Compliqué ou trop simple ?
Ce n'est jamais que quelques réflexions et observations personnelles.
1) Manque de distance dû à la forte proximité qui caractérise la relation. Ainsi, lorsque quelque chose ne va pas dans une relation, ce manque de distance amène à considérer l'autre comme en étant la cause. L'autre ou soi, tout dépend de la balance entre l'estime de soi et de l'autre. Le fait est que ça va rarement comme on le veut dans la vie : c'est la vie.
2) L'amour n'est pas la seule chose que donne à éprouver l'existence, une existence qui en fait voir de toutes les couleurs. Pourtant, on voudrait n'éprouver que de l'amour, voir la vie en rose quand l'existence en fait voir de toutes les couleurs. A partir de là, j'observe ce qui me semble deux grandes erreurs de jugements :
- Une vision réduite de la vie affective, focalisée sur l'amour au point que tout autre affect puisse représenter une menace bien que le plus souvent cela se limite à peu d'intérêt pour les autres affects. Inévitablement, cela conduit à se manquer affectivement. Se manquer au sens d'un besoin de se connecter affectivement à l'autre. Se manquer au sens, au sens de se rater, de ne pas arriver à se situer, de ne pas savoir où en est l'autre, voire tout simplement soi. Comme n'importe quelle situation, une situation amoureuse en fait voir de toutes les couleurs et pour peu que ce ne soit pas celle de l'amour, facile d'avoir l'impression de ne pas aimer ou de ne pas être aimé, de culpabiliser et de faire culpabiliser...
... dans les cas les plus légers.
- Nous nous rapportons le plus souvent à nos affects pour nous situer. L'amour fait partie des rares affects recherché pour lui-même, comme la peur. Cela me pose question ? Cela me pose d'autant plus question qu'en amour, l'autre est plus souvent un moyen qu'une fin. Je parle ici du côté casting de l'amour.
Globalement, il y a un caractère obsessionnel à l'amour qui me pose sérieusement question. Un caractère obsessionnel qui rend aveugle sur un large spectre de la vie affective. Cela me pose d'autant plus question que je me demande comment est-ce possible dans ces conditions d'entretenir des relations affectives équilibrées, soit une relation qui prennent réellement en compte ce que chaque personne éprouve réellement.
Compliqué ou trop simple ?
Encore une fois, ce n'est que quelques réflexions et observations personnelles. Je ne remets ici nullement en cause ce qui quiconque peut éprouver. Je n'ai pour ma part jamais remis en question ce qu'une personne réelle me disait éprouver, juste la manière de s'y rapporter.