Si on est un minimum de bonne foi, on fait tous très bien la différence entre un sexe propre, un sexe sale et un sexe parfumé. Personnellement je préfère la première option : un sexe ça sent le sexe et c'est ça qui est bon, mais quand c'est sale, plein de petits dépôts et malodorant, ça me soulève le coeur.
Bon, il faut dire aussi que j'ai la particularité d'avoir un odorat extrêmement développé, alors il se peut que je sois plus sensible au "sale" - ou à l'inverse au "trop savonné et parfumé" qui me met mal à l'aise aussi.
Cet odorat surdéveloppé fait que, Popol, je peux répondre à ta question sans gymnastique et sans auto-manipulation. Quand je suis en robe sans collant, si je suis excitée ou juste à un certain moment de mon cycle, je sens l'odeur de mes propres sécrétions - oui, je songe à me reconvertir en animal de cirque pour ceux que ça fait rigoler. Et oui, ce que j'ai mangé peut modifier cette odeur. C'est moins simpliste que : "j'ai mangé de l'ail, ça sent l'ail", mais disons que l'odeur est plus lourde, plus prononcée si j'ai consommé quelques heures avant un bon aïoli ou un plat thaï particulièrement relevé.
Tu as aussi des témoignages de sages-femmes qui disent que l'odeur du liquide amniotique peut être légèrement modifiée par la nourriture de la mère - je me souviens d'un beau texte de Chantal Birman parlant de cette mère indienne dont les eaux sentaient le curry. Bon, là moi ça ne pouvait rien sentir du tout, j'ai passé la fin de ma grossesse à manger des kiwis...
Fin de l'apparté et retour au sujet de fond : rien ne vaut tout de même une bonne odeur de peau, de chair un peu humide, de muqueuses un peu douceâtre, chaudes comme une petite brioche et délicatement salées... Et s'il y a quelques poils pour un plonger son nez, c'est encore mieux.