Yep.
Alors, ben c'était bien.
Petite salle très intime (on est à 5 m max des acteurs), ce qui donne beaucoup d'effet aux jeu de scène.
La troupe est un peu hétéroclite (c'est du propre...), il faut suspendre assez solidement son incrédulité pour accepter qu'un rôle de barbon est tenu par un (bel) homme du genre Jack Sparrow. Ou qu'un bon gros capitaine d'industrie soit joué par un garçon dont le charisme "frais" rappelle un peu "La tortue" de la Nouvelle Star (c'est pas méchant, hein, j'explique ma première impression).
Mais le burlesque l'emporte, et je chipoterai pas plus : c'était drôle, léger, prenant, et j'adore sentir le comique passer progressivement du badin à l'hystérie. Mention spéciale aux clownerie des acteurs pour les rôles que je viens de citer, d'ailleurs, dont la prestation louche du côté de Tex Avery.
Maintenant, Labiche et les amours plurielles...
Pour moi, la morale de la pièce c'est "ça peut marcher, sur un malentendu".
Au sens strict, c'est plus des moeurs libérales que du polyamour. Il y a des passages au sens ambivalent ("aimons nous à trois"), mais les personnages ne finissent pas dans une situation de transparence.
Il y a des femmes ayant plusieurs amants, des amants que l'existence d'un mari arrange, et des cocus heureux dans l'ignorance. Presque classique, sauf que le texte pousse les personnages à désirer la présence des "troisièmes" : mari, autre amant, ex... Un bon esprit hédoniste.
Ca touche au débat sur la portée de l'honnêteté et de la vérité dans le polyamour.
Faudra que je repasse sur ce thème là... Je crois que Titane en a reparlé il y a quelques jours. Autant je n'exige pas la transparence de mon amante, ni envers moi, ni envers son autre, autant je maintiens que cet horizon d'honnêteté sert la qualité des relations, et aussi la libération des moeurs...
Message modifié par son auteur il y a un an.