C'est un post de Françoise qui m'a interpellé où elle référait à la relation polyamoureuse de Besson/Brunel. Elle explique (je résume grossièrement) que selon elle, le couple n'était pas dans une relation polyamoureuse, car Brunel était dépendante affectivement et très admirative de son homme : elle avait toujours l'idée que c'était elle qu'il préférait parmi ses amoureuses. D'où l'effondrement de Brunel lorsque son mec l'a quittée.
La question m'interpelle, car je suis moi aussi très admirative de mon mec et je vis effectivement avec cette idée que c'est moi qu'il préfère...qu'il n'aura jamais une complicité aussi grande avec une autre. C'est d'ailleurs ce que je ressens à son égard. C'est quelque chose que je ressens viscéralement, même si je sais bien qu'on ne peut jamais être sûre de rien. Je crois que j'ai besoin de ce point d'ancrage pour vivre le polyamour (les siennes et les miennes). Je voudrais cultiver mon indépendance affective, mais je me demande pourquoi je devrais artificiellement me mettre en position d'indépendance lorsque la relation est fusionnelle et que cette dépendance affective est réciproque. Pour le moment, je me contente d'imaginer ce que ce serait si mon mari me quittait, comme je le fais pour la mort des êtres chers (j'essaie de vivre les émotions avant coup pour que je sois immunisée lorsque ça se produira!). Avez-vous d'autres idées de la façon de cultiver son indépendance affective dans une relation où tout nous porte à la dépendance (notamment le fait que ce soit réciproque) ?
