Je vous dispense de tout l'historique... Toujours est-il que j'ai 46 ans, que j'ai cru pouvoir introduire le polyamour dans mon couple. J'ai reconnu dans les livres de Françoise Simpère une vision qui m'était immédiate, naturelle. J'ai fait partager ces ouvrages à ma femme (depuis plus de 20 ans maintenant, avec deux ans d'interruption "dure" il y a 4 ans). Elle ne semblait pas fermée, à ce moment nous étions elle et moi suivis par une psy (dont nous sommes très contents).
J'ai vécu une très belle expérience amoureuse en ce début d'année, puis les choses se sont très mal passées avec ma femme. J'ai dû rompre avec mon amoureuse de rencontre, et ma femme m'a depuis affirmé qu'elle se sentait jalouse au plus haut point, et qu'elle ne pensait en aucun cas que cela pourrait changer.
Elle me donne pour ainsi dire (nous venons d'en parler) trois possibilités :
- abandonner mes velléités "d'amour pluriel". J'ai effectivement été capable d'exclusivité pendant plus de 15 ans, au prix d'une (trop) grande implication dans mon travail. Je ne me sens pas pour autant capable de reprendre ce chemin que j'ai déjà parcouru, et qui a mené à l'époque à son départ pour un autre homme
- nous séparer. Je m'en sens incapable, les embuches que nous avons rencontré en 20 ans n'ont jamais entamé l'amour profond que nous nous portons, et qui grandit chaque jour. C'est la femme de ma vie.
- la tromper, mais "sans me faire prendre" car elle dit qu'elle ne le supporterait pas : elle a peur de la dépression si ce qui s'est passé en début d'année se renouvelait. Or j'ai été élevé dans la haine du mensonge, et donc je le fais très mal. De plus la "relation adultère" n'est pas ma tasse de thé, ça ne m'excite pas, bien au contraire.
La vraie différence entre elle et moi repose dans la jalousie. C'est une notion qui m'est étrangère. Je n'ai JAMAIS souffert que mes partenaires aient d'autres relations (c'est arrivé plus d'une fois). J'en suis même heureux pour elles, et ce depuis que le cas s'est présenté, soit depuis mes 20 ans. On est donc dans un cas de dissymétrie totale, mais ce qui me fait mal c'est de réaliser aussi tardivement à quel point ce sujet peut être une impasse. A 25 ans je sais quelle décision j'aurais prise (la séparation). Aujourd'hui je n'en veux pas. Je me sens prêt à "m'abîmer" dans mon travail, et/ou à lui mentir si j'ai d'autres aventures.
Mais que tout cela me semble misérable, uniquement à cause d'un sentiment précis (la jalousie), qui me fait penser à un poison, moi qui ai la chance pour ma part de toujours voir le bon côté des choses.
Je n'ai même pas d'idée de question à vous poser, tant je me sens "coincé". L'image de l'espadon dans une baignoire d'Alain Souchon me revient obstinément. Je revois ma psy demain, je n'ai pas non plus d'espoir d'entamer un travail productif là-dessus.
Le pire, c'est que je me sens prêt à changer pour elle, alors qu'elle me dit se sentir incapable de changer. D'une certaine manière, ça me choque et j'ai peur de lui en vouloir de plus en plus, jusqu'à atteindre un point de rupture.
Message modifié par son auteur il y a un an.
