Je comprends... Pas toujours évident je sais d'exprimer toutes les subtilités en un petit message.
Il est évident que le vrai confort est de "pouvoir" tout dire, pas "devoir", mais pouvoir...
Mon expérience montre paradoxalement qu'avec ceux et celles à qui je peux dire, sont ceux et celles avec qui j'en dis le moins (ou presque). Comme si justement l'essentiel avait déjà été dit : on se fait suffisamment confiance pour se dire alors à quoi bon.
S'offrir cette liberté appuyée sur cette confiance suffit en soi...
Ce sont dans les périodes de "déprogrammation", comme dirait Siestacorta, que le "savoir" au sein d'une relation semble jouer. Parfois on ne veut pas savoir, pour se protéger ou pour s'offrir un repis ou pour se ménager dans cette voie difficile de la déprogrammation ( pas la peine d'en rajouter...), parfois on veut savoir pour se tester, avec plus ou moins la peur au vente. Et lorsqu'on l'on demande pourquoi ou ce que l'autre veut vraiment savoir, ce n'est jamais des détails précis, ni tout. Comme si l'autre voulait se tester on dosant l'information et voir l'effet que cela lui procure.
Une seule fois j'ai refusé de répondre car je sentais très nettement la souffrance de l'autre et je me suis dit que c'était un peu du "suicide". J'ai donc refusé de répondre en disant que je ne pensais pas que cette relation survivrait à une réalité que j'ai laissée "éventuelle"... J'ai vu le soulagement sur le visage.
Il y en a qui vont vers la réalité en la refusant, comme on saute d'une falaise.
J'avoue que j'ai eu aussi peur qu'elle de perdre cette relation ! C'était donc un choix égoïste plus qu'altruiste ! Et puis je suis bien incapable de faire mal même à coup de vérité.
Et puis un jour, elle est tombé amoureuse d'un autre et a eu très peur de me le dire : là, elle a compris l'enjeu de la vérité ! C'est la peur au ventre et après des mois qu'elle en a eu le courage, sachant que moi je l'accepterai ! La peur était la sienne face à elle-même !
Elle a pris du temps à se décrisper sur sa peur malgré la joie que je partageais avec elle...
Dire ou ne pas dire, me parait un enjeu psychologique, social, éthique très complexe... Si on pouvais l'alleger en déculpabilisant et en cherchant à comprendre la vraie motivation du mensonge souvent "imposé"...
L'Orient a bien compris ça lorsqu'il justifient leur acte sur la motivation et l'impact positif global : on ne juge pas le geste, mais on apprécie sa motivation et ses effets positifs sur l'environnement global : plus d'harmonie ? Plus de bonheur ? Plus d'amour ?
Message modifié par son auteur il y a un an.