Oui, mais elle est lourde de sous-entendus ta question.
Il y a AUSSI du dadaïsme dans mon amour du PSG, comme dans le fait d'accepter de respirer tous les jours l'air naze de la région parisienne.
Mais cher ami, je supporte ce club depuis l'âge de 11 ans, en 1976, à une époque où les boneheads n'avaient pas mis le pied de ce côté-ci du Channel, et où si ce club était "mauvais" car très jeune encore, une belle histoire l'attendait, que j'ai vécu pour le meilleur et pour le pire, et fait partager à ma dulcinée, qui a adoré comme moi le meilleur et détesté comme moi le pire.
En attendant, de même que je ne considère pas les habitants du 9-3 comme des "racailles" à "karcheriser", je ne juge pas un groupe de gens à un sous-ensemble de ceux-ci. Surtout s'il s'agit de sales coucous qui ont squatté un nid qui se passait bien d'eux jusque-là. Car bien entendu, je vomis ces crânes de piaf qui ont contribué à transformer un club qui vaut ce qu'il vaut en cette image putride que je ne peux contester.
J'avoue aussi un certain plaisir à faire valser les étiquettes. Genre un féministe non-violent fan du PSG ou un ingénieur tatoué. Plaisir petit bourgeois que tu m'autoriseras, car tu es un brave homme dans le fond.
Bon, fin de la parenthèse PSG, mais ça fait tellement partie de mon identité que je ne pouvais le cacher. C'est ça le vrai poly-amour polymorphe. Mais je ne comprends pas pourquoi les gens réagissent toujours sur le PSG et jamais sur les pizzas. Comme vous êtes prévisibles.
Dernier point : je suis devenu Aimé Mi-Trente (je tiens à l'accent sur Aimé) pour des raisons de Googlisation trop voyante de "Love moitié de 30"). Je laisse les limiers en herbe s'intéresser à leur guise aux autres parties de ma vie, qui n'ont pas d'intérêt icelieu.
Message modifié par son auteur il y a un an.