Qu’est-ce que je retrouve ma propre expérience de vie concernant ces toutes dernières années, à travers le paragraphe de Baltahazr ! C’est exactement ça… Il y a plus de 3 ans, j’ai muté sagement vers le PA en voulant faire partager toute la richesse émotionnelle, d’une nouvelle rencontre pour ma part et cela sans trahison, ni mensonge. Mais la rencontre est immédiatement devenue sujet tabou, ma femme me laissant comprendre par sa propre manière d’être, qu’il me fallait raisonnablement couper les ponts avec cette autre femme… Aujourd’hui encore, alors que cette dernière est partie construire « en mono » avec un autre, tout en m’entretenant « sagement » et maladroitement dans la distance des contacts, je comprends toujours que je n’ai même pas droit à une simple amitié, malgré l’évidence d’un besoin partagé, mais dont ma femme espère sincèrement la mort.
C’est là ce que je considère comme étant une conception restreinte de la vie, au cadre de la « petite personne » ! Mais socialement voyons, ça passe pour le devoir de bien-être, au nom de la famille…
Drya
Dernière chose : on m'a dit un jour qu'on mettait toujours beaucoup plus d'énergie à "protéger" qu'à "construire".
La question reste entière : est-ce que ce serait "trop" d'énergie mal investie ?
Voilà la question que tu posais l’autre jour Drya, dans le fil de témoignage « Comment faire ? » initié par Cham. Eh bien là par ton dernier paragraphe en réponse à Baltahazr, tu nous y ramènes… Donc je suppose que ce débat est important pour toi ! Alors j’ai une réponse à donner, forte de mon expérience de père de 3 enfants avec qui je dois construire, tout comme avec leur maman encore, quoiqu’il advienne à l’avenir sans pour autant me sacrifier…
Ce que je perçois, c’est que l’on met toujours beaucoup plus d’énergie à protéger, quand on capitalise sur ceux que l’on a, et que l’on considère que la construction en cours, ce sont les acquis ! Toute suggestion de nouvelle valeur à savoir ajouter, est alors potentiellement jalouse comme soi-même, donc à bannir hors du clan. Voilà toute la logique de la « petite personne », ou esprit de domination individualiste, de notre société. Ma femme en est, tout comme la majorité de nos contemporain(e)s, sous la couverture de la bienséance et de la sauvegarde familiale. Voilà ce que j’ai découvert pour ma part en tombant de haut, ces 3 dernières années…
Mettre de l’énergie à vouloir approfondir l’expérience humaine, ou construire sentimentalement au-delà du mariage, c’est ne plus être dans la norme d’édiction tout comme être PA, et donc se confronter partout hors du cadre, à l’action répressive de la « petite personne » encore… Parce que c’est elle, qui dicte la Loi !
Nous évoluons dans l’idéologie de la « petite personne » : celle qui a peur d’elle-même, comme de l’inconnu(e). Donc on capitalise sur ceux que l’on a, en fonction de la norme et dans la délation de l’esprit du partage, qui voudrait pourtant investir ailleurs et démontrer, la véritable solidarité dans la mixité. Comme la « petite personne » est propriétaire de tout, par besoin de confort et sécurité : elle préfère contrôler l’autre, plutôt que de lui faire confiance et fait alors valoir sa propre déficience d’aptitude émotionnelle, par-dessus le besoin d’épanouissement de l’autre… D’où la prise-de-tête quand il s’agit de savoir aimer généreusement, c’est-à-dire au-delà de soi-même, sans exiger par avance de dividende en retour…
Notre système relationnel et socio-économique est tenu par la peur, alors la « petite personne » s’y complait et surtout en dénonce comme de contre-nature, les tentatives d’évasion ! Voilà où passe tout l’investissement en énergie, dans la protection… Alors quand on sait véritablement aimer, dans la quête de la Liberté et le besoin du partage pour construire autrement, on subit la délation et la répression, quant à une énergie trop mal investie… Du point de vue sempiternel, de la « petite personne » !
Baltahazr
Le PA n'est certes pas un "remède", mais il peut être une "solution", un nouvel art de vivre, sans doute jamais partagé par la plus grande part des hommes et des femmes. Trop compliqué ! et paradoxalement trop engageant dans la mesure où il faut mettre ses tripes sur la table en toute authenticité.
Eh oui c’est imparable, quand il s’agit de mettre ses tripes sur la table en toute authenticité, alors qu’on a peur de la Liberté pour l’autre, comme de pour soi-même ! Comment prétendre à l’application de la démocratie à travers l’idéologie de notre civilisation, alors que la « petite personne » dans son esprit de domination, en est dénuée par principe d’éducation ?
Drya
Ce qui m'intrigue toujours, c'est le déni absolu du besoin d'aimer parfois une autre personne, alors que les chiffres concernant l'adultère ajoutés au discours presque toujours plein d'amour et de respect pour le conjoint indiquent clairement qu'il n'y a généralement ni désamour, ni envie de vengeance là-derrière. Alors pourquoi persister à faire pourrir les relations au nom d'un sacro-saint idéal si peu humain ? Pour revenir à l'article, je pense que c'est un peu le fond : pourquoi perpétuer la culpabilité autour de quelquechose qui pourrait au contraire être un bienfait pour l'humeur des partenaires et donc la santé du couple ?
Pourquoi persister à faire pourrir les relations, au nom d'un sacro-saint idéal si peu humain ? Eh bien parce qu’il existe un moyen de contrôle dans l’être qui revendique l’exclusivité sur toi-même, et parvient insidieusement à savoir te réprimer émotionnellement et sexuellement, pour obtenir ta soumission affective ou amoureuse… Pourquoi perpétuer la culpabilité autour de quelque chose qui pourrait au contraire être un bienfait pour l'humeur des partenaires et donc la santé du couple ? Parce que toute l’architecture de notre société, a besoin de l’entretien du mythe autour de son idéal par la culpabilité potentielle de ceux qui n’y sont pas, ou ne parviennent pas à l’entretenir. La meilleure police d’un système individualiste, c’est d’abord de savoir tenir la population par le refoulement de son énergie sexuelle, quant à une morale de mœurs élitistes que la « petite personne » se fait un devoir hypocrite, de savoir tenir et observer.
L’article au fond, touche le thème de la tenue du pouvoir dans notre système politique, tel qu’il se nourrit goulument de la misère sexuelle : parce que cette condition là, revient à la castration globale de la véritable énergie de la vie à travers l’humanité, pour savoir la tenir par la peur ou équivalent de fantasme du péché originel, à travers toute la hiérarchie de notre société. C’est essentiel pour maintenir l’identification et la projection des petites personnes à travers leurs chefs, même quand ceux-ci ne font plus preuve d’aucune spiritualité, comme maintenant…
Être PA est extrêmement subversif, parce que cet état d'esprit est le meilleur exorcisme face à la connerie et à l'insensibilité collective, dans lesquelles nous sommes insidieusement entretenues, au détriment de notre véritable Liberté individuelle.