Bonjour Insognare,
Merci d'avoir partagé ce témoignage avec nous. Certaines phrases m'ont donné envie de te répondre, sans grande originalité sans doute puisque beaucoup t'ont déjà écrit, mais j' vais quand même. Tu vas voir que je fais beaucoup de suppositions sur ton histoire car tu nous donnes assez peu de détails, je sollicite d'avance ton indulgence si je me trompe.
insognare
Seulement là, tout est différent. Je suis celle qui attend. Je ne peux rien proposer, je dépends du planning de l'autre, de ses propositions.
Pourquoi es-tu dans cette position ? Parce qu'il t'a fixé des limites très claires sur le temps qu'il peut / veut te consacrer (et donc tu es censée les avoir acceptée) ou parce que vous n'en avez pas trop parlé pour l'instant et que tu n'oses pas aborder le sujet ?
Et surtout pourquoi acceptes-tu cette situation ? Parce tu l'aimes tellement que les moments passés ensemble valent bien la souffrance de l'attente ? Parce que tu ne veux pas le contrarier en lui demandant plus ?
insognare
J'en arrive à lui en vouloir, à penser pour lui son planning, comment il pourrait faire pour avoir du temps pour moi.
Ca me conforte dans l'idée que vous n'avez peut-être pas suffisamment creusé le sujet. Si tu en viens à penser qu'il pourrait faire autrement pour avoir plus de temps pour toi, est-ce parce que tu ne lui as pas dit directement ? Si tu lui en parles, il pourrait soit aller dans ton sens et s'organiser autrement, soit vouloir rester comme tel et alors il faudra qu'il te dise pourquoi. Ce qui te permettrait de voir si tu es OK avec ça ou pas.
insognare
Ce qu'il y a, c'est que pour moins souffrir il faut que je l'aime un peu moins.
Ca malheureusement c'est pas possible :-) Et te le sais parce que tu as certainement déjà vu que tu n'arrives pas à l'aimer moins. Par contre, ce que tu peux faire c'est tenter gérer ta réaction. Ce que tu écris me fait penser parfois à la façon dont on réagit quand on est jaloux. Et tu as déjà lu ici que la jalousie n'est qu'un symptôme, une émotion créée par des idées que l'on a sur soi, sur l'autre ; générées par son propre vécu. En résumé, tu ne peux pas décider d'aimer moins, par contre tu peux réfléchir à pourquoi tu réagis comme cela aujourd'hui, ce que cette histoire suscite en toi, pourquoi tu te retrouves dans ce schéma, etc.
insognare
Je remets en cause le PA...oui. Et ça me fait très mal aussi, parce que c'était vraiment en moi, c'était vraiment ce que je pensais être naturel et juste, je ne sais plus qui je suis si je ne suis pas polyamoureuse.
Aujourd'hui tu souffres énormément alors tu remets en cause le PA, tout en sachant bien qu'a priori c'est un mode de vie qui te correspond puisque tu ne sais plus "qui tu es si tu n'es pas PA". Je pense qu'en fait tu cherches à limiter ta souffrance (parce que c'est pas drôle de souffrir) et tu penses donc que c'est le PA qui n'est pas une bonne option. Réaction tout à fait logique, vues les circonstances. Je ne peux t'apporter qu'une réponse là-dessus : la souffrance fait partie de la vie au même titre que la joie, le bonheur, le plaisir, etc. Il y a des moments où l'on est plus heureux que d'autres et tout ça constitue notre vie, que l'on a organisée selon des valeurs et choix (comme le PA par exemple). Tout comme on n'est jamais heureux en permanence, les périodes de souffrance ont toujours une fin. Et ce n'est pas parce que ta voiture tombe en panne ou que tu as un accident que tu arrêtes de conduire. Donc prends du temps pour laisser passer la tempête avant de décider si vraiment le PA n'est plus pour toi et ne jette pas le bébé avec l'eau du bain.
J'espère humblement que cette réponse pourra t'apporter quelque chose. Je te souhaite tout le courage possible pour traverser cette période compliquée de ta vie.
Shamal.