@insognare
l'epuisement professionnel n'arrange en general rien : je sais de quoi je parle; je travaille avec des victimes de burnout ou de harcelement au travail : ça finit toujours par deglinguer la vie privée ou à la compliquer serieusement.
Le harcelement est toujours dangereux, l'epuisement professionnel dans la durée : pareil. (meme si tu es ta propre patronne)
@gg
on ne sent pas une grande reciprocité des sentiments dans ce que tu ecris mais c'est peut etre un effet de prisme lié à ton coup de déprime.
Quand la reciprocité n'est pas là, on est plus sur la passion (quelque chose de subi) que sur l'amour (quelque chose d'agi) :
fuis moi je te suis, suis moi je te fuis.
@toutlemonde
l'amour d'un(e) autre n'est qu'une partie d'une demarche plus generale : aimer la vie, le vivant : quand on coule, on ne remonte pas toujours en s'appuyant sur autrui (à un certain niveau, je dirais meme jamais).
Je commence à sortir d'une depression severe grace à deux choses :
1-je reconnais que je fais une depression et pas juste un coup de deprime
2-je regarde, j'ecoute, je touche (bon là, j'ai des interdits), je sens, je goute, je savoure.
On a cinq sens (7 si on ajoute le sens de l'humour et la douleur) : meme et surtout SI certains sens sont frustrés de ne pas la voir ou la toucher ou l'entendre : je peux reamorcer la pompe à amour (rien de sexuel) du monde, de la nature en ecoutant du silence, en regardant des papillons, juste pour le plaisir d'aimer vraiment ces moments delicieux et du coup, paf, dans un rai de lumiere, une tache sur la table, un miaulement, il ou elle est là.
Et pour ça le haîku, c'est magnifique.
Allez cadeau
(ce matin en ville)
Ce joli fessier
dans un jean balancé
me ravit
Tigre