- Je ne veux pas m'opposer par principe. Les principes ne m'intéressent pas s'ils ne font aucune place aux nuances et aux exceptions. Je n'irai nul part avec des principes, que du statu quo. Avec des principes, je m'empêche d'être vraie. Ma tête ne connaît pas les principes et je lui fais confiance. Il n'y a que ma vérité qui m'intéresse.
(Rosalie)
- D'abord, polyamour, c'est aussi plusieurs formes de sentiments possible. Pour de nombreuses personnes, c'est justement le fait que ce ne soit pas la même chose avec une relation et l'autre qui rend le polyamour possible ou nécessaire.
Il ne te désire peut-être plus, en tout cas pas assez maintenant, mais ça ne signifie pas que le désir qu'il éprouve pour l'autre rend cette nouvelle relation plus importante.
L'autre chose, c'est que dans les histoires PA, les premiers temps d'une nouvelle relation secouent souvent. Ca tient de ce mécanisme commun de l'amour plus enivrant dans les premiers temps que par la suite. Les hormones, la découverte... C'est fort, tout ça. Et même rempli de bonnes intentions, on ne parvient pas forcément à exprimer à la relation antérieure pourquoi on va quand même rester. Certains arrivent à sentir leurs sentiments se démultiplier instantanément, mais d'autres traversent des états amoureux différenciés.
La période de fascination amoureuse de B pour C est cruciale pour la relation de A et B. La question n'est pas de vous forcer l'un ou l'autre à relancer votre relation telle qu'elle était quand elle ressemblait à celle qui commence maintenant. Mais elle doit évoluer "dans le bonheur" malgré tout. La quadrature du cercle...
Tout ce que je peux te dire, c'est que certains y arrivent. Et que c'est de la bonne relation bien solide, ça madame, bien satisfaisante.
(Siestacorta)
- S'il est vrai que j'aime tout entendre, il ne faut pas en déduire que je veux tout entendre, et encore mois que j'exige de tout entendre. Ce que j'aime, c'est surtout la possibilité que l'on me dise ce que l'on a envie de me dire. C'est à dire que lorsque j'entend quelque chose, ce n'est pas le quelque chose qui me fait plaisir, mais le fait que l'on me l'ait dit. Je pense qu'il s'agit d'une nuance assez énorme pour devoir être signalée.
Quant à tout dire, c'est un peu le même raisonnement. Ce que j'aime, c'est de pouvoir le dire, et donc au final, je ne dis quasiment rien, car c'est vrai qu'on s'en fou un peu. C'est juste le plaisir de pouvoir le dire spontanément qui me parait particulièrement jouissif.
(Eric_49)
- Je crois que pour oser être honnête sur sa non-exclusivité, il faut bosser sur sa peur d'être quitté.
Cette peur est légitime, il peut effectivement arriver que nous soyons rejetés par l'autre pour la question de l'exclusivité. Mais c'est aussi un peur qui gonfle comme une baudruche par le mensonge, parce qu'on a ensuite peur d'être quitté pour avoir menti.
Pour se rassurer, et avancer vers un peu plus d'honnêteté, il faut arriver à se convaincre que l'autre nous aime plus qu'il n'aime les principes. Il faut toucher du doigt cette qualité de la relation amoureuse pour que ça marche...
Dialogue, écoute, attention, générosité, conscience de la liberté de l'autre... La formule est souvent la même. Ca fait tellement de qualités morales qu'on pourrait en devenir moines. Mais une fois qu'on touche ce diapason, on a des résultats bien matériels.
(Siestacorta)
- C'est parce qu'on est fort dedans (sûr de soi et de l'amour de l'autre) qu'on peut se permettre de partir, et de laisser l'autre partir sans crainte et sans jalousie.
et les couples PA me comprendront mieux que les mono (jouissance! ! ! :D) si je dis que c'est précisément parce que j'étais sûre de mon couple que je suis allée voir ailleurs, et non pas parce que je manquais de quelque chose comme tous les monos ont l'habitude de le penser.
une relation de couple de qualité est incontournable. et avoir confiance en l'autre aussi. en son amour, et en sa sincérité.
(subimago)
- j'ai remarqué que quand je suis amoureuse d'un autre, je suis d'autant plus gourmande de tout avec mon mari, sexe, caresse, câlins, compliments, mes relations extérieures intensifient aussi ma relation principale.
va falloir que je lui demande, tiens... *pensive*
(je viens de demander, il confirme. il dit que ça dépend des moments, parfois je suis plus intense que d'autres, il n'a pas remarqué que ce soit plus quand j'ai un amant ou pas, mais par contre pas de sentiment d'abandon sous prétexte que mon coeur bat ailleurs.)
(subimago)
- En te lisant, j'ai l'impression que tu ressens une profonde attirance, que tu vis ou revis des émotions fortes liées au désir, à l'état amoureux. De tels émois sont souvent basés sur du ressenti, du "feeling" plutôt que sur la réalité d'une compatibilité avec l'autre, d'une vie partagée. Ça n'empêche pas ces sentiments d'être forts, mais je n'appelle pas vraiment ça de l'amour, au sens où il peut s'agir d'une pure projection où l'on pare la personne qui nous fascine de toutes les qualités, où elle devient une source importante de fantasmes potentiellement basés sur rien de concret.
Certes, tu côtoies cette personne, ce n'est pas une inconnue croisée dans la rue. Mais parler d'amour à ce stade me semble un poil exagéré (maintenant, il faut admettre qu'en français on n'est vraiment pas gâtés, puisqu'on utilise les mots aimer et amour pour tout...
(Clown Triste)
- Un ou une poly qui s'assume, c'est aussi quelqu'un qui comme toi ou d'autres, souffre, prend des rateaux, doit faire des choix, assumer des ruptures, etc. Le polyamour n'a jamais été une "solution", simplement un autre regard sur les relations amoureuses et sur les rapports humains en général.
(insognare)
- Pour ma part, il me semble que les relations fortes et qui nous soutiennent depuis longtemps, nous ont construits, comme avec ta femme et tes enfants, sont presque la source logique d'une capacité à s'ouvrir aux autres bonheurs qui nous entourent.
Vu comme ça, je ne vois plus où est la trahison, c'est peut-être le même le contraire... Et pour être cohérent et rester heureux de sa capacité de voir le bonheur, il faut effectivement que ce ne sois plus considéré comme une trahison par les personnes directement concernées. Finalement, c'est ça le plus dur.
(Drya)
- Globalement, l'idée générale est d'abord de rassurer, et de présenter les choses les choses sur un plan théorique, même si pour toi c'est déjà très concret - histoire de tâter le terrain et mieux l'aborder une fois l'idée présente dans l'air. Pour parler de moi, j'ai fait l'erreur d'aborder les choses dans l'autre sens, comme tu comptes le faire je crois, et la première réaction a été un ras de marée - ensuite il a mis plusieurs mois à cogiter sans me le dire, et un jour on a pu en reparler : il s'est rendu compte qu'il avait mal interprété certaines choses et que vu comme ça, finalement le concept d'amour lui semblait bien plus profond que ce qu'il s'était jamais demandé... A partir de là, tout est en place pour plutôt coopérer que s'imposer mutuellement des décisions opposées.
(Drya)
- Annoncer que l'on a "une maîtresse" ou simplement fait quelque chose d'implicitement interdit par le principe du couple exclusif monogame me semble plus dur à avaler que de dire "je constate que je change, que je veux une vie différente et notamment que je développe des sentiments pour quelqu'un... mais je t'en parle avant d'agir car je t'aime, j'ai confiance en toi et je veux que nous gérions ça ensemble".
Pour le moment, tu sembles plutôt opter pour la stratégie habituelle du mari adultère. Hors jugement moral, cela peut fonctionner si tu souhaites vivre une aventure discrète et secrète, en mentant à ta compagne. Mais tu auras le poids du mensonge à porter (ton sommeil risque d'en pâtir encore) et le côté très destructeur pour la confiance, généralement ciment nécessaire d'un couple, que cela aura si ça s'apprend (voire même "quand" car en général ça s'apprend).
Comme je l'ai mentionné auparavant, je crois, c'est une situation qui demande beaucoup de courage (je définis le courage par "faire ce qui est juste selon nous, même si ça fait peur ou c'est difficile").
(Clown Triste)
- Tant qu'il y a de l'amour, il y a de l'humour, et tant qu'il y a de l'humour , il y a de l'espoir...
Dis toi aussi que dans quelques mois cette prise de tête que tu vis, te semblera peut-être futile...après tout il ne s'agit que de trop d'amour, et non de haine, de mort ou de problèmes de santé....Relativise un peu, tu y verras aussi plus clair.
Cours, cours, tu finiras par te trouver!. Et puis la vie est une surprise et nous devons tous nous réinventer chaque jour. L'essentiel est d'aimer ;-)
Je ne pourrai jamais comprendre comment on peut en vouloir à quelqu'un qui aime même celui qui aime trop ou qui n'aime pas selon les conventions ou les schémas classiques :-))) Non vraiment je n'y arrive pas.... !
(Anna)
- Le fait de ne pas mentir, de ne pas cloisonner, de ne pas faire l'effort de refouler la vérité, ça libère l'énergie des émotions. C'est un des gains possible du PA, tu crées une dynamique en toi, le fait de rendre possible cette liberté fait rentrer dans un cercle vertueux, t'es de plus en plus content de ta vie, donc tu as plus d'énergie pour mieux faire les choses, donc...
(Siestacorta)
- Je ne pense pas qu'on "soit" ou qu'on "devienne" PA. Dans un monde où la plupart des gens - ou au moins un nombre significatif de gens - se reconnaîtraient comme PA (ou disons surtout ne souffriraient pas ou peu du sentiment de jalousie et du désir de possession exclusive), on se verrait naturellement comme PA sans se poser de questions. Le PA n'est pas pour moi une nature mais plutôt un ensemble de pratiques.
Pour moi, un couple c'est un être + un être + un contexte. C'est déjà très compliqué. On se concentre trop souvent sur la "nature" des deux êtres, oubliant l'importance déterminante du contexte. Faites démarrer la même histoire d'amour un jour pair ou impair, un jour de soleil ou un jour grisouille, et la face du monde peut s'en trouver changée. "Ma vie c'est du cinéma" (merci Starshooter), je le réalise tous les jours.
Alors le PA c'est (dans mon cas) un couple, dans lequel chacun des deux peut rencontrer un être qui lui-même appartient à un couple, qui... C'est à dire que les interférences de contextes se multiplient. L'horreur ! ! ! Les esprits zen et anti-stress me diront qu'un contexte, ça se contrôle. Désolé, moi je vis dans le 9-2, avec des clients mondialisés et en crise, des enfants qui se battent, cerné par des beaufs et des beaufettes qui s'insultent au volant de leurs 4x4, pas dans une yourte mongole du désert de Gobi en répétant des mantras :-)
Mais je ne baisse pas les bras, c'est juste que j'ai l'impression d'être un coureur du Tour de France qui vient de s'envoyer le Tourmalet, le Mont Ventoux, et l'Alpe d'Huez, et à qui on dit que la surprise du chef c'est qu'il lui reste à se taper l'Himalaya et l'Appapurna sur son bicloune. Et sans EPO, s'il vous plait.
On y croit !!!!! ! !
(aime mi trente)
- savoir si, au fond de nous,
- nous aimons vivre la façon dont nous vivons,
- nous préférons changer ou conserver la vie que nous vivons,
- nous sommes prêts à supporter les inconvénients qui vont avec les avantages,
c'est savoir approximativement ce que nous ferrons demain. donc c'est savoir approximativement "qui" nous serons, demain.
(Eric_49)
- il faut du temps et de l'espace ! ! et surtout ne pas se crisper sur cette dictature de la vétrité et de la transparence... ne pas dire n'est pas un mensonge, mais une liberté... comme celle de ne pas vouloir savoir...
Je trouve normal de ne pas vouloir savoir ce qui pourrait me faire du mal... inutile de juger avec de "grands mots"... je trouve ça normal d'avoir un jardin secret, une vie à soi... même avec une femme avec qui on partage pas mal de sa vie depuis 20 ans...
on se prends trop la tête avec de grands mots comme "vérité", "mensonge", "honnêteté"... trop souvant il y a de la peur, du manque de confiance et de l'égoïsme... soyons francs avec soi d'abord !
(titane)
- je lui ai dit "depuis toujours je tombe amoureuse en permanence, parfois ça dure, parfois pas, mais toi, je t'aime depuis des années, et je n'ai pas envie que ça cesse. je veux juste pouvoir vivre mes autres sentiments aussi."
(subimago)
- Et il faut que je te dise aussi ce que j'ai appris à mes dépends : la "non souffrance" n'est pas un bon guide en amour. Disons plutôt que c'est un bon guide pour aller à la catastrophe.
(Eric_49)
- je te dirais que ce qui m'a aidé énormément, ce sont les je t'aime de mon mari, les caresses et le fait qu'on continuait à faire l'amour et que je ressentais qu'il me désirait toujours, sinon encore plus. Et quand je lui disais : mais elle plus jolie que moi, plus si, plus ça...Il me disait : tu es malade ! Tu es la fille la plus extra, elle ne savait même pas qui était truc chouette, elle est hyper complexée... C'est con, je savais bien qu'il en mettait plus qu'il fallait. Mais ça me faisait un bien fou.
(Rosalie)
- Je pense que tu devrais, si tu ne l'as deja fait, lui faire part simplemetn et sans culpabilisation de ces sentiments de souffrance. Il doit savoir ce que son comportement génère . Fait lui part aussi de ce grand sentiment que tu nous livre à savoir le bonheur de le voir heureux . Neanmoins tu n'es pas un moine tibetain et tu as besoin toi aussi d'être nourrie affectivement.
Fais lui aussi des propositions de sortie , de voyage , que sais je et vis de ton cote, rencontre du monde...; Une femme qui souffre n'est plus attirante et est culpabilisante donc fait fuir. Je sais c pas facile .
(gg0125)
Message modifié par son auteur il y a un an.
