Malheureusement nous ne percevons pas toujours l'amour esthétiquement. Notre perception de l'amour reste le plus souvent gouvernée par nos préoccupations pratiques attelées à notre avidité ou enrôlée par nos habitudes.
Notre perception superficielle et égotique est toujours intéressée; elle n'est pas libre et ne peut sabandonner au plaisir de voir pour voir, d'écouter pour écouter, de toucher pour toucher, de sentir pour sentir, de goûter pour goûter... de ressentir pour ressentir.
Notre perception psychologique nous fait poser sur le monde et l'amour un regard mercantile, donant-donnant, où l'on prend ce qui nous intéresse pour l'action présente... mais sans véritable contact avec la présence réelle de l'autre, dans ce qu'il ou qu'elle a d'unique, d'inexprimable.
Nous perdons notre "innocence" qui nous permet d'être enfin touché par la beauté de la présence de l'autre, de son visage... de ses mouvements dans cette danse intime...
Il s'agirait alors de s'abandonner à cette expérience "esthétique" de l'amour afin d'éprouver devant la "beauté" de la présence de l'autre (ou des autres pour certains d'entre nous), plus qu'une attirance... une émotion qui apaise la pensée et la convie à la contemplation.
Dans nos réflexes psychologiques, c'est la pensée (notre ego) qui est la source de l'émotion, souvent impulsive. ici c'est plutôt à la pensée de rejoindre l'émotion plutôt que de la dicter.... un lâcher-prise...
La contemplation esthétique de l'amour serait alors un pont entre "le corps" et "l'âme"... ne dit-on pas "aimer corps et âme" ?
Message modifié par son auteur il y a un an.