne vous inspire l'envie ? Certes, deux célibataires qui se regarde avec pitié peuvent s'éprendre de compassion l'un pour l'autre, mais est-ce de l'envie ? A mon sens, l'une des raisons de l'infidélité repose dans cette pitié qui entoure les célibataires, une pitié qui leur enlève tout charme. N'ayant pas à subir cette pitié, les personnes qui ne sont pas seule brille par le charme qu'elle conserve dans cette ombre qui pèse sur les célibataires. Encore une fois, ironie, ironie qui me laisse perplexe et amusé.

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LuLutine

le vendredi 28 janvier 2011 à 23h28

RIP
je ne suis d'ailleurs pas dans une logique de besoin ou de nécessité.

Je pense que peu de polyamoureux le sont....non ?

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oO0

le samedi 29 janvier 2011 à 15h57

@Lulutine

Dans le principe, oui. D'où le fait que je me sois exprimé ici.

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LuLutine

le dimanche 30 janvier 2011 à 14h00

RIP
@Lulutine

Dans le principe, oui. D'où le fait que je me sois exprimé ici.

Ben moi en tout cas, c'est pas juste dans le principe...

Je crois que parfois certaines personnes interprètent et déforment nos propos/intentions avec leur vision des choses. Récemment, je proposais de se voir à un ami pour lequel j'ai des sentiments (a priori réciproques, mais nous avions décidé d'être seulement des amis vu qu'il est exclusif et complètement réfractaire au polyamour).

Parce que n'ayant pas de réponse, je l'ai relancé pour savoir s'il avait eu mon message, il en a déduit que je lui courrais après...
Or je n'ai jamais eu le "besoin" ou la "nécessité" de le voir, juste l'envie de passer du temps ensemble comme avec n'importe lequel de mes amis, et je proposais car je savais ne plus être libre ensuite pendant 3 mois, je me disais donc que ça pouvait être une occasion.

Dommage parfois l'interprétation des gens...ils croient savoir mieux que nous ce qu'il y a dans notre tête ! Oui, dommage d'être aussi prétentieux (mais je m'éloigne un peu du sujet, là)...

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oO0

le lundi 31 janvier 2011 à 00h44

Oui et non.

Non, effectivement, cela ne porte pas sur la solitude, l'absence de relation ou le célibat. (P'tit lutin, y a pas un terme qui convient !)

Oui, dans le sens où la manière dont j'aborde le sujet se situe effectivement en dehors d'une logique de "besoin" ou de "nécessité". Et, oui, encore, c'est aussi désagréable de se voir enfermé dans ce genre de logique : l'impression d'être pris pour un toxicomane en manque. Et, effectivement, il y a quelque chose de toxique dans l'histoire, mais c'est dans les interprétations que donnent ce genre de logique dans nos relations quelles qu'elles soient.

Pour ma part, il s'agit plus d'un phénomène de société que d'un phénomène représentatif d'une personne. Le registre amoureux subit énormément l'influence de cette logique du "besoin" et de la "nécessité". Pourtant, les relations humaines me semblent ressortir d'une autre logique propre, non au monde matériel, mais à l'histoire : "contingence", "hasard", etc. Mais, bon, le registre amoureux supporte mal la "contingence" ou le "hasard". Même l'amitié, en fait.

S'il y a une "nécessité" ou un "besoin", c'est d'autres logiques d'interprétations de nos relations quelles qu'elles soient pour plus de nuances. Parier sur le fait que les relations humaines peuvent surprendre encore la compréhension que nous en avons.

Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

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oO0

le lundi 31 janvier 2011 à 02h22

En ce qui concerne ce sujet, je ne pense pas que la manière dont nous avons l'habitude d'en parler s'y prête. Cela fait seulement quelques décennies que le registre amoureux commence à sortir de la logique du "besoin" et de la "nécessité" pour faire place à une logique d'autonomie. Reste que concernant ce sujet, nous sommes socialement habitué à focaliser sur le fait d'être avec quelqu'un sans s'intéresser au fait de ne pas en avoir. Pourtant, en avoir et ne pas en avoir relève de la logique du consentement, du "oui" ou du "non". S'il n'y a pas de nécessité à nos relations, le consentement est nécessaire à nos relations.

Enfin, bref, j'ai l'impression de vivre dans une culture focalisée sur le "oui". (Obsession ?) Le "non" ? Il faudrait pouvoir parler du "non" concernant ce sujet, pouvoir en parler en parler dans un même esprit d'épanouissement que le "oui".Reste que parler de ce qui relève du "non", c'est passer pour un foutu pessimiste qui ferait bien d'aller se soigner - je caricature :P Cela n'a rien de personnel avec qui que ce soit si je ne crois pas possible d'en parler, juste avec l'état actuel de notre culture.

Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

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titane

le lundi 31 janvier 2011 à 18h14

La solitude est ce qui me lie aux autres... Comme la nuit entre les étoiles... Sans nuit, pas d'étoiles... Sans la solitude, pas de lien... Juste des occupations, des activités, des connaissances...

C' est dans ma nuit sue je prends conscience de mes liens, de mes intimités partagées, en dehors du "faire" et essentiellement dans "l'être".

C'est dans ma solitude que je prends conscience des empreintes que mes amours laissent en moi...

C'est dans ma solitude que j'éprouve ces désirs qui le lient à mes amours...

C'est dans cette nuit que je peux toutes les regarder sans être ébloui... Toutes les reconnaitre, les nommer, les aimer.

C'est dans cette nuit, dans cette solitude que je suis moi tout entier embrassant toutes mes identités amoureuses de façon equanime.

J'aime ma nuit. Ma solitude est essentiel pour bien "voir", ressentir... Et me rapprocher des autres... Par envie et désir.... Pas par manque et besoin...

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