Je dis "retrouvé ce site", parce que j'étais déjà venu en 2009, et à tort ou à raison, je l'avais trouvé un peu "gnan gnan". Pas au point de ces blogs où vous avez plein de nounours dégoulinants de gloss, mais un peu quand même. Alors peace and love, tout à fait d'accord, mais comme je suis un sale punk un peu sectaire, j'avais tourné en rond, posté un peu, essayé de lire encore quelques jours, et je n'étais plus revenu.
Là, je ne sais pas si c'est lié à la nouvelle structure des discussions, ou à des nouveaux entrants, mais je m'y retrouve beaucoup plus, et forcément, je me lâche. Et, vous avez dû commencer à le voir, je suis un p... de passionné. Donc n'hésitez pas à me sortir le carton jaune si j'en fais trop, je sais comprendre le message, et je ne me vexe pas. La clé de l'écoute, c'est que ça doit fonctionner dans tous les sens.
Cela dit, j'aime bien aussi le rôle du chien dans le jeu de quilles. Pas pour le plaisir de faire tomber les quilles (je suis un constructeur), mais pour le côté créatif de l'exercice.
J'ai adoré justement qu'un des liens de Françoise Simpère m'emmène vers ces propos d'Emmanuel Laborit :
A côté des agressions directes, physiques ou chimiques, l’agression psychosociale au contraire passe obligatoirement par la mémoire et l’apprentissage de ce qui peut être nociceptif pour l’individu. Si elle ne trouve pas de solution dans l’action motrice adaptée, elle débouche sur un comportement d’agressivité défensive ou, chez l’homme, sur le suicide. Mais si l’apprentissage de la punition met en jeu le système inhibiteur de l’action, il ne reste plus que la soumission avec ses conséquences psychosomatiques, la dépression ou la fuite dans l’imaginaire des drogues et des maladies mentales ou de la créativité.
Voir la créativité mise sur le même plan que les drogues, les maladies mentales (et en filigrane, de l'amour, qui est un autre grand sujet chez Laborit) me semble être le comble de la subtilité interpellante. Si je peux me permettre ce barbarisme.
Message modifié par son auteur il y a un an.