Nounours
Pour être moins animal, personne n'a simplement pensé de le poser s'il est trop lourd !
Message modifié par son auteur il y a 3 jours.
Mmmmh. Pour devenir carrément conscient de son humanité, il s'agirait plutôt de ne pas le prendre, en disant clairement à celui qui essaie de le donner qu'il va devoir s'atteler à régler lui-même le problème.
Ca peut prendre plusieurs visages : je me défile, je dis NON et je ne dis que ça. Ou alors, je le dis en accompagnant le refus de l'explication suivante : "Si tu règles ça toi-même, tu vas en apprendre beaucoup. Tu vas sûrement apprendre aussi à ne pas te charger du problème de quelqu'un d'autre, car si tu demandes à quelqu'un, même tacitement, de le prendre en charge, c'est déjà qu'il est trop lourd pour toi..."
Faire cette démarche dès le départ, ce n'est ni exclure d'accompagner la personne dans le processus d'apprendre à refuser, ni rester dans le OUI/NON, mais doser son investissement.
J'ai une copine proche qui venait régulièrement lâcher vapeur chez moi, c'était OK (pleurs, mouchoirs, accolades, écoute, encouragements)... et tout-à-coup je me suis rendue compte que j'étais peut-être en train de la protéger de faire un travail plus conséquent sur elle-même, et que peut-être aussi j'étais juste en train de me faire du bien à l'ego (SûûpèèèèrSoignante, boucle sur le front...).
Donc je lui ai dit tout ça... et que je pensais qu'elle avait besoin à mon avis de faire un travail de fond, qu'elle a fait... et qui quelques mois plus tard s'est avéré une condition pour intégrer la formation en cours d'emploi qu'elle voulait accomplir pour se sortir de sa situation. Donc... y'avait autre chose là-derrière de plus fondamental et de plus fondateur pour elle.
Autre chose : je risquais la relation elle-même quelque part, car elle pouvait prendre ça pour du rejet, on y était en plein, d'ailleurs. Pour le moment, trois ans plus tard, on passe un cap difficile, elle veut redéfinir la relation amicale, et en effet je trouve que ce serait pas du luxe.
Là par rapport au titre, je suis HS, sûr. Si le sujet mérite développement, alors on peut ouvrir un autre fil, genre "Polyamitiés, polyamours, même combat".