Polyamour.info

Les messages appartiennent à leurs auteurs. Nous n'en sommes pas responsables.

Merci de consulter notre charte de discussion pour connaître les règles qui régissent les conversations sur ce site.

Sortir de la fusion amoureuse, pour fusionner en polyamour ... y'a comme un os

Social
#

(compte clôturé)

le mercredi 05 mai 2010 à 09h52

La déliaison amoureuse évoquée ailleurs, et faisant l'objet d'un ouvrage, m'inspire l'ouverture de ce fil.

Sortir du fusionnel, je trouve que ça ouvre aussi des perspectives sur l'individuation, la prise de conscience qu'on ne peut pas aimer tout le monde; et aborder l'idée que c'est productif de sortir d'une espèce d'ambiance confite "peace and love, et l'amour vient à bout de tout, et il suffit d'un hug pour balayer les mésententes, et celui qui soulève les problèmes est un méchant emmerdeur", qui fausse beaucoup les rapports.

Le désaccord n'a pas besoin d'être conflictuel: faire l'expérience qu'on peut causer d'avis différents sans se vouer aux gémonies, c'est la base de la productivité en matière de confrontation d'idées. Même en ayant un intérêt commun sur le polyamour, je pense qu'on se focalise beaucoup sur le mot amour, et pas assez sur -poly, qui reflète des réalités multiples et très riches. Or quelque part, nous sommes en quête de plus de richesses sentimentales, c'est pourquoi j'insiste autant et si souvent sur le fait que nous avons tous des configurations, des réalités, des rapports au corps et à nos imaginaires, très différents. Donc, de potentiels chemins vers ces fameuses richesses sentimentales.

Car dans un processus de déliaison amoureuse, je doute beaucoup que certaines attitudes concernant les autres types de relation qu'on entretient ne soient pas aussi remises en question, comme l'amitié par exemple.

Je pousse le raisonnement plus loin: Il y a ici beaucoup de fils parlant d'amour, et non-contrebalancés par des fils sur l'indifférence, ou le non-amour. Ca existe, et c'est la majorité des liens que nous avons... Je croise 12 personnes au boulot, 4 jours sur 7, 8 heures par jour, et je n'ai d'élan amoureux vers aucune d'entre elles. Nous nous côtoyons sur le mode de la cohabitation, et s'il y a de l'amour là-dedans, c'est celui de tirer à la même corde, pour présenter un travail qui tient la route. De même, je croise ici sur ce forum des gens que je ne vais pas me mettre à aimer, simplement parce que nous partageons cette idée du polyamour.

Par ailleurs, certains réclament d'être acceptés par les monos, voire le revendiquent avec provocation... et pis c'est tout. Ben non, je trouve que ça ne marche pas trop bien comme ça, et qu'en ce cas on se prépare de rudes déceptions, et des vexations qu'on génère tout seul: entre être accueilli avec bienveillance, et se bisouter virtuellement en se passant la pommade, il y a un monde. Je ne vois pas ma présence ici comme celle d'une super-mama qui passerait la main dans le dos, mais offre un soutien pour s'habituer à vivre ça au quotidien, en traversant des moments de confrontation, pour se faire les pieds à ce que chacun se prépare: affronter les détracteurs et autres. Je vois un clivage entre la sécurité complète qu'on peut penser trouver ici (ouah, génial, on va tous s'aimer, être d'accord, et patali et patalère) et qui relève d'un idéal de fusion d'idées... et la réalité pure et dure, comme quoi il faut se préparer à affronter les commentaires désobligeants ou même les insultes de l'extérieur sur cette différence. Or, travailler à évoquer et mettre en évidence nos différences malgré notre point commun, c'est une bonne préparation à vivre cette réalité, pour celui ou celle qui croit avoir trouvé refuge ici, et que ses problèmes vont être en partie réglés. Je pense qu'il faut sortir de l'illusion: c'est cool de trouver du monde avec qui en causer et trouver des idées pour mieux le vivre, mais si au passage on peut trouver des moyens de ne pas se laisser atteindre par les jugements du dehors, c'est pas mal aussi.

Un contre-avis n'est pas une preuve de méchanceté, de dureté, c'est une perche tendue pour affiner sa propre idée, et affûter des arguments pour le moment où on vous traitera de profiteurs, de salauds, de Peter Pan, de minables sentimentaux, etc. Parce que faut pas vous faire d'illusion, surtout ceux qui rêvent de défiler avec des panneaux "vive le PA", et de se faire accepter: va falloir raquer, défendre votre point de vue, en l'argumentant. Même si c'est en disant simplement: je me sens mieux comme ça, et je trouve que je suis plus agréable à vivre quand je ne suis pas contraint et frustré.

Une forme la plus neutre d'amour pourrait être la bienveillance, par exemple. Si quelqu'un connaît des références d'ouvrages sur le thème, je suis preneuse.

Message modifié par son auteur il y a 8 ans.

#
Profil

Siestacorta

le mercredi 05 mai 2010 à 10h47

J'ai suivi le raisonnement...

Je ne sais pas si je vais apporter de l'ouverture ou du H.S, parce que c'est pas tout à fait par là que tu orientais le fil.

La déliaison amoureuse de Chaumier (qui montre comment, après la 2ème guerre, tout en nous éduquant à plus d'individualisme, nous sommes souvent restés dans une recherche paradoxale de communion-couple), c'est un "premier pas" vers le polyamour.
Mais c'est aussi "mon" premier pas.

C'est mon individualisme qui me conduit au PA. C'est conscient.
Mais je crois aussi que la solution PA peut arriver dans l'autre sens, c'est à dire avoir des désirs complexes qui arrivent au PA puis débouchent sur des expériences d'indépendance.

Même si je ne sais pas comment ça marche, je crois que ces parcours là peuvent aussi avoir leur point d'équilibre, sans passer par la case "je suis un île", que je valorise. Il peut y avoir des réajustements personnels, des interdépendances tempérées. Dans un sens, ma prise de position "fissionnelle" et une voie plus manichéene que d'autres choix moins radicaux ou intellectualisés. Ca ne me fait pas une vie plus facile pour autant, d'ailleurs.

Bref : la demande de liens et d'échanges plus proches (parfois inconsciemment) de ceux vécus dans le modéle amoureux romantique fusionnel ne me semble pas illégitime. ECette demande doit être travaillée, questionnée, pour acquérir plus d'élasticité face à des situation inédites ; ici, je le fais plus qu'à mon tour. Mais, même si ça me coûte un peu pour des raison intellectuelles, je prend ces attentes amoureuses "traditionnelles" comme des ingrédients valides de polyamour.

(en plus honnêtement il m'en reste un peu dans mes valises, même si j'ai mis beaucoup d'autres trucs en plus)

#

(compte clôturé)

le mercredi 05 mai 2010 à 11h01

Oui, ça fait partie du tableau: prendre conscience de ces demandes individuelles existent, ET choisir d'y répondre ou pas, ou d'une autre manière.

Il y a du monde pour materner (et des moments, aussi...attention, je ne suis pas contre, mais pas à outrance ni exclusivement), et puis du monde et des moments pour lancer des perches quand il y a puçàloreille, demande d'aide pour gérer une difficulté, essétéra. Mais j'ai pas envie de rassurer pour rassurer, parce que ça me fait mal de voir quelqu'un souffrir, et que je me rassurerais moi-même en proférant que ça ira mieux demain. Des fois, pour enlever épine du pied, faut charcuter un peu un panard. Mieux demain, voui, mais en grattant la plaie pour qu'elle puisse mieux se refermer. Une mère qui soigne les écorchures de fiston, en sortant les gravillons du genou, c'est kif-kif.

#
Profil

ERIC_48

le mercredi 05 mai 2010 à 11h41

Personnellement, je n'ai rien contre tout ça. Ca peut vous paraître paradoxal, mais c'est comme ça, je n'ai rien contre tout ce qui s'est dit ci-dessus.

Ce que je voudrais, c'est ajouter quelque chose qui ne soit pas ça, et non supprimer ça.

J'en profite pour dire que ce que je veux rajouter n'est pas ce que vous croyez. Il y a un malentendu me semble t-il, qui vient du fait que vous aborder la question de la façon suivante : "quel serait mon rôle dans ce que demande Eric". Si vous abordiez la question en simple spectateur qui ne cherche pas à jouer un rôle, vous y trouveriez peut-être un intérêt. Et même si vous n'y trouveriez pas d'intérêt, vous pourriez zapper. Pour moi, il n'y a pas d'autre problème que celui-ci, juste un petit malentendu sur le rôle que je ne vous demande pas de jouer.

Peut-être quand même qu'il reste un problème dans la mesure ou je vais parfois jusqu'à vous demander de ne pas jouer votre rôle (celui que vous vous attribuez). La solution serait peut-être, et c'est ce que je propose, de ne pas vous demander cela partout, mais seulement à un endroit désigné.

Au lieu de cantonner le franc parlé (qui induit le "rentre dedans") au fil "brut de pomme", on pourrait faire l'inverse, c'est à dire cantonner le supposé mielleux horrible qui vous fait peur, que j'appelle l'amour sans entrave, à un ou deux fils désignés. Dans ce(s) fil(s) vous pourriez, soit ne pas intervenir, soit intervenir en participant dans le sens du mouvement (au lieu d'aller contre pour se faire les pieds), en nous laissant nous fourvoyer dans le bonheur d'être au calme (et donc nous laisser aller nous-même dans le mur à terme d'après vous). Vous pourriez également créer une sorte de fil discidant dans lequel vous mettriez ce qui vous voudriez en rapport avec lesdits fils désignés.

Cette idée selon laquelle les doux agneaux courent à la déception, est une idée que je trouve un peu vite faite et un peu trop stéréotypée pour être vrai, mais la seule façon que j'ai de vous prouver le contraire est de vous montrer un spectacle inverse, car si je bataille avec vous, je ne vais que jouer votre jeux, et jamais le miens.

Bref, ce qu'il faut comprendre surtout, c'est que ma proposition n'est possible que si tous les "je suis contre" sont d'accord pour ne pas venir le dire dans lesdits fils désignés que l'on pourraient appellé "fil à charte restrictive", charte que je pourrais définir en début de fil dans l'entête. Je vous demande donc si vous seriez d'accord pour vous y tenir.

J'attend la réponse avec impatience.

#

(compte clôturé)

le mercredi 05 mai 2010 à 11h57

J'ai ouvert ce fil pour ne pas entrer dans la polémique sur un autre fil, et éviter de poursuivre une conversation que je continue à trouver vide de sens - qui prend racine, souvent, dans la surinterprétation de mon discours, l'invention d'un malentendu, ou d'une demande inexistante ou d'un rôle supposé. Je propose une cohabitation paisible, et que chacun s'exprime, quelque part, sur le fil dont l'angle de vue lui botte.

Et il y a maldonne, je ne demande rien à personne, ni nommément, ni en particulier. Rien à prouver, tout à échanger, mais pas sur du vent.

Message modifié par son auteur il y a 8 ans.

#
Profil

Drya

le mercredi 05 mai 2010 à 12h09

On s'imagine toujours que la facilité est de cloisonner plutôt que faire le tri soi-même (quel que soit le domaine) et finalement, définir les règles prend plus de temps et de réflexion que faire le tri au cas par cas soi-même (voir aussi la législation française vs la législation anglo-saxone).
Je dis ça après ce que dit Eric, parce que c'est l'idée qui me vient là, mais je le dis aussi après ce que disent clem et surtout siesta: le fusionnel et la conscience de son individualité sont loin d'être incompatibles.
D'après mon expérience, même en couple mono jusque là, ces deux aspects alternent et se complètent: j'ai des moments fusionnels avec mon chéri où aucune intervention extérieure ne sera bienvenue, et des moments où on est deux individus distincts et heureux de l'être.
Mon expérience m'a montré que même à travers l'amour j'étais un individu indépendant: mon amour pour une personne n'interfère pas dans mes sentiments pour d'autres personnes. En gros, ce n'est pas mon besoin d'individualité qui m'a mené vers le PA, mais le PA (entre autres) qui s'est imposé à moi qui me prouve que je suis un individu indépendant. Chacun fait le tri chez moi de ce qu'il veut prendre et me laisse garder le reste pour moi et d'autres.

#
Profil

Siestacorta

le mercredi 05 mai 2010 à 12h20

J'espérais que la discussion ne serait pas centrée que sur cet échange précis, mais je pense que le post de départ était pas tout à fait assez évasé pour repousser cette limite. :-/

Alors, pour te répondre, Eric : un fil "cadré", pourquoi pas.
Je ne crois pas que ce soit pratique au final... Je veux dire, en dehors des aspirations de chacun, poly.info est configuré pour mettre au même niveau toute les interventions (niveau surtout chronologique).
Et comme chacun peut passer d'un fil à l'autre selon le fil de sa plume, qu'une fois dépassée la page 1 avec supposément "l'avis au membre" , la règle s'affaiblit.
Par exemple, le fil "brut de pomme" remonte parfois, mais on a multiplié l'usage ailleurs, alors qu'au départ on aurait aussi bien pu préférer, au moins pour un temps, donner le choix à l'internaute de comprendre pourquoi il y avait une distinction à faire. Je veux souligner la difficulté mécanique, en dehors de toute notion de bonne volonté / bonne foi.

C'est un avis, pas une autorisation, que tu demandes ?
Alors, honnêtement, si tu veux, tente !
Pour ma part, je veux bien essayer de reestreindre mon courroux - coucou et même poliment indiquer à d'éventuelles brebis égarées (et tremblantes, surtout !) le chemin de la réserve protégée...

Mettons que si j'ai quelque chose à dire et que je craignais d'éparpiller le troupeau paissant dans la prairie tranquille, je mettrais juste un lien vers un fil où je me tiendrais en embuscade, avec mes grande dents carnassières *.

Mais je crois que la forme du site ne se prête pas bien à cet usage. Enfin, on verra.

* : ( j'admets le grossissement du trait, c'est la part superficielle de ma réaction)

Message modifié par son auteur il y a 8 ans.

#

(compte clôturé)

le mercredi 05 mai 2010 à 12h31

Je suis fan de ta lucidité Clémentine. Ca fait un peu gneugneu, peut être, mais c'est sincère et surtout nouveau. Je n'est jamais eu ce type d'échanges, qui visent à décortiquer les reactions émotionnelles basiques et les représentations de ce qu'on vit dans l'amour et le désir, ce qu'on s'authorise, ce qu'on raconte ou pas. Pour moi dès qu'on ouvre ce type d'échanges je me mets en mode séduction... Les derrapages auquels je me suis authorisé par moment s'est juste ma façon habituelle de fonctionner... Tu définis ce qui correspond le mieux à mon besoin, les "contre avis" m'ont fait réflechir, clarifier, me préparer. Là où je suis un peu géné, c'est dans le déballage public des histoires intimes. On peu aller jusqu'à un certain point, au delà duquel c'est génant, surtout que tout le monde regarde. De les entendre parfois, et de s'y lancer. Ca serait intéressant de pouvoir passer à un certain moment à des discussions restreintes, en petit commité, pas forcemment mp. Mais le système n'est pas très friendly, on perd le fil de ce qu'on dit, il ne garde pas la mémoire de ce qu'on envoit, c'est compliqué de communiquer hors fil. Facebook, a un système marrant ou on peu créer des groupes d'échanges. Faudrait aller voir...

#

(compte clôturé)

le mercredi 05 mai 2010 à 13h36

Hé hé, slogan: "Si vous traversez un échange avec Clémentine, après, les détracteurs du PA, vous les bouffez à la sauce madère..."

Pour les échanges en petit comité, il y a le chat, avec "chambres" particulières, aussi... Pasque Fessedebouc, perso, nein.

Mais sinon, qu'est-ce que tu appelles le déballage public des histoires intimes?

#

(compte clôturé)

le mercredi 05 mai 2010 à 13h53

Clementine
Pour les échanges en petit comité, il y a le chat, avec "chambres" particulières, aussi...

et ça marche comment ? est-ce que tu peux créer une "chambre particulière dont tu peux garder la mémoire, comme un fil, revenir, etc ?

Clementine
Mais sinon, qu'est-ce que tu appelles le déballage public des histoires intimes ?

c'est ce que toi tu n'as pas envie de faire, toi car c'est trop intime, alors que tu "assiste" ou "contre argumente" ceux qui ramènent quelque chose... et grâce à quoi le site Vit, comme tu dirais. Ce n'est pas une accusation, moi non plus je n'ai pas envie de déballer plus que ce que j'ai fait, et c'est déjà beaucoup...

et je ne parlais pas de FCBK, je disais juste que il y a des modalités de forum là, comme des fils, qui restent, mais pour des groupes restreins. Tu n'aime pas ça? pourquoi?

#
Profil

lam

le mercredi 05 mai 2010 à 14h36

Clementine
Une forme la plus neutre d'amour pourrait être la bienveillance, par exemple. Si quelqu'un connaît des références d'ouvrages sur le thème, je suis preneuse.

Yo Clèm, joli texte. Y'a un truc qui me titille sur le comment tu es forte à exprimer les questions que je me pose, genre bien gérer la limite entre individualité assumée positivement et individualisme narcissique non constructif :-?
Réponse facile: bosser sur soi pour se sentir bien avec soi <3 sans avoir besoin des autres!
En pratique, euh :-/ youalà c'est chaud je/on commence où?
Comment et quelles valeurs de base pour pas se bruler les ailes en s'approchant du soleil poly?

Bon tu dois connaître mais là dessus j'ai adoré le bouquin (recommandé par Guilledouce) de Paule Salomon "Bienheureuse infidélité - Etre fidèle à soi-même"
Ca parle de polyfidélité et de comment bien la vivre, et sur le sujet de tendance à la fusion que tu évoques le bouquin en général mais surtout les derniers chapitres (à partir de "amour et liberté"), je trouve que ça envoie du lourd comme qui dirait, tout en finesse et clarté.

#

(compte clôturé)

le mercredi 05 mai 2010 à 15h46

786: je sais pas trop pour le chat... je ne crois pas, c'est éphémère.

Pour Face de bouc, c'est du twittage, je prétends chanter, vraiment, et pas gazouiller... Tu vois l'idée?

#
Profil

Siestacorta

le mercredi 05 mai 2010 à 15h50

Clem, il y a des fonctions "post sujet / commentaires" aussi, sur Facebook, même si c'est pas vraiment fait pour tenir lieu de forum, ça peut.

#

(compte clôturé)

le mercredi 05 mai 2010 à 15h52

Lam: j'ai pô lu P.Salomon non plus, mais pour s'approcher du PA sans se cramer, c'est comme pour n'importe quoi de neuf et de désécurisant. Faut essayer le truc nouveau, à p'tites doses, une à la fois. Et bien faire gaffe, être vigilant: marquer le stop pour réfléchir dès qu'on se sent le moindrement mal à l'aise.

Pis réfléchir, examiner ça, chercher d'où ça vient... C'est pas du nombrilage nombrilistique, mais plutôt comme de se regarder la peau pour voir si des grains de beauté ont pris de l'ampleur.

Des fois, besoin d'aide extérieure, parce qu'on n'a pas les yeux au popotin. Vouâlà! Et merci pour les commentaires, 786 et Lam, là je me sens en terrain d'entente.

#
Profil

ERIC_48

le mercredi 05 mai 2010 à 16h23

Siestacorta

Alors, pour te répondre, Eric : un fil "cadré", pourquoi pas.

Je ne crois pas que ce soit pratique au final...

C'est un avis, pas une autorisation, que tu demandes ?

Alors, honnêtement, si tu veux, tente !

Pour ma part, je veux bien essayer de reestreindre mon courroux - coucou et même poliment indiquer à d'éventuelles brebis égarées (et tremblantes, surtout !) le chemin de la réserve protégée...

Mettons que si j'ai quelque chose à dire et que je craignais d'éparpiller le troupeau paissant dans la prairie tranquille, je mettrais juste un lien vers un fil où je me tiendrais en embuscade, avec mes grande dents carnassières *.

Mais je crois que la forme du site ne se prête pas bien à cet usage. Enfin, on verra.

Merci Siesta.

Effectivement, la forme du site ne s'y prête pas, mais c'est juste pour faire un essais. Ensuite si ça marche (ce qui est loin d'être évident), il sera temps pour moi, de me demander comment faire d'un point de vue technique. Je ne voudrais pas me lancer dans des trucs coûteux qui ne servent à rien parce que personne n'y trouve d'intérêt.

Je vais donc créer deux fils. Dans le premier, je demanderai que les avis à contre courant et les polémiques s'expriment plutôt dans le second fil, en espérant que suffisamment de personnes respecteront ce découpage un peu désagréable; pour pouvoir voir ce que ça donne.

Je ne me fais pas trop d'illusion, mais j'essaye.

#
Profil

ERIC_48

le mercredi 05 mai 2010 à 16h27

Drya
On s'imagine toujours que la facilité est de cloisonner plutôt que faire le tri soi-même (quel que soit le domaine) et finalement, définir les règles prend plus de temps et de réflexion que faire le tri au cas par cas soi-même (voir aussi la législation française vs la législation anglo-saxone).

J'ai bien compris Drya, et c'est vrai que c'est plus simple, mais je voudrais essayer de faire autrement pour voir ce que ça donne.

#
Profil

ERIC_48

le jeudi 06 mai 2010 à 01h10

En tous les cas, je redis ici ce que j'ai dit maintes fois ailleurs, c'est que pour moi, le polyamour, c'est la liberté de se lier avec qui l'on veut.

Et plus particulièrement, toujours selon moi, c'est la liberté de fusionner avec plusieurs personnes.

Je ne vois pas ou est l'os.

Je précise que le truc dur et allongé là...et ben, ce n'est pas un os !

#
Profil

Gin

le jeudi 06 mai 2010 à 01h27

un p'tit coup de fusion parfois ça peut pas faire de mal...
mais bon, faut pas que ça dure !

#

(compte clôturé)

le jeudi 06 mai 2010 à 08h34

S'il n'y avait pas ces précieux moments où on se sent en phase avec quelqu'un, comblé, compris, comme un bébé qui s'endort après la tétée, la vie serait bien terne.

Faut juste garder en tête le moment d'après que c'est momentané, peut-être illusoire, en tous cas éphémère. Et que ce n'est pas la chute libre ensuite, ou les dissensions une raison de se planter ou de divorcer.

Je suis frappée par les situations où les gens préfèrent continuer à s'engueuler au lieu de chercher de l'aide. Comme si c'était une fatalité, quelque part, comme pour accélérer le processus de séparation, histoire de pouvoir repartir de plus belle en quête de l'amour impossible, de la parfaite moitié d'orange. Histoire de pouvoir se recasser la gueule... mais surtout de se conforter dans l'idée que c'est l'autre qui est inadéquat, donc de ne pas bosser un chouya sur soi-même.

La fusion, c'est l'état du nourrisson comblé. Il oublie vite, le nourrisson: quelques heures après, ouin-in-in ouin-in-in. Si on avait, je sais pas moi, une trompinette qui chanterait "A la sou-ou-ou-peuh" sur un air joyeux, ou qu'on se mettait à sentir vachement suave pour signaler qu'on a besoin d'être nourri, bercé, changé, nounouté... ça changerait quelque chose, à mon avis, si c'était un truc qui ne nous stresse pas, surtout le parent. Et n'est pas une source de culpabilité (mais ça c'est une autre grosse valoche.)
Le besoin cesserait d'être un gouffre à combler, une source d'angoisse pour le parent - les pleurs du poupon n'étant pas toujours un signal de détresse, mais indifféremment et aussi un appel du genre téléphonique (hello, ça te dit de venir partager un petit moment d'intimité chaude avec mézigues?), un chantonnement pour se bercer, et l'équivalent de se préparer pour aller se taper une pizza au troquet. Bref, c'est un peu comme une sonnette à l'hôpital: on sait jamais si c'est pour avoir de l'eau, un anti-douleur, pour signaler que la voisine s'est viandée en bas de son lit. Ou que, fouchtra, donne-moi ma morphine ou je continue à gueuler comme un âne.

Ben pour un adulte, je ne suis pas loin de penser que c'est pareil: c'est la sensation d'inconfort qui pousse à réagir. J'essaie de renverser la vapeur: quand Doudou me dit un truc innocent mais que je le prends de traviole, je tente de ne pas groumpfer sans nuance: à la fois je lui dis "hhhaaaannn, j'aime pas ce que tu viens de dire", et "attends un peu, faut que je capte où et pourquoi j'ai envie de t'envoyer péter, là, tout de suite". C'est pas pour lui dire "le refais pas" (là, je le responsabiliserais de mon malaise, je le chargerais de toute l'indélicatesse possible, alors qu'il n'a été que le déclencheur: le truc qui me fait mal, ça s'est passé avec quelqu'un d'autre), c'est pour lui demander de me tenir la main quelques minutes, le temps de redescendre de mon petit pic interne de "le monde me tourne autour" avec un tout petit bout en plus de connaissance de mes zones sensibles. Ca c'est de l'amour: qu'il me tienne la main, certes, mais aussi que j'ose le dire - bon signe de confiance dans la relation.

Faut pas rêver: la zone VA rester sensible. Mais au moins, je sais que là, le névé est pas trop solide, alors je vais pas y aller sans m'encorder, ni en accusant le cordonnier du fait que j'aie choisi des sandalettes au lieu des Tricouni.

Non mais ho.

Message modifié par son auteur il y a 8 ans.

#

(compte clôturé)

le vendredi 07 mai 2010 à 08h54

786


Clementine
Mais sinon, qu'est-ce que tu appelles le déballage public des histoires intimes ?


c'est ce que toi tu n'as pas envie de faire, toi car c'est trop intime, alors que tu "assiste" ou "contre argumente" ceux qui ramènent quelque chose...

OK je vois. Moi ce qui m'intéresse en effet, c'est tout ce que tout le monde a à raconter qui aide à la réflexion et au mieux-vivre du PA. Il y a par contre d'autres trucs qui me gênent beaucoup, ce sont les discussions qui devraient rester privées, et qui sont portées sur la place publique:dissensions entre forumeurs par exemple, mais aussi celles qui émanent de gens qui ont le privilège de se connaître et de se fréquenter "in real life".

Rien à voir avec le fait de relater en plusieurs posts une histoire "bonoboatesque" très riche en enseignements sur le fait de vivre en polygroupe, même le temps d'un week-end, ou de faire part avec amusement d'une dynamique "deux qui taquinent le troisième".

Mais il y a certains messages qui s'adressent à des partenaires ou aux partenaires de ceux-ci... et ce n'est pas toujours pour se dire des choses sympathiques, même si elles sont importantes. Quand ça n'apporte rien à l'ensemble des forumeurs, je me sens prise en otage devant les crises/ruptures ou les mini-ajustements des amoureux, comme si mes potes en couple que je vais voir ce soir entamaient une petite scène de ménage devant moi: absolument inintéressant, presque de l'ordre de l'exhibitionnisme, en tous les cas... privé de chez privé.

Message modifié par son auteur il y a 8 ans.

Répondre

Chercher dans cette discussion

Autres discussions sur ce thème :

Espace membre

» Options de connexion