Gin
je suis assez satisfaite des libertés que me donne la société dans laquelle je vie
Voilà.
Ce qui peut paraître difficile à comprendre dans la société, c'est que de nombreuses personnes disent qu'il ne faut pas faire ceci ou cela, que ce n'est pas bien, bref, qu'il faut restreindre sa liberté et lutter contre ses besoins naturels présumés mauvais. Et ces personnes présentent cela comme une évidence.
Quand on y regarde de plus près, il n'y a pratiquement rien dans les lois régissant la société, qui interdit de suivre la voie de la liberté sexuelle et amoureuse, tout simplement parce que cette voie ne pose aucun problème réel de cohabitation, elle n'engendre pas spécialement de violence (et encore mois de meurtre ou de suicide), elle ne pousse pas vers les addictions (alcoolisme ou drogue) donc pas spécialement de loi qui l'interdise.
C'est même le contraire qui me semble vrai, à savoir que la répression sexuelle et amoureuse pousse aux vices précités, en montrant le chemin des dérivatifs aux personnes déçues (boire pour oublier, se droguer pour jouir, se suicider pour ne pas souffrir, ou tuer pour se défouler), tout cela au lieu de faire l'amour.
Une fois que l'individu a franchit le cap du dérivatif censé le sauver de la mauvaise route, il est enfermé par les dépendances de toutes sortes (s'il dérive par rapport à la loi, il doit se cacher sans cesse pour échapper à la punition ce qui le pousse à commettre d'autre méfaits, et s'il dérive dans les addictions, son corps souffre lorsqu'il essaie d'arrêter ce qui le pousse à aggraver encore les doses pour oublier l'inoubliable).
Si l'on n'est pas encore tombé dans le mauvais chemin, on peut user de sa liberté sexuelle et amoureuse. Pour se faire, il suffit de se lancer, et de garder le cap sans se faire influencer par les théories foireuses qui demandent de lutter contre nos besoins élémentaires.
Si on est déjà sur le mauvais chemin, une aide extérieure peut parfois nous remettre sur la voie, à condition toutefois d'accepter l'idée que satisfaire ses besoins de base, surtout l'amour car c'est souvent le besoin de base le plus malmené dans notre société, est une nécessité imposée par la nature, et que seule cette voie peut permettre de s'en sortir.
BenjaminL
Pas forcément ; on peut aussi être prisonnier de ses besoins. Tout bon alcoolique te le dira. Ou joueur de MMORPG compulsif. Ou cocaïnomane.
Je ne juge pas les besoins des uns ou des autres, mais le fait est que dire que la liberté sert à satisfaire ses besoins, c'est une ânerie.
Siestacorta
La liberté la plus totale, pour un individu, c'est celle de se suicider ou non.
Rosalie
Je dirais que la liberté la plus totale de l'individu est le meurtre...
Si l'amour fait partie des besoins de base, et si la liberté est utile pour satisfaire ce besoin de base (entre autre), il n'en est pas de même de la consommation d'alcool ou de drogue, et il n'en est pas non plus de même du suicide ou du meurtre.
Je suis pour la liberté, mais ni pour l'alcoolisme, ni pour la drogue, ni pour le suicide, ni pour le meurtre. Il ne faut pas confondre liberté de satisfaire ses besoins vitaux et liberté de suivre une mauvaise route. Au passage, aucune mauvaise route à ma connaissance, ne satisfait correctement les besoins vitaux, heureusement.
Faudrait voir pas pousser papy dans les orties.
Message modifié par son auteur il y a un an.