Je suis vraiment pour le retour des femmes aux vrais valeurs, comme l'amour de la vie.
La vaisselle et les couches culottes n'ont pas d'influence sur l'amour, mais le contraire oui.
Si tu as l'amour de la vie, alors la vaisselle sera lavée et les cuches culottes seront changées, inexorablement, et on s'en fou completement de savoir qui le fera parce que l'important c'est que ça soit fait.
Alors que si tu n'as pas l'amour de la vie, la vaisselle va trainer et le môme va attendre que quelqu'un se décide.
Rien ne dit que travailler à la chaîne soit meilleur pour l'avenir que de faire la vaisselle. On n'est pas plus emprisonnée chez soi, que dans l'usine ou les heures sont règlementées (lorsque l'on peut sortir de chez soi, bien sûr, je ne parle pas des femmes cloîtrées). Et lorsqu'il y a de l'amour, et même mieux du polyamour, on peut sortir de chez soi, par exemple pour aller draguer pendant que son partenaire bosse.
Rien ne dit que changer une couche culotte soit moins interessant que de ramasser les poubelles des autres à 5h du mat, ou que de finir un dossier à 19h30 pour un patron verreux, ou que de trouver un bug dans un programme informatique mal conçu, ou que de diriger une société. Non rien ne le dit.
Mais par contre, tout laisse à penser que l'amour est la source, pour ne pas dire la seule source, du bonheur.
Se battre pour l'égalité c'est bien, mais c'est de la gnognotte par rapport à essayer de répendre l'amour. Si on répend l'amour, l'égalité suivra. Si on répend l'égalité, l'amour ne suivra pas forcément, surtout si on répend l'égalité par la haine, ne serait ce que la haine de l'inégalité.
Une identité masculine (ou féminine), forgée à partir du polyamour, est bien plus douce, donc bien plus efficace en amour et donc bien plus efficace en bonheur, qu'une identité forgée sur le féminisme.
Pour répendre l'amour, nul besoin d'être fort, nul besoin de combattre.
Moi j'ai choisi mon camp, depuis peu certes, mais je l'ai choisi.
Ce n'est pas le camp de ceux qui sont contre quelque chose.
Ce n'est pas le camp de ceux qui sont contre quelqu'un.
C'est le camp de ceux qui sont pour l'amour et donc le polyamour.
Je suis heureux comme ça.
Certes, il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis.
J'accepte donc volontier d'être un imbécile heureux.